Salut Street Amazone,
Ouais, je suis dans le même cas. J'ai du me forcer à "entrer dans le moule" (plus ou moins) il y a dix huit ans. Pas de gaité de coeur. Vraiment pas.
Mais des fois, ben, c'est comme ça.
Finit les GAV (oui, même ça, ce sont des bons souvenirs même si sur le moment, je rigolais pas trop), finit la
came, finit les nuits à courir ou juste à délirer, finit l'autre vie.
J'ai mis le masque. J'ai essayé de me convaincre que "c'est bien aussi une vie saine, normative."
Officiellement, je suis "propre", "innocente", une mère de famille insoupçonnable. Ben putain, t'aurais vu mes tests sanguins ou mon casier y a vingt piges...
Bref, avec le temps, c'est possible de retrouver des petits plaisirs simples (un bon café, le vent chaud sur la peau, une théorie marrante, vélo) mais au niveau social, ça reste compliqué parce qu'on a pas le même passé, pas le même vécu que la norme (et clairement pas les mêmes échelles de valeurs).
Se refaire un cercle amical, c'est possible, mais personnellement, ça a toujours été instable et toujours avec des personnes qui soient étaient toujours dans la marge (et dans ce cas, la plupart ne savaient pas tout à mon sujet), soient portaient un masque, comme moi.
Bref, pour le moment, je n'ai pas encore trouvé de solution miracle, juste un équilibre un peu bancal, mais pour être franche, j'aurais sûrement déjà reconstruit un cercle social stable si j'avais vraiment fait le deuil de mon autre vie.
Ce que je suis incapable de faire.
Ce que je refuse de faire, en fait. (Oui, je sais, je sais, bonjour la contradiction)
J'espère que tu trouveras une solution plus stable pour toi.
Prends soin de toi.