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jitter a écrit
question "sans jugement": quel est le mécanisme qui te fait prendre autant alors que tu sais que tu dépasses les quantités safe/raisonnable ?
La fameuse question...
J'ai pas trop de réponse à ça ; je dirais que d'une part j'ai toujours eu bcp de chance ce qui fausse ma perception du réel danger.
C'est comme rouler à 110 sur une route à 80 qu'on connait bien ; d'autres s'y sont tués à 80, rien ne garantit que cette fois-ci on ne manqueras pas son virage ... mais jusque là c'est toujours passé.
80 c'est la recommandation...
Le deuxième je dirais que c'est une tolérance psychologique et physique importante... j'ai été hospitalisé pendant + d'un an sous Morphine/Tramadol ; j'ai souvent tapé dans la K... en augmentant petit à petit les doses...jusqu'au jour où ça ne passera plus.
J'écoute mon corps, au début de la K si je prenais 0,3 je vomissait, maintenant à 1g j'arrive a enchainer une journée derrière le trip.
J'ai toujours eu ce truc de la limite : qu'es-ce qu'une limite ?
Et puis le troisième point c'est celui que j'évoque à la fin du trip report : ma réalité (ma vie) qui ne colle pas a mes aspirations -> soyons clair la drogue m'en éloignera plus qu'elle m'ne rapprochera (sont elles les bonnes ?)
Alors même si dans la vie je suis quelqu'un d'actif, de sociable, de curieux... et que je me laisse pas aller (hygiène de vie "clean" ménage, sport, routines, compléments alimentaires...) peut être qu'inconsciemment je me dis que le jour où ca ne passera plus, ça ne sera pas si grave.
Je n'ai jamais eu peur de ma mort, le problème si on reprends l'exemple de l'accident de la route, c'est qu'en même temps qu'on rate son virage, on fauche tous ces proches.
C'est ma "limite" même si je flirte trop souvent avec ; ce qui m'a permis parfois de savoir mettre le pied sur le frein (et avant le virage lol).
Après oui ; la drogue dure c'est un paradis artificiel, je suis le premier à dire qu'il faut arrêter de réprimer les PUD et que les psychotropes peuvent aider de façon médicale ; en revanche, de tous les PUD que je connais dont moi ; quelque-soit leur classe sociale, ou leur vécu, la drogue a été le premier refuge.
Parfois ça permet de se préserver et de rebondir, parfois ça fait sombrer, parfois ça fait les deux.
Si je finis de m'étaler quitte à faire un pavé, le film Requiem for a Dream m'a traumatisé.
J'ai vécu après avoir vu le film une situation similaire ; j'allais pas bien, mon amie/+ non plus, j'ai arrêté mes études pour des raisons médicales sévères...
On a passé des j et des j a prendre en même temps ma situation familiale était bancale et ma grand mère dont j'étais très proche a sombré dans la démence en partie à cause de 40ans d'anxios et de Stilnox.
C'est pour moi un parallèle clair de ce film et de la spirale infernale du mal être, de la drogue et des limites. - Pourtant j'ai continué
PS : Ma "copine" a commencé à prendre avant moi et elle avait aussi un rapport à la drogue dans l'excès, comme tous les gens avec qui j'ai commencé à prendre.
Edit : Sur les paquets de cigarettes il est clairement marqué : "Fumer tue".
Certes pas brutalement mais de façon sure - les gens s'en détournent ils pour autant ?
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