[ Expériences ]
Questionnement sur ma consommation

#1 
Blue blob homme
Nouveau membre France
08 juin 2026 à 17:03
Bonjour à tous, je me présente rapidement : 30 ans, bien dans ma vie, bien dans mes bottes. Pourtant, depuis plusieurs semaines, je me questionne sur ma consommation de drogues. Je vous replace le contexte, et merci à ceux qui prendront le temps de me lire.

J'ai toujours consommé. Dès mes 14 ans, c’était alcool et pétards à outrance. À 17 ans, j'ai découvert la MDMA, puis à 18/19 ans, la cocaïne, le LSD et la kétamine. À cette époque, j'étais vraiment sur le mauvais versant de la montagne. Un jour, seul chez moi, j'ai pris un trip de 600 µg de L et là, c'est complètement parti en couille : 48h de perche et plus d'un an pour m'en remettre. Après ça, toutes les drogues me faisaient peur, sauf l'alcool. Je suis alors tombé dans un autre piège : boire seul chez moi, tous les jours, pendant plus de deux ans.

Le vrai virage a eu lieu vers mes 23 ans, quand j'ai déménagé à la campagne. J'ai refumé sur un joint en soirée et... comme à mes 14 ans, je suis retombé amoureux. C'était même plus fort que ça : j'ai ressenti une connexion particulière avec le cannabis. C'est aussi à cette période que j'ai appris que j'avais très certainement un TDAH.

À l'heure d'aujourd'hui, le cannabis me fait fonctionner : il m'active, il rend les choses plus claires et plus fluides dans mon esprit. Grâce à lui, j'arrive mieux à suivre les conversations ou à accomplir mes tâches de manière plus concentrée.( je le vaporise / fume sans tabac)

Dans cette maison de campagne, j’ai eu envie de réexplorer les produits, mais différemment : pas pour me détruire, mais pour comprendre et revivre des choses agréables. J'ai fait des trips à la kétamine, seul dans mon lit avec un casque,des trips aux champignons ou lsd avec mes meilleurs amies et j'ai vécu des expériences incroyables. Dès lors, ma consommation est devenue totalement maîtrisée, sans excès. Aujourd'hui, ma copine et moi consommons ensemble, nos amis le savent, personne ne nous juge et cela n'impacte pas notre quotidien.

A mes 27 ans, j'ai découvert les stimulants (3-MMC, amphétamines pures). Contre toute attente, cela m'apaise et m'endort. Une fois, j'ai pris 30 mg d'amphétamines et j'ai fait une sieste de deux heures juste après.

Puis, à mes 28 ans, j'ai découvert les opiacés, et surtout l'H4. Et là, waouw... ceux qui savent savent. J'ai eu l'impression que cette H4 était exactement la goutte d'huile qu'il manquait à mes engrenages. Comme je connais parfaitement la dangerosité du produit, je m’impose une discipline depuis un an : une seule session, puis un mois complet de pause. Le matin, j'aime prendre mes 20 mg. C'est là que mes pensées deviennent fluides. Moi qui n'aime pas trop parler aux gens en général, d'un coup, le monde devient doux.

J'essaie de prendre du recul sur tout ça. Ma consommation a l'air maîtrisée, mais j'ai toujours cette voix dans la tête qui me répète que c'est mal. Je vis en colocation et ils ne savent rien pour l'H4 (ma copine, elle, est au courant), et je ressens comme une forme de honte.

Depuis la découverte de la H4, j'ai complétement arrêté l'alcool depuis janvier.

Enfin voilà, j'avais besoin d'écrire tout ça, de le sortir. Même si personne ne me lit, ça m'a fait du bien. En vous souhaitant à tous une douce et agréable vie.

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#2 
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Agartha homme
Modérateur France
08 juin 2026 à 17:25
Salut,

Ton vécu me fait penser au mien sur plein de points : le cannabis qui m'a motivé, m'a accompagné une longue partie de ma vie, m'a apporté un vrai plus dans plein d'actions ; que ce soit étudier quand j'étais étudiant, aller à la salle, me motiver à manger, à ranger, peu importe.

Blue blob a écrit

Contre toute attente, cela m'apaise et m'endort. Une fois, j'ai pris 30 mg d'amphétamines et j'ai fait une sieste de deux heures juste après.

Je n'irais pas aller jusqu'à dire que le speed et les cathinones m'endorment, mais pareil que toi, ils m'apaisent beaucoup, me rendent plus fluide, plus concentré, moins désorganisé. Ils ont été de supers outils pour moi, me permettent de travailler de longues heures si j'en ai besoin, même en période de stress.

J'ai aussi déjà tapé mes meilleurs siestes en prenant du speed ou après avoir bu du café  lol

Blue blob a écrit

Ma consommation a l'air maîtrisée

pour rebondir sur cette phrase, mon avis est le suivant : tu es la meilleure personne pour savoir si ta consommation est maîtrisée ou non, et par "maîtrisée", perso si j'emploie ce terme c'est plutôt pour dire "est-ce que ma consommation me va?". Si la réponse est "oui", alors j'évite (même si ça paraît peut être contre-intuitif) de me poser trop de questions, je vis mes consommations, et j'essaye de ne pas en culpabiliser, même si je suis d'accord avec ton ressenti et ça m'arrive aussi de me culpabiliser alors que... des fois tout va bien ?

Je pense que c'est difficile de se défaire de l'image immiscée dans mon cerveau depuis mon plus jeune âge que "la drogue c'est mal, et si tu te drogues tu te fais du mal". Ca sort toujours des fois, des fois de façon peut-être pernicieuse, quand des amis ou des amours sont en jeu, se demander si l'on fait bien les choses, est-ce qu'on influence en bien ou en mal des gens ? ce genre de choses.

Blue blob a écrit

mais j'ai toujours cette voix dans la tête qui me répète que c'est mal. Je vis en colocation et ils ne savent rien pour l'H4 (ma copine, elle, est au courant), et je ressens comme une forme de honte.

perso ce que j'ai remarqué c'est que la honte lié à mes consommations vient souvent du fait de me cacher. Depuis quelques mois/années, j'ai réussi à grosso-merdo faire en sorte que tout mon entourage sache que je suis PUD, famille comprise. Et depuis ce moment, je ressens de moins en moins de honte quant à ma consommation, comme si cette dernière était corrélée à quel point j'ai une "double vie". Quand j'ai pu avoir le contexte requis pour assumer mes consos auprès des gens qui me sont chers, j'ai pu me défaire d'une honte, d'un poids latent qui se reposait sur mes épaules depuis longtemps. Malheureusement c'est difficile, voire quasiment impossible bien souvent... Mais je pense que c'est une expérience qui m'a ouvert les yeux. Avec du recul, je me dit que, peu importe de quoi on parle, mais dès qu'on est obligés de se cacher (pour éviter une perte de statut sociale, des amis qui s'en vont ou une famille qui te juge) d'un pan de sa personnalité, ça me paraît compliqué de bien vivre la chose. Et c'est applicable à la consommation de drogues, ou d'orientation sexuelle, de travail ou peu importe. C'est je pense à garder en tête.

Blue blob a écrit

Comme je connais parfaitement la dangerosité du produit, je m’impose une discipline depuis un an : une seule session, puis un mois complet de pause. Le matin, j'aime prendre mes 20 mg. C'est là que mes pensées deviennent fluides.

tu te mets tes propres règles, et tant mieux si ça te convient. Je l'ai déjà fait, mais perso je suis passé par l'entorse de ces mêmes règles, et c'est là où j'ai le plus subi et où j'ai eu le plus de mal à me positionner par rapport à ma conso, parce que je m'imposais des règles un peu hygiénistes, brutales et pas vraiment fondées. En fait, ça m'est arrivé de consommer des prods' plus souvent, avec moins de "restrictions", et de me sentir moins dépendant que d'autres prods sur lesquels j'avais des "règles de consommations" + strictes, en étant en genre de "lutte" pour pas trop consommer, même si c'est un peu contre-intuitif. C'est pas valable pour tout le monde ni tous les prods, j'imagine.


Hearts of stone they shatter too, on cold floors in their rooms
God, my soul is crying too
With endless tears, it's bruised
Guess I am way too used to being greedily used

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Salut Blue Blob salut ,

Je rejoins Agartha sur tout ce qu'elle a dit.

Mais je vais y ajouter une question : sais tu d'où vient ton propre questionnement ? Ce qui a déclenché cette interrogation sur ta conso' ?

La découverte de l'H ? (comme tu le dis

ceux qui savent savent.

wink )

Personnellement, c'est celle là qui m'avait poussé à me créer un calendrier strict de sessions.

Je pourrais dire que c'était par prudence, par sagesse, mais dans le fond c'était surtout parce que je l'aimais beaucoup trop, que j'avais vu d'assez près ce que ça donnait quand on perdait le contrôle avec celle là... et que ça m'avait fichu une trouille d'enfer.
(Sans compter les reportages vu à la tv, qui m'avaient bien fait intégrer inconsciemment que H = mal absolu)

Bref, de mon point de vue, il me semble que ta conso' ne te pose pas de problème particulier, autre que ce côté moral.
Est-ce que je me trompe ?

Biz'
Prends soin de toi


Respecter quelqu'un, c'est l'accepter comme il est. Pas comme tu voudrais qu'il soit.

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#4 
Blue blob homme
Nouveau membre France
09 juin 2026 à 12:25
Oui c'est vrai qu'en y réfléchissant bien, je suis carrément en accord avec mes consos. Mes régles me conviennent et je suis à l'aise avec.

J'espère qu'un jour ce "sentiment" de culpabilité s'estompera. Mais je ressent cela seulement avec les opis. Ils n'ont pas la même place pour les moldus et la ligne est infime pour basculer.

Merci pour vos retours prenez soin de vous. <3

Dernière modification par Blue blob (09 juin 2026 à 12:26)

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#5 
Karlaa femme
Nouveau membre France
Hier à 02:36
Salut, j’ai un avis tres tranché sur les consos en générale. Si tu as besoin de drogue pour fonctionner au quotidien c’est qu’il y a un probleme qq part!
Alors bien sûr la drogue peut être une béquille mais elle fragilise voir détruit l’équilibre psychique entre autre. Et ta culpabilité vient de ça peut-être. Inconsciemment tu sais que c’est pas bon.

Il est important de savoir pourquoi on consomme! Si c’est pr l’expérience mystique ou autre 2-3 fois par an suffisent.
Si c’est plus et s’il y a de l’alcool régulièrement, faut se poser les bonnes questions et consulter un psy! Au delà du côté addictif de la substance en elle même, c’est pas par hasard si on est ou devient dépendant.
Qu’en penses tu?
Reputation de ce post
 
Pas de jugements stp.Chacun estime s'il y a blem
 
Et la stigmatisation détruit les PUD....

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#6 
Kaltor homme
Nouveau membre
Hier à 11:49

Karlaa a écrit

Salut, j’ai un avis tres tranché sur les consos en générale. Si tu as besoin de drogue pour fonctionner au quotidien c’est qu’il y a un probleme qq part!
Alors bien sûr la drogue peut être une béquille mais elle fragilise voir détruit l’équilibre psychique entre autre. Et ta culpabilité vient de ça peut-être. Inconsciemment tu sais que c’est pas bon.

Il est important de savoir pourquoi on consomme! Si c’est pr l’expérience mystique ou autre 2-3 fois par an suffisent.
Si c’est plus et s’il y a de l’alcool régulièrement, faut se poser les bonnes questions et consulter un psy! Au delà du côté addictif de la substance en elle même, c’est pas par hasard si on est ou devient dépendant.
Qu’en penses tu?

C'est sympa de lui demander ce qu'il en pense après lui avoir dit que la drogue est pour ceux qui ont un problème, la drogue détruit l'équilibre psychiques etc

Ici, le but n'est pas de dire aux autres ce qu'ils doivent penser/faire, et en te demandant ce que tu en penses.

Tu peux parler de ton expérience personnelle, pas generaliser et ne plus poster les poncifs éculés de la drogue c'est le mal.

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#7 
silae homme
Adhérent PsychoACTIF France
Hier à 15:32
Bonjour,
Oui, il n'y a que des injonctions dans ton message, tu évoques la culpabilité de Blue blob, mais n'est-ce pas plutôt la tienne que tu lui colles sur le dos ?

[La drogue]

Karlaa a écrit

fragilise voir détruit l’équilibre psychique entre autre

Ça détruit l’équilibre psychique, et cette destruction serait « entre autre ». Ces autres choses doivent être bien effroyables pour ne pas les citer. En tout cas, ça ouvre à l’imagination de tes lecteurs sur tout ce que la drogue peut avoir de négatif, malgré la description que fait Blue blob sur ce que certaines drogues ont concrètement apporté de positif dans sa vie.

Masi d’où tires-tu cela que la drogue fragilise voir détruit l’équilibre psychique, de ton expérience personnelle, de la littérature ? Et d’abord c’est quoi la drogue ? Les produits illégaux seulement ? Ou bien l’alcool aussi, le café, le chocolat, le sport, le smartphone, les benzo que les médecins prescrivent à tour de bras, ou pif gadget magazine ?

Ce n’est pas le produit qui détruit, c’est l’usage qu’on en fait. On utilise des drogues extrêmement puissantes en médecine et cela sauve des vies (fentanyl, kétamine par exemple) et l’usage de drogues chez l’humain est millénaire et se retrouve dans tous les pays du monde.

Il y a des gens qui se détruisent avec l’usage qu’ils ont des drogues mais il ne faut pas généraliser, les consommations de drogue peuvent aussi apporter des bienfaits, d’abord du plaisir (oh mon Dieu, du plaisir, je me bouche les oreilles, en enfer vilain pêcheur !!), de la joie, du partage, des relations, de la création (que serait Dali sans psychédéliques, Baudelaire sans cannabis ou sans alcool ?), de l’apaisement, de nouvelles idées (pas pour rien que la MDMA, la kétamine et la psilocybine sont étudiées sur la dépression résistante ou sur les traumatismes car ils sortent la personne de ses boucles de pensée), etc.

Karlaa a écrit

Si tu as besoin de drogue pour fonctionner au quotidien c’est qu’il y a un probleme qq part!

Des problèmes on en a tous, et on cherche chacun des solutions pour les gérer. Ces solutions, elles ne sont pas toujours parfaites, et certaines sont bien sûr plus délétères que d’autres pour le cerveau (par exemple, regarder C News au quotidien). Des gens qui prennent des drogues au quotidien, il y en a des millions en France, des traitements psy, des traitements de substitution aux opiacés ou des consommateurs de drogues qui ne sont pas vendues en pharmacie.

Ainsi, un hyperactif peut prendre des amphet pour être plus apaisé et bien fonctionner (il serait « drogué » s’il prend de lui-même des amphet mais malade stabilisé s’il prend la ritaline prescrite par son médecin ?), des gens ont témoigné ici de ce que la méthadone a transformé totalement leur vie. Si des personnes vont mieux en prenant des produits au quotidien, et alors ? Il faudrait qu’elles s’interdisent d’en prendre et qu’elles souffrent toute leur vie, mais au bout promis, il y aura le paradis ?

Je trouve ces raisonnements judéo-chrétien culpabilisant vraiment toxiques et inefficaces. De mon côté, j’ai des problèmes, en effet, je le reconnais, et alors je fais quoi, je me tire une balle ? Et bien non, je consomme des drogues, parfois trop, et parfois, je les prends car je suis dans la fuite car je ne sais pas comment résoudre mes soucis. Je sais bien que consommer ne va pas régler mes problèmes et que si je consomme trop, ils vont s’aggraver, mais au moins, à un moment, je souffle, et si des gens sont pas d’accord avec ça, eh bien, je les emmerde.

Karlaa a écrit

Si c’est pr l’expérience mystique ou autre 2-3 fois par an suffisent.

Ça vient d’où ce chiffre ? C’est valable pour tout le monde ? Si on respecte pas ou qu’on n’y arrive pas, c’est mal, on va détruire notre équilibre psychique ? Je trouve vraiment ces injonctions d’une violence terrible…

Karlaa a écrit

Et ta culpabilité vient de ça peut-être. Inconsciemment tu sais que c’est pas bon.

Bonjour la psychologie de comptoir. Blue blob se sent honteux parce qu’il cache sa consommation d’opiacés à son entourage. Par ailleurs, il dit qu’il pense parfois que consommer est mal. Il faudrait voir déjà mal en quoi. Comme je disais, c’est plus l’usage qu’il faut interroger (et sa fonction, on est d’accord), que le produit lui-même. Moi je préfère la glace à la vanille et mon frère, celle au chocolat, en fait on s’en fout un peu du parfum, la problématique, c’est la manière dont on consomme, est-ce que cela a un impact négatif sur ma vie ou est-ce que cela m’apporte aussi des choses positives ?

J’ai moi aussi fait d’extraordinaires voyages avec la kétamine dont je me souviendrais toute ma vie, c’est impossible à décrire à quelqu’un qui ne connaît pas et en tout cas, il est impossible de vivre ces sensations sans ce produit je pense, je suis donc content d’avoir croisé sa route et me dis que le commun des mortels passe à côté d’une expérience incroyable.

Je consomme actuellement une came blanche du Laos, une UO Globe pure et l’effet est extraordinaire, un plaisir profond, puissant qui coule dans mon corps, un apaisement total, un sentiment de bonheur, de contentement absolu. Plaisir artificiel ? Oui et alors ?

Et je suis bien conscient que je dois retirer mon doigt du pot de miel car en prenant de la came, je deviens totalement passif dans ma vie, pourquoi faire la moindre chose alors qu’une nouvelle petite trace apaise et règle tout ? Et je connais bien sûr la dépendance violente engendrée par ce produit et j’ai donc ma stratégie d’arrêt après ces quelques jours de planage dans un tel bain de bonheur.

J’affine ma maîtrise du produit, mais souvent, je dépasse le cadre que je me suis fixé. C’est comme un bateau qui tire des bords pour remonter le vent, parfois je tire trop à droite, et quand vraiment je m’éloigne trop du chemin que je me suis fixé, eh bien, un moment je stoppe tout et je vire à gauche, et ainsi de suite, petit à petit, je remonte le courant, mais sans marcher au pas dans l’ornière des bons petits soldats prêt à suivre sans rechigner toutes les ordonnances des docteurs. Venez écouter les injonctions de l’autorité, et surtout, ne croyez pas tenir la barre tout seul, ne vous éloignez pas du chemin établi, école, travail, famille (hétéro), propriété privée d'une maison la plus grande possible, piscine, chien, voiture (Tesla ?), vacances, Rolex ? Seul, vous allez à votre perte ! Rappelez-vous de ce qui arrive à la chèvre de M. Seguin ! Chèvres de tous les pays, restez soumises à l’autorité de l’homme qui vous possède, il ne vous veut que du bien !

Saviez-vous qu’une autre version de cette histoire existe ? Lien

Toutes les chèvres ne sont pas aussi dociles que dans le fantasme de ce réactionnaire de Daudet !

Bref, même si je craque dans me consommations, j’ai bien pigé aujourd’hui que me sentir coupable ne m’apportait rien, et au contraire, me poussait à vouloir encore plus fuir et à me punir, et donc à consommer pour me faire du mal, de manière massive. Donc je craque, la chair est faible, puis ma raison reprend le dessus, je tire la barre dans l’autre sens, et je tâche d’avancer, même si parfois c’est la tempête, que les courants sont forts, et que des sirènes m’appellent pour goûter des nectars exquis mais dangereux.

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Les pendules à l'heure: bénéfices, fonctions, 0 culpabilité...pédagogie

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#8 
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Jehol homme
Psycho junior
Hier à 16:06

Karlaa a écrit

Salut, j’ai un avis tres tranché sur les consos en générale. Si tu as besoin de drogue pour fonctionner au quotidien c’est qu’il y a un probleme qq part!
Alors bien sûr la drogue peut être une béquille mais elle fragilise voir détruit l’équilibre psychique entre autre. Et ta culpabilité vient de ça peut-être. Inconsciemment tu sais que c’est pas bon.

Il est important de savoir pourquoi on consomme! Si c’est pr l’expérience mystique ou autre 2-3 fois par an suffisent.
Si c’est plus et s’il y a de l’alcool régulièrement, faut se poser les bonnes questions et consulter un psy! Au delà du côté addictif de la substance en elle même, c’est pas par hasard si on est ou devient dépendant.
Qu’en penses tu?

Salut.
Je vient de regarder tes differents messages et ils sont pratiquement tous dans le même délire, avec ce petit coté jugeant, je sais ce qui est bien.
Je me demande si tu as bien capté le but du forum ?
Qu'en penses tu ?

+1 avec Silae !

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#9 
Karlaa femme
Nouveau membre France
Hier à 17:39
Oui je comprends vos commentaires. J’me fais un peu l’avocat du diable…
J’ai exprimé ma pensée lucide et froide sur les consos « problématiques ». Et celles de Blue blob à travers son témoignage me semblent dangereuses. C’est mon simple avis.
J’ai bientôt 50 ans et j’ai consacré une bonne partie de ma vie à lutter contre les addictions et c’est très dur. Encore aujourd’hui j’y suis avec la coke. Je ne suis plus ds la culpabilité car j’ai compris mon souci de base avec les dépendances, mais la coke m’accroche bien, j’aime ça mais je me méfie et je ne veux pas sombrer, car je sais que le produit est toujours plus fort que soi!
Mon psychiatre dis que le manque (le vide, le mal etre)  fait parti de l’existence… il faut apprendre à vivre avec. Les écrivains et artistes s’en servent pour créer!
J’ai jamais perdu à l’esprit que vivre ds un corps et un esprit sain etaient la meilleure façon de se respecter et de respecter les autres. 
Je sais que la came est trop bonne et peut tout te prendre: santé, famille, amis, dignité, maison, travail…
Dc je ne glorifie jamais la came même si j’aime bcp ça!
Prenez soin de vous bises

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#10 
Jessiemabrune femme
Opi-loveuse French Polynesia
Hier à 20:37
Salut Kaarla salut ,


Karlaa a écrit

Oui je comprends vos commentaires. J’me fais un peu l’avocat du diable…
J’ai exprimé ma pensée lucide et froide sur les consos « problématiques ». Et celles de Blue blob à travers son témoignage me semblent dangereuses. C’est mon simple avis.
J’ai bientôt 50 ans et j’ai consacré une bonne partie de ma vie à lutter contre les addictions et c’est très dur. Encore aujourd’hui j’y suis avec la coke. Je ne suis plus ds la culpabilité car j’ai compris mon souci de base avec les dépendances, mais la coke m’accroche bien, j’aime ça mais je me méfie et je ne veux pas sombrer, car je sais que le produit est toujours plus fort que soi!
Mon psychiatre dis que le manque (le vide, le mal etre)  fait parti de l’existence… il faut apprendre à vivre avec. Les écrivains et artistes s’en servent pour créer!
J’ai jamais perdu à l’esprit que vivre ds un corps et un esprit sain etaient la meilleure façon de se respecter et de respecter les autres. 
Je sais que la came est trop bonne et peut tout te prendre: santé, famille, amis, dignité, maison, travail…
Dc je ne glorifie jamais la came même si j’aime bcp ça!
Prenez soin de vous bises

Tu as tout à fait le droit d'avoir ton avis (et heureusement lol ), mais certaines de tes phrases étaient très dures et culpabilisantes.
Personnellement, ça ne m'aurait pas blessée si on me les avait adressé, mais elles peuvent avoir un impact très négatif chez quelqu'un en pleine phase de réflexion, de remise en question ou de doute.
Bon, j'arrête de jouer les mères-la-vertue.
T'enquiquiner n'était pas l'objectif.
Promis.

En tout cas, tu as très bien fait l'avocat du diable lol

Biz'
Prends soin de toi


Salut Blue Bob salut ,

Comment ça va, toi ?

Biz'
Prends soin de toi


Respecter quelqu'un, c'est l'accepter comme il est. Pas comme tu voudrais qu'il soit.

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#11 
silae homme
Adhérent PsychoACTIF France
Hier à 23:00
Bonsoir Karlaa,
Quand tu parles de conso problématiques, c'est bien plus précis car cela renvoie à l'usage du produit, et pas au produit lui-même et donc à tous ces consommateurs qui seraient des "malades".

L'alcool est une drogue ultra addictive, dont le manque peut tuer, qui fait 60 000 morts par an en France, et pourtant, il y a des affiches pour vendre de l'alcool dans les gares, des promos dans les supermarchés, du markéting ++ pour inciter à acheter plus (1 pack acheté 1 pack à moitié prix, bah j'en ai pris 2 du coup et j'ai tout bu, bande de salopard !), des bars partout, des incitations ou pressions sociales ultra fortes pour boire après le travail avec ses collègues, dans nos loisirs, tout le temps ! Mais il y a tout de même pleins de gens qui arrivent à consommer de l'alcool sans que cette consommation soit problématique.

Tous les produits addictifs (dont le chocolat) peuvent avoir des usages problématiques, qu'ils soient légaux ou non (la légalité ne dit rien de la réelle dangerosité d'un produit, cf l'alcool, un des produits qui tue le plus au monde mais qui est accepté partout), et en effet, quand on est dans un usage problématique, là, on peut tout à fait parler de souffrance ou de destruction, sans faire semblant, sans être dans le déni.

J'ai moi-même une consommation problématique que j'essaye de réguler. Problématique signifie pour moi qu'elle m'apporte plus de négatif que de positif à cause de l'usage que j'en ai.

C'est pour cela que j'insiste sur l'usage, de nos comportements, nos souffrances, au lieu de rejeter la faute sur le produit lui-même. Ce qui cause l'addiction n'est pas le produit sinon tout le monde serait alcoolique puisque presque la totalité de l'humanité à bu de l'alcool.

Bref, je ne m'interdis aucun produit si je les aime, par contre, j'essaye de réguler par rapport à ce que j'en connais. Pour certain c'est facile, pour d'autres beaucoup moins. Par exemple, cette héroïne extraordinaire que j'ai, je peux en consommer 1 jour ou 2 mais si je continue je sais que derrière ça va être une souffrance abominable. Mais si j'en ai à la maison, je sais que je ne vais pas arriver à ne pas en prendre, donc comment faire ?

Acheter 1 gramme de pure, taper 80mg sur 2 jours et jeter le reste ?

C'est là vraiment un problème de gestion de moi avec moi-même avec une consommation extrêmement difficile à gérer pour que celle-ci me fasse pas plus de mal que de bien. C'est délicat, mais je pense que je peux finir par trouver un équilibre avec cela à bientôt 40 ans.

En tout cas, ce n'est pas de me flageller sur la faiblesse de ma volonté qui m'aide, ni le fait de me dire que je me détruis les poumons quand je fume du crack. Ces sentiments négatifs m'enfoncent au contraire dans une toujours plus grande autodestruction.

J'essaye aujourd'hui au contraire la bienveillance. Si je craque c'est que je vais mal, que je suis dans un moment de fragilité, et il ne faut pas en ajouter avec des images négatives. J'accepte d'avoir cédé et je reprends des forces pour redresser la barre et pour éviter de me proder des jours et des jours, je stoppe à nouveau, remonte sur le cheval et essaye chaque semaine de développer d'autres temps en dehors des drogues, et par là, me construire aussi une identité et un vécu différent, qui n'est pas celui d'une personne toujours sous effet, en descente ou en manque.

Dernière modification par silae (Hier à 23:01)

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