[ Après le sevrage ]
Peut-on se soigner si la drogue est notre pensée constante

#1 
Groschacha femme
Yogi junky France
Hier à 22:18
Bonsoir la commu, ce soir ça va pas trop fort. J’écris dans mon carnet :

« J’en viens à me dire que j’ai dû arrêter le bedot de façon forcée à cause des angoisses, que je ne l’ai jamais accepté, même si ça va mieux quand même, mais c’est pareil avec l’héro. Certe personne ne m’a forcée à stopper, je l’ai fait moi-même et ça vraiment j’en suis très fière. Mais je n’avais aucune envie d’arrêter, le voyage au Mexique etait un prétexte, une occasion, il est arrivé au bon moment sinon je ne sais pas où j’en serais actuellement (je rajoute pour contextualiser que j’ai décidé d’arrêter ma conso car je partais en voyage et que lé sevrage allait être obligé, c’est lá que j’ai commencé le TSO). Mais je n’ai pas du tout envie d'arrêter de consommer. Le subutex ne me sert pas de traitement de substitution, il est ma nouvelle héro, sauf qu’à part en moyens detournés il ne fait presque aucun effet (contexte : je parle du shoot). Ma vie tourne autour des consommations. De la drogue. Ce que je lis, les podcasts que j’écoute, les séries que je regarde, mes Moleskine remplis d’histoires de conso, de gramage de sub de valium de Lexo de Xanax de ritaline de Seresta, entre quelques pages sur le yoga et les quelques moments où ça va (souvent parce que j’ai consommé). Putain mais c’est ça ma vie ? C’est ça que je veux écrire et laisser derrière moi ? Ma vapot de merde à laquelle je suis devenue accro évidemment ne me sert qu’à combler, combler, combler. Si je veux avancer, je dois changer de regard sur tout ça. Mais comment ? »

Je ne sais plus comment faire, j’ai l’impression que jamais la drogue ne sortira de ma vie. Déjà á cause de tout ce passif (aucune confiance en soi, estime de soi, trauma sexuels enfant, père pas très présent et héroïnomane puis alcoolique…) - je sais qu’il faut avancer, qu’on ne choisit pas ce qu’on a vécu mais qu’on peut choisir comment maintenant choisir de s’en sortir. Mais aussi et surtout parce que je ne pense qu’à ça. J’ai tout le temps encie de consommer, malgré les 18mg de Subutex. Je sais que ça peut prendre des années (ça fait 2 ans que je suis sous TSO, abec une rechute de deux mois á la fin de l’été dernier).

Je ne sais pas trop ce que je cherche dans ce post… Il n’y a pas de solution miracle, je fais du sport, beaucoup de yoga, j’écris, je dessine, je fais des trucs quoi, je passe pas la journée à regarder le plafond. Mais j’avais besoin d’écrire. Même si personne ne me répond, tant pis. Je sais que j’ai même déjà fait des posts du même genre, ce qui veut dire que je n’avance toujours pas sur ce sujet du moins. Peut-être qu’un jour il y aura enfin un déclic.

J’hésite à poster mon post, je me trouve ridicule…

Bonne soirée à tous,

Groschacha

« Ceux qui dansaient ont été pris pour des fous par ceux qui n’entendaient pas la musique. »

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