Bonjour !
Il y a quelques jours, je me fais un petit trip avec le reste de mes
champis de ma dernière récolte. Ca me calme, je suis contente, j'ai du
poppers tout neuf, je suis bien.
Je suis avec un pote, ma compagne est partis dodo. Lui et moi on parle, on parle, il dessine. Il essaye de comprendre les effets que je ressens. Lui qui a des crises psychotiques régulières (il est sous traitement sévère) essaye de savoir s'il y a des similitudes entre ses crises et les effets des
champis, on en conclut que pas vraiment. Puis on discute, c'est très personnel, assez profond, je le découvre sous un nouveau regard malgré le fait que ce soit un ami très proche.
Mais on partage un truc très particulier lui et moi : l'amour de l'
alcool. On a tous les deux eu des périodes de forte consommation assez destructrice. On essaye tous les deux d'éviter les "dérapages". Bref, lui et moi, on se comprends.
Je suis focus sur l'effet du
poppers sous
champis. Pourquoi c'est si différent de d'habitude ? Pourquoi ça fait ce que ça fait ? 2trange, mais bien, j'arrête d'y penser et j'apprécie.
Puis... mon pote. Il cherche à dormir. Mais il n'y arrive pas, malgré tout les benzos qu'il a pris. Alors, vers minuit et quelques il me dit : "hé, les bars sont encore ouvert là ?" Je rigole, il hésite. On est en pleine semaine, pas dans une ville très nocturne, sauf les boites qu'on aime pas trop.
Mais l'idée est lancée, je suis de très bonne humeur, heureuse, bien. Et là... là ça devient magique.
Paf, bercée par le bien être de la situation et l'envie rigolote de la proposition, c'est décidé ! Comme des ados de 15 ans, on "fait le mur" en ricannant. On sort sans un bruit, pour ne pas réveiller ma belle et tendre.
"Ta meuf va me tuer..." Sur le trajet moi je rigole. Les lampadaires sont beaux, je n'avais jamais vu à quel point ils étaient de couleur différentes. D'habitude, ce type de détails m'enervent, mais pas là, pas sous psilo.
On se met d'accord avec mon pote. Si on trouve un bar ouvert, on descends quelques bières, pas de grosses folie et surtout "Ca reste entre nous hein ? C'est mieux si [ma compagne] ne le sait pas, elle va raler sinon"
Alors on est tout content, ça me rapelle des souvenirs, où je me barrais au milieu de la nuit dans le dos de mes parents. J'ai la sensation de faire une bêtise puérile, émerveillée de tout grâce au
champis, le sentiment tendre de bien être grâce au
poppers (quelqu'un sait pourquoi l'effet change à ce point sous
champis ? c'est bizarre ce truc).
On entre dans un bar qu'on connait bien.
"On peut prendre un verre ?" "Ouais, mais on ferme dans dix minutes"
La soirée s'annonce courte. On prend une demie chacun qu'on boit en vite fait. On rigole. J'ai le bide un peu balloné. Là je me rappelle.
"Je crois qu'on m'a dit que l'
alcool et
champis c'est un mélange gerbotron" Mon pote rigole. Je phase sur un tableau du bar, je ne comprends pas pourquoi le peintre a peint une lumière si étrange sur le personnage, avant de réaliser que le tableau est juste sous un spot. J'explose de rire, on quitte le bar, ça ferme.
"On fait quoi maintenant ?" Et bien, on se déplace dans la ville, j'entends des bruits, je cherche un lieu de vie. Mais tout semble sur le déclin jusqu'à... l'impensable.
Un dj set, de la tech, de l'electro, des sons bizarre, un peu gamin et volontairement concon. C'est parfait. Ca doit etre des fan de poésie zéro vu les sons qu'ils font.
Tout content, on rentre dans la bar où la musique bizarre tabasse. On prends des belles pintes, maintenant qu'on a un peu de temps.
Et on danse. Les lumières que je sais fade (je connais l'endroit) me semble si rayonnante et belle, les couleurs sont magnifiques sur le petit groupe de gens qui comme nous, danse comme des débiles sur la piste un peu collante du à divers boissons renversées.
Je bois, je danse, je bois, je danse, je fume sur ma c-e sans même comprendre que je ne devrais pas en interieur. Je reprends du popers, je suis bien. Je reprends une pinte, je suis bien.
Des pintes d'IPA en plus ? Mais quelle idée... mon bide tourne pour sûr.
Mais je m'en fous, je bouge dans tous les sens, je suis à fond, je suis heureuse. Les effets des
champis s'estompent un peu... c'est l'
alcool ? Je suis prise d'un effet jouissif que mon corps reconnait entre mille, ça, c'est l'
alcool !
Le mec devant moi me fascine. Qu'est-ce qu'il a pris pour bouger comme ça ? On dirait qu'il est anesthésié à moitié, on dirait un mec sous K qui essaye de danser. Mais il est si enthousiaste, si amoureux de ce qu'il se passe autour de lui, il me fait penser à mes potes fan de
MD. J'essaye de l'imiter à un moment, mais j'oublie vite cette idée, trop imprévisible. C'est beau de voir les gens bouger si différemment, ma diférence personnelle est peut-être suffisante pour moi.
J'ai le ventre qui se tord dans tous les sens, et je me secoue comme une anguille. Hum, c'est agréable mais...
"Je crois que j'ai une réponse à mes questions. Effectivement, c'est gerbotron"
Mais je danse quand même, au pire, les chiottes sont à côté.
Et là... tout s'arrête. Le dj-set
coupe le son. Malgré les plaintes des quelques personnes présentes, ils ne relancent pas. "Eh oh, on respecte le code du travail non ? Pas d'heure supp les gars" Du coup on applaudis. Ils ont bien raison.
Mon pote va les voir, je continue de boire, d'enchainer les prises de
poppers, la
nicotine. "C'etait super ! Merci !" qu'il leur dit. "C'est gentil, je sais pas si c'est super, nous, on veut surtout être des débiles qui font du son" Je rigole et rajoute "Vous êtes des supers débiles ! Bravo et merci, vous avez refait notre soirée" La DJ rigole "C'est un super compliment !"
On les laisse ranger leur affaire, on finit nos pintes, le bar va fermer et moi... je sens bien que mon ventre ne va pas tenir.
On se casse, mon pote prends du
diazepam. "C'est mon medoc du soir" Je rigole. "Tu me prends pour une conne mon gars, moi aussi je mélangeais
alcool et benzo, c'est pas pour respecter le traitement" Il rigole. On rentre. J'essaie d'insister un peu, "Y'a peut-être un truc ouvert, on cherche ?" "Flemme" Il a raison, en plus, j'ai vraimet la gerbe, je réalise que j'ai pas tant envie d'une autre bière.
Et là, sur le trajet, mon pote s'arrête. Il vomit soudainement. Ca me prends par surprise. Je m'attendais pas à ce qu'il gerbe avant moi. Je lui tiens les cheveux, je m'assure qu'il ne vascille pas. Au moins, plus besoin de s'insuiéter du mélange
alcool et benzo, il a évacuer le gros. "Je vais devoir reprendre mon médoc du soir" "T'es con".
Et on rentre en rigolant. La paysage est moins beau qu'à l'aller. Je me demande si l'
alcool n'est pas réellement un trip killer.
En ricannant, on rentre chez moi en faisant le moins de bruit possible. Ma compagne dort encore, elle n'aura rien remarqué.
Affamée, on se fait des pattes en silence. "Ta meuf va me tuer si elle l'apprends, nan ?" Je rigole encore.
Probablement pas. On a pas fait de grosses folie, on s'est pas mis en danger, ma belle et tendre ne serait surement que perplexe de cette petite virée nocturne. Mais on décide de garder cette soirée entre nous, après tout, ça ajoute une petite pointe stupide d'interdit. C'est plus drôle comme ça.
Et avant que la bouffe soit prête, l'inévitable se produit. Je cours au chiotte et vomis. Bah oui, j'avais tirer la corde de mon estomac aussi...
Bref, super soirée, très conne mais hilarante !
Et j'ai pu expérimenter ce que j'anticipais :
champis +
alcool = vomito !
Enfin, pour moi en tout cas.
Bon la grosses bises à toustes,
Prenez soin de vous :)