J'arrête tout ! / Les Blogs de PsychoACTIF

J'arrête tout ! 



En espérant ne pas avoir la faiblesse de revenir sur ma décision, je réalise qu'il est vital pour moi d'arrêter définitivement ma consommation de substances diverses.

Tout est parti dans les toilettes ce matin (encore une fois, je sais, c'est pas écologique du tout; mais je suppose qu'une majorité d'entre vous savent de quoi je parle : ce réflexe de survie, cet éclair de lucidité qui vous dicte de vite faire disparaître de manière irréversible le poison qui vous ruine la vie, avant que des démons intérieurs viennent vous convaincre du contraire...).

C'est personnel, je suis bien trop déraisonnable pour avoir la capacité à gérer quoi que ce soit. Certaines personnes y arrivent, pas moi.

Je ne regrette pas entièrement cette curieuse aventure qui aura duré un an, j'en garde quelques aspects très instructifs, entre autres choses le fait que ces expériences ont souvent eu un effet de révélateur de problèmes psychologiques, par amplification, ce qui me permet aujourd'hui de mieux les identifier, d'être mieux armée pour les soigner ou au moins les combattre.

En revanche, deux points me navrent :

- le mal fait à des proches, par mon attitude, mon comportement;
- ces pulsions de mort, ce masochisme extrême que je me suis infligée, cette autodestruction qui s'apparente à une forme de suicide.

Pour ne pas terminer ce message sur ce dernier mot qui évoque tant de tristesse et de souffrances, je précise que le moral est bon, que tout va bien, et que cette prise de conscience est sans aucun doute une excellente nouvelle pour moi. Je passerai vous lire, je ne quitte pas le forum pour l'instant.

Bises et prenez soin de vous.


Helena.

Catégorie : Tranche de vie - 08 septembre 2019 à  14:05



Commentaires
#1 Posté par : Ocram 08 septembre 2019 à  14:22
Salut Lena,

T'as bien fais de tout balancer, quand ça nous echappe c est mieux comme ça.

J'espère que c est pas une période trop rude pour toi. Je te souhaite plein de courage en tout cas. Et je suis dispo en mp si jamais.

A plus,

Amicalement

Ocram

Posté par : Ocram | 08 septembre 2019 à  14:22

 
#2 Posté par : Bootspoppers 08 septembre 2019 à  16:31
Tes choix sont bons parce que ce sont les tiens.
Amitiés

Posté par : Bootspoppers | 08 septembre 2019 à  16:31

 
#3 Posté par : Meumeuh 08 septembre 2019 à  17:30
plus-un  ,

Du moment, que c'est ce tu que souhaite, je n'ajourerai que : Respect

Take care

MM

Posté par : Meumeuh | 08 septembre 2019 à  17:30

 
#4 Posté par : RandallFlag 08 septembre 2019 à  18:31
Quand on sent que ça nous échappe et que la seule solution c'est de stopper, il faut suivre son instinct.

Il m'est arrivé plusieurs fois de tout balancer aux chiottes sur un coup de tête.

Mais LA fois où je l'ai fait de manière sereine et réfléchie a été la dernière.
C'était il y a plus de 3 ans et je n'ai plus rien retouché depuis. Et je ne retoucherai plus a rien.
(Hormis le cannabis mais c'est pas de la drogue, et de temps en temps un p'tit benzo pour le plaisir d'être tout mou)

C'est la fin d'une aventure, mais le début d'une autre sûrement.
wink

Posté par : RandallFlag | 08 septembre 2019 à  18:31

 
#5 Posté par : LenaÀLaRechercheDuParadis 08 septembre 2019 à  19:38
Merci à vous, Ocram, Bootspoppers, Meumeuh, RandallFlag.

Cela faisait un moment que je voyais bien que je filais un mauvais coton, pour employer une expression de vieille (!). Je demeurais cependant partagée entre ce constat des risques encourus, et l'espoir de parvenir à gérer ma consommation (une illusion en ce qui me concerne).

En plus, cette addiction était intimement associée à des pratiques sexuelles déviantes qui n'avaient absolument plus rien à voir avec le jeu, le plaisir, mais qui mettaient en scène mon anéantissement, de manière littérale. Là aussi, j'arrête tout, car c'est bien trop néfaste pour moi.

Sinon, le moral un peu perturbé (normal aussi après tout ce que j'ai fait endurer à mon cerveau), mais tout va bien, j'arrête les conneries à tant, c'est positif, ça. Et puis c'est effectivement l'occasion de démarrer de nouvelles choses dans ma vie. Heureusement, si mon addiction était sournoise, celle-ci n'était pas aussi forte qu'une dépendance quotidienne comme avec l’héroïne ou autre.

Je vous pose la question suivante, surtout aux professionnels bien renseignés sur le système : je dois prendre rendez-vous avec une assistante sociale de la Sécu, à propos d'un temps partiel thérapeutique. Je ne sais pas si c'est une bonne idée de parler des soucis que j'ai eu avec la drogue. Je me demande si cela ne va pas me faire plus de tort que de bien ? Est-ce que la Sécu considère qu'il faut aider les personnes qui ont ce genre de difficultés, ou bien est-ce que la Sécu a peu de compassion pour ces drogués qui se foutent dans la merde tout seuls et qui en plus coûtent de l'argent à l’État ? Je penche pour la seconde réponse. Pas du tout certaine de rencontrer une assistante sociale bienveillante et prête à comprendre que j'ai encore besoin d'un peu de temps pour me reconstruire.
Qu'en pensez-vous ?

Ma situation n'est pas catastrophique non plus, j'ai un CDI à plein temps, un toit sur la tête, je voudrais surtout me reposer un peu, et trouver un logement beaucoup moins cher tout en restant dans Paris intramuros.

Posté par : LenaÀLaRechercheDuParadis | 08 septembre 2019 à  19:38

 
#6 Posté par : RandallFlag 08 septembre 2019 à  20:24
Pour le fait d'en parler a la sécu ou a une AS, perso a ta place j'eviterai.

Ça sent le jugement hâtif suivi de complications a plein nez.
AMHA.

A moins de tomber sur une AS hors normes genre " une perle de la profession" et un interlocuteur a la sécu du même acabit.
(La probabilité est mince)

Garde ça pour toi, et si tu as besoin d'en parler a quelqu'un vas plutôt voir une structure adaptée.

Mais ça reste mon avis.

Posté par : RandallFlag | 08 septembre 2019 à  20:24

 
#7 Posté par : Ocram 08 septembre 2019 à  20:46

a écrit

Mais ça reste mon avis.

Je suis d'accord avec toi. C'est vraiment la roulette russe... Et on perd souvent à la roulette russe...

Dans un autre registre, c'est surtout les stims qui t'ont fait déraper non ? T'as jamais pensé à essayer d'autre classes de molécules si tu as encore envie de prendre des prods? ( Je pousse pas à la conso hein? )

Ocram


Posté par : Ocram | 08 septembre 2019 à  20:46

 
#8 Posté par : LenaÀLaRechercheDuParadis 08 septembre 2019 à  22:26
C'est ce que je pressens aussi, parler de drogue avec n'importe qui, ça peut vite devenir stigmatisant et néfaste. Je m'abstiendrai.

@ Ocram : cathinones et psychédéliques. Cependant, je me passe très bien de ces drogues dites récréatives, je ne bois pas, je ne fume pas. Je ne ressens pas le besoin d'essayer autre chose. Je trouvais super chouette le côté désinhibant sexuel et l'état d'exaltation intense dans les débuts, mais cette désinhibition, précisément, me fait faire bien trop de bêtises. Bêtises qu'il faut que je répare ensuite.

Posté par : LenaÀLaRechercheDuParadis | 08 septembre 2019 à  22:26

 
#9 Posté par : Meumeuh 08 septembre 2019 à  22:33
Pour ton RDV,
je suis du même avis que Randall.

En Début d'année
Ou j'ai repris la course à pied et cela je l'ai bien ressenti sur mon côté psy. 

Vu que je suis à la recherche d'un Job , j'en avais parler aussi justement avec mon Médecin traitant , que j'ai depuis tellement longtemps , qu'il sait tout ou presque sur moi.

Et comme j'avais postuler  auprès de 2 entreprises ,
J'étais bizarrement dans une démarche, de vouloir être, transparent même  de  ce côté là. big_smile 

Ce que m'a déconseillé mon Médecin.


MM

Posté par : Meumeuh | 08 septembre 2019 à  22:33

 
#10 Posté par : LenaÀLaRechercheDuParadis 08 septembre 2019 à  23:01
Oui, c'est bien triste, mais la transparence, le fait de vouloir se montrer honnête, de faire preuve de franchise, c'est hélas souvent contreproductif. Il ne faut pas compter sur la compassion de certains interlocuteurs, et éviter de trop s'épancher. Nous vivons dans un monde individualiste, dur. Surtout à Paris.

Posté par : LenaÀLaRechercheDuParadis | 08 septembre 2019 à  23:01

 
#11 Posté par : Agartha 09 septembre 2019 à  02:13

LenaÀLaRechercheDuParadis a écrit

Je passerai vous lire, je ne quitte pas le forum pour l'instant.

Ouf, tout va bien alors! :'p


C'est sympa d'expliquer ta démarche, que je félicite et encourage d'ailleurs.
Si on sent qu'on a besoin d'arrêter parce qu'on a l'impression d'être allé trop loin, il est bon de prendre du recul sur la gestion de sa conso.^^


A titre personnel, j'ai beaucoup aimé tes différentes contributions sur le forum, je suis content d'avoir pu les lires ^-^


Bonne route..!


Posté par : Agartha | 09 septembre 2019 à  02:13

 
#12 Posté par : LenaÀLaRechercheDuParadis 11 septembre 2019 à  12:31
Je te remercie, Agartha ! Je reste dans le coin (et "au coin", aussi), histoire de ne pas oublier ce que je viens de vivre et de garder bien active cette prise de conscience.

Posté par : LenaÀLaRechercheDuParadis | 11 septembre 2019 à  12:31

 
#13 Posté par : psychodi 11 septembre 2019 à  14:22
salut Lena

pour le temps partiel thérapeutique, aborder une ou plusieurs addictions est délicat et "contre productif" parce que tu ne sais pas comment ça peut être interprété par le travailleur social et encore moins la sécu...surtout si c'est pas juste de l'alcool (cas que j'ai le + rencontré...en temps partiel pour dépression en général et pas directement pour l'alcool...)

mais tu dis être fatiguée et avoir besoin de repos  ?
alors "dépression", "burn out"..., ça peut passer...surtout "dépression" à ce que j'ai pu comprendre...ou si t'as d'autres problèmes de santé suffisamment importants...

à toi de voir

take care

Posté par : psychodi | 11 septembre 2019 à  14:22

 
#14 Posté par : LenaÀLaRechercheDuParadis 12 septembre 2019 à  23:07
C'est la dépression, réelle, que je vais invoquer, effectivement (sans parler de drogue, mot interdit)...

Je rage, il suffit que je veuille me retirer du jeu pour qu'on me parle de nouvelles substances. L'ASFD, un produit de synthèse, ça vous dit quelque chose ?

Posté par : LenaÀLaRechercheDuParadis | 12 septembre 2019 à  23:07

 
#15 Posté par : Ocram 12 septembre 2019 à  23:16

a écrit

Je rage, il suffit que je veuille me retirer du jeu pour qu'on me parle de nouvelles substances. L'ASFD, ça vous dit quelque chose ?

Salut Lena,

C est l'acronyme de quoi ça? Une substance ?

Ocram


Posté par : Ocram | 12 septembre 2019 à  23:16

 
#16 Posté par : LenaÀLaRechercheDuParadis 12 septembre 2019 à  23:29
Je me renseigne; si ça se trouve, j'ai inversé des lettres !

Posté par : LenaÀLaRechercheDuParadis | 12 septembre 2019 à  23:29

 
#17 Posté par : Hilde 12 septembre 2019 à  23:58

Lena a écrit

C'est la dépression, réelle, que je vais invoquer, effectivement (sans parler de drogue, mot interdit)...

Cela me semble l'option la plus raisonnable, psychodi a raison je pense.

Lena a écrit

Je rage, il suffit que je veuille me retirer du jeu pour qu'on me parle de nouvelles substances. L'ASFD, un produit de synthèse, ça vous dit quelque chose ?

Tu me fait presque marrer. Arf.

L'autre jour tu étais très décidée à ne plus toucher à certains produits que tu connais bien, et aujourd'hui un acronyme incertain dont tu ne connais les éventuels effets que par oui-dire aurait l'enrageant pouvoir de te soumettre à la tentation?

Plus sérieusement (ce n'est pas très marrant en vrai), tu as peut-être sous-estimé ton appétence pour un certain type de défonce. Après tout tu avais écrit, laissant parler une certaine voix de la raison:

LenaÀLaRechercheDuParadis a écrit

C'est personnel, je suis bien trop déraisonnable pour avoir la capacité à gérer quoi que ce soit. Certaines personnes y arrivent, pas moi.

Finalement ne serait-ce pas plus raisonnable d'envisager que tu vas reconsommer et que gérer prudemment, i.e., la dimension RdR, serait un objectif peut-être (je laisse tout cela au conditionnel) plus aisé à atteindre que la sobriété?

Tu peux jouer sur le set, le setting, les doses, la fréquence de prise, et la nature du produit évidemment.

Take care.


Posté par : Hilde | 12 septembre 2019 à  23:58

 
#18 Posté par : LenaÀLaRechercheDuParadis 14 septembre 2019 à  14:36

Hilde a écrit

L'autre jour tu étais très décidée à ne plus toucher à certains produits que tu connais bien, et aujourd'hui un acronyme incertain dont tu ne connais les éventuels effets que par oui-dire aurait l'enrageant pouvoir de te soumettre à la tentation?

L'ASFD ? Je poste ce soir un compte-rendu, si tout se passe bien.

Hilde a écrit

Finalement ne serait-ce pas plus raisonnable d'envisager que tu vas reconsommer et que gérer prudemment, i.e., la dimension RdR, serait un objectif peut-être (je laisse tout cela au conditionnel) plus aisé à atteindre que la sobriété?

Tu peux jouer sur le set, le setting, les doses, la fréquence de prise, et la nature du produit évidemment.

Take care.

Voilà une sagesse toute féminine, un bon sens rafraichissant. Cela - [envisager de reconsommer] - reste une option encore é-ven-tu-elle-ment possible, mais sous certaines conditions très strictes, un contexte défini dans le détail et jalonné d'avertissements, de panneaux de signalisation me permettant d'éviter certains pièges que je commence à connaître (c'est au moins un avantage du "try and die", expression vidéoludique que je ne connaissais pas et que j'emprunte au Joueur Du Grenier).

Ceci étant dit, l'arrêt net et définitif pourrait être une réalité, ça m'fait pas peur.

PS : une semaine après, sommeil très perturbé, maux de tête, moral en berne; je ne m’affole pas, il s'agit à la fois des effets secondaires négatifs dus aux drogues consommées (dépendance, syndrome de sevrage) et de bouleversements émotionnels suite à plusieurs décisions importantes dans ma vie. Chaque pas accompli, chaque acte réparateur me réconforte cependant et m'indique que ce n'est qu'un mauvais moment à passer. Il faut bien payer l'addition un jour ou l'autre, on ne peut pas toujours partir sans payer, comme le dit une autre forme de sagesse, la sagesse populaire !


Posté par : LenaÀLaRechercheDuParadis | 14 septembre 2019 à  14:36

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