J'ai rencontré ma compagne il y a presque 10 ans, en teuf. Elle avait 35 ans, moi 31 et dès le 1er regard quand elle a sorti la tête de son camion pour nous saluer son sourire et joie de vivre m'a sauté au visage.
"Non tombe pas amoureux comme ça, fout lui la paix à cette fille, tu va passer pour le charo du groupe", c'est la première chose que je me suis dis en la voyant.
On ne s'est plus quitté par la suite, je lui ai plu, elle m'a plu, on a emménagé ensemble, c'était pas tous les jours facile. Le taff, la teuff, l'
alcool, la drogue, mais on voulait partager nos vies l'un avec l'autre.
Pendant ses grosses elle avait tout arrêté, l'
alcool, la drogue. Elle en avait la force. Mais après la naissance de notre petite fille, c'était plus dur. La vie était plus dure, la dépendance aussi était plus dure à battre. Elle passe sous
méthadone après une chute dans l'
héro.
Puis, on achète une maison, elle voulait une belle maison pour les enfants, mais c'était encore plus dur pour elle. Cette fois c'est la
coke avec l'
alcool, elle
sniff, fume, se pique. Au début c'est toujours cool, la libido en feu, c''est l'euphorie, on y voit qu'une phase d'évasion passagère, dans notre nouveau nid. Puis elle ne peux pas s'en passer, elle me dit qu'elle a besoin de s'éteindre avec ça. L'excitation laisse place à la dépression, des négociation malsaine pour en avoir toujours plus. J'essaye de l'aider pour arrêter mais il n'y a plus rien d'autre qui compte, pas même ma présence, à peine celle des enfants.
Elle a fini par se piquer une dernière fois. Puis il faut expliquer au enfants pourquoi maman ne reviendra pas de l’hôpital cette fois, et continuer la vie sans elle.
Tu veillera sur eux aussi, on va y arriver.
Dernière modification par brubei (Aujourd'hui à 16:30)