les risques d'une polyconsommation ( ketamine x C )

#kétamine #sniff #système vasculaire
#1 
rekh0j femme
Nouveau membre
23 janvier 2025 à 15:48
Bonjour tout le monde,

C'est vraisemblablement la première fois que je poste pour moi, je sais que le sujet à déjà été posté plusieurs fois, abordé mais j'aimerais le remettre au goût du jour, sachant que je n'ai pas non plus trouvé une quantité intéressantes de témoignages à un mon goût, enfin qui correspondrait exactement à mon contexte.

Je vous écris concernant l'exposition aux risques, à savoir corrélation addiction x risques cardiovasculaires, avec facteur génétique ou antécédent familial (je sais pas comment on dit) si possible.

Je recherche des données sur les risques d'une polyconsommation ( ketamine x C ) quotidienne sur le système cadro vasculaire sur le long terme.  En sachant que je soupçonne un problème cardio vasculaire d'apparaître me concernant. je n'ai pas vraiment trouvé de réponses précises relative aux pratiques du sniff au long terme sur le coeur, (d'approches comparatives sur la neurotoxicite etc.)

S'il n'y en a pas, tout témoignage sera également et évidemment bienvenu.

Je consomme quotidiennement ou casi quotidiennement de la ketamine depuis mon master il y a 5/6 ans maintenant.
J'ai commencé avec 0.5 g par semaine, se détendre après une longue journée pour calmer ce terrain anxieux. Puis au bout d'un an je suis  passée à plustot 1g/semaine, reparti sur toute la journée avec des périodes "folles" de 3g/semaine tout au plus. Aujourd'hui et depuis bientôt 2 ans je suis environ 1,5g par semaine, sachant que ce sont des petites traces du matin au soir tous les jours. Le problème c'est que depuis le mois de Juin, j'y ai ajoutée de la c.

En somme j'aimerais savoir les risques d'une longue exposition au sniff et connaître la portée des lésions potentielles (pour mieux appréhender mon expérience).


Contexte :


Au mois d'Avril dernier j'ai commencé à me faire peur et à constater avoir de sérieux problèmes de cloisons nasales et des sensations ORL désagréables (j'avais d'ailleurs fais deux malaises en juillet). Depuis  ces dates j'avais remarqué que je perdais peu à peu tous les poils du nez et commençais à être à vif là dessous. Je me suis rendue une première fois au CAARUD de ma ville et ils m'ont conseillé de prendre en vapo, avec de la crème cicatrisante. La crème n'y faisait pas du coup, et une fois j'ai eu l'impression de trop percher, alors je suis revenue aux traces en rinçant systématiquement derrière avec le spray du Caarud. Et puis comme c'était pas assez pour soulager la coupure qui c'était formé à l'aile de mon nez, j'ai trouvé comme idée de couper les prises avec de la cocaïne pour le côté "anesthésiant" depuis Août de façon régulière. C'est à dire que j'ai commencé à finir mes traces de khé par des micro pointes de c de plus en plus régulièrement. J'avoue c'est pas top comme raisonnement, surtout que de base, j'aimais pas du tout les effets de la c, j'en avais que très rarement consommé.

Et de fil en aiguilles, les jours ou j'ai commencé à manquer de K, j'ai commencé à me rabattre sur la C, en gardant plus ou moins ce même débit de consommation..
Je suis aujourd'hui à un ratio de 1 pour 2 ou 3. J'ai remarqué que mon système ORL avait l'air de mieux se comporter, j'avais plus de ces sensations bizarre d'oreilles "acidulemant" bouchées ou de conduit oditif "déferlant" me donnant l'impression que mon cerveau était sous tension a cause de mon oreille interne.


J'avais auparavant déjà fais  recherches et j'avais sans surprise appris que la K était particulièrement mauvaise pour le système vasculaire etc. J'étais évidemment au courant des risques pour les reins lorsque ma consommation était encore récréative.

Depuis quelques temps j'essaie de  croiser les donnés,

Je suis tombée entre autres sur des papiers comme celui de l'observatoire des drogues et des tendances addictives qui date de juillet 2023 sur une étude de 2019 qui fait un peu un état des lieux des la mortalité et morbidité en Fr. Pour les répartitions démographiques plus globales sur le % de consommateurs dans les diagnostiqués j'ai rien trouvé ou du moins j'ai pas su chercher.
Pareil lorsque j'ai essayé d'avoir des précisions sur la conso de K et la ''prevalance'' au moyen/long terme par sniff. Ou en cas de polyconsomations. Tout est regroupé par familles pharmaceutiques si je me souviens bien.


Je me suis intéressée à plusieurs autres papiers figurant dans la biblio de celui là,
Hyper intéressants aussi mais pareil j'ai rien trouvé, je crois que je ne sais pas bien chercher.

Seulement il s'agit d'une lecture englobante et dans les références bibliographiques je n'ai pas trouvé de donnés spécifiques attribuées à la morbidité ou mortalité liée au sniff ou aux lésions engendrées par ce dernier.


Je suis globalememt au courant des risques hépatiques, neurovascilaires, certaines données cliniques assez rassurantes sur les risques
cardiovasculaires de la ketamine administrées en IV relayées par prescripteur, sur une autre discussion.





Depuis quelques semaines j'ai une tension dans la poitrine, allant du cœur jusque dans le bras gauche, parfois jusqu'à la colonne. Ça part ça apparaît, j'ai du mal à déterminer quand exactement. Parfois c'est avant ou après le sport, au repos, après manger, avant... c'est vraiment aleatoire j'ai l'impression. Depuis quelques jours la douleur s'intensifie. Lors que mes prises j'ai carrément l'impression qu'il y a des nœuds.

Et pendant la nuit je sens tout ça se dénouer des fois. Pendant que je dors. Où quand je suis au repos. Au début je me disais que c'était sûrement juste musculaire, vu que je fais aussi pas mal de sport pour "mettre à profit" mes cessions.

C'est parfois (récemment aussi) accompagné par une légère pression à l'arrière de la tempe, au dessus de l'oreille droite. Au repot parfois j'ai l'impression de recouvrir une énergie totale sur le crâne, je ne sais pas si ce sont réellement le corps qui élimine et combat l'inflammation, s'il se passe quelque chose de sérieux ou s'il s'agit juste de l'effet de la c qui s'estompe avec un côté anesthésiant qui s'en va juste.
J'ai déjà eu des spasmes musculaires mais je me suis dis que c'était normal (où est ce que c'était juste de la récupération?)


Amicalement,

J

Ps, après coup je me suis dis qu'il aurait mieux valu renommer la discussion par quelque chose comme : "risques sniff au long terme, témoignages?" Enfin je ne sais pas,


Merci d'avance en tous cas pour vos retours ☺️

Dernière modification par pierre (18 février 2025 à 21:40)

En ligne

 

#2 
rekh0j femme
Nouveau membre
25 janvier 2025 à 00:03
Toujours pas grand monde,?...

À force de lire et lire je commence à me demander s'ils ne s'agirait pas d'un risque résultant du système lymphatique..

J'attends patiemment vos retours smile
J'espère qu'il y aura des choses à se dire les effets long terme du sniff sur le système lymphatique.. Parce que personnellement ça m'était jamais vraiment venu à l'idée ^^
En espérant que ce soit pas un sujet trop banal pour vous

Un bon weekend,

En ligne

 

#3 
Khanats homme
Nouveau membre France
18 février 2025 à 17:19
Salut J,

T'as raison de chercher des infos, mais comme tu l'as remarqué, c'est pas évident de trouver des données précises sur les effets à long terme du sniff, surtout en polyconso. Ce qu'on sait, c'est que la C peut vraiment malmener le système cardiovasculaire. Elle peut augmenter la tension, provoquer des arythmies, et même des infarctus dans les cas extrêmes.

Pour la K, c'est moins documenté côté cardio, mais ça reste un anesthésiant qui peut avoir des effets sur le rythme cardiaque. Et le sniff en lui-même, à la longue, ça peut causer pas mal de dégâts au niveau ORL.

Tes sensations de tension dans la poitrine et le bras gauche, ça fait quand même penser à des signes cardiaques. Faudrait que tu consulte un médecin.
Reputation de ce post
 
Merci pour l'écho

Hors ligne

 

#4 
avatar
pierre
Web-Administrateur
18 février 2025 à 17:50
ON EN SAIT RIEN !
Tu ne trouveras jamais de corrélation entre un mélange de kétamine et de cocaine, et et les risques cardiovasculaire

Les effets des mélanges, notamment quand il y a des drogues illicites en jeu, ne sont pas connus. Et puis à quel dosage, pendant combien de temps, par quel mode de consommation....

Comme je le vois sur le forum, plein de personne ont l'impression qu'on connait tout les risques sur les prods... MAIS ON EN SAIT RIEN, ne serait ce que parce que les prods sont illicites, ou les consommations sont en dehors du thérapeutiques.... Il n'y aura jamais d'étude de cohorte, qui permette de discriminer les risques, à cause  de l'interdiction.

Pour te dire, on ne sait pratiqument rien sur le risques du mélange classique coke + alcool : ca fait 20 ans qu'on dit que c'est plus dangereux, parce que ce mélange produit du cocaéthylène, qui dure plus longtemps que la coke... c'est une peu court

Dernière modification par pierre (18 février 2025 à 21:42)

Hors ligne

 

#5 
rekh0j femme
Nouveau membre
Aujourd'hui à 11:14
On en sait rien? Comment ça ''ON EN SAIT RIEN''? Tu vas pas me dire qui y'a aucun médecin/cardiologue/addictologue -et tous les autres- après autant de décennies et d'expérience ne savent rien?? ou n'ont pas été tentées d'organiser et mettre  sur papier des observations? même peut être faire des recueils de données à la sauvette??

Les donnés elles sont là dans les retours d'expériences de médecins, leurs synthèse d'expérience d'intuition affûtée à force d'avoir renouvelé des expériences de prise en charge ou d'accompagnement. Les données elles sont factuelle présentes dans les dossiers médicaux. Seulement il y a peut être une forme de puritanisme de la méthode qui fait  qu'aujourd'hui on a pas le droit de se pencher en détail sur ces questions.

À moi tu me fera pas croire qu'on en sait rien. On peut se poser des questions, des pistes de raisonnement tu crois pas ? Les médecins vienne t ici pour puiser des données et lire des habitudes de consommation pour compléter leurs observations...  Une contribution pourrait se faire

Si les usagers étaient réellement au courant des risques long terme auxquels ils s'exposent de façon détaillée et en fonction de toutes leurs conditions et complexité de leur conso et hygiène de vie ils auraient un contrôle peut être plus ambitieux sur leur consommation dans certains cas.(Attention je parle pour moi du moins, le reste bin ça plaît ou ça plaît pas)
Et la réduction de risques ne se limiterait pas à des études sur les pratiques de consommationsuperficielle mais sur une approche englobante qui prendrait en compte une prévention incluant le futur et pas seulement un futur proche acxé sur le trip.

Franchement je m'attendais pas à une réponse comme celle là, surtout venant de toi. Ça fait des années que je te lis. Enfin bref je parle mais j'avais aucune attente en réalité.
On arrive à savoir qu'en théorie il faut pas mélanger les antibiotiques à la c. Pourquoi on peut pas se poser d'autres questions concernant les drogués entre elles? C'est la merde il y a vraiment tout à faire à ce niveau pour espérer améliorer la  consommation des addicts et la rdr, par la même occasion tanter de sortir  d'un obsurentisme de la conso.

Si vraiment vous vous inscrivez dans une démarche de dediabolisation ou d'une meilleure compréhension des consommations : pourquoi des comptes rendus concernant les interactions et leurs conséquences sur l'épidémiologie est hors sol ici?

Sérieux ? Il serait pas temps de considérer ces molécules comme ayant des effets avec d'autres organismes biologiques ou chimiques comme n'importe quelle autres molécule non ? de façon systématique non ?


À  plus,

En ligne

 

#6 
avatar
Agartha homme
Modérateur France
Aujourd'hui à 13:04

rekh0j a écrit

Tu vas pas me dire qui y'a aucun médecin/cardiologue/addictologue -et tous les autres- après autant de décennies et d'expérience ne savent rien?? ou n'ont pas été tentées d'organiser et mettre  sur papier des observations? même peut être faire des recueils de données à la sauvette??

je serais d'avis de confirmer que oui, on en sait rien.
Y'a pas longtemps j'ai vu un reel d'une "addicto" sur insta qui propageait le fameux "vous avez 24x plus de chances de faire un AVC en prenant de la coke" - et je me suis posé la question d'où ça venait.

En fait, ça vient d'une seule étude des années 90.

3946 personnes qui ont eu une crise cardiaque ont été interrogées.
Parmi elles, 38 ont admis avoir consommé de la cocaïne dans l'année. Et parmi ces 38, 9 ont dit avoir utilisé de la cocaïne dans l'heure précédant leur crise cardiaque.

Voilà, c'est tout. C'est ça, la science du "24x plus de risque de faire une crise cardiaque". Neuf pélos sur 3946 qui ont pris de la coke dans l'heure avant de faire une crise cardiaque. Leur intervalle de confiance 95% c'était : "un risque de crise cardiaque dans l'heure de prise de cocaïne entre 8.5 et 66.3x plus élevé" ! tu te rends compte ?

Puis comment ça s'est fait : les patients ont peut être admis avoir utilisé de la coke avant leur crise cardiaque, mais ont menti sur la fréquence d'utilisation. Ce qui augmenterait le coefficient ! c'est du "self reporting" donc bon... et face à une équipe médicale en face de toi, perso ça m'a toujours été difficile de dire la vérité sur mes consommations, et je pense ne pas être le seul !

Les autres facteurs n'ont pas été pris en compte : dans l'étude même, ils disent que 84% des gens qui ont eu une attaque après une prise de coke étaient fumeurs de cigarettes réguliers, contre 32% pour le groupe contrôle non utilisateur de coke. Y'a des biais partout dans cette étude et je trouve ça incompréhensible que personne se pose la question de savoir si "la science" qui est faite l'est faite correctement.

rekh0j a écrit

Seulement il y a peut être une forme de puritanisme de la méthode qui fait  qu'aujourd'hui on a pas le droit de se pencher en détail sur ces questions.

on n'a jamais pu, imo, et c'est pour ça que "la science" sur les drogues elle pue la merde. Parce qu'elle est créée de façon nulle à chier, pour avoir des résultats sensationnalistes, pour être cité un maximum de fois dans un monde (celui de la publication scientifique) qui n'a plus rien de scientifique que le nom.


Alors est-ce que dire ça c'est dire que prendre de la coke (pour l'exemple tj) ça n'a aucun risques inhérents sur le système cardiaque ? Non, juste que à mon avis, on ne sait pas vraiment quoi ni à quelles propensions. C'est un stimulant du CNS, donc ça doit sûrement créer un bottleneck dans la circulation sanguine qqpart j'imagine ? Mais à quel point ? Dur à dire.

Concernant les problèmes dont tu parles dans ton premier post, ça dit quoi ? Ca va mieux ?

bonne journée


Hearts of stone they shatter too, on cold floors in their rooms
God, my soul is crying too
With endless tears, it's bruised
Guess I am way too used to being greedily used

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