[ Première fois ]
Première(s) fois à la C - TDAH ?

#1 
Benzotrip homme
Psychoexplorateur France
Hier à 21:07
Bonjour a tous,
J'ai testé il y a quelques jours la C - eh beh j'ai trouvé ça franchement décevant.
Sur les autres autour de moi : agitation, parlotte, énergie...
Moi je me sentais juste "normal" alors que j'ai tapé autant qu'eux voire plus.
J'ai pas eu de rush, j'ai juste ressenti une capacité a lutter contre la faim et la fatigue mais sans grande envie de bouger...
Je restais calme, assis à parler trkl, même le débit de parole était normal.
Bon mes pauvres sinus ont pris un coup et j'étais anesthésié des gencives...

Le lendemain, j'étais reparti avec 0,5g ; je retape

0,075 puis 0,125 = 0,2 sur 15min.
Bah j'étais fonctionnel mais pas sur stimulé.
J'ai fait mon ménage, les 2,3 trucs chiants que je devais me taper depuis un moment...
Pas de sur stimulation, pas de toute puissance, c'est comme si ça me canalisait juste.

Le sur-lendemain je me suis dis que j'avais certainement sous dosé donc sur 45min je prends tout le reste en plusieurs traces : pareil juste canalisé.
Pas de craving, pas envie d'augmenter les doses, même pas envie de conso.
En regardant la trace je pensais plus à mes pauvres vaisseaux sanguins qu'au "plaisir" que ça pourrait me procurer... j'ai même jeté la dernière trace en me disant ça sert à rien.
J'avais consommé vers 17h30, dodo 22h30 nuit parfaite sans somni (valium 5).

J'ai des épisodes de tristesse ou d'anxiété assez forts et des moments de "manie" où je ressent un sentiment de puissance et une envie de réaliser des projets de façon infiniment plus intense que sous C - j'écrase le tout avec du Valium c'est 2 en 1 bienvenu dans le soma.

Alors le fait que la C est cet effet juste "plat" - baseline chez moi : ni d'excitation ni d'être plombé pourrait-il être lié à un trouble TDA ? Ceux qui consomme avec un TDA/H ça vous fait quoi ? En tout cas j'ai décidé de m'en arrêter là avec la C parce qu'à part saigner du nez, ça ne m'as rien apporté.

Take Care drogue-peace

Psychedelic experience is only a glimpse of a larger reality. But a glimpse that can be useful - Aldous Huxley ; The Doors of Perception, 1954

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#2 
GuiDuBled homme
Nouveau Psycho France
Hier à 21:32
Hello.

Bien joué le lien entre c et tdah. Enfaîte la c bloque la recapture de dopamine et moindre mesure la noradrénaline. Le principe est quasiment le même que le mécanisme d'action de la ritaline. Mais plus bref et moins safe cause produit de coupe. Moi je prend de la ritaline et la c me fait le même effet.

La méfiance si je peu me permettre c'est que cette drogue est viselarde. On ne l'a comprend pas tout de suite. Mais 1 jrs au moment adéquate. Bim la rencontre. Et c'est très dur de sortir de cette addictions. Une fois apprivoisé. Elle peut t'accompagner quelques temps et ressentir cette puissance. Subtile mais puissant en même temps. Je ne vais pas glorifier ce produit que j'aimerais fuir. Mais pour un tdah. C'est de la ritaline x100. Utilisez avec savoir et intelligence.  Elle peut tout à fait s'inscrire dans le parcours de vie d'une personne insérer et d'apparence bonne situation. 

Je ne peu que te souhaiter de rester sur la déception et l'incompréhension face aux vertus énergétique que la population accorde à ce produit. Si tu découvre son secret. Ça peut faire moins de bien que prévu initialement. 

Yo

Big up 5900

Dernière modification par GuiDuBled (Hier à 21:34)

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#3 
silae homme
Adhérent PsychoACTIF France
Hier à 22:43
Bonsoir,
Je ne trouve pas non plus que la C prise en trace a un effet très puissant, ce n'est pas du speed. Si j'en prends beaucoup, j'ai les effets secondaires pénibles qui augmentent (je suis tendu, j'ai chaud, une oppression dans la poitrine, etc) mais pas plus d'effets agréables.

A dose normale, en trace, je me sens plus éveillé et fonctionnel, j'ai un sentiment de bien être mais il faut que je sois attentif à mes sensations pour le remarquer. Je ne trouve donc pas cela renversant, d'autant que ça dure vraiment pas longtemps (30-45 minutes max). Plus jeune, j'ai eu des sessions C où j'avais un sentiment très fort de puissance, mais je n'ai plus eu cela depuis longtemps.

Je précise que je ne consomme que de la C testée à plus de 90% de pureté sans coupe donc ce n'est pas le produit qui n'est pas bon, mais mon cerveau qui n'arrive pas à en faire grand chose.

Je suis aussi un peu tombé dans le crack depuis 2 ans mais une "chance" a été que je me suis habitué assez vite au produit et que ma conso ne me fait plus grand chose ce qui m'aide beaucoup pour ralentir. Bon, c'est aussi un peu inquiétant de me dire que mes petits récepteurs à la dopamine sont peut-être complètement insensibilisés, c'est ce qui sert à éprouver du plaisir quand même !

En bref, je trouve ça très cher pour ce que c'est et je pense qu'on a été un peu matrixé par les représentations véhiculées par la culture. En tout cas, il me paraît difficile de décrire l'effet de la coke comme puissant, ce n'est pas pour rien que des gens arrivent à travailler en tapant des traces toute la journée sans que cela se voit !

Concernant le sujet que tu évoques dans ton message, je pense que tu vas vite en besogne en déduisant une étiquette diagnostic de l'effet que tu as de la coke.

De manière générale, je trouve dommage de réduire sa singularité et sa complexité à un trouble psychiatrique, on n'aurait alors besoin que de lire le DSM V pour se connaître soi-même, et de prendre le traitement prescrit, en gentil patient qui écoute bien ce que les sachants savent sur lui à sa place, pour résoudre ses interrogations existentielles !

Je ne dis pas bien sûr que les maladies et troubles n'existent pas, mais je pense qu'on a tendance à tout pathologiser dans notre société, beaucoup y trouvent des bénéfices à se trouver des maladies, mais moi, j'y vois surtout des risques, à commencer par le risque de tomber sous la coupe de l'institution médicale et de ses représentants, qui ne font pourtant vraiment pas de bien à tout le monde, en particulier dans le champ de la psychiatrie...

Une petite recommandation de lecture amusante à ce sujet si tu ne l'as pas lu, une pièce de théâtre très courte, Dr Knock de Jules Romains, un médecin qui trouve des maladies à tout le monde pour faire marcher son petit commerce.

Et une anecdote amusante d'un ami médecin : lors des études, pas mal d'étudiants se trouvaient toutes les maladies qu'ils étudiaient jusqu'à finalement comprendre  que ce n'est pas en faisant des liens entre soi et des bouts de définition qu'on fait un diagnostic. Pour cela, il faut un ensemble strict de signes obligatoires (d'autres peuvent être présents sans forcément être obligatoires), sinon, même avec de nombreuses correspondances, on ne peut affirmer que c'est cette maladie, c'est l'art du diagnostic différentiel.

Dernière modification par silae (Hier à 22:47)

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#4 
Benzotrip homme
Psychoexplorateur France
Hier à 23:16
Salut à vous 2
Ok GuiDuBled, j'ai fait le rapprochement parce que j'avais lien "sur le papier" mais je voulais voir ce que ça donnait en témoignage.
Oui je m'en suis méfié parce que ça me permettait d'être juste "fonctionnel" sans me rendre compte des conséquences sur le système cardio. Et en même temps le fait que je sois pas speed, personne qui ne savait pas n'a grillé quoi que ce soit.
Puis niveau souvenir aussi pas ouf, on recolle les morceaux mais c'est pas du brouillard c'est juste "je me souviens plus".
Je me dis que si j'ai ça à portée de main je risque d'être tenté en mode : de toute façon je suis sur ma base line donc je risque rien : je vais passer une bonne soirée quoi qu'il en soit... jusqu'au moment ou je pourrais plus m'en passer.
J'ai balancé environ 5€ de C à la poubelle je pense que c'est pas cher payé pour éviter une addiction future mais je parlerais à mon psy de la Ritaline. Il ne voulait pas, faut que je passe 20 000 test pour avoir le droit à mon étiquette alors que je pense que c'est clairement la cause de pas mal de mes comportements addictifs et à risque depuis le début et que je l'ai déjà dit.

Silae merci pour ton témoignage aussi.
Oui j'avais cette représentation très Hollywood : un rail et on part à la conquête du monde...en fait non.

Silae a écrit

De manière générale, je trouve dommage de réduire sa singularité et sa complexité à un trouble psychiatrique, on n'aurait alors besoin que de lire le DSM V pour se connaître soi-même, et de prendre le traitement prescrit, en gentil patient qui écoute bien ce que les sachants savent sur lui à sa place, pour résoudre ses interrogations existentielles !

Là dessus complètement d'accord avec toi, j'utilise des termes médicaux parce que c'est ceux qu'on me revoit mais je pense (peut-être à tord) que si on me laissait faire ma "popote" niveau médoc parce que je me connais :
1/Je me gérerais mieux
2/J'aurais tendance à m'en lasser et m'en détacher, c'est le stress du manque de stock ou de prescription qui crée l'envie de consommer ce qu'il reste plutôt que l'inverse chez moi - si c'est pas renouvelé autant en profité si un jour j'y ait plus accès.

Silae a écrit

je pense qu'on a tendance à tout pathologiser dans notre société, beaucoup y trouvent des bénéfices à se trouver des maladies, mais moi, j'y vois surtout des risques, à commencer par le risque de tomber sous la coupe de l'institution médicale et de ses représentants, qui ne font pourtant vraiment pas de bien à tout le monde, en particulier dans le champ de la psychiatrie...

Complètement d'accord aussi, on est plus des humains avec des sensibilités différentes on deviens très vite un patient avec une pathologie = un problème aux yeux de la société et on s'enferme dedans en +

Silae a écrit

Une petite recommandation de lecture amusante à ce sujet si tu ne l'as pas lu, une pièce de théâtre très courte, Dr Knock de Jules Romains, un médecin qui trouve des maladies à tout le monde pour faire marcher son petit commerce.  Et une anecdote amusante d'un ami médecin : lors des études, pas mal d'étudiants se trouvaient toutes les maladies qu'ils étudiaient jusqu'à finalement comprendre  que ce n'est pas en faisant des liens entre soi et des bouts de définition qu'on fait un diagnostic. Pour cela, il faut un ensemble strict de signes obligatoires (d'autres peuvent être présents sans forcément être obligatoires), sinon, même avec de nombreuses correspondances, on ne peut affirmer que c'est cette maladie, c'est l'art du diagnostic différentiel.

Intéressant, je retiens, merci !

Bon bah j'ai pas mal de réponse et en plus des refs et anecdotes cool.
Merci à vous et bonne soirée

Take Care drogue-peace


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#5 
GuiDuBled homme
Nouveau Psycho France
Hier à 23:44
Silae 

Mais je suis totalement raccord avec la ridicule obligation de mettre un nom pathologique à des singularité personnelles. Ce que je décrivais c'est les effets  physiologique et la concordance avec les résultats du diagnostic si il y en a un et un comportement et des sensations décrit par des personnes diagnostiqué et souvent le même.

Vouloir mettre une étiquette et donc le traitement adéquat est l'objectif du soignant mais oublie les mulifacette de la psyché perso. Non en psychiatrie bcp de mal est fait ou induit par cette volonté detiquetté et de categoriser.
Mais les ressemblance existent. Si toutefois tu te reconnais dans le diag. Je ne dit pas de te complere ni de te réduire au lecture explicitant la justification de l'affection du comportemental.

Mais parfois un diag. Peu permettre de mettre des mots. De comprendre une facettes de toi même.
Ne pas croire bêtement le corps médical (on ma collé plein detiquette pathologique psychiatrique).
Mais pas dupe mon ressenti était tout autre. Je ne me reconnaissait pas dans le finalité. Surtout que après tu trimbal une valise de médoc. Tout s'est traitement perdent leurs sens si tu n'oublie pas de tintrospecter et te faire confiance.

Très intéressant ce que tu apporte. Ne pas aller personnellement plus loin dans la mise en olace du traitement et d'une pathologies qui n'est peu être pas la bonne. Réduit ton parcours. A une autre forme de stigmatisation. Tout s'explique par le diagnostic. Non tu est différent en tout point d'une définition froide et simplicte.

Moi je raconte juste que je me reconnais dans mon diagnostic. Et la c. Me ritalinise. C'est ce que je ressens.

Au plaisir

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#6 
GuiDuBled homme
Nouveau Psycho France
Aujourd'hui à 00:14
Et oui j'oubliais. Je trouve ce produit puissant et sur différents aspects.
La sensation de plénitude que cela procure. Pour moi la lucidité et la rapidité de réflexion sur améliorer.
Le craving induit par ce prod qui est moulte fois décrit. Je fume du crack aussi. Et je trouve ce produit extrêmement puissant tant sur l'immédiateté de la monté et l'accroche irrationnelle qui peut survenir chez certains. L'envie est puissante. J'ai des taz, des champi, de la ketamine, et de la c.
C'est elle qui m'appelle le matin. Les autres restent récréative quand l'autre dépasse par ça subtil puissance et sincère dans ta réalité. En douce.

Puissance et énergie. Mais je te l'accorde, éphémère, anarchique, incapacitante, et reproduisible à l'infini.  C'est une puissance dessevente mais bien la. Pourquoi s'est elle imposé comme de plus en plus accessible. Je pense l'équilibre parfait entre puissance et adaptable à tte les situations de la vie.

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#7 
silae homme
Adhérent PsychoACTIF France
Aujourd'hui à 00:33
Je pense qu'on se rejoint dans la réflexion, ce qui m'inquiète dans tous ces diagnostic, c'est qu'on se réduise à eux, ou que le psychiatre cesse d'écouter puisque le diagnostic lui dit déjà tout de nous et de notre avenir. Plus besoin de se poser des questions et plus besoin de se battre si tout est déjà écrit !

Sauf qu'on ne peut être uniquement ce qui est écrit dans un manuel puisqu'on est unique et qu'on a une histoire, une identité et une destinée singulière.

Et le diagnostic, j'ai l'impression que c'est comme une marque au fer rouge. Une fois qu'il est posé, il simplifie et déforme la réalité et peut même la nier lorsqu'elle ne correspond plus à ce qu'il affirme. Après, comme tu dis Gui, cela peut aussi mettre des mots sur ce qui se passe en nous et soulager, mais je pense qu'il faut faire gaffe à ne pas se faire enfermer non plus dans ces mots là qui ne sont pas les nôtres.

Voir notamment l'expérience de Rosenhan : lien

Je pense vraiment qu'on peut toujours sortir de l'ornière dans laquelle on se trouve, même si elle est profonde, et même si on perd parfois espoir ! Il y a bien sûr l'inertie de ce qu'on est qui se perpétue mais on change aussi en permanence du fait de nos nouvelles expériences et rencontres et on peut alors enclencher des changements de direction, qui en produiront eux-mêmes d'autres.

Donc vive la nouveauté et l'incertitude de la vie et méfiance quant à tout ce qui voudrait nous définir pour qu'on reste bien sage dans notre bocal !
Reputation de ce post
 
Tellement bien écrit je te rejoins à 100%
 
Exact ! Benzo

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#8 
GuiDuBled homme
Nouveau Psycho France
Aujourd'hui à 00:53
J'espère que tu n'a pas imaginé que je m'autoproclamais. Diagnostic man. Celui qui déduit en 1 secondes l'étiquette à te coller sur la peau. J'ai cru bon partager mon expérience qui qui se rapprochait de la lecture entrepris.

Le Diagnostic doit être comme le challenge de la vie. Mouvant, changeant, disparaissant, évolutif.
La recherche d'équilibre est le combat d'une vie. L'équilibre à 30 ans nest pas le même à 25 ou 30 34 ou 40. Ne jamais s'enfermer. C'est ce que tu dis. C'est si simple de se laisser caractériser et de tout analyser toute ta  vie avec cette étiquette. Non la vie est magic. La psyché évolue. Ton diagnostic. Peu aider. Mais surtout pas enfermé et vue comme THE finalité. Réfléchir c'est chercher L'équilibre. Et refuser l'étiquette simpliste et rédacteur.

Je ne peu pas confirmer les diagnostics je n'en ai pas le pouvoir. Mais constater une ressemblance ça je peux. Moi ça m'a aidé de comprendre certaines choses. Mais jamais je ne me définis comme tdah. C'est  pas moi 4 lettres. Mais ya des ressemblance que je ne peux ignorer.

La recherche d'équilibre comme seul moteur. Se laisser convaincre par la simplicité du jugement médical n'ai pas mon objectif de vie.

Bien à toi
Reputation de ce post
 
Tout à fait d'accord avec ta réflexion

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#9 
GuiDuBled homme
Nouveau Psycho France
Aujourd'hui à 01:17
Vraiment intéressant cette étude merci pour le lien

Expérience de Rosenhan

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#10 
silae homme
Adhérent PsychoACTIF France
Aujourd'hui à 13:57
Salut Gui,
Petit champi vert pour ton message qui exprime très bien ce que je pense aussi, les mots, ça donne de la matière pour penser, mais il est aussi important de ne pas réduire ce qu'on est et ce qu'on peut devenir à ce qu'ils disent, surtout lorsqu'il s'agit de diagnostic.

Si j'ai une angine, je ne suis pas une angine, pourquoi dit-on alors je suis schizophrène ou je suis TDAH ? Non, on a peut-être une composante schizophrène ou TDAH à un moment donné mais on ne se réduit pas à cela, et on est pas déterminé par la trajectoire que sous tendent ces diagnostic (maladie chronique incurable et évolutive sans prise de traitement donc soit un gentil patient qui fait ce qu'on lui dit blablabla).

C'est la même chose par exemple pour les mesures de QI, les gens vont parfois les utiliser pour définir leur identité (il y a notamment une épidémie de HPI en ce moment) alors qu'il s'agit d'une mesure de performance cognitive à un moment T, qui est étalonnée par rapport à un groupe d'âge dans une culture donnée.

Sans considérer cela, certains racistes ont d'ailleurs utilisé ce test pour "démontrer" que les personnes d'autres cultures étaient fondamentalement stupides car les mesures de QI étaient globalement inférieures aux mesures de la population des pays occidentaux, ce qui est évidemment faux.

Par ailleurs, ma performance à un moment donné ne détermine pas ma performance à un autre moment. Je peux avoir des performances cognitives faibles pour plein de raisons qui ne seront plus présentes à un autre moment (par ex : préoccupation, anxiété, humeur dépressive, etc). Cela ne veut bien sûr pas dire que ma performance n'est pas un élément intéressant d'analyse, juste que cela ne me définit et ne me détermine pas entièrement.

Je trouve donc dangereux d'essentialiser les gens à travers ces tests, surtout lorsqu'il s'agit d'enfants, pour affirmer ensuite une trajectoire déterminée pour leur existence, prophétie qui sera souvent auto-réalisatrice d'ailleurs, et associée à une multitude de traitements.

Par ailleurs, on individualise le "dysfonctionnement" ce qui occulte totalement sa dimension sociale. L'enfant est-il "hyper-actif" car il a un problème dans le cerveau (il n'y aurait donc aucun lien avec ce qu'il vit avec ses parents, avec l'école, les autres enfants, etc), ou ne peut-on pas considérer que cette hyper-activité serait aussi une réaction et qu'elle a donc une dimension sociale ?

Ce point est très important car s'il y a une dimension sociale, traiter le cerveau de l'enfant pour effacer les troubles peut occulter certaines causes externes, et permettre de ne pas remettre en cause la société dans ce qu'elle produit de négatif chez l'enfant. On va l'accuser d'être malade alors qu'il réagit peut-être simplement à quelque chose de dysfonctionnel autour de lui.

Je parle de tout cela car je vois un lien direct avec ma consommation de produit par exemple, est-ce que je prends des produits car mon cerveau dysfonctionne (donc je réadapte une maladie) et que j'ai besoin de ré-équilibrer sa chimie, ou est-ce une réaction à ma situation sociale qui est insatisfaisante ? Vous vous doutez de la réponse vers laquelle je tends.

Est-ce qu'en tant que polytoxicomane, ma singularité et ma trajectoire sont déjà écrites dans des livres, tout est-il déjà écrit ? Je ne le pense pas.

Bref, je pense qu'il faut prendre garde à ne pas pathologiser nos mal-être, nos problèmes existentiels, nos réactions à des situations sociales qui créent de la souffrance, et rechercher les pilules qui effaceraient cette pathologie "personnelle", qui corrigeraient notre dysfonctionnement du cerveau, sans faire aucun lien avec notre situation sociale.

Ce que je veux dire, c'est qu'il y a un potentiel d'évolution de notre situation dans le social, les relations, les activités que l'on a, et que cela peut avoir bien plus d'impact que s'étiqueter dans un diagnostic et de prendre des petites pilules. Et je trouve cette idée forte car cela me redonne du pouvoir d'agir, pas simplement de me soumettre au discours médical et à la passivité du patient qui gobe les pilules qui éteignent ce qui se passent en lui.

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#11 
GuiDuBled homme
Nouveau Psycho France
Aujourd'hui à 17:00
Yrs très juste.

Tu a ouvert la porte de l'étiquetage des enfants. J'ai un fils particulier, singulier, unique, mais il faut être aveugle pour voir qu'il n'y a pas un je sais quoi de différent.
Les émotions il les vie bcp plus intensément que la moyenne. Depuis la crèche et même avant ont le remarque. On du faire des millions de démarches et diagnostics non pas pour nous rassurer nous
Ont voyait que les valeurs bienveillant emplissent ce garçon. Il ne provoque jamais mais répond de manière explosive. On la fait parce qu'on nous a menace de le virer du centre de l'espace éducatif de la piscine de chez plus mais plein de truc. A partir du moment où in diagnostics a été posé. Nous avons enfin pu expliquer que ses réactions sont souvent engendrer par l'inaction des adultes. Il a prévenu, il s'est isolé, et puis la réaction. Ça les adultes ne vois que mon fils mais le vois pas ses tentatives.
Il ressent profondément qu'il est différent. On se bat pour faire comprendre que l'étiquette est le symptômes la cause résulte souvent le l'ignorance. Il n'est pas malléable comme les autres. Punition. Des efforts inimaginable il en fait. Mais le diagnostics est posé. Ça va ouvrir ou fermé des portes. Mais sans ça on aurait pas pu expliquer la manière donc il s'exprime et les signes à ne pas loupé. Et il nous écoute. Sa change.
C'est un bon gas mon fils.
Le système devait mettre une pathologies face à sa liberté envahissante.

L'étiquette obligatoire pour ouvrir le débat. Dur réalité. Mais good finalité.

Au plaisir

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