
Je vide mon sac... Et j'en suis navrée...
)Hors ligne

Mynight a écrit
Bonjour à toutes & tous.
Ceci est un post HELP!
Aujourd'hui, je me décide enfin à solliciter votre aide.
Et j'en ai réellement besoin.
Je vous explique ma situation:
J'habite actuellement dans le Doubs, j'y suis depuis 5 ans, étant de région Parisienne de base.
Il se trouve que nous allons, mon mari et moi, remonter prochainement (dans quelques mois) vivre en RP, plus précisément dans le sud de l’Île de France: dans l'Essonne, très probablement.
Je suis arrivée ici, en Franche-Comté, avec une énorme addiction au Tramadol, qui traînait depuis 16 ans, et je tournais à des doses très élevées sur la fin.
Addiction entretenue à l'époque par le psychiatre qui me suivait sur Paris, et que je remontais d'ailleurs consulter chaque mois, pour obtenir le Saint Graal pour moi: mon ordonnance de Tramadol, et de médicaments psychotropes (que je détaillerai plus bas), que je prends depuis des années...
L'histoire, si je rentrais dans les détails, est ubuesque...
Je ne rentrerai pas dans le détail donc, par souci de concision.
Après en être arrivée au bout de ce que je pouvais supporter avec ce psychiatre, et surtout avec le Tramadol (mésusage, hauts en début de mois, et gros bas la dernière semaine et demie, car je consommais bien plus que ce qui m'était prescrit dès que j’obtenais mon renouvellement, puis serrage de ceinture sévère ensuite, en attendant le renouvellement suivant, pour ne surtout pas avoir à demander de chevauchements d'ordonnances, et j'en passe et des meilleures.
Infect, odieux, invivable.
Cette addiction a duré si longtemps, et avait rendu ma vie si pénible (je ne m'étendrai pas, une fois de plus, mais tous ceux étant passés par là, que ce soit avec le Tramadol ou avec une autre substance opioïde, savent), j'ai finalement échoué au CSAPA de Besançon, qui par chance, s'est révélé un lieu de prise en charge exceptionnel, et j'y ai fait mon induction à la Méthadone.
Très rapidement, j'ai pu faire faire par mon addictologue la délégation à mon médecin généraliste (qui est également extra.)
J'ai donc tout mon dossier dans ce CSAPA, j'ai revu mon addicto il y a un an pour le passage du sirop à la forme gélule, et depuis, mon généraliste rédige mes ordonnances mensuelles, tout va comme sur des roulettes, aucun accroc, jamaiz de chevauchement d'ordonnances, de rdv manqué, etc, tout se passe parfaitement bien.
Je précise que mon généraliste prend également en charge mon traitement psy (Anafranil, Venlafaxine, Tranxène, Prégabaline et Ritaline pour un TDAH sévère présent depuis l'enfance, mais que je n'ai pu faire diagnostiquer qu'à l'âge adulte.)
Je suis sujette à l'anxiété généralisée, entre autres, les symptômes sont jugulés grâce à mon traitement (j'ai enfin, après des années de tâtonnements, bénéficié du dosage idéal de chacune des molécules composant mon traitement, ce qui m'a d'ailleurs permis d'accéder, depuis 6 mois, à une sérénité à laquelle je n'imaginais jamais parvenir.
À un fonctionnement quasi normal.
À une vie apaisée.
Je n'ai pas les mots pour exprimer à quel point cela est primordial pour moi.
Tour cela pour bien préciser que mon traitement est VITAL, qu'il s'agisse de la Méthadone, mais aussi de mes autres traitements, et exactement aux dosages actuels.
Mon état stable, et mon moral, très bon et serein actuel n'a aucun prix, je serais capable de n'importe quoi, je crois, pour qu'il soit maintenu.
En plus d'un très gros travail personnel entamé il y a des années, je suis parvenue à l'équilibre.
Cela n'a AUCUN PRIX, vraiment.
C'est la base de tout pour moi.
Sans cette base, ou si on la modifie, je ne fonctionne plus. Ou très mal. Et autant je n'ai jamais été suicidaire, mais si je me retrouvais dans une situation où je n'ai pas le choix, et que l'on modifie, baisse mes dosages, ou si mes prescriptions étaient incertaines d'un mois sur l'autre, je pourrais en venir à avoir des idées noires.
Je ne me vois pas continuer à vivre, après la bataille sans fin que j'ai menée, si on me retire cet équilibre, ce bien-être que je n'ai jamais eu la chance de connaître auparavant.
Oui, le suicide deviendrait une option. Je suis terrifiée de l'écrire, mais c'est le cas.
Ce qui n'a jamais été une option, une porte de sortie, en deviendrait une, très envisageable.
J'en viens à notre déménagement:
Même si nous avons tout notre temps, pas de date butoir, je voudrais à tout prix m'assurer un suivi, la continuité de ma prise en charge en région Parisienne le plus tôt possible, j'en ai impérativement besoin pour me tranquilliser.
Et je ne sais pas vraiment à quelle porte frapper, ni où m'adresser. Je ne supporterais pas de prendre rdv avec 10 psychiatres, pour prendre le risque de me faire mal recevoir, le jour du rdv, que la prescription de Méthadone ne soit pas possible, (même si mon médecin actuel ainsi que mon CSAPA se mettraient immédiatement en relation avec le nouveau psy pour lui transmettre mon dossier, qui, comme je le disais, ne comporte pas le moindre faux pas), et que pour couronner le tout, on veuille modifier les posologies de mon traitement.
C'est INENVISAGEABLE et terrifiant pour moi.
Une recherche ponctuée de rejets comme suscités serait d'une toxicité monstrueuse sur mon mental.
Je ne compte donc pas me rendre à des rdv à la chaîne pour subir ce type de rebuffades, émotionnellement, je me connais très bien maintenant, je suis dans l'incapacité de supporter cela.
J'essaie donc de chercher, dans le sud de Paris (nous serons proche d'une station RER), donc je vise directement sur Paris, les psychiatres proches de là où me déposerait le RER dans le sud de Paris.
Ceci dit, je ne suis absolument pas contre un déplacement plus long, pas du tout, du moment que je réussis à trouver quelqu'un d'un minimum empathique (j'ai malheureusement "donné", dans le milieu psy, j'en ai vu une dizaine au total, deux seulement étaient à la hauteur... Par défaut, je n'ai pas confiance, je me dis qu'on va forcément vouloir tripatouiller mon traitement, me retirer carrément des molécules, et surtout, me refuser la prescription de Méthadone.
Je n'ai aucune confiance en la psychiatrie Française, de par mon expérience, je suis extrêmement méfiante, j'en sais trop, j'en ai trop entendu, et j’ai subi suffisamment d'erreurs, relativement graves soit dit en passant, je ne peux plus prendre le moindre risque, surtout maintenant qu’enfin, on a trouvé LE traitement qui me convient parfaitement. Je ne peux pas prendre le risque.)
Désolée, je me rends compte que je n'arrive pas à faire court...Je vide mon sac... Et j'en suis navrée...
Concrètement:
-Pour le moment, je conserve mon CSAPA comme point de chute.
L'aller-retour Paris-Besançon, je l'ai fait X fois, cela ne me pose aucun problème, le CSAPA est juste à côté de la gare, donc concernant la Méthadone, dans le pire des cas, je reviendrai une fois par mois.
Mais j'ai des questions qui me taraudent:si je leur dis que je déménage, et que par conséquent, je n'ai pas encore de médecin/psy qui puisse prendre le relais, accepteront t-ils de me prescrire ma Méthadone chaque mois? Je n'ai été suivie que chez eux, j'y ai fait mon induction, puis suivi durant toute la première année etc...
Pensez-vous que je peux compter sur eux?[/b][/i]
-Concernant mon traitement psy, je suis à peu près certaine que non, mais est-ce que par hasard, les addictologues, qui sont tout de même médecins à la base, peuvent également prendre en charge le reste de mon traitement par la même occasion?
-Dernière question:
Pour les Parisiens qui auraient eu le courage de me lire:thinking:, auriez-vous des conseils, des orientations, une aide quelconque? (N'hésitez pas à me MP.)
Je vous en serais infiniment reconnaissante, cette histoire me pollue l'esprit, me parasite, et excepté prendre rdv avec mon CSAPA actuel, je ne sais VRAIMENT PAS comment démarrer mes recherches sur Paris et sa région.
Seul l'hôpital MARMOTTAN à attiré mon attention.
J'ai bien étudié leur site, j'ai l'impression que je pourrais peut-être bénéficier là-bas d'une prise en charge complète (continuité de mon TSO + prescription de mon traitement psy), ou je fais fausse route?
Les avis Google que j'ai lus sont très encourageants, mais je n'ai pas eu la force de tout lire non plus. Et les avis sont si subjectifs...
C'est presque un appel au secours, même si je vais paraître ridicule, excessive, et que j'ai même peur de me faire remballer (si mon post pose souci, qu'il soit supprimé.)
Je ne parviens pas à exprimer à quel point savoir où et comment je vais continuer, je l'espère de toute mon âme, mes traitements est une question obsédante et hyper angoissante, surtout lorsque l'on est sujet, de base, à l'anxiété (je dirais plutôt angoisse!) généralisée, d'une capacité à imaginer immédiatement les scénarios les plus dramatiques (pessimisme automatique), et d'une méfiance immense envers le corps médical en psychiatrie...
J'ai honte de venir chouiner alors que certains ont des soucis infiniment plus graves et immédiats. Mais où chercher de l'aide sur ce sujet, excepté ici..?
Merci infiniment par avance d'avoir simplement pris le temps de me lire.
Très belle semaine à tous, Myna
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