[ Arrêt & Sevrage ]
Mon histoire et mon rapport au canna

#1 
carnage.az non binaire
Nouveau membre France
Aujourd'hui à 01:57
Bonsoir,

! Attention c'est TRÈS long !

Comme vous pouvez voir je n'ai qu'un seul post pour le moment, dans le forum des présentations.
J'ai toujours eue très très peur de poster peu importe la plateforme ou le sujet donc désolée d'avance si il y a des choses que je fais mal !

Ça fait des années que je connais psychoactif et je cherche peut être mal mais j'ai jamais trouvée de situations à laquelle je m'identifie assez.

J'ai commencée à fumer il y a à peu près 3/4 ans. Je saurais honnêtement pas dire quand (amnésie traumatique), car je suis assez sûre que le traumatisme qui m'a fait commencé à consommer tout les jours à mon deuxième joint ever est le responsable le plus important de mon addiction.

Très très vite, j'ai donc commencer à ne plus me nourrir en cours pour pouvoir m'acheter de quoi fumer au lieu  d'aller au magasin, comme beaucoup de gens ici je pense. Trainant par choix uniquement avec de grands fumeurs j'ai très vite atteint une conso d'entre 8 et 15 joints par jour d'entre 0,10g et 0,30g, uniquement grâce à cet argent ainsi que les fréquentations que je m'étais choisis.

Jusqu'à la ça va car une fois que ma résistance au thc avait rattrapée ma conso quotidienne c'était facilement les meilleurs moments de ma vie.

Mes tout premiers souvenirs d'enfance ont des rapports très proche avec la dépression qui je pense était sévère, car je n'ai pas souvenir de ressentir autre chose que de vouloir me tuer.

Avec le temps j'étais juste devenu vide, sauf pendant 1 an à l'école avant que je commence a fumer, puis en voyant que je replongeai dans cet état j'avais découvert le produit sacré.
Puis tout allait bien.

Je sais qu'il ne faut pas glorifier la drogue, et mon cerveau est d'accord mais mon cœur il n'est pas persuadé du tout. C'est comme si mon corps met toute sa survie sur le canna. C'est comme si je pouvais réellement plus vivre sans, ce qui est normal car c'est aussi ça les défis d'un sevrage. Mais là je pense que c'est différent.

J'ai toujours eue du mal avec tout en général, je me suis faite harceler quasi toute ma scolarité parce que j'étais cet enfant bizarre et premier degré, qui comprenait pas ses camarades et que ses camarades ne comprenaient pas non plus. Je pense honnêtement être autiste même si je ne l'ai jamais dit, car ça va maintenant faire 6 ans que je fais des recherches intensive sur le sujet quasi tout les jours, et je n'ai rien trouvé d'autre.

Malheureusement je ne suis pas professionnel de santé donc peut être que je me trompe. Mais si j'ai raison, j'ai entendu du psychiatre en troubles du neurodeveloppement dire que le THC atténue certains "symptômes" de l'autisme, et si ma théorie est correct je comprendrais d'un coup pourquoi ma vie était devenue meilleure quand j'avais commencée.

Entre la vie sociale dont je découvrais
constamment chaque aspect, et le sentiment d'être enfin à minimum comprise et non pas jugée dans une conversation, j'aurais jamais pu rêver de mieux.

Cela dit je suis encore étudiante, à cause de mes problèmes mentaux et mes qq traumas de l'école et des rapports d'autorité en général, impossible de travailler, de gagner de l'argent, quoi que ce soit.
En ce moment c'est vraiment très dur financièrement, on a un loyer qui nous prends tout notre argent, une mère narcissique qui pense qu'à sa tête, et deux sœurs gentilles mais complètement immatures et toxiques. Je me retrouve donc à devoir payer énormément de mes dépenses du jour au lendemain, ça va faire maintenant 8 mois que je n'ai plus l'argent pour ma consommation habituelle et je n'en peux plus.

On m'a toujours dit que les symptômes de sevrage duraient 2 à 6 semaines maximum. Et je n'ai certe pas arrêté mais il m'est arrivé de plus pouvoir fumer, 2 fois où ça m'a ramené à l'hôpital car le craving me déclenche des crises suicidaires si intense que je ne sais honnêtement plus combien de temps je vais pouvoir lutter.

À l'heure où j'écris ça, ça va faire déjà 4h que je pleure sans pose. Je n'en peux absolument plus, j'ai des sorte de phases boulimique une fois par semaine puis je mange quasiment rien, malgré le fait que je crève de faim je vomi tout ce qui est en trop pour mon estomac.

Les douleurs musculaires j'ai même pas envie d'en parler, le pire c'est les insomnies à cause des crises d'angoisse et des crises suicidaires, je passe mes nuits a pleurer jusqu'à ce que ma langue ne se réhydrate plus.

Et je n'ai aucun moyen d'obtenir l'argent dont j'ai besoin pour ma conso car je suis beaucoup trop au fond du trou.

Bien sûr idéalement je devrais arrêter, mais malgré tout mes efforts je n'ai toujours pas trouvée de "pourquoi".
Une vrai raison qui me tient a cœur parce que jusqu'à la c'était mon seul soutien.

Au cours de ces 8 mois mes problèmes sont devenus si important depuis que je consomme plus que je ne peux même plus aller en cours.
Étant mineure à cette époqu, pour la première fois j'avais réussi a convaincre ma famille d'accepter un suivi chez un psychologue, qui au bout de 3 rendez vous ne voulais plus me voir.

Au cours de ces 8 derniers mois, les psychiatres et psychologues m'ont refusé en tout 5/6 fois.
j'ai comme souvenirs a peu près 7 rendez vous d'introduction avec le soignant.

À chaque ils disaient que mon cas était trop complexe pour mon profil et me renvoyait à l'hôpital.
Malheureusement mes 4 passages a l'hôpital qui pourtant est sensé avoir une des meilleures unité psy de ma ville m'ont complètement snobber.

C'est un peu compliqué donc je vais juste vous résumer l'avis des médecins et psy que j'ai vue dans l'ordre :

- 1ere psychologue : Vous avez une dépression légère et une grande phobie scolaire que vous allez réussir a guérir vous inquiéter pas ! aller c'est la fin

- 2eme psychologue : c'est la seule de tout mon parcours qui a mentionné la possibilité d'un trouble du neurodeveloppement à ma famille (j'étais toujours mineure) malheureusement ils n'y ont juste pas cru et l'ont pris à la rigolade.
Première fois que je mentionne ma consommation de canna, elle me dit ensuite qu'elle refuse catégoriquement de me prendre tant que j'ai pas complété un sevrage. Je me retrouve toute seule.

- 1 psychiatre : je convainc enfin au moins une de mes sœurs qu'un psychiatre ce n'est pas seulement pour ceux qu'elle qualifie de "fous". Un vieux, très vieux que m'a sœur avait trouvée accepte de me prendre en charge. il me dit ensuite que c'est impossible que je sois autiste car je suis "réactive" (frrt ????) et que mes crises suicidaires viennent du fait que je déteste mon entourage, que je suis égoïste et que ma mère n'a rien fait pour mériter ça (déjà rien que ça j'suis qu'à moitié d'accord mais bon)
Lors du 2e rdv son excuse c'est que c'est la mentalité de Garibaldi, apparemment un philosophe célèbre, ce qui avait énormément plu a ma sœur et à ma mère dont c'est le philosophe préféré. j'ai donc dû subir quelques séances de plus où je ne faisais qu'aller plus mal car je ne parlais littéralement que 5 secondes en une séance, et où tout le reste j'entendais des choses ignoble dite sur moi, en me regardant dans les yeux.


- 2 psychiatre :Je convainc ENFIN ma sœur que il me fait du mal (d'ailleurs après tout ce temps elle me fait encore culpabiliser) il me dit qu'il connaît aucun addicto et me recommande d'aller à l'hôpital pour ce sujet, cela dit il peut me prescrire un traitement.
j'ai donc prozac + atarax mais en trop petite dose pour que ça change réellement qq chose à ma vie.

- Urgence 1 : j'ai failli faire une ts pendant une crise de manque ou j'avais plus l'argent pour me racheter du canna donc j'appelle les urgences. Eux me prescrivent du loxapac et me relâchent en disant que j'ai juste une depression  un peu forte mais pas trop, et que je devrais arrêter le traitement de mon psychiatre et simplement prendre un loxapac lors de mes crises (je sais pas trop c'est quoi une crise d'angoisse j'ai jamais compris la définition en vrai du coup maintenant je vais juste appeler ce des crises.) Je me souviens d'ailleurs apprendre que le "psychiatre" était enfaite un INTERNE qui m'avais prescrit un centre laser anti tabac  pour mon sevrage au canna.
Non seulement il à refuser ma demande d'hospitalisation car "je pense pas que tu veuilles trainer avec des schizo" (le respect ??????), il m'a prescrit quelque chose qui était dangereux pour mon profil, et m'a fait arrêter un traitement du jour au lendemain. D'ailleurs un seul appel avec le centre et ils ont eux même dit que ça n'avait absolument aucun sens que je fasse mon sevrage avec eux au vu de ma situation.

Pour revenir au loxapac. Je suis malheureusement ce conseil, et je découvre une des pires sensations que j'ai vécu. Puis la prise de ce truc m'a rendu excessivement parano pendant les 2/3 mois qui suivent, je me surprends encore entrain de paniquer et penser qu'un étranger va me tuer et me faire du mal sur place. j'arrête donc immédiatement au bout de la 4e prise. J'aimerais bien d'ailleurs avoir votre avis sur ces prises, ont elles vraiment pu influencer mon cerveau à ce point ? Avec autant de rendez vous et autant d'avis brutalement différent je ne sais vraiment plus quoi croire.

Psychiatre 2 : Je reviens et je lui explique, il prends 3 rdv a me dire qu'il me remplira un certain papier donc j'avais besoin pour l'école, et a me re prescrire mon traitement, ce qu'il m'avait promis de faire. Ma sœur décide donc d'arrêter de le payer, je me retrouve donc seule.

Urgences 2 : On se retrouve aux urgences une deuxième fois, sans intérêt, ils me relâchent car pas d'unité psy et pas de médecins sur place, je me retrouve encore une fois toute seule avec toute cette douleur sur le dos, juste parce que j'ai besoin de canna pour être heureuse.

Maintenant j'ai enfin pu commencer un tour nouveau suivi cette fois au CMP de chez moi, et ce même pas grâce à un psychiatre/psychologue que j'ai payée, mais grace à mon école qui à vu que ça n'allait pas et qui ont contacté littéralement tout les CMP de ma zone, que ce soit dans mon secteur ou pas.

Mon premier rendez vous avec les infirmiers s'est pas très bien passé car eux non plus comprenaient pas que la c'est littéralement une question de temps avant que je me tue. Parce que j'en peux plus de cette vie ou j'ai besoin de fumer pour être heureuse, et que le seul moment où j'ai eue une volonté d'arrêter on m'a traîné dans les 4 coins de ma ville pour me dire que ça sers à rien de me soigner.

Heureusement la psychiatre a qui ils ont communiqué mon cas, qui elle est dans un autre CMPP cette fois, à compris que c'était à minimum urgent. Mais elle, contrairement à tout les autres médecins m'a dit que l'important c'est d'abord de stabiliser ma santé mentale, puis de s'occuper de la fumette, et ce uniquement quand j'irais bien. Mais même avec un traitement j'arrivais pas à être bien sans fumer, il était peut être trop léger, j'en sais rien et j'ai rarement été aussi perdue dans ma vie.
Au final j'ai plus envie d'arrêter.
À cause de toutes ces choses qui se sont passées juste parce que j'allais mieux j'ai justement envie de m'y accrocher encore plus.

J'ai encore moins de moyens qu'avant, ce mois si par exemple j'ai même pas pu garder 10e à mettre dedans, je suis obligée d'attendre que ma sœur parte au travail (pas la même que mentionnée avant) et de lui voler 0,3 par 0,3 car sinon elle se rends compte. Et vu que depuis petite elle n'a aucune confiance en moi, même quand j'ai pas pioché dans son stash la faute reviens sur moi. En parlant de ma sœur, elle rends mes cravings 10x pire. Il y a des jours qui commençaient par des crises car elle ne crois pas aux addictions ni aux problèmes mentaux. Pour elle je fais tout ça pour l'attention et ses seules réponses pendant ces 5h de pleurs c'est "ta gueule". Je peux comprendre que ça l'a soule mais je ne l'ai jamais entendue s'excuser pour l'odeur qu'elle fout dans toute la maison et qui me déclenche des crises de manques très três sévères.

En parlant de cette sœur en particulier, je pense qu'il est important de le préciser que très jeune, elle et ma mère m'ont forcé plusieurs fois à prendre des chamois magiques et du LSD avant mes 17 ans car ça va me "guérir",
il faut savoir que ma première prise de champi magiques était a 15 ans,
et qu'après 1,5 an on m'a forcé à prendre l'équivalent de 3 toncs d'LSD de 250u étalé sur 2 semaines.

Les champis étaient une très bonne expérience, cela dit le L m'a réellement bousillé le cerveau même si les trips étaient objectivement bien, jusqu'à maintenant j'ai du mal avec les constructions de phrases à l'oral et à l'écrit par exemple.

Tout est assez en bordel, mais je n'ai jamais tout regroupée en un seul écrit comme ça, donc vraiment navré pour la construction, les fautes etc


Ça m'étonnerait pas que ce post soit retiré à cause de son manque de structure et de sa longueur, mais si quelqu'un à eue l'occasion de lire mon témoignage jusqu'au bout, merci du fond du cœur pour ce temps et cette attention. Je pleure encore car j'ai rien à fumer, ça va presque faire 6h maintenant, j'ai eue qu'une seule pause. Je suis exténuée je peux plus continuer comme ça.

En bref, à cause de toutes ces rendez vous, j'ai tout sauf envie d'arrêter de fumer, malheureusement j'ai plus du tort l'argent pour, je me sens coincée et perdue.

Dernière modification par carnage.az (Aujourd'hui à 02:58)

Hors ligne

 

Remonter
Pour répondre à cette discussion, vous devez vous inscrire

Sujets similaires dans les forums, psychowiki et QuizzZ

logo Psychoactif
31
[ Actualité ]
Qui est pour la légalisation du canna ? 
 0, 2541 vues, dernier message : 21 févier 2026 par miawallace222

2
[ Aspect, gout & odeur ]
Canna en confinement 
3883 vues, dernier message : 08 avril 2020 par Tardifloran

logo Psychoactif
0
[ Conduite et cannabis ]
Canna\ test permis 
4556 vues, dernier message : 10 mai 2018 par Kœnigmarko

logo Psychoactif

logo Psychoactif
[ QuizzZ ]
Evaluer votre dépendance au cannabis
14105 personnes ont déja passé ce quizzz !

Psychoactif » Forums » Cannabis
 » [ Arrêt & Sevrage ] Mon histoire et mon rapport au canna

Psychoactif
Psychoactif est une communauté dédiée à l'information, l'entraide, l'échange d'expériences et la construction de savoirs sur les drogues, dans une démarche de réduction des risques.

 
logo Don Soutenez PsychoACTIF

Droit d'auteur : les textes de Psychoactif de https://www.psychoactif.org sont sous licence CC by NC SA 3.0 sauf mention contraire.


Affichage Bureau - A propos de Psychoactif - Politique de confidentialité - CGU - Contact - flux rss Flux RSS