Le début de la fin

Catégorie : Carnet de bord
Hier à 22:18

Bonjour à tous ceux qui lisent mon blog !

Pour ce tout premier post, je vais commencer par le début ou le contexte, en gros.
Je me suis toujours servi des drogues pour tenir, mais ma grosse montée de consommation s'est passée sur une période de 3 ans. Tout a commencé à mes 14 ans :

À 14 ans : l'alcool.
À 15 ans : le DXM.
À 16 ans : l'alcool et la weed.
À 17 ans : l'alcool, la weed, le tramadol, la codéine, les clopes, le LSA, le Valium, le DXM, l'opium et le proto...

(Ouais, à mes 17 ans, j'y suis allé un peu fort !)

Maintenant que le décor est posé, c’est le moment de parler des vraies raisons qui m’ont poussé à commencer, et de celles qui me poussent encore aujourd’hui à consommer, malgré la destruction que ça engendre…
Alors voilà, je m’appelle Luca et, selon moi, je ne suis et n'ai jamais été fait pour vivre, pour plusieurs raisons qui se sont éclaircies au fil des années.

La première raison :
C’est que je ne peux pas entretenir une quelconque relation sans m’en rendre malade… Je m’explique : dès que je rencontre quelqu’un, je m’y attache très vite et très fort. À cause de ça, dès que quelque chose change dans le comportement de cette personne envers moi,je me sens immédiatement rejeté, comme si tout allait s'effondrer d'un coup et dès que cette personne sort seule ou avec des gens et que je ne suis pas présent, je me fais tout de suite plein de scénarios dans la tête. Je n’arrive plus à manger, plus à dormir, plus à rien, ce qui complique tout. Mais je ne le dis presque jamais à la personne : non seulement parce que je ne suis personne pour lui interdire quoi que ce soit, mais aussi parce que je ne veux pas paraître taré

La deuxième raison :
Je n’arrive à rien… Et ce n’est pas juste une phrase de jeune dépressif, non, c’est réellement le cas. À l’école, c’était l’enfer, je n’ai presque jamais réussi à aller au-delà de la moyenne. Dans le monde du travail, ça a été un peu plus facile, mais j’étais toujours dans mon monde, toujours à réfléchir et à me renfermer (bien que je ne sois pas du tout timide à l’oral ni dans le milieu social). Et dans la vie courante, bah c’est pareil : n’importe quelle tâche ou chose lambda à faire me semble juste insurmontable ou pas faite pour moi. Je me sens nulle part à ma place, et c’est juste comme ça…

La troisième grande raison :
C’est le décalage que j’ai avec les gens de mon âge et la société en général. Je m’explique : entre l’hypersexualisation de tout que ce soit les personnages fictifs, les personnes connues, les gens qu’on fréquente ou même les trucs de familles en gros le fait de rendre chaque situation sexuelle me dégoûte tellement. Ensuite, le porno (surtout violent), ça fait partie des choses que je déteste le plus au monde et que je ne pense jamais pouvoir comprendre en réalité.
Ajoute à ça la violence gratuite, la cruauté et la haine de l’autre, que ce soit à cause du genre d'une personne, de son origine, de sa couleur de peau ou de quoi que ce soit... J’ai juste l’impression de vivre dans un monde où la cruauté et la vulgarité sont devenues la norme, et franchement, ça me vide de toute mon énergie d'essayer de trouver ma place là-dedans.Et toutes ces choses me créent un mal-être et une haine énormes qui me bouffent de l’intérieur. C’est là que les substances me rattrapent dans ma chute... et je pense ne jamais pouvoir m’en défaire. Bref, je vais m’arrêter là. Merci à ceux qui sont encore là. J’avais besoin d’écrire tout ça.

À bientôt.

Commentaires
#1
Nonolekoko
Nouveau membre France
Hier à 22:52
Ta des ptet des raisons de vivre aussi non ?


#2
L.FLT999
Nouveau membre 
Hier à 23:08

Nonolekoko a écrit

Ta des ptet des raisons de vivre aussi non ?

Ptetre mais ces raisons la prennent trop de place pour que je puisse apprécier quoi que ce soit et que je puisse trouver des raisons de vivre malheureusement


Salut salut ,


L.FLT999 a écrit

Nonolekoko a écrit

Ta des ptet des raisons de vivre aussi non ?

Ptetre mais ces raisons la prennent trop de place pour que je puisse apprécier quoi que ce soit et que je puisse trouver des raisons de vivre malheureusement

En fait, je me trompe peut-être mais l'impression que j'ai en te lisant c'est que c'est le cadre dans lequel tu es, qui est une source de souffrance pour toi.

Aucune obligation de répondre, bien sûr, mais du coup, est-ce que tu utilises les substances pour mieux supporter le monde dans lequel tu es ?
Si je te demande ça, c'est parce que personnellement, je trouve les sociétés occidentales complètement aliénante (c'est pour ça d'ailleurs que j'ai finis par me barrer avant de craquer pour de bon) et sans mes sessions opi, j'aurais clairement vrillé depuis longtemps.

Bref, je ne suis pas psy, ni quoi que ce soit du même genre, mais tu as essayé de voir un pro' ?
Il aurait peut-être des pistes intéressantes pour toi, non ?


#4
L.FLT999
Nouveau membre 
Aujourd'hui à 01:00
Salut salut @Jessiemabrune, effectivement tu as vu juste, Je déteste le monde dans lequel je suis car je n’arrive pas à trouver ma place, et j’utilise effectivement les substances pour mieux arriver à le supporter. Tu as vraiment raison sur le fait que la société actuelle est tellement aliénante, c’est épuisant. J’aimerais moi aussi pouvoir tout plaquer et me barrer loin de tout ça.
Et oui, j’ai vu pas mal de psychologues, mais ça n’a jamais vraiment apporté quoi que ce soit pour moi malheureusement. En tout cas, merci d’avoir lu et répondu !


#5
Kaltor
Nouveau membre 
Aujourd'hui à 07:32
Salut

Je ne suis pas psy, et je ne suis pas toi.
Ce que tu racontes pour tes relations, j'ai connu; une intonation qui change, un mot prononcé plus sèchement que d'habitude, un regard pas comme les autres jours.
Ça m'a pourri des moments. Il m'est arrivé 1 fois d'attendre à côté de mon téléphone qu'il appelle pour me dire qu'il me quittait. C'est juste après ça que je suis allé chez la pay, parce que c'était ingérable et ça me pourrissait la vie tous ces trucs en boucle et impossible de penser à autre chose.
Elle a mis en place un traitement avec AD, et ça a fonctionné. Je ne suis pas serein ni calme ni rien. Je suis toujours apeuré par à peu près tout ce qui est visible. Mais ces pensées qui bouclent sur un thème et me rendent malade pendant des jours, parties.

Pour moi, l'humanité n'est pas belle, ne l'a jamais été et ne le sera jamais.
Et depuis que j'ai vu un documentaire sur des écureuils qui se planquent pour voler les réserves des autres, j'ai aussi perdu fois dans les écureuils.

J'ai 47 ans. Quand je regarde derrière moi les années et les personnes qui sont passées, je ne vois rien de beau. Je vois des coups de putes, des amis de 20 ans qui me bkacklistent sans me dire pourquoi, des super collègues devenus des amis, puis qui me poignardent dans le dos en mettant mes affaires dans un autre bureau quand je suis resté absent longtemps pour cause de maladie.

J'essaie de m'occuper de moi avant de m'occuper du monde. Je regarde les titres des journaux uniquement pour savoir si il y a une guerre mondiale ou des extra terrestres.
Je ne vois donc passer que des bribes d'actualités. J'ai appris la mort de Nathalie Baye le lendemain de son enterrement.

Pour le reste, c'est Francis qui a raison:

https://youtu.be/elnhgDw4vDY?si=Vr-k3Dq7NhK4b14q


#6
Blow
Nouveau membre 
Aujourd'hui à 10:28

Lft.999 a écrit

-dedans.Et toutes ces choses me créent un mal-être et une haine énormes qui me bouffent de l’intérieur. C’est là que les substances me rattrapent dans ma chute... et je pense ne jamais pouvoir m’en défaire.

Je me suis rendue compte qu'une grande partie du mal être vient aussi de cette culpabilité.. sindes produits ou médicaments nous font du bien je ne vois pas où est le pb( si, il y a plein de pbs legaux, c'est en ça que la peut en plus peut nous guetter) ça met une sacré pression. Il faut s apprivoiser dans sa consommation peut etre.

Tu dis que tu es nul a l'école dans tes relations... Qu est ce qui d après toi t empêche d' être comme tu voudrais? est ce que tu metts pas la barre trop haute et finalement tu réussis des choses ,monte des.marches peu a peu?
Saches que les gens que tu mets en modele, ils auront eux aussi leur moment où ils en chient. C est que de la façade tout ça.

Tu décris une période entre 15 ans et début d adulte, c'est un moment particulièrement éprouvant pour la plupart des personnes, on sait pas trop où on est , on veut tout .. rites de passages oubliés,ou ceux que je connaissais ct via l'alcool a outrance  les villages. Alors je comprends dena il y a 20a's les jeunes talents merdus alors la..

Dis toi que chaque decenie emmene son lot de connaissance de soi qui permet d avancer, et je trouve que plus on avance plus certaines choses deviennent simples.
Tu es peut être aussi hypersensible .comme la dit Kaltor, que je rejoins également sur l aspect anti dépresseur qui m'a permis de stopper ruminations in essayes et sur es de "doux leurre" et tocs.
C'est un soulagement quand même ds la vie qd tes symptômes disparaissent.

On est pas psychologues ,mais dans psychoactif,  y a psycho.

La biseL.LFT999


#7
L.FLT999
Nouveau membre 
Aujourd'hui à 13:38
Salut Kaltor merci pour ta réponse ! Ça fait plaisir de voir que quelqu’un d’autre a vécu les mêmes choses et voit les choses de la même manière et ça me rassure de voir qu’il reste une porte de sortie même si personnellement pour l’instant je n’en vois aucune et dernièrement je pense que je devrais faire comme toi et me couper un peu de toute l’actualité et penser plus à moi, je vais essayer de m’en sortir mais merci d’avoir partagé ton vécu avec moi !

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