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cependant a écrit
Du coup, que tu te retrouves en manque à cause du médecin qui ne veut pas assumer ce qui a initié, je trouve ça extrêmement violent !
Je rejoins totalement Cependant.
C’est comme avec la mise sur la liste des médicaments stupéfiants du Tramadol et de la codéine: avant cette décision, ça prescrivait joyeusement, dans tous les sens, j’en suis témoin, je me suis sortie juste à temps d’une énorme et très longue addiction au Tramadol. J'ai pu m’en faire prescrire pendant une longue période très facilement.
Et pour ceux qui n’ont pas eu le temps, ou tout simplement la possibilité comme moi, de trouver une solution avant la date effective de la loi se sont retrouvés avec des médecins qui leur avaient joyeusement prescrit du Tramadol (je parle du Trama car c'était mon combat, mais il en a été exactement de même pour toutes les préparations à base de codéine), la nouvelle loi faisant planer sur eux un contrôle accru en cas de prescription, hop, on coupe les vannes, certains médecins ayant prescrit sur des années ce type de molécules à des patients ont refusé net de continuer, du jour au lendemain.
Je peux te dire que j’en ai entendu des vertes et des pas mûres, au CSAPA dans lequel je suis passée (1 an avant la prise d'effet de cette loi) du Tramadol à la Méthadone.
OrgaWZ a écrit
En tout cas ton médecin il/elle a oublié le serment d’Hippocrate je crois !
J'allais écrire la même chose.
J'ai remarqué avec dégoût à quel point il est facile pour certains médecins de contourner le serment d’Hippocrate.
Je pourrais te raconter une ou deux petites histoires pas piquées des vers, qui prouvent que ce serment, en lequel j’avais bêtement foi auparavant, ne représente en réalité pas grand-chose, et se contourne sans vergogne.
C’est PRÉCISÉMENT LE CAS DE LA MÉDECIN QUI TE SUIS.
Tu dis "Elle n'aime pas ça du tout."
Mais et toi, tu aimes peut-être te retrouver à être soit obligée de souffrir un peu tout le mois, en respectant les posologies visiblement insuffisantes (elle ne doit clairement pas savoir les douleurs atroces que cause une endométriose, celle-là
), ou bien essayer de te soulager tant bien que mal, en te retrouvant "en rade" en fin de mois, avec un traitement qu'il est IMPOSSIBLE d'arrêter du jour au lendemain?
Un chevauchement n'est pas un "risque" que prend le médecin, il doit simplement être capable de le justifier en cas de contrôle.
Dans ton cas, c'est très simple.
Tu ne t’es pas juste foulé le petit doigt, hein.
L’endométriose est de plus en plus mise sur le devant la scène comme une affection MAL PRISE EN CHARGE au niveau de la douleur, et on sait maintenant à quel point elle peut être douloureuse, vicieuse et polymorphe.
Donc te laisser te démerder avec un traitement visiblement insuffisant, tout en NIANT ta douleur, si je te lis bien, elle a DÉCRÉTÉ que l’Oxynormoro "agit sur les douleurs chroniques", c’est vrai, mais a t-elle pensé à revoir le dosage? Visiblement, non. Ah, et "Il faut que tu arrêtes..." Cette phrase me met dans une colère noire.
Il faut que tu arrêtes quoi? D’avoir mal?
D’oser le dire?
C’est typiquement le genre d’ignominies que tant de médecins se permettent, sachant parfaitement détenir "le pouvoir", si je puis m'avancer sur ce terrain, on se permet de penser à ta place, ET d'évaluer TA douleur à TA place.
Je bous de bon matin (il est 6h25, et je suis déjà remontée comme une pile!
)
C'est intolérable, et j'espère que tu en as conscience.
Donc:
-Premièrement, s’agit t-il de ton/ta médecin traitant(e)?
Et si tu allais voir un peu ailleurs, tu dis être dans un désert médical, donc j'imagine que tu n’as pas vraiment de choix, je demande juste au cas où...
-Deuxièmement je suivrais les conseils de Cependant.
cependant a écrit
mais perso si je me retrouvais dans la même situation, vu que j'habite en ville en ce moment, j'irais à une distribution gratuite de méthadone (ça dépend des villes, il n'y a que dans les grandes villes de France.
Est t-il possible de faire un peu de route jusqu'à une ville disposant de ce type d'accueil?
Rester "sans rien" pendant plusieurs jours, de peur de déranger cette chère docteure n’est pas envisageable.
Soit tu as la possibilité de faire de la route pour accéder à une distribution de Méthadone, soit, et je pense que c’est ce que je ferais à ta place: Tu la sollicites.
Oui, une fois de plus.
Qu’elle soit contente ou non, tu t’en tamponnes.
C’est SON travail que de soulager la douleur de ses patients. Tu n'es pas dans le mésusage, à demander des chevauchements tous les 4 matins sans réelle justification, non, TU AS MAL!
(Je suis désolée pour l'emploi intempestif des majuscules, mais cette situation me met hors de moi!
)
Ne la prends pas "frontalement", ce genre de toubibs détestent être contredit, je sais, c’est horripilant, mais mieux vaut pour mettre toutes les chances de ton côté, la brosser dans le sens du poil.
As-tu son email? À ta place, encore une fois, j’essaierais de pondre un mail où tu expliques ton désarroi vis-à-vis de ces demandes de chevauchement, mais que tu es devant une situation insoluble, les douleurs étant trop violentes, tu es systématiquement obligée de consommer plus que ce qui t’es prescrit, en insistant bien sur le fait que c’est dans l'unique but de soulager ta douleur, et certainement pas pour un usage récréatif, que tu ne sais plus comment faire, que la douleur hante tes journées, qu'elle "gère ta vie", et que tu te retrouves dans l'obligation de surconsommer un tout petit peu, et que tu ne peux pas te retrouver à court du jour au lendemain, que le sevrage brutal te terrorise, et à juste titre: ce sevrage, sec, est purement infernal.
Gardes bien une copie de ce mail/SMS, et dis-nous ce qu’elle te répond.
Tu es couverte jusqu'à quand, là?
Crois-tu que c’est normal, humain, de se retrouver à préparer un sevrage sec, en faisant le plein d’Immodium et en se préparant à la souffrance physique et psychologique IMMONDES provoquée par ce genre de sevrage brutal?
Elle ne peut légitimement pas te laisser ainsi.
Dans ton mail/SMS, insistes bien sur le fait que tu es terrorisée par cette perspective (n'importe qui le serait, crois-moi.)
Elle ne pourra pas ignorer ta demande.
Vraiment, je suis de tout cœur avec toi, et je croise les doigts pour que tu sois entendue, à savoir que cette "médecin" reconnaisse que sa prescription est insuffisante, et que c'est précisément de ce fait que tu te retrouves à devoir demander des chevauchements régulièrement.
Viens nous donner des news, et puis nous sommes là, à tout moment, n'hésites surtout pas si tu te sens mal, ici tu ne seras jamais jugée, mais épaulée, écoutée!
Vraiment, ton histoire me prend aux tripes, je vais suivre avec attention la suite des événements, en espérant de tout coeur que les choses vont bouger pour toi. Plein de Biz, Myna
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Non mais O.M G:,je n'imagine même pas ce que cela doit être.
Le manque est une de mes plus grandes terreurs, et l’idée d’un sevrage sec me colle des angoisses violentes rien que d’y penser.
Alors un double sevrage sec opiacés-benzos, j'avoue que je ne sais même pas comment on tient. Comment on passe au travers d'un truc pareil.
Comment on tient debout déjà.
Si je ne m’abuse, ces deux sevrages sont connus pour être les plus difficiles (et dangereux pour ce qui est du sevrage sec aux benzodiazépines...)
Tu prenais des dosages importants (de benzos, de Méthadone, des deux) ou plutôt light lorsque tu t’es retrouvé dans cette situation proprement infecte?
Cette expérience a du être... Terrible, et le mot est bien trop faible, je n'ai pas le bon adjectif, plusieurs me viennent à lesprit: immonde, affreux, infernal, ingérable, atroce, abominable...
Et la liste est loin d'être exhaustive.
Tu as du faire preuve d’une très grande force pour traverser cela.
Et je suis désolée que tu aies eu à vivre pareille horreur.
Prends bien soin de toi!
Myna
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! C’était en plein été et la chaleur aide pas en plus. À vrai dire je ne sais même pas comment j’ai tenu, j’ai fait tous les hostos de Barça le mieux que j’ai eu c’est deux valium 5mg, pour que j’en sois réduit à simuler une crise d’épilepsie il en faut. Je crois que le pire dans tout ça c’est les benzos, la métha bon c’est comme une grosse grippe bien carabinée, mais le manque de benzos pour moi c’est le pire du pire. Entre les tremblements, les attaques de panique à répétition, les nuits sans sommeil... ça m’a marqué à vie je crois, c’est ma pire expérience dans tout ce qui est lié aux produits ! Heureusement y’a une auberge de jeunesse où j’ai aterri qui était tenue par des baba cool j’ai pu y trouver quelques bons joints d’herbe, ça m’a bien aidé.
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Petitchat_09 a écrit
Je pourrai toujours aller demander une avance minime à la pharmacie pour tenir mais je l'ai deja fait une fois et je veux pas les deranger.
Salut,
Ce n'est pas "les déranger", ils font leur travail ! À ma pharmacie il me l'ont dit clairement, si jamais je me retrouvais dans une situation où je n'ai pas pu avoir mon ordo, ils ont le droit (voire même le devoir au vu de la situation où on peut se retrouver en manque à cause d'un médecin !) de dépanner...
Et vu qu'en plus le prochain rdv sera avec une remplaçante aucune crainte vis à vis de ton médecin.
Sincèrement, ce n'est pas agréable de " quémander " à la pharmacie, mais souffrir à cause du manque+douleurs c'est juste inconcevable pour moi.
Et surtout, je pense que j'ai tout à y gagner à me défaire de la culpabilité. Si je vais chez le médecin/pharmacie en me sentant fautive (fautive de quoi ? D'avoir initié un médoc qu'on m'a proposé, alors que la littérature scientifique démontre clairement qu'une tolérance existe bel et bien ? D'avoir mal comme le disait Mynight ?), l'autorité qu'ils exercent me fera tomber encore plus dans l'auto stigmatisation...alors que les fautifs, ceux qui manquent de compétences sont eux
Un médecin ou pharmacien est payé pour l'énorme responsabilité de *prescrire* (c'est à dire une injonction à suivre un conseil) une molécule, c'est le minimum qu'il le fasse a) en connaissance de cause b) en assumant ses actes et en assurant à la personne qui suit de ne pas souffrir
Les pharmaciens aussi jurent de ne pas laisser dans la souffrance les patient, la continuité thérapeutique n'est pas un caprice !!
Vraiment, aujourd'hui c'est samedi, la pharmacie est encore ouverte, elle ne le sera pas demain, je t'invite à leur présenter la situation, tu ne les déranges pas (même s'ils peuvent te faire croire cela !), c'est leur travail...
Du courage
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Petitchat_09 a écrit
Petit update apres passage à la pharmacie où je leur ai expliqué le problème ! Ils m'ont dépannée de 5 cp et demandé de rappeler mon medecin lundi pour lui expliquer et avancer la consultation ! Bon du coup ça me divise mon traitement par 2 entre aujourd'hui et demain mais au moins je ne suis pas sans rien..
Désolée je n'avais pas vu ton message !
C'était la meilleure choses à faire, même si ce n'est pas idéal d'avoir à peine le minimum c'est bien un soulagement par rapport à une rupture de traitement...
Maintenant sur les boites le marquent en rouge "Attention ça peut enduire une dépendance", ce message n'est pas adressé qu'à nous, c'est aussi pour les soignants, qui se rendent compte des réalités physiologique de la tolérance ou dépendance et ils agissent de conséquence pour trouver des solutions !
Tu n'as pas à culpabiliser, de toute évidence tu n'as pas été bien accompagnée... Mais j'espère sue tes prochains rdv se passeront mieux !
Tiens nous au jus
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cependant a écrit
Petitchat_09 a écrit
Je pourrai toujours aller demander une avance minime à la pharmacie pour tenir mais je l'ai deja fait une fois et je veux pas les deranger.
Salut,
Ce n'est pas "les déranger", ils font leur travail ! À ma pharmacie il me l'ont dit clairement, si jamais je me retrouvais dans une situation où je n'ai pas pu avoir mon ordo, ils ont le droit (voire même le devoir au vu de la situation où on peut se retrouver en manque à cause d'un médecin !) de dépanner...
Et vu qu'en plus le prochain rdv sera avec une remplaçante aucune crainte vis à vis de ton médecin.
Sincèrement, ce n'est pas agréable de " quémander " à la pharmacie, mais souffrir à cause du manque+douleurs c'est juste inconcevable pour moi.
Et surtout, je pense que j'ai tout à y gagner à me défaire de la culpabilité. Si je vais chez le médecin/pharmacie en me sentant fautive (fautive de quoi ? D'avoir initié un médoc qu'on m'a proposé, alors que la littérature scientifique démontre clairement qu'une tolérance existe bel et bien ? D'avoir mal comme le disait Mynight ?), l'autorité qu'ils exercent me fera tomber encore plus dans l'auto stigmatisation...alors que les fautifs, ceux qui manquent de compétences sont eux
Un médecin ou pharmacien est payé pour l'énorme responsabilité de *prescrire* (c'est à dire une injonction à suivre un conseil) une molécule, c'est le minimum qu'il le fasse a) en connaissance de cause b) en assumant ses actes et en assurant à la personne qui suit de ne pas souffrir
Les pharmaciens aussi jurent de ne pas laisser dans la souffrance les patient, la continuité thérapeutique n'est pas un caprice !!
Vraiment, aujourd'hui c'est samedi, la pharmacie est encore ouverte, elle ne le sera pas demain, je t'invite à leur présenter la situation, tu ne les déranges pas (même s'ils peuvent te faire croire cela !), c'est leur travail...
Du courage
Oui comme je disais juste au dessus, j'ai suivi vos conseils et j'ai été à la pharmacie qui m'a dépanné 5 cp et demandé d'appeler mon medecin lundi matin pour avancer le rdv (ils vont appeler aussi).
Bon je suis obligée de bien diminuer donc un peu de symptômes de manque mais moindre !
Et donc je vais demander un rdv des lundi et expliquer ce qui se passe à la remplaçante..
De toute façon c'est la dernière fois qu'ils auront à me faire un renouvellement vu que le prochain rdv sera avec le medecin generaliste/addicto que j'ai trouvé récemment, ouf.
Je vais essayer de ne pas culpabiliser lundi surtout mais c'est plus fort que moi. Mon medecin traitant m'a tellement infantilisée, c'est trop bisarre. Je suis d'ailleurs contente qu'elle soit en vacances..
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Petitchat_09 a écrit
Oui comme je disais juste au dessus, j'ai suivi vos conseils et j'ai été à la pharmacie qui m'a dépanné 5 cp et demandé d'appeler mon medecin lundi matin pour avancer le rdv (ils vont appeler aussi).
Je te souhaite que cette baisse ne soit pas trop dure !
Et surtout que tu puisse trouver des solution sur le long-terme
Perso, ça m'a vraiment soulagée d'avoir une sécurité...
Courage
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