Ma vie de courgette tox / PsychoACTIF

A mon tour ! - Ma vie de courgette tox


#1 15 octobre 2017 à  10:42

Pénélope69 
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Ma vie de courgette tox

Bonjour les psychos,

Je suis vos aventures depuis plusieurs années, et j'ai enfin décidé de me présenter et de vous raconter mon parcours.

Je me présente, je ne m'appelle pas Pénélope;-)

Je suis une femme (ou plutôt ce qu'il en reste) de 48 ans. Non, on recommence. Je suis une jeune fille de 25 ans, piégée dans le corps d'une femme de 96 ans.

Je suis née dans une famille au demeurant sympathique, mais dysfonctionnelle, et grande consommatrice de médicaments, et pour laquelle la parole du Docteur avait autant de pouvoir que celle de Dieu. Élevée aux antibiotiques, gavée de sirops codéinés au moindre refroidissement, avec une maman qui s’imaginait toujours le pire quel que soit ce dont je souffrait. Une maman, paradoxalement, pour laquelle, la pire des chose qui puisse m'arriver, était de « tomber » dans la drogue.

En me penchant plus tard sur ma généalogie, j'ai appris que la famille de mon père était alcoolique depuis des générations, que du côté de ma mère on avait des joueurs compulsifs qui ont ruiné la famille à plusieurs reprises, etc... etc... Mes problèmes de dépendance sont donc en partie un « héritage »  génétique - toujours dans l’excès.


A l'âge où les adolescents sont supposés penser à leur métier futur, à l'âge où on nous demande déjà de faire des choix, et bien moi j'ai lu « Moi Christiane F » et j'ai su ce que j'allais devenir : toxico !  Un choix comme un autre non ? Sans blague, comment veux tu décider à 13 ans ce que tu vas faire pendant le reste de ta vie, c'est insensé !

Donc à 13 ans, je fais mes premières expériences avec les nombreux cachetons que je trouvais en masse dans les tiroirs de mes parents et de ma grand-mère. Je ne faisais pas le détail entre les calmants, les laxatifs ou les somnifères... qui à l'époque s'appelaient Royhpnol.

J'étais à la fois attirée et terrorisée par « les drogués », mais je recherchais systématiquement leur compagnie. Je me suis faite ma petite place dans les différents groupes de mon collège ; ils n'étaient pas bien méchants, ils fumaient du shit et écoutaient du reggae. Gros échec scolaire pour moi, mais j'en garde de chouettes souvenirs.

Puis à 16 ans, j'ai flashé sur un mec (classique) – ma mère a toujours accusé ce dernier d'être la source de tous nos malheurs – le pauvre bougre. C'est moi seule qui a décidé de m'accrocher à lui, sachant pertinemment dans quoi j'allais m'aventurer... ou plutôt me perdre.

J'ai quitté l'école, j'ai commencé à squatter chez des potes. Petite délinquance, acides, coke et finalement héro. C'était juste au début de l'épidémie du Sida, et je n'avais absolument aucune conscience du danger – tous mes potes de cette époque sont morts, moi je suis passée miraculeusement entre les gouttes, avec juste une hépatite. C'était la galère pour trouver des seringues et on s'échangeait matos et cotons. Dieu merci, les toxs d'aujourd'hui n'ont plus ce problème. Je me souviens de mes copines, à peine sorties de l'enfance, qui allaient se prostituer le soir pour se payer leur dose. J'ai jamais pu. Par contre je m'arrangeait toujours pour sortir avec des dealers. ... Quand je repense à tout ce que j'ai vu et vécu, si jeune... Et pourtant je me sentais plus en sécurité avec des putes et des dealers, des proxos et trafiquants d'armes, que dans l’atmosphère asphyxiant de l'appartement de mes parents.

La découverte de l'héro a été une révélation ; cette sensation de « rentrer chez soi », d'être au chaud, en sécurité, dans un cocon matriciel .... « elle vint chez moi en plein hiver.... elle n'avait pas froid n'en avait pas l'air ».  Entre temps, j'avais trouvé un médecin à l'ordonnance facile, qui me prescrivait un peu ce que je voulais. Je pense que c'est surtout lui qui a entretenu ma dépendance  durant toutes ces années.... ça fait 32 ans que je vais chez lui – j'y reviendrai.
Je suis passée 3 fois devant le juge des mineurs avant mes 18 ans, puis je me suis mise avec un garçon qui ne carburait qu'au shit et à l'alcool et je me suis remise sur les rails.

Je n'ai plus repris de drogue pendant 3 ans, mais je picolais pas mal. Mes parents m'ont payé une école de secrétariat (pouark) – je ne me sentais pas capable de reprendre des études sérieuses... pourtant j'aurais pu.

J'ai 21 ans, je commence à travailler et je m'installe dans mon premier appartement avec un autre garçon. C'était le début des années 90, guerre en ex Yougoslavie, arrivée en masse de l’héroïne des Balkans ... 5 fois moins chère qu'à mes débuts. On s'est mis à la sniffer et à la fumer ; nous étions tous les deux salariés, donc on pouvait se permettre d'en acheter souvent .  Le samedi, mon copain partait à Berne ou Zurich...vous vous souvenez sans doute de ces scènes ouvertes de la drogue...

Nous  nous sommes vites retrouvés accros et à sec niveau finances ; mon gentil docteur nous a mis sous méthadone. A des doses de cheval. A piquer du nez au bureau ... et même sur mon vélo. Merci docteur.

Je suis restée en cure pendant 3 ans. Les premiers 18 mois, je consommais encore de l'héro, puis j'ai complètement arrêté. J'avais trouvé une super place de boulot, avec des gens sympas. J'étais bien. Le jour où j'ai arrêté la méta a été comme une renaissance, une libération ; je me sentais capable de tout, c'était chouette.

J'ai changé de taf, j'ai vécu plusieurs années vraiment cool, je m'amusait bien mieux sans dope. Je travaillais dans le milieu de la musique et des médias, et la plupart de mes collègues prenaient de la C. J'ai tenu le coup de 1994 à 2001 ... effet 11 septembre. J'ai commencé à taper de la c en soirée, d'abord un peu, puis de plus en plus. Tout mon argent y passait. Musique champagne et coke, des bulles et des étoiles dans la tête. Et des stilnox pour gérer la descente. Et du prozac pour emballer le tout.

Et puis ma mère et tombée gravement malade. Ma consommation n'a fait qu'empirer. Coke, mdma, un peu d'héro de temps en temps (très rare dans mon milieu). J'étais tellement terrorisée par la maladie de ma mère, que j'ai préféré me noyer dans la défonce et le boulot. Puis maman est morte. Et j'ai perdu mon travail. Et je suis morte aussi. Presque.

J'ai réussi à sauver ma peau en partant 6 mois, sac à dos, en Thaïlande. Ben ouais, la Thaïlande ! J'aurais pu consommer tout ce que je voulais pour pas un rond (et risquer les geôles thaïlandaises à perpétuité), mais je n'ai rien pris, à part de l'opium dans un petit village du Nord.

Après 6 mois je suis rentrée, sevrée, libérée, heureuse et pleine de merveilleux souvenirs. L'histoire pourrait s'arrêter là. Mais non. Trop facile.

2 mois après mon retour, je me réveille un matin avec des douleurs dans tout le corps. Je me dis que c'est la grippe. La grippe dure. Je vais voir mon cher médecin, qui m'envoie chez un rhumatologue. Fibromyalgie. On est en 2005. En quelques mois, ma vie a complètement changé. Moi qui étais une personne qui adorait sortir, voir des gens, voyager, découvrir, je me suis renfermée sur moi même, cloîtrée dans mon appartement, à subir des douleurs et une fatigue insensés. J'ai tant bien que mal réussi à bosser jusqu'en 2010, avec l'espoir que la maladie disparaisse ou au moins s'atténue avec le temps ; mais non.  Mon gentil docteur m'a alors donné un médicamente magique, mais oui, du Tramadol ! Lui qui me connaissait depuis mes 16 ans, qui savait  tout de ma dépendance et de mon amour immodéré pour les opiacés, il me prescrit du Tramal. Bordel. Merci docteur !

Nous sommes en 2017, ça fait 7 ans que j'ai arrêté de travailler (reconnue invalide, je ne vous dis pas ce que ça casse l'estime de soi). Je suis une vraie usine chimique, j'ai un semainier pour ne pas que j'avale tous mes médicamenents d'un seul coup. Je suis à la dose maximale de Tramadol et le gentil docteur ne veut/peut plus augmenter – donc j'ai des petits arrangements avec des voisines également malades. J'appréhende le moment où ça s'arrêtera, et je me tâte pour savoir si je ne vais pas aller me fournir sur le DW ; mais j'ai bien trop peur de me faire arrêter.

En cas d'apocalypse ou d'attaque de zombies, c'est pas de trouver de la bouffe qui m'inquiète, mais de me retrouver en manque de Tramadol. On est bien peu de chose hein ?

Je passe de l'envie d'en finir à l'envie de tout arrêter ; mais ce fichu Tramadol est devenu vital, tant pour mes douleurs que pour ma tête. Je suis obligée de prendre 200 à 300 mg en même temps si je veux en ressentir les effets, être un peu stone et oublier mes douleurs ; sans lui, je ne me lèverai même pas le matin ; ça me donne un coup de speed pour faire le ménage et les courses, pour bricoler et créer.

Dans une autre vie, j'ai dû être un vieux chinois, mort dans une fumerie d'opium.

Je ne sais plus si c'est la maladie (fibromyalgie) ou la dépendance qui a bousillé ma vie. Tout ce que je sais, c'est que les médicaments ont pris toute la place.

J'ai perdu pratiquement tous mes amis (ben ouais, je suis beaucoup moins drôle et je me plains trop de mes douleurs), je n'ai plus de famille, je suis un pauvre Calimero qui a envie de mourir un jour sur deux.. Non je déconne. Ou pas.

Je suis suivie par une psy depuis 10 ans ; je n'ai pas avancé d'un centimètre. Elle me dit que je suis coupée de mes émotions, que ça ne sert à rien de vouloir tout comprendre et tout contrôler, bla bla.  Elle aimerait surtout que je m'investisse davantage dans la thérapie, c'est à dire que j'accepte d'aller là où ça fait mal, à la racine, dans mon enfance. J'ai pas envie. Pas le courage. Trop tard.

Après 32 ans chez le même généraliste, j'envisage quand même d'en changer. Je sais que je « risque » de tomber sur un BON docteur, qui s'intéresse vraiment à moi et qui m'aide à supporter mes douleurs sans nécessairement me faire des ordonnance de la taille d'un bras. Ai-je envie de prendre ce risque ? Je n'en sais foutrement rien. J'aurai besoin d'être mieux  prise en charge par le corps médical, c'est certain – mais je pense que c'est un peu utopique que d'imaginer cela. Un médecin qui s'intéresse vraiment à son patient ? Qui cherche des solutions, qui propose des alternatives, qui le soutienne. Dream dream dream...

Souvent je me dis que je suis quand même « heureuse » d'avoir été « jeune » durant les années 80/90 ; j'ai ainsi échappé aux nouvelles drogues – et je n'ai aucune envie de les essayer maintenant.

Bon sang, que ça fait du bien d'écrire !

Si vous êtes arrivés à cette dernière ligne, vous avez été bien courrageux  :-) je vous dis à bientot les amis.

Des bisous


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#2 15 octobre 2017 à  11:41

Mascarpone 
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Re: Ma vie de courgette tox

Et bien! Quelle ratatouille lol

Normalement, je ne suis pas trop fan des courgettes (mais j'aime bien la ratatouille quand même wink )
Ton parcours ressemble pas mal au mien et à ceux de certaines de mes copines surtout ...Parfois on se demande ce qu'on a gagné à arréter la came en définitif...Je n'ai pas de maladie particulière, mais la vieillerie attaque avec son cortège de douleurs partout au réveil et souvent, je me dis que ça passerait sûrement mieux avec de la bonne came (ou pas wink )

Bienvenue à toi la courgette sur le forum du gratin des usagers de drogue (ou pas) wink

Mas (vieille relique ronchon)

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Dernière modification par Mascarpone (15 octobre 2017 à  11:44)


Qui pète plus haut que son cul, fini par se chier dessus!
Le pire con, c'est le vieux con, car on ne peut rien contre l'expérience!
Ce qui est bien chez les félés, c'est que de temps en temps ils laissent passer la lumière!

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#3 15 octobre 2017 à  11:56

Pénélope69 
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Re: Ma vie de courgette tox

Ach ! La vieillerie c'est pas cool ;-)  obligée de porter des lunettes de lecture +3 pour lire ou rédiger des messages, et ça,  c'est pas de la faute de la came :-)


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#4 15 octobre 2017 à  12:27

Mascarpone 
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Re: Ma vie de courgette tox

Moi de ce côté là ça va, j'ai une vue d'aigle (de près), de loin, par contre....


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#5 15 octobre 2017 à  14:12

Pénélope69 
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Re: Ma vie de courgette tox

A part ça et pour en revenir à mon chemin de vie, je suis convaincue que si ça n'avait pas été la  défonce,  ça aurait été autre chose (anorexie, travail, jeu, sport, etc..); quand on a une personnalité dépendante,  on croche à tout ce qu'on touche et toujours de manière excessive, voir obsessionnelle. J'ai le même comportement avec internet par exemple; et puis ce problème avec l'impatience et l'impossibilité de supporter la frustration, le besoin du tout, tout de suite.

Les psys disent que cela est dû à de gros manques dans notre enfance, certes; et après ?

Dernière modification par Pénélope69 (15 octobre 2017 à  14:13)


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#6 15 octobre 2017 à  15:01

groovie
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Re: Ma vie de courgette tox

Chouette présentation, je l'ai lu de A à Z smile
Très sympa.

Enfin sauf la partie sur ta maladie chronique et la perte de ta mère mais bon disons que c'est dans l'ordre des choses de perdre ses aïeux au delà de 30ans, moi je suis tombé malade préadolescent après chaque pathologie a des conséquences plus ou moins intenses et je n'échangerais pas avec toi wink Bref on se donne rendez vous à la pharmacie quand les mangeurs de cerveaux seront là  ! Par contre si nos chemins se croisent sous la croix verte, je ne suis pas certain de te laisser prendre tout les opiacés, autant affronter la fin du monde avec un peu de chaleur.

J'ai perdu pratiquement tous mes amis (ben ouais, je suis beaucoup moins drôle et je me plains trop de mes douleurs), je n'ai plus de famille, je suis un pauvre Calimero qui a envie de mourir un jour sur deux.. Non je déconne. Ou pas.

La douleur et la depression sont très étroitements liés, le tramadol est une molécule très spéciale... elle agit sur l'humeur et les recepteurs µ, peut être qu'en essayant un autre analgésique : cannabidiol (cbd), avec ou sans thc ; kratom, codéine, morphine, opium ou héroine ahah non je déconne ça c'est interdit, etc
Je ne sais pas comment ça marche en suisse mais il y a probablement des centres dédiés à la douleur, tu pourras trouver des pistes pour aborder ton quotidien sans que ton enveloppe corporelle te rapelle constamment à quel point t'es une vieille chose qui souffre.. alors que pas vraiment, t'es plutôt dans la fleur de l'âge; Parfois on met des années à trouver le bon produit, en plus tu es en suisse tu as certain avantages notamment sur le cbd.


Je ne faisais pas le détail entre les calmants, les laxatifs ou les somnifères... qui à l'époque s'appelaient Royhpnol.

Yeah! Flunitrazépam! cette molécule a disparu dans mon pays, j'en ai encore en stock. Je m'en suis calé 2mg hier soir , avec une petite cachaça et j'ai lancé un dessin animé de 30mn. Même pas eu le temps de finir big_smile
Je crois quelle existe encore en suisse.. pas sûr vu que roche a arrêté;

bienvenue sur PA


Analyse de produits psychoactifs aux effets indésirables ou inhabituels et de manière anonyme, gratuite et par courrier.  Contact : modos@psychoactif.org
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#7 15 octobre 2017 à  15:22

Pénélope69 
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Re: Ma vie de courgette tox

Hello Groovie :-)

J'ai bien évidemment essayé le cbd, mais ça ne me convient pas du tout; même avec un taux infime de thc, j'ai le cerveau qui part en vrille, genre méchant (j'vois de renards et j'ai la sensation d'avoir les dents qui poussent - les plus vieux reconnaîtront). Ça aurait été bien pratique de pouvoir fumer ou plutôt de vapoter ça à  la place de tous ces médocs.

J'ai demandé au gentil docteur s'il pouvait me prescrire un Oxy machin - qui nécessite une ordonnance "stupéfiants" - il ne veut pas, c'est étonnant,  ça doit être l'approche de la retraite qui lui fait avoir des prises de conscience  ;-)

Il y a deux ans, j'ai demandé un sevrage en hôpital,  pas possible (à moins d'être la cousine de Amy Winehouse et d'avoir assez de thunes pour payer ta cure de ta poche).

En fait, je n'ai pas envie d'arrêter - j'ai juste l'angoisse du manque. J'aime trop les opiacés.

J'aimerais plutôt (mais non, son meilleur ami c'est Dingo), arrêter les stilnox et le temesta  - mais il faut savoir que la fibromyalgie nique complètement le sommeil et sans ça,  je ne dors pas.

J'aurais dû rester dans ce petit village thailandais, et aider les petites vieilles édentées, aux yeux délavés, à cultiver le pavot ;-)


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#8 15 octobre 2017 à  15:56

Mascarpone 
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Re: Ma vie de courgette tox

Pénélope69 a écrit

J'aurais dû rester dans ce petit village thailandais, et aider les petites vieilles édentées, aux yeux délavés, à cultiver le pavot ;-)

Sans aucuns doutes wink , il est probable que cela aurait même été moins préjudiciable à la longue, à ta santé, que tous ces trucs en am ou en yl qu'ils préfèrent nous faire ingurgiter dans nos contrées big_smile
Faut dire que nos alpages sont plus propices à la prolifération des laboratoires pharmaceutiques et des usines chimiques qu'à celle des champs de pavots..wink

Dernière modification par Mascarpone (15 octobre 2017 à  15:56)


Qui pète plus haut que son cul, fini par se chier dessus!
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#9 15 octobre 2017 à  16:28

Dark plegis 
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Re: Ma vie de courgette tox

Perso ça a commencé à 18 ans pour moi,comme cadeau d'anniversaire j'ai dut incinérée ma mère,j'ai arrêté les études j'ai bossé de nuit Bedos et alcool à foison ,un soir neuf mois plus tard je rentre du taf à 2h30 et je trouve mon père hémiplégique sur le carrelage des WC cancers parti en trois mois,de la j'en voulais à la terre entière à dieu au médecin ,un jour en déplacement j'ai gouté à l'hero et j'ai grave aimer les problèmes se sont envolés puis après quelques mois fini la lune de miel ,retour dans la réalité ,depuis je suis sous traitement de substitution ma vie je dirais est en stase ,plus de meuf ,plus de taf ...... Sinon c'est la forme en manque de traitement depuis cinq jours j'ai jetter une boîte pleine par erreur...... j'ai l'impression d'être dans une bulle temporelle au temp ralenti la c'est joint sur joint .........

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#10 15 octobre 2017 à  16:35

Dark plegis 
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Re: Ma vie de courgette tox

Il y a bien des champs de pavot  en France surveiller constamment et uniquement a des fin pharmaceutique

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#11 15 octobre 2017 à  16:46

Pénélope69 
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Re: Ma vie de courgette tox

Ça m'ennuie d'enrichir Big Pharma, mais c'est plus sécurisant que de chercher sans cesse un dealer ...

J'ai ramassé quelques beaux gros coquelicots dans un champ l'année dernière, mais ça n'était pas le fameux  Papaver somniferum, bien évidemment ;-)

A quand la légalisation et la vente libre de toutes les drogues, bordel !  Ça ferait nettement moins de monde dans les prisons... mais davantage dans les cimetieres sans doute.


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