Bonjour,
Mon expérience a été que la vraie dépendance au
Valium ou autre
benzodiazépine met beaucoup de temps et de quantités avant d'être installée.
Dans ton cas, 3 jours à 30 mg est anecdotique. C'est en mois, voire années qu'il faut compter.
L'idéal serait que tu puisses en parler avec le prescripteur (je sais, ceux avec qui tu peux ouvrir ce type de discussion ne courent pas les rues) qui pourra peut-être t'expliquer en quoi la molécule a une fonction non ressentie avec évidence mais réelle sur ton équilibre général.
Comme toi, j'ai été alcoolique "intense" et dans les premiers temps qui suivent le
sevrage de l'
alcool, le
Valium prévient les crises d'épilepsie ou du délirium tremens chez d'autres accros à l'
alcool de longue date (ce qui a été mon cas).
Comme pour toutes les drogues, qui va mollo va bene. Nous nous efforçons à calmer les ardeurs de ceux qui veulent arrêter avec violence, colère, ou tout autre raison ou attitude réactive pour prôner la lenteur dans les diminutions, ce qui évite les sensations de manque.
Dans ton cas, ce ne serait pas une manifestation de manque, mais éventuellement un retour d'état désagréable que le
Valium camoufle bien. D'où le conseil de lenteur et de prudence.
Pour me permettre de te répondre le plus précisément possible, quel âge as-tu, aujourd'hui ?
Amicalement
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