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Blue blob a écrit
Contre toute attente, cela m'apaise et m'endort. Une fois, j'ai pris 30 mg d'amphétamines et j'ai fait une sieste de deux heures juste après.
Je n'irais pas aller jusqu'à dire que le speed et les cathinones m'endorment, mais pareil que toi, ils m'apaisent beaucoup, me rendent plus fluide, plus concentré, moins désorganisé. Ils ont été de supers outils pour moi, me permettent de travailler de longues heures si j'en ai besoin, même en période de stress.
J'ai aussi déjà tapé mes meilleurs siestes en prenant du speed ou après avoir bu du café lol
Blue blob a écrit
Ma consommation a l'air maîtrisée
pour rebondir sur cette phrase, mon avis est le suivant : tu es la meilleure personne pour savoir si ta consommation est maîtrisée ou non, et par "maîtrisée", perso si j'emploie ce terme c'est plutôt pour dire "est-ce que ma consommation me va?". Si la réponse est "oui", alors j'évite (même si ça paraît peut être contre-intuitif) de me poser trop de questions, je vis mes consommations, et j'essaye de ne pas en culpabiliser, même si je suis d'accord avec ton ressenti et ça m'arrive aussi de me culpabiliser alors que... des fois tout va bien ?
Je pense que c'est difficile de se défaire de l'image immiscée dans mon cerveau depuis mon plus jeune âge que "la drogue c'est mal, et si tu te drogues tu te fais du mal". Ca sort toujours des fois, des fois de façon peut-être pernicieuse, quand des amis ou des amours sont en jeu, se demander si l'on fait bien les choses, est-ce qu'on influence en bien ou en mal des gens ? ce genre de choses.
Blue blob a écrit
mais j'ai toujours cette voix dans la tête qui me répète que c'est mal. Je vis en colocation et ils ne savent rien pour l'H4 (ma copine, elle, est au courant), et je ressens comme une forme de honte.
perso ce que j'ai remarqué c'est que la honte lié à mes consommations vient souvent du fait de me cacher. Depuis quelques mois/années, j'ai réussi à grosso-merdo faire en sorte que tout mon entourage sache que je suis PUD, famille comprise. Et depuis ce moment, je ressens de moins en moins de honte quant à ma consommation, comme si cette dernière était corrélée à quel point j'ai une "double vie". Quand j'ai pu avoir le contexte requis pour assumer mes consos auprès des gens qui me sont chers, j'ai pu me défaire d'une honte, d'un poids latent qui se reposait sur mes épaules depuis longtemps. Malheureusement c'est difficile, voire quasiment impossible bien souvent... Mais je pense que c'est une expérience qui m'a ouvert les yeux. Avec du recul, je me dit que, peu importe de quoi on parle, mais dès qu'on est obligés de se cacher (pour éviter une perte de statut sociale, des amis qui s'en vont ou une famille qui te juge) d'un pan de sa personnalité, ça me paraît compliqué de bien vivre la chose. Et c'est applicable à la consommation de drogues, ou d'orientation sexuelle, de travail ou peu importe. C'est je pense à garder en tête.
Blue blob a écrit
Comme je connais parfaitement la dangerosité du produit, je m’impose une discipline depuis un an : une seule session, puis un mois complet de pause. Le matin, j'aime prendre mes 20 mg. C'est là que mes pensées deviennent fluides.
tu te mets tes propres règles, et tant mieux si ça te convient. Je l'ai déjà fait, mais perso je suis passé par l'entorse de ces mêmes règles, et c'est là où j'ai le plus subi et où j'ai eu le plus de mal à me positionner par rapport à ma conso, parce que je m'imposais des règles un peu hygiénistes, brutales et pas vraiment fondées. En fait, ça m'est arrivé de consommer des prods' plus souvent, avec moins de "restrictions", et de me sentir moins dépendant que d'autres prods sur lesquels j'avais des "règles de consommations" + strictes, en étant en genre de "lutte" pour pas trop consommer, même si c'est un peu contre-intuitif. C'est pas valable pour tout le monde ni tous les prods, j'imagine.
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,ceux qui savent savent.
)
Personnellement, c'est celle là qui m'avait poussé à me créer un calendrier strict de sessions.
Je pourrais dire que c'était par prudence, par sagesse, mais dans le fond c'était surtout parce que je l'aimais beaucoup trop, que j'avais vu d'assez près ce que ça donnait quand on perdait le contrôle avec celle là... et que ça m'avait fichu une trouille d'enfer.
(Sans compter les reportages vu à la tv, qui m'avaient bien fait intégrer inconsciemment que H = mal absolu)
Bref, de mon point de vue, il me semble que ta conso' ne te pose pas de problème particulier, autre que ce côté moral.
Est-ce que je me trompe ?
Biz'
Prends soin de toi
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