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niabie a écrit
Bref, j'ai pas vraiment de questions concrètes à vous poser, j'aimerai juste avoir vos retours, savoir quoi faire, simplement.
Salut Niabie !
Quoi faire n'est pas très précis. Tout dépends ce que tu veux. Boire moins ? Être en contrôle sur ta consommation ? Arrêter ?
Je vais quand même essayer de te donner quelues pistes.
Si tu veux prendre en main ta consommation pour éviter qu'elle t'échappe totalement, je te conseille vivement d'en parler à un medecin et, si tu le veux/peux, de consulter un addictologue. Ils vont t'aider à déterminer un objectif, à progressivement mettre en place des choses (une routine, un traitement, etc) pour que tu puisse l'atteindre et à mieux prendre en main ta consommation.
Personnelement, ce qui "marche" sur moi (je ne vais pas dire que je n'ai pas un problème avec l'alcool mais je ne bois pas tous les jours et je m'en sors de mieux en mieux pour ne pas déraper trop loin) c'était de mettre en place des règles pour dériver mon comportement.
Ma première règle, ça a été d'arrêter l'alcool fort seule. J'avais un soucis avec la tequila et la vodka. Puis j'ai arrêter de faire des soirée avec l'alcool fort comme "plat de resistance".
Donc je tournais principalement à la bierre (un peu le vin aussi). Après j'ai arrêter d'acheter des packs de bierres pour acheter à la place quelques cannettes ou petites bouteille. Je te conseille d'essayer ça. Tu réduis ta conso à ce u'il y a dans ton frigo. Au lieu d'acheter un packs de 6x25cl, achete deux ou trois bierres de 33cl pour ta journée. Pour le vin, je te conseille de ne pas acheter de cubis.
J'imagine que comme moi (je me projette peut-être) tu n'arrives pas à tempêcher de boire ce qu'il y a chez toi. Si c'est le cas, change ce qu'il y a chez toi pour avoir une routine un peu moins alcoolisée.
Je me suis aussi rapidement mise à faire des mini sevrage d'un jour ou deux (tu peux choisir un jour par semaine par exemple) où tu essaye de ne pas boire du tout, c'est dur, mais ça donne la satisfaction de voir qu'on peut y arriver. Si tu fais ça et que tu as des symptômes sévères de sevrage, appelle un medecin sans hésité.
Aujourd'hui, il n'y a plus d'alcool chez moi :)
Quand je fais les courses seule, malheureusement, je finis par acheter au moins une bierre, mais j'attends que ma compagne rentre pour lui demander de la cacher dans la maison (je sais, c'est un peu con ^^).
Aujourd'hui, ma nouvelle règle pour 2026 : Je ne bois que dans un bar et pas le droit d'y aller seule. Je pousse parfois mes potes à y aller mais bon, globalement, je consomme beaucoup moins.
Pour l'accompagnement du sevrage, les benzo (surtout le valium/diazepam) aident à palier le manque. Mais il ne sont pas toujours préscrit chez les personnes "alcoolique" (à toi de voir si tu te retrouve dans ce mot) car leur interaction avec l'alcool peut être dangereuse.
Par contre, important, si tu fais un sevrage d'un coup, je te conseille de ne pas le faire seule. A une époque je l'ai fait et j'ai eu des symptômes (avec les connaissances que j'ai aujourd'hui) qui montraient clairement que j'avais besoin d'une prise en charge clinique. Je n'ai pas eu de soucis grave, mais ç aurait pu être le cas. Je trouve important de rappeler que le sevrage de l'alcool est l'un des rares sevrages qui peut amener à la mort. Tu bois depuis pas très longtemps, tu es jeune, il y a peu de risque. Mais quand même, si tu fais un sevrage d'un coup, demande au moins conseils à un medecin avant pour qu'il te renseigne au mieux.
Après, pour moi le plus important, c'est de comprendre pourquoi je bois, pourquoi j'ai envie, etc. Je ne vois pas l'interet de traiter l'addiction sans prendre en compte le reste de sa vie.
Tu es satisfait de ta vie ? Tu t'ennuie ? Ta vie sociale est bien ?
Bref, tout ça peut sérieusement impacter la consommation. Perso, si je n'avais pas pleins de choses que j'ai envie de faire, je descendrais de la tequila toute la journée.
Bon courage, prends soin de toi !
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je peux entendre ce genre de remarques
Salut,
Si tu es dépendant d'une dose quotidienne, le plus important est que tu entendes qu'un sevrage seul dans ton coin est dangereux sur le papier.
Le risque peut être de mortel, à des dégâts neurologiques. (syndrome de Korsakoff)
Tu peux en parler à ton médecin généraliste et lui demander un protocole de diminution ou de sevrage accompagné de certains médicaments le temps du sevrage si cela est nécessaire.
C'est vraiment pas possible d'expliquer comment je suis arrivé là.
Peu importe à la limite.
Si tu as besoin de l'alcool au quotidien pour fonctionner, le seul souci éventuellement, c'est que tu ne t'en rendes pas compte ou que l'on te force à arrêter si tu ne veux pas.
Du coup, tu as pas mal de solutions devant toi en fait.
Tu peux par exemple essayer de trouver ton dosage minimum d'alcool quotidien tout en étant confortable en attendant de pouvoir en parler à ton médecin de famille.
Il n'est pas censé te balancer à tes proches et peut déjà t'accompagner ou t'indiquer une structure qui pourra t'accompagner.
C'est grave alcoolo, c'est péjoratif et jugeant, grave pour celui qui emploie le terme en fait.
Etre dépendant à l'alcool, c'est moins grave car du coup, on sort du jugement, cela ouvre le champ des possibles, il y a des solutions.
Perso je suis passé par la case sevrage en clinique et addicto, mais il m'a fallu 10 ans de plus que toi pour que je commence à chercher et trouver des solutions contrairement à toi. Vers 35 ans.
Bon courage et tiens nous au jus que tu arrives à mettre en place des trucs ou pas.
Des fois ça peut prendre un peu de temps ou pas se dérouler aussi vite et comme on le voudrait.
Donc tu peux repasser donner des news même si tu ne parviens à rien mettre en place.
Pas de jugement ici. Auto support !
Dernière modification par Mister No (Hier à 15:43)
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