Ras le bol : trouver un médecin/psychiatre

#1 
Myrmidon homme
Nouveau Psycho
Hier à 19:03
Bonjour,

Je poste ici car le dernier rdv avec mon psychiatre m'a carrément déprimé.

Je vis des choses difficiles et certaines commencent à aller mieux. Je rentre en me sentant plutôt bien, et je ressors du bureau avec dégoût,colère, désespoir et je ne fais que pleurer.

Je pourrais écrire un pavé, mais je vais (essayer) d'aller droit au but.

Comment trouver un psychiatre, ou un médecin généraliste avec qui ça se passe bien, (je pense que l'intérêt thérapeutique dans mon cas dépend beaucoup plus de ça que de la spécialité) qui respecte ses choix ?

Je ne vais pas arrêter de consommer du cannabis, non, niet. Je veux pas quelqu'un qui abonde toujours dans mon sens, c'est pas ça. Je suis suivi pour dépression. La place du cannabis là-dedans, évidemment j'en suis pas sûr. Mais l'aspect tout noir je n'y crois : j'ai vécu avec et sans, je pense être capable d'esprit critique, de recherche d'informations objectives, de prendre en compte les risques ... Bref.

Je ne veux pas être suivi pour addicto, en tout cas pas de cette façon-là, ça sert à rien.

Je me sens pieds et poings liés par un traitement antidépresseur, je sais que je ne peux pas l'arrêter comme ça. Je prends aussi du finasteride car je suis complexé par ma chute de cheveux : là-aussi j'ai déjà été jugé par un médecin, qui refuse de prescrire, veut convaincre à tout prix, il n'y a pas que la drogue.

Ici le cannabis est forcément un problème, une maladie :un seul premier joint est déjà un problème. Vision holistique :zéro.

Ce n'est pas que ce psychiatre le problème, c'est un tas d'expériences et un environnement qui font qu'aujourd'hui je réagis extrêmement mal.

Ca me rend malade : je voudrais ne plus jamais avoir à faire à un médecin.

C'est brouillon, confus, besoin de parler et de conseils...

Merci beaucoup d'avoir pris le temps de me lire.

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#2 
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miawallace222 femme
Psycho junior France
Aujourd'hui à 00:23
Tu as tout mon soutien! Je n’ai pas de solutions à t’apporter mais je me rappelle de cette phrase de médecins que j’entendais souvent petite : les psychiatres sont les premiers des fous.

Je ne sais pas où tu es mais tu as le droit de chercher un autre psychiatre y compris par visio certains le font sans problème….

Ne te décourage pas !!

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#3 
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filousky homme
Modérateur France
Aujourd'hui à 09:49
Bonjour miawallace222,

Mon post est un post festif d'anniversaire :
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Le chiffre 250 montre une certaine assiduité depuis 2023 L'équip)e entière te félicite pour ta participation.

L'équipe de Psychoactif

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#4 
Ju67 femme
Nouveau membre France
Aujourd'hui à 10:28
Hello

Alors un médecin, hormis te prescrire des médocs pour agir sur un ou des symptômes,qui vont t'aider à fonctionner plus ou moins bien sur la forme et t'adapter à ce que la société attend de nous.

Malheureusement sur le fond ça n'aura que peut d'effet, dans le sens où si tu ressent des problèmes plus profonds, suite à des traumas/mauvaises expériences de vie, seules les thérapies pourront t'aider à travailler sur ça.

Il y a pas mal d'approches qui vont chacunes t'aider à appréhender un problème de façon différente: sophrologie, hypnose, EMDR, psychothérapie "classique"...

Bon courage à toi et n'oublie pas qu'en parler c'est déjà un premier pas vers la guérison ??

Fait ce qui te rend heureux, fait le souvent mais bien

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#5 
Myrmidon homme
Nouveau Psycho
Aujourd'hui à 10:36

miawallace222 a écrit

Tu as tout mon soutien!

Ne te décourage pas !!

Merci beaucoup pour ton message Miawllace, je vais essayer de trouver quelqu'un mais c'est devenu tellement compliqué même pour un généraliste (et je suis en ville). J'ai peur d'une traversée du désert avec beaucoup de jugement et d'expériences désagréables.

Je suis totalement déprimé à cause de ce rendez-vous : je pense pas que ce soit le but, je pense pas que ce soit bien (mon état vient d'une confrontation avec le soignant), je ne pense que si c'est le résultat à la sortie du rdv, que le travail à été bien fait.

Ou alors il faudrait me traiter, me "faire comprendre" , même si c'est violent et que je me sente mal après. On part de constats généraux issus de recherche (constats qui ne sont pas si noirs ou blancs d'ailleurs) pour dire ce qui est bon pour moi, mais je suis un individu, pas un point de data.


Ça a commencé à partir en cacahuète pour moi dans ce RDV quand il m'a posé une question sur ma conso, je disais même que ma conso avait réduit mécaniquement avec la charge de travail du moment et que j'ai évoqué un aspect conditionnement à ça, lié au lieu, au rythme de vie. Le fond de ma pensée, c'était plus que ce n'était pas difficile de ne pas consommer et que je n'y pensais même pas en étant en ville en semaine au boulot.

Chose à quoi il a répondu "oui c'est une maladie des habitudes".

Maladie

Oui je parle de ma conso, oui j'ai déjà dit que je ne souhaitais pas arrêté.

De fil en aiguille, même un joint, ou une goûte d'alcool est dangereux pour la santé. Pas sûr qu'on a mis en évidence de la toxicité pour une conso unique de weed mais OK...

Ce n'est pas ça le fond du problème. J'ai fait mes choix après avoir réfléchi et essayé plusieurs choses, au terme d'un parcours de vie, et je sais que oui j'aime que l'herbe soit présente dans ma vie, ce qui est interprété comme "vous allez mal sans". Sur le long, très long terme quand je m'abstiens, oui, il manque quelque chose à ma vie, quelque chose que j'aime et qui me procure du plaisir.

Mais ici toute consommation est pathologique!

Je suis donc finalement un malade, un malade psychiatrique qui plus est. Ce n'est pas ce qui est directement dit, mais c'est violent, surtout quand on ne se sent pas malade ! (oui je suis suivi pour dépression, mais avec le traitement, des choses que j'ai réussi à faire, des bonnes nouvelles... Je vais plutôt bien actuellement.

Je l'ai consulté initialement dans une situation de mal-être à cause de conflits familiaux, sur fond de deuils répétés et traumatisants, de crise de couple...

Mais il faut me guérir d'une addiction ! Ce n'est pas pour ça que je vais le voir ! Mais bon apparemment c'est la cause de tous les maux, de toute ma souffrance, c'est juste que je suis trop sous emprise de la substance pour m'en rendre compte !

Respecter mon choix c'est aussi ne pas me claquer à la gueule que je suis malade et qu'il faut me soigner, même s'il le pense au fond. J'ai dit que je ne souhaitais pas arrêter...

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#6 
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miawallace222 femme
Psycho junior France
Aujourd'hui à 12:20

filousky a écrit

Bonjour miawallace222,

Mon post est un post festif d'anniversaire :
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Le chiffre 250 montre une certaine assiduité depuis 2023 L'équip)e entière te félicite pour ta participation.

L'équipe de Psychoactif

Merci Fil et l’équipe !! Trop sympa ce post d’anniversaire :)

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#7 
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miawallace222 femme
Psycho junior France
Aujourd'hui à 12:32

Myrmidon a écrit

miawallace222 a écrit

Tu as tout mon soutien!

Ne te décourage pas !!

Merci beaucoup pour ton message Miawllace, je vais essayer de trouver quelqu'un mais c'est devenu tellement compliqué même pour un généraliste (et je suis en ville). J'ai peur d'une traversée du désert avec beaucoup de jugement et d'expériences désagréables.

Je suis totalement déprimé à cause de ce rendez-vous : je pense pas que ce soit le but, je pense pas que ce soit bien (mon état vient d'une confrontation avec le soignant), je ne pense que si c'est le résultat à la sortie du rdv, que le travail à été bien fait.

Ou alors il faudrait me traiter, me "faire comprendre" , même si c'est violent et que je me sente mal après. On part de constats généraux issus de recherche (constats qui ne sont pas si noirs ou blancs d'ailleurs) pour dire ce qui est bon pour moi, mais je suis un individu, pas un point de data.


Ça a commencé à partir en cacahuète pour moi dans ce RDV quand il m'a posé une question sur ma conso, je disais même que ma conso avait réduit mécaniquement avec la charge de travail du moment et que j'ai évoqué un aspect conditionnement à ça, lié au lieu, au rythme de vie. Le fond de ma pensée, c'était plus que ce n'était pas difficile de ne pas consommer et que je n'y pensais même pas en étant en ville en semaine au boulot.

Chose à quoi il a répondu "oui c'est une maladie des habitudes".

Maladie

Oui je parle de ma conso, oui j'ai déjà dit que je ne souhaitais pas arrêté.

De fil en aiguille, même un joint, ou une goûte d'alcool est dangereux pour la santé. Pas sûr qu'on a mis en évidence de la toxicité pour une conso unique de weed mais OK...

Ce n'est pas ça le fond du problème. J'ai fait mes choix après avoir réfléchi et essayé plusieurs choses, au terme d'un parcours de vie, et je sais que oui j'aime que l'herbe soit présente dans ma vie, ce qui est interprété comme "vous allez mal sans". Sur le long, très long terme quand je m'abstiens, oui, il manque quelque chose à ma vie, quelque chose que j'aime et qui me procure du plaisir.

Mais ici toute consommation est pathologique!

Je suis donc finalement un malade, un malade psychiatrique qui plus est. Ce n'est pas ce qui est directement dit, mais c'est violent, surtout quand on ne se sent pas malade ! (oui je suis suivi pour dépression, mais avec le traitement, des choses que j'ai réussi à faire, des bonnes nouvelles... Je vais plutôt bien actuellement.

Je l'ai consulté initialement dans une situation de mal-être à cause de conflits familiaux, sur fond de deuils répétés et traumatisants, de crise de couple...

Mais il faut me guérir d'une addiction ! Ce n'est pas pour ça que je vais le voir ! Mais bon apparemment c'est la cause de tous les maux, de toute ma souffrance, c'est juste que je suis trop sous emprise de la substance pour m'en rendre compte !

Respecter mon choix c'est aussi ne pas me claquer à la gueule que je suis malade et qu'il faut me soigner, même s'il le pense au fond. J'ai dit que je ne souhaitais pas arrêter...

Oui mais je comprends très bien! Moi aussi j’avais commencé un suivi il y a quelques années pour un probleme de couple et le psy m’avait fait revenir seule pour problème de conso et addicto. Sauf que quand j’arrêtais c’est la psy qui me donnait envie de consommer car elle n’arrêtait pas d’en parler ! Je replongeais en sortant ! C’est de la folie. Quant au psychiatre à part m’énumérer la liste des risques cardiaques liés à ma conso et me filer du zopiclone et xanax n’a servi à rien. J’ai fini par lui dire que j’avais arrête (ce qui était vrai mais temporaire lol)  et il a mis fin à nos consultations estimant ne servir à rien désormais. Une blague non?

Bon bref tout ça pour dire que finalement je trouve que lorsque la charge de travail fait qu’on consomme différemment c’est qu’on a pas de souci! Par exemple en janvier je me suis lâchée comme jamais j’ai fait n’importe quoi avec ma consommation que j’ai multiplié par dix (oups) et puis là ça fait une semaine que je suis en sevrage car je prépare une petite anesthésie générale et ça me pose aucun souci bien au contraire ! Je suis partie pour plusieurs semaines comme ça en espérant être propre comme un sous neuf pour mes futures analyses sanguines :)

De toute façon la gestion de consommation est propre à chacun! Si la personne consultante veut de l’aide et que l’autre l’enfonce alors que c’est son job alors elle ne fait pas son travail.!!! Je suis désolée mais faire la moral ce n’est pas faire son job et quand on a fait dix ans d’études pour ça c’est grave d’être aussi mauvais!!! Il y a des addicto réputés qui acceptent la gestion de conso mais je crois que c compliqué d’avoir un rdv. Je te dis que tu peux essayer par visio, un ami a trouvé une perle comme ça.


Le terme de maladie il faut l’oublier hein. Moi je suis une obsessionnelle par exemple en ce moment je passe ma vie dans les magasins bio. Suis je une obsessionnelle ? Non bien sûr lol c’est soit disant sain. !!! Haha c’est n’importe quoi en fait c’est une déviation de ma consommation que j’ai transféré sur autre chose.
Ce qui est grave c’est que c’est leur job en fait!!

Donc mon conseil c’est ne te laisse pas faire et ne te laisse pas dicter ta vie et change de psychiatre !

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#8 
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psychodi homme
Pour ma santé :5 weed et j'les fume par jour France
Aujourd'hui à 15:47
salut Myrmidon

autant les médecins et autres spécialistes comme les psychiatres peuvent enfermer les PUD dans des représentations toutes faites... autant, en tant que patient.e.s, on peut faire la même chose et généraliser sur la profession médicale

bossant en hôpital depuis plus de 20 ans (psychiatrie et médecine), ce que j'ai compris c'est :
un médecin = une médecine
tu prends 10 médecins pour un même problème, tu pourras avoir 10 avis différents (sauf quand c'est totalement objectif, ce qui n'est pas le cas des conduites addictives, mais alors pas du tout du tout, sauf si t'as une cirrhose mais bon...)
les études de médecine ne construisent pas de savoir expérientiel sur quoi que ce soit, encore que...vu ce que les étudiants se mettent dans le cornet pendant leurs soirées, hein...mais ce seront bien les derniers à se regarder faire et encore moins à s'auto évaluer sur ce plan...
devenir médecin, ça construit juste un égo autour d'une kyrielle de savoirs...et bien peu souvent de savoir relationnel...une interne m'avait dit qu'on leur apprenait à "ne pas écouter le patient" sinon ça les empêchait de faire leur boulot de médecin qui sait mieux que le patient...
c'est aussi vrai (et même encore plus vrai, haha) pour les psychiatres (bien que j'en connaisse de très bien des jeunes psychiatres, qui se montrent le plus possible à l'écoute mais on sent bien que ça leur demande un effort considérable)...tu fais 11 ans d'études pour le devenir alors tu penses bien que c'est pas le patient qui va t'apprendre un truc, non mais !
et ça donne des phrases à la con comme celle que tu as entendu ..."une maladie des habitudes"...du grand n'importe quoi, à base de 100% de violence symbolique impensée du côté de celui qui l'énonce...
un psychiatre imbu comme ça, tu devrais lui rendre service et lui dire ce que tu penses de sa phrase : ça n'a pas de sens et tu as trouvé ça blessant...quel risque après tout ? qu'il te dise de ne plus revenir ? et sur quel motif ? ...
souvent, les médecins oublient qu'ils appartiennent à un "ordre"...et que n'importe quel patient peut signaler à cet ordre ce qu'il subit...même si la confraternité joue pleinement, ça peut quand même en faire réfléchir quelques uns...mais peut-être que je fantasme aussi un peu après tout...

tout mon soutien face à la stigmatisation
surtout pour du cannabis, que je consomme aussi depuis plus de 30 ans, au quotidien, dans l'adversité comme dans les moments où ça va bien...

il y a des jours étranges
il y a des jours, j'm'étrangle
Surtout...ne pas se biler sur la route...
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