Ibogaine : extrait d'une thèse de recherche scientifique. / PsychoACTIF

Ibogaine : extrait d'une thèse de recherche scientifique.

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LLoigor 
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J'ai trouvé ce petit texte assez intéressant mais comportant quelques terme de chimie qui peuvent un peu perdre le lecteur voir le désintérresser , c'est une thèse de chimie donc j'imagine que ca risque d'en rebouter plus d'un.

Toutefois pour les passionnés d'Iboga on y apprend pas mal de choses wink

C'est un texte de M. Jean Delourme-Houde qui a réalisé cette étude :

L'Iboga est une Apocynacee de l'Afrique équatoriale, dont les indigènes mâchent les racines comme tonique et hypnofuge. Son usage est particulièrement répandu au Gabon parmi les pagayeurs, les porteurs, etc.
Signalée pour la première fois en 1864 par Griffon du Bellay, cette drogue a été étudiée par Dybowski et e. Landrin [2] et par Haller et Heckel [3], qui en isolèrent à  peu près en même temps (1901), un alcaloïde cristallise, appelé ibogaïne par les premiers, ibogine par les seconds. Successivement, Phisalix [6], Lambert [4], Pouchet et Chevalier [7], A. Landrin [5], soutenue en 1905, nous avons repris cette étude [1].

Au point de vue botanique, il nous a paru nécessaire de poser avec précision le problème de l'origine de la drogue. Si celle-ci provient en principe du Tabernanthe Iboga H. Bn (espèce de genre crées en 1889 par H. Baillon), il ne'est pas exclu que les racines des espèces créées en 1898 et 1902 par Stapf (Tabernanthe tenuiflora, T. Bocca, T. subsessilis, T. Mannii), n'aient pas une composition chimique et une activité pharmacologique comparables. A défaut du matériel qui aurait permis de donner une solution définitive a cette question, nous pouvons dire, après consultation des collections du Muséum de Paris et du Jardin botanique de Bruxelles, que le Tabernanthe Iboga H. Bn comporte des variétés, parmi lesquelles certaines des espèces de Stapf nous semblent pouvoir être rangées (en particulier le Tabernanthe tenuiflora Stapf).

D'autre part, des Tabernanthe différents du type de Baillon, mais qui n'ont pu être rapportes d'une manière définitive à  l'une des espèces de Stapf, renferment de l'ibogaïne. Enfin, il a été signale, en particulier par Le Testu et le P. Gillet, un Tabernanthe, de part sensiblement plus élevé, qui semble bien différent du Tabernanthe Iboga, et dont les caractères se rapprochent de ceux du Tabernanteh subsessilis de Stapf.
Au point de vue histologique, nous avons également étudie de nombreux échantillons de Tabernanteh. Leurs caractères anatomiques ne permettent pas de les différencier tandis que deux falsifications de l'Iboga, le Rauwolfia monbasiana Stapf et le Pterotaberna inconspicua Stapf, se sont montrées à  cet égard, bien distinctes de l'Iboga.

Au point de vue chimique, seul le Tabernanthe Iboga a été étudie. Nous avons essaye de nombreux procèdes d'extractions des alcaloïdes des racines d'Iboga. Deux d'entre eux ont été retenus, comme donnant les meilleurs rendements et permettant d'obtenir les alcaloïdes avec le minimum d'altération.

Dans le premier procède, les alcaloïdes, déplaces par l'ammoniaque, sont enlevés par l'éther. Les solutions éthérées concentrées sont épuises par l'acide sulfurique à  5%. Les solutions sulfuriques, neutralisées, puis alcalinisées par les ammoniaques, sont épuisées par l'éther. Les liqueurs éthérées, déshydratées, sont redistillées sous pression réduite. Le résidu d'alcaloïdes totaux est sec dans le vide.

Le deuxième procède d'extraction met à  profit la solubilité des chlorhydrates d'alcaloïdes dans le chloroforme. La drogue pulvérisée est épuisée par lixiviation au moyen de l'acide chlorhydrique dilue (3gr., 50 p. 1.000 en CIH). La liqueur obtenue est puisée par le chloroforme dans une ampoule à  décantation. Les solutions chloroforme, déshydrates, sont concentrées sous pression réduite. Le résidu sec de chlorhydrates bruts d'alcaloïdes est redissous dans l'eau au bain-marie. Dans la solutions filtrée et refroidie, les alcaloïdes sont précipites par addition d'ammoniaque. Les bases sont recueillies sur un entonnoir du Büchner, lavées à  l'eau et séchées à  40°.
Le taux des alcaloides, assez variable selon les origines, est de l'ordre de 1,0 à  2,6% dans les racines totales; il atteint 5 à  6 % dans les écorces seules, séparées par grattage.

A partir des alcaloïdes totaux, nous avons séparé, par cristallisation dans l'alcool, l'ibogaïne dont nous avons précise les constantes : P.F.=152°, [alpha]D = -53° (alcool). Les résultats de l'analyse élémentaire nous conduisent à  admettre, pour cet alcaloïde, la formule C20 H26 N2O, légèrement différente de celle précédemment donnée par Raymond-Hamet [10]. Un certain nombre de sels ont été obtenus bien cristallises : chlorhydrate, brombydrate, iodhydrate, sulfate et picrate.

Un deuxième alcaloïde cristallise a pu être sépare, à  partir des alcaloïdes des racines, en utilisant la plus grande solubilité de son chlorhydrate dans le chloroforme. La base cristallise dans l'alcool en très fines aiguilles ou en petites lamelles brillantes appartenant au système orthorhombique. Elle est d'un beau blanc, de saveur amère, et produit une sensation d'anesthésie de la langue ; sa forme en lamelles, correspondant au produit le plus pur, fond à  209°. Son pouvoir rotatoire dans l'acétone est de [alpha]10 = -40°. N'ayant pas trouve dans la bibliographie d'alcaloïde répondant à  ces constantes, nous l'avons nomme tabernanthine. On doit vraisemblablement rattacher à  celui-ci la " substance cristallisée . de P.F. = 206-207°, signalée en 1901 pas plus avant et qu'ils ne nommèrent pas.

La tabernanthine est presque insoluble dans l'eau, peu soluble dans l'alcool froid, plus soluble à  chaud, facilement soluble dans l'éther, le benzène, le chloroforme, l'acétone. Ses solutions sont incolores et non fluorescentes. Sa formule moléculaire, déterminée comme pour l'ibogaine, par semi-micromethode ( l'azote par micro-Kjeldahl) correspond à  C21H29N20.
Son spectre d'absorption ultra-violet présente deux maxime à  2.700 et 3.000 à… et deux minima à  2.575 à… et 2.800 à… (ibogaïne, un maximum à  2.950 à… et un minimum à  2.575 à…).

Enfin la tabernanthine donne, avec les réactifs de Wasicky et de Brissemoret, des réactions colorées différentes de celles obtenues avec l'ibogaïne. Son chlorhydrate a pu être obtenu à  l'état cristallise. Les réactions de coloration données par cet alcaloïde avec les réactifs glyoxylique et phospho-vanillique font présumer qu'il renferme , comme l'ibogaïne, un noyau indole. C'est également un compose non sature. Enfin, nous avons pu mettre en évidence la présence d'un groupement methoxyle dans sa molécule.
A cote de ces alcaloïdes cristallises, il existe dans les racines d'Iboga une forte proportion d'alcaloïdes amorphes, parmi lesquels se trouve une4 substance4 dont les solutions dans l'alcool, le chloroforme, l'éther, etc. sont fluorescentes. Cette substance semble un produit de décomposition des alcaloïdes, en particulier de l'ibogaïne.
D'autre part, des alcaloïdes ont pu être extraits des tiges, des feuilles, des péricarpes et des graines. Ceux extraits de ce dernier organe présentent des réactions colorées très nettes et différentes de celles des alcaloïdes des racines. Le manque de matériel n'a pas permis de préciser s'il s'agissait d'un alcaloïde particulier.

Enfin, des dosages d'alcaloïdes ont été effectues, dans des poudres d'écorces d'Iboga, par différentes méthodes : dosage pondéral direct, dosage volumétrique, précipitation à  l'état de silicotungstate. Les conditions optima de précipitation de l'ibogaïne à  état de silicotungstate ont été déterminées, ainsi que le coefficient expérimental à  utiliser pour les dosages.

Pour les poudres d'Iboga, les dosages par la méthode pondérale directe et ceux obtenus après précipitation à  l'état de silicotungstate donnent des chiffres très voisins, constamment plus faibles avec la deuxième méthode.
Au contraire, le titrage volumétrique des alcaloïdes totaux (exprimes en ibogaïne), donne des chiffres très inférieurs à  ceux que l'on obtient par pesée directe. Dans la méthode proposée pour les poudres d'Iboga, les alcaloïdes, déplaces par l'ammoniaque, sont extraits par l'éther.

Ils sont finalement précipités à  l'état de silicotungstate en milieu acide chlorhydrique à  2%. La méthode a été appliquée aux préparations galéniques de la drogue : teinture et extraits.

Au point de vue pharmacodynamique, nous avons retrouvé certaines propriétés déjà  signalées par différents auteurs, en particulier l'hypotension produite chez le chien après injection d'ibogaïne. A cet égard, nous avons pu montrer, en utilisant la méthode de Schilf, que cette hypotension est due à  une vasodilatation périphérique.

En outre, quelques actions de la tabernanthine chez le chien ont été étudiées.
Comme l'ibogaïne, cet alcaloïde : diminue l'amplitude et la fréquence des mouvements respiratoires ; est hypotenseur ; diminue l'hypertension réflexe provoquée par l'occlusion des carotides ; augmente beaucoup l'hypertension produite par injection d'adrénaline. La tabernanthine semble, en outre, prolonger l'action hypotensive de l'acétylcholine.
Elle agit donc dans le même sens que l'ibogaïne. Il en est de même des chlorhydrates totaux et de l'extrait aqueux de racines.

L'extrait aqueux des péricarpes s'est montre sans action nette, tandis que celui des graines qui, comme l'ibogaïne, renforce notablement l'action hypertensive de l'adrénaline, augmente par contre l'hypertension produite par l'occlusion des carotides.

En résume, les racines du Tabernanthe Iboga renferment, a cote de l'ibogaïne cristallisée, P.F.= 152°, un deuxième alcaloïde cristallise, P.F.= 209°,que nous avons nomme tabernanthine, sans doute de constitution très voisine, mais cependant bien différencier par plusieurs de ses propriétés physico-chimiques.

Au point de vue physiologique, ces deux alcaloïdes paraissent réaliser une synergie et contribuer l'un et l'autre à  l'activité totale de la drogue. Les autres parties de la plante renferment également des alcaloïdes doues d'activité physiologique.

Quant aux effets toniques de l'Iboga, leur explication est encore incomplète, l'étude revalant chez l'animal des phénomènes très complexes.
Deux théories ont été proposées : l'une , due à  Raymond-Hamet [9], fait intervenir l'action "sympathicosthenique" de l'Iboga, sensiblement l'organisme à  ses excitants et en particulier à  l'adrénaline.

L'autre, due à  D.Vincent et Mlle I.Sero [12], met en cause les propriétés anticholinesterasiques de la drogue, prolongeant l'action de l'acétylcholine et améliorante le fonctionnement du système neuromusculaire.

Il faut espérer que d'autres recherches permettront d'élucider complètement le mécanisme d'action de cette drogue, dont es propriétés toniques, déjà  reconnues par l'empirisme des indigènes, sont indiscutables.
(Laboratoire de Matière médicale de la Faculté de Pharmacie de Paris.)

Bibliographie :
[1] :Delourme-Houde.-Contribution à  l'étude de l'Iboga (Tabernanthe Iboga H.Bn (Apocynacées).Thèse Doct. Unfu. (Pharm.), Paris, 1944.
[2] Dybowski (J.) et Landrin (Ed.).- Sur l'Iboga, sur ses propriétés excitantes, sa composition et sur l'alcaloïde nouveau qu'il renferme. C.R. Ac.Sc, 1901, 133, p 748-750.
[3] Haller (A.) et Hecker. (E.). - sur l'ibogaïne, principe actif d'une plante du genre Tabernaemontana, originaire du Congo, C.r.Ac.Sc., 1901, 133, p. 850-853.
[4] Lambert (M.). -Sur les propriétés physiologiques de l'ibogaïne. Arch. Internat.Pharmacod. et Thérapie, 1902, 10, p.101-120.
[5] Landin (A). - De l'Iboga et de l'ibogaïne. These Doct. Med., Paris, 1905.
[6] Phisalix (C.). -Action physiologique de l'ibogaïne. C.R.Soc.Biol., 1901, 53, p.1077-1081.
[7] Pouchet (G.) et Chevalier (J.). -Les nouveaux remèdes : Sur l'action pharmacodynamique de l'ibogaïne. Bull. gen. Therap., 1905, 149, p. 211-215.
[8] Raymond-Hamet. - Le probleme du vrai et des faux Iboga. Rev. Bot., appl., 1940, 20, p. 251-262.
[9] Raymond-Hamet.- L'Iboga, drogue defatigante mal connue. Bull. Acad. Med., 1941, (3e s.), 124, p.243-255.
[10] Raymond-Hamet.- Sur l'ibogaine. Bull. Soc. Chim. Fr. 1942, (5e s.), 9, p. 620-622.
[11] Sero (Mlle I.). - Une Apocynacee d'Afrique equatoriale, Tabernanthe Boga. These Doct. Univ (Pharm.) Toulouse, 1944.
[12] Vincent (D.) et Sero (Mlle I.). - Recherches biochimiques et pharmacodynamiques sur Tabernanthe Iboga H. Bn. 1° Sur l'extraction des principes actifs. Remarques au sujet de l'ibogaïne amorphe. 2° Action des préparations d'Iboga et de l'ibogaïne sur la cholinestérase. Trav. Memb. Soc. Chim. Boil., 1942, 24, p. 1352-1357.

Source : http://www.ibeginagain.org/french/cont.shtml


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Vie1777 
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je viens vous faire part de mon expérience récente avec l'ibogaine, je cherche des personnes compétentes qui sauront me mettre en contact avec des personnes sérieuses et compétentes.
Attention, mal administrée, en quantité insuffisante et par des personnes incompétentes cela peut s'averer tres dangeureux!
Voici mon expérience du moi d'octobre 2011 en Angleterre à  HULL, chez un certain Mr Paul F. et sa compagne dénomée ELL (j'ai été mise en contact avec cet escoc via le site d'Eric Taub
du reseau I begin again
J'ai d'abord été mise en rapport Acec Sarah d'Amsterdam, mais suite à  de ombreux echanges, elle a annulé mo séjour chez elle et est partie précipitamant au mexique... Eric Taub m'a ensuite mise en rapport avec ce Paul F. de HULL (nord de l'angleterre)
Parlant tres peu et tres mal anglais, un certain Alexandre de Nice m'a servi de traducteur.
Voici le mail que je lui ai envoyé et auquel il n'a toujours pas répondu
"Bonjour Alexandre,
Je ne sais pas si vous vous  souvenez de moi?
Il est vrai que cela fait un certain temps que je ne vous ai pas écrit. Depuis mon départ en Angleterre en fait.
Comme vous le savez certainement, Sarah G. n´a pu m'accueillir chez elle, aux Pays-Bas,  pour différentes raisons, j'ai ensuite été mise en contact avec Mr PAUL F. qui m'a prise en charge pour me faire arrêter la méthadone et les antidépresseurs. Je suivais les instructions qu'il me donnait par mail ou par téléphone, à  la lettre.
Il me semble que vous m'avez aider a traduire nos échanges, mais je n'en retrouve pas trace...
Cela à  été très long et très difficile, mais après de longues semaines et un départ raté, je suis partie pour HULL dans le nord de l'Angleterre via LEEDS (l'aéroport le plus près).
J'ai du pour cela m'endetter de façon importante auprès de mon conjoint et de ma famille, (ce qui n'est pas sans conséquences aujourd'hui encore)
Si je met permet de vous ennuyer avec tout cela c'est pour apporter mon témoignage! en aucun cas je ne remet en cause le traitement Ibogaïne et je reste même convaincu, qu'administrer correctement, en quantité suffisante et surtout par des personnes compétentes, il serait très certainement efficace.
Hélas, pour moi, cela n'a pas été le cas, non seulement je ne suis pas soignée mais j'ai en plus vécu l'expérience la plus douloureuse de ma vie. Plus de 3 mois après, j'ai beaucoup de mal à  reprendre le dessus et je continue de faire des cauchemars sur ce qu'il m'est arrivé là  bas.
En résumé, j'ai fini par réunir la somme demandée (2000 livres plus les 4 billets d'avion, ce qui m'a couté au bas mot 3000 Euros!)
et a je suis arrivée a LEEDS ou ce Mr Paul et sa compagne appelée ELL, sont venus me chercher. N'ayant rien pris depuis 24h00, je ressentais déjà  les effets du manque et j'étais particulièrement angoissée.
Arrivée chez eux, l'ambiance était bizarre, je n'avais pas le droit de me déplacer seule, je devais argumenter ne serrait-ce que pour sortir fumer une cigarette. Je n'ai même pas eu droit à  un café. J'avais faim, soif, froid et le manque augmentait proportionnellement à  mon angoisse. J'avais cette impression constante d'être surveillée dans mes moindres faits et gestes, ce n'était pas un accompagnement comme c'est préconisé dans le rituel du bi twi, mais ni plus ni moins que du flicage!! même pour me rendre aux toilettes, j'étais accompagnée.
Une petite parenthèse : je ne sais pas si je vous l'ai déjà  dit, mais j'ai, malheureusement par le passé, connu le milieu carcéral en France mais également sur le territoire britannique, je peux vous assurer que même dans ces lieux maudits je n'ai été autant surveillée!!
Bref, la journée a été très longue et de plus en plus douloureuse (pour rappel, j'avais arrêté la méthadone depuis 3 ou 4 semaines mais j'étais toujours sous morphine a haute dose, 270mg/jour, jusqu'a la veille de mon départ).
Ils m'ont installée dans une chambre double, mon lit n'en était pas vraiment un, c'était plutôt une sorte de couchette en dur, recouverte de moquette épaisse en guise de matelas, cela n'est qu'un détail parmi bien d'autres mais c'est pour illustrer l'inconfort dans lequel j'étais.
Je dois préciser également que je leur ai remis la somme en espèces dès mon arrivée, ainsi que tous mes médicaments qu'ils m'avaient demandé de prendre avec moi! Ils m'ont également fait signer une sorte de contrat rédigé en anglais off course, je n'ai pas tout compris, mais il spécifiait notamment la prise en charge d'une semaine sous leur toit et aussi que la restitution de tous mes bien et effets personnels ainsi que mes médicaments, s'effectuerait a mon départ ! (ceci à  de l'importance pour la suite).
Je n'étais pas seule dans la chambre, il y avait toujours ou Paul ou Ell, présents, installés sur un vrai lit eux, mais ils ne me parlaient pas, il ou elle se mettait à  l'ordinateur ou s'occupait du chauffage (un truc genre souffleur qui faisait un vacarme du tonnerre chaque fois qu'il se mettait en route, me mettant en sueur, pour me laissée transis de froid (parce que, trempée par la sueur,) quand il s'arrêtait !
Ils m'ont fait attendre des heures comme ça, j'étais bien sur de plus en plus en manque, de plus en plus angoissée et il y avait cette "musique" ce bruit plutôt, qui se voulait reproduire l'eau qui coule façon musique électronique très répétitive et agressive. si cela était sensé me détendre, çà  a fait l'effet inverse et n'a fait qu'augmenter mon stress et la douleur.
Quand, en fin de journée, Paul s'est décidé à  aller à  la pharmacie chercher l'ibogaïne, je n'en pouvais plus, je me tordais de douleur,
je suppliais qu'on ne me laisse pas comme ça.
Enfin a son retour, il m'a donner un curieux petit cachet sécable en 2, blanc, je l'ai avalée avec avidité, j'aurais fait n'importe quoi pour que la douleur s'arrête!!
J'ai pu comprendre avec mon anglais limité ce qu'il m'expliquais, que j'allais "partir" et que je reviendrais "GUERIE", QUE JE NE SERAIS PLUS DEPENDANTE, que j'allais faire connaissance avec le "dieu Iboga" qu'il m'emmènerai!!....
A partir de là , mes souvenirs sont confus, je me rappelle vaguement avoir vu un chamane africain mais comme il y avait une tenture le représentant accroché au mur, j'avais l'impression que c'était bidon !!
Pourtant, je reste persuadée qu'il y avait quelqu'un d'autre avec lui, je ne sais pas s'il parlait français mais je le comprenais et il me disait: "tu vas partir, attention, tiens toi prête, ne rate pas le départ !
Je compte jusqu´a 3 et quand tu verras une grande lumière tu t'accroches de toutes tes forces pour partir avec elle"
J'ai vu cette lumière je me suis désespérément accrochée à  elle, mais elle m'a laissée sur place, je n'ai pas pu ou pas su "partir" avec elle... j'étais en larmes, paralysée par la douleur, je hurlais "i'm not gone, please wait me, please, please!!"
Mon dieu, c'était épouvantable et terrifiant, c'est comme si il y avait un combat en moi entre la souffrance, la douleur, et la lumière, mais c'est la douleur qui a gagnée, j'étais pleinement consciente, persuadée que je n'avais pas pu suivre "la lumière", c'est le noir qui a pris le dessus, tout est devenu noir, je n'étais que douleur de la tête aux pieds, jamais je n'ai tant souffert, aujourd'hui encore, je reste traumatisée par cette désastreuse expérience.
Malheureusement, cela ne s'arrête pas là !!
Je n'ai pas d'images précises dans ma tête de ce qui s'est passé après mais plutôt une sensation physique, une souffrance incommensurable, Dieu sait si je connais les crises de manque tellement violentes qu'elles vous anéantissent, on ne peut plus se lever, on vomit, o se vide, on pleure, on est désespérée et incapable de faire quoique ce soit.
Oui je connais çà , c'est ce qu'on appelle à  juste titre une CRISE DE MANQUE, ce qui est beaucoup plus violent que le symptôme de sevrage.
Au fil des différentes rechutes que j'ai vécu durant 20 ans, les crises ont été de plus en plus fréquentes et de plus en plus fortes, mais jamais à  ce point !
La douleur à  été telle que mon cerveau s'est mis en  « blackout », j'ai perdu connaissance !
Je n'ai aucun souvenir de ce passage. Je me suis "réveillée" à  l'hôpital dans un état lamentable, le personnel hospitalier m'a dit que j'avais été amené par Mr F. sans connaissance. ils se sont efforcés de me faire reprendre conscience, je n'ai pas les images de ce passage mais je me rappelle les sons, les sirènes hurlantes, toutes les 2 ou 3 minutes, cela était insupportable, le son strident des ambulances résonne encore dans ma tête, c'était un véritable cauchemar, une fois encore je n'ai jamais eu aussi mal de ma vie!!
Je ne voulais pas ouvrir les yeux, je ne voulais pas "reprendre conscience" parce que j'avais trop mal, j'ai cru mourir de douleur et ce n'est pas qu'une sensation, j'ai vraiment failli mourir de douleur. Cà  aussi m'a été confirmé par différents médecins, que ce soit à  l'hôpital central D'HULL, ou une fois rentrée en France!!
Le pire de tout est que je suis restée sans soin, sans nourriture, sans dormir, sans même avoir mon téléphone mon sac à  main, mon passeport ou mes cigarettes pendant 5 jours. Paul a dit aux médecins qu'il ne fallait surtout pas me donner quoique ce soit et comme je n'arrivais pas à  me faire comprendre, ils l'on écouté lui!! Je n´arrive toujours à  y croire !
En France, dans n´importe quel hôpital, il y a une chartre de prise e charge de la douleur.  Si on ne comprend pas la personne, on cherche quelqu´un qui parle la langue, on fait venir un traducteur, mais personne n´aurait idée de se fier aux allégations d´un inconnu qui dit simplement que je suis folle et « oublie » consciencieusement d´amener mes ordonnances, ne parle pas du traitement qu´il m´a administrer et en plus s´interpose entre le patient et les médecins pour être sur qu´on ne me donne rien ! C´est scandaleux, criminel, inhumain !
Je croyais que La grande Bretagne était en avance quant à  la prise en charge de ses drogués, c´est complètement faux !
Les seuls médicaments qui m'ont été administré ce sont des vitamines. Personne ne m'écoutait, personne ne me comprenait, ils se sont acharnés sur la veine du coup pour essayer de me perfuser au sérum physiologique, mais ils n'ont pas réussi et je garde la cicatrice dans le cou.
Ces 5 jours sont sans aucun doute possible les plus terribles et les plus longs de ma vie, j'ai pourtant vécu des choses difficiles dans des endroits sordides et violents mais jamais je ne suis passée aussi proche de la mort, au milieu de médecins et d´infirmiers qui utilisaient la fragilité de mon index et pouce droit (sur lesquels j'ai été greffés!!).
J'explique :  ils voulaient que j'ouvre les yeux mais les lumières m'agressaient, je délirais, je pleurais je suppliais et quand,  épuisée de douleur je me laissais "partir" pour ne plus avoir mal, ils appuyaient de toutes leurs forces sur les greffes de mes doigts pas encore cicatrisées!! Ça s´appelle de la torture et Paul a plus qu'une responsabilité dans tout cela. Non seulement, il s'est débarrassée de moi en me larguant aux urgences comme on se débarrasse d'une poubelle pleine et encombrante, mais en plus il n'a pas tenu sa promesse et a empêcher les médecins de m'administrer le plus petit anti douleur. C'est grave et complètement irresponsable de laisser quelqu'un dans cet état. J´ai vraiment failli mourir !!
Je ne me suis pas réveillée neuve et propre comme il disait, il ne m'a pas gardée chez lui et ce qui est le plus grave mais il a interdit qu'on ne me donne le moindre médicaments, me laissant dans le plus grand dénuement et la plus terrible des souffrance!! J'ai perdu 7Kg en 5 jours!!
Cette expérience est terrible, il m'a fallu 3 mois pour arriver a vous écrire, le simple fait d'y penser me fait trembler, accélère mon cœur et provoque des sueurs froides. Au bout de 5 jours quand j'ai enfin pu me tenir debout, j'ai réussi à  aller jusqu'au point accueil du service dans lequel j'étais. Il était juste en face de ma chambre mais c´a m'a demander des efforts incroyables pour y parvenir en prenant appui sur les murs pour ne pas tomber. J´ai réussi a me faire comprendre et à  ce qu'on appelle Paul pour moi. quand je l'ai enfin eu au téléphone, j'ai de nouveau prier, supplier qu'il vienne me chercher, il disait qu'il ne pouvait pas, que je devais attendre la date de retour pour prendre l'avion et
que je ne pouvais pas être chez lui pendant les 3 jours qu'il restait avant de reprendre l'avion. J'étais perdue, démunie, seule,  j'avais terriblement mal partout, je n'avais aucun effets personnels et lui refusait de venir me chercher!! La colère a pris le dessus et j'ai menacer d'appeler la police si il ne m'amenait pas au moins mes affaires. il a changé de ton, comme s'il avait peur, et à  dit qu'il allait trouver une solution. J'ai du attendre encore toute la journée sans même pouvoir mettre des vêtements. je n'avais que ces blouses immondes des hôpitaux qui n'apportent aucune chaleur et ne permettent pas non plus de garder sa dignité, ce n'est qu´un détail mais ça fait beaucoup de détails qui font que c'était absolument insupportable.
J'ai su par la suite, qu'il avait essayer de soutirer de l'argent à  mon conjoint pour acheter un autre billet d'avion!...
Quand enfin, ils sont arrivés le soir du 31 octobre, ils n'avaient rien amenés de tout ce que j'ai demandé, pas même mon sac à  main.
Je n'étais jamais restée aussi longtemps sans fumer. cela aussi semble dérisoire mais je vous jure que quand on est dans cet état là , le moindre détail prend une importance capitale. Je vous passe le retour jusqu'a chez eux, particulièrement long et pénible, pour couronner tout ça, je me suis vite rendu compte qu'ils avaient fouillé toutes mes affaires, je n'avais plus mes bijoux et surtout plus le moindre cachet, pas même un doliprane pour calmer le manque, essayer d'endormir ne serait-ce qu'un instant la douleur.
ils ne m'ont rien rendu, ni argent, ni bijoux et surtout pas mes médicaments, s'il est vrai qu'il a payer un billet d'avion pour que je puisse rentrer a Paris, il est vrai aussi que rien dans ce soit disant contrat n'a été respecté et surtout pas moi; je n'étais que le moyen facile de gagner en peu de temps et peu d'effort une grosse somme d'argent. je me suis fait dépouiller, j'ai été maltraitée par négligence et incompétences, j'ai eu à  faire à  des personnes sans scrupules qui ont profité et abusé de ma fragilité, de ma naïveté, de ma faiblesse. Ce Paul n'est rien d'autre qu'un escroc et un voleur !
J'ai honte d'avoir fait confiance à  un type comme lui.
J'espère que le temps arrangera les choses...j'en doute puisqu'aujourd'hui encore je suis dépendante des médicaments, même si les doses sont moindre, (je ne consomme plus que 30mg de méthadone par jour et pas mal d'antidouleur et d'anti inflamatoire mais je continue d'avoir mal, mon corps ne se remet que très lentement d'une telle agression. Pour moi, elle est aussi violente que lorsque j'ai été violée il y a quelques années dans la rue.
Alexandre, ne permettez plus que ce genre de choses arrivent ! je vous en prie, pour les autres qui iront après moi, dites leur la vérité, n'envoyer plus personne chez ce Paul !
Vous qui êtes un ami de Mr Eric TAUB, prévenez le que certaines personnes de son réseau sont dangereuses, jouent avec la vie des gens, les dépouillent et s'achètent une bonne conscience en disant après que c'est moi qui n'est pas respecter les instructions ou que je n'ai plus toute ma tête a cause des années de dépendance!!
je n'ai eu ni la force, ni le courage de vous écrire avant, mais je tiens à  vous précisez que je vais porter plainte contre
Mr F. et que je vais prévenir toutes les personnes qui se renseignent sur l'ibogaïne, sur tous les forums qui traitent du sujet, sur tous les sites internet sur lesquels je peux témoigner. j'utiliserai également tous les réseaux sociaux disponibles et je vous jure que j'irai au bout des choses!!
Ne vous méprenez pas, cependant, je ne vous reproche rien à  vous! Vous m'avez aidé, écouté, assisté et je vous suis reconnaissante, vous n'avez pas cherché à  vous faire de l'argent sur mon dos et votre altruisme vous honore.
J´aimerai beaucoup que vous acceptiez de reprendre contact avec moi, de savoir ce que vous pensez de cette personne, de ce que j'ai vécu.

** modéré **

Avec toute ma reconnaissance et ma gratitude.
VIE

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Vie1777 
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Inscrit le 20 Feb 2012
4 messages
je tiens a préciser que j'ai commencer à  prendre des drogues dures,il y a plus de 20 ans, (cocaine puis éroine, suivie de plusieurs cures, post-cures, puis plusieurs années de Suburex (une belle merde) pour finir à  la méthadone à  haute dose (100 à  130mg/jour)
Parrallelement et recement j'ai du me faire emputer le bout de l'index et du pouce droit à  cause d'une injection de cocaine coupée à  la ludocaine. j'ai été opérée et greffée par un bon chirurgien qui m'a dit que s'il ne croyait aps que j'étais capable de m'en sortir, il aurait simplement emputé sans envisager de greffe. Cette poératio s'est déroulée en 3 temps et a occasionné beaucoup de douleur. j'ai été mise sous morphine (skenan a haute dose) 270MG/jour.
Mais ce qui me parait important de préciser c'est que si c'est la consommation de drogue qui m'a fait aller mal, j'ai réussi a deccrocher pendant près de 10 ans.
Si j'ai rechuté, il y a plus de 2 ans c'est parceque j'étais en depression à  tendace suicidaire, suite à  du harcellement moral et sexuel de la part de mon directeur (je suis coordinatrice socioculturelle) et en arret maladie depuis une agression de la part d'une bénévole de l'associatio pour laquelle je travaille.
J'ai du me battre des années contre mes démons, mes fantomes pendant des anées, mais j'avais réussi à  me reconstruire (formations professionnelles, diplomes d'état ETC..)
Mon directeur a eu vent de mon passé sulfureux et s'en ai servi comme moye de pression pour parvenir à  ces fins. Et c'est depuis que la dépression à  pris toute la place dans ma vie, et que je me deande souvent si elle vaut d'être vécue. AIdez moi s'il vous plait.
Vie (parce que je le suis encore...)

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LLoigor 
Modérateur
Russia
2200
Inscrit le 08 Aug 2008
9517 messages
Je répond rapidement car pressé par le temps.

J'ai lu ton témoignage, bon j'aurai beaucoup de choses a dire, comme par exemple le fait que tu est visiblement tombé sur des escroc, que tu n'as probablement pas consommé d'iboga mais autre chose.

Pour la partie ou j'ai écrit "modéré" (fin de ton témoignage) je t'invite a lire notre charte :
http://www.psychoactif.org/forum/misc.php?action=rules

Analyse de produits psychoactifs aux effets indésirables ou inhabituels et de manière anonyme, gratuite et par courrier.  Contacter l'équipe: modos@psychoactif.org
https://www.psychoactif.org/sintes

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keiser
Nouveau Psycho
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Inscrit le 10 Mar 2010
75 messages
Salut  Vie1777 !

Bon déjà  , il est évident que tu es tombée sur d'horribles escrocs , cette histoire est vraiment délirante .
Je n'ai jamais vu d'ibogaïne en cachet mais toujours en poudre blanche .
Je pense que tu n'as pas pris d'ibogaïne , alors quoi ?...

J'aimerais aussi savoir pourquoi Sarha n'a pas pu te prendre ?
Je l'avais déjà  dit en racontant ici ma mésaventure en Slovénie , il faut faire extrêmement attention à  tous ces pseudos guérisseurs dont l'oseille est la seule motivation .

Pour moins cher , tu pouvais aller au Gabon où Ebando sont très sérieux , je connais plusieurs personnes qui ont décro là  bas et tout s'est bien passé , ils sont aujourd'hui en pleine forme .

J'ai moi même témoigné il n'y a pas longtemps mais cela n'intéresse personne tongue
J'ai décroché deux fois avec l'Iboga :

- La première fois en 2005 , j'ai stoppé net une prise de 14 mg de subutex pendant 7 ans .

- La seconde fois , il y a 6 mois , j'ai arrêté 2 mg par jour et pendant 2 ans et demi de temgesic , suite au décès de ma femme .

Donc ce n'est pas un fait hypothétique , cela fonctionne et après six mois , je vais très bien .
Le seul problème assez handicapant est la fatigue qui dure environ deux mois mais on y à  droit dans tous les cas de figures ( Iboga où pas )
L'Iboga empêche la dépression , il est donc assez facile de décro car il n'y a pas d'idées noires propres au sevrage .

Cela m'a couté 50 euros .

Mon médecin et le pharmacien ont été encore une fois sur le cul de voir avec qu'elle facilité j'avais pratiqué mon sevrage .
Mon médecin m'a même demandé des conseils pour faire décro des patients à  lui , incroyable !!!
Nous n'avons pas encore eu le temps de voir ça  .

Voila , pour moi , après six mois tout va bien , la forme est revenue , je dors bien et je n'ai aucune envie de dope .
Cela me serait facile vu que mon doc est à  300 mètres de chez moi .


Vie1777 , je ne sais quoi te dire de plus , si ce n'est que ça marche .
Malheureusement , avec la loi en vigueur , je ne peux te donner plus de renseignements pour voir les bonnes personnes et c'est bien dommage .

Je te souhaite de trouver et aussi que le temps te fasse vite oublier cette horrible mésaventure .

Ciao !

Dernière modification par keiser (21 février 2012 à  12:26)

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bedumed 
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Inscrit le 29 Feb 2012
1 message
bonjour VIE

je pense être le Alexandre dont tu parles dans ton message (même si les nom et place ne sont pas les bons)
tu as laissé un message sur mon portable le jour même où tu as posté ce message
je t'ai rappelé dans la soirée et suis tombé sur ce que j'ai compris être ton copain (en lui disant que tu me rappelles plutôt un autre soir)
je t'ai aussi envoyé un texto ce week-end (toujours au même numéro) en te laissant une adresse e-mail où tu pouvais me contacter
je n'ai eu depuis aucune réponse de ta part
je précise que je ne te répondrai qu'au numéro que je connais (celui commençant par 09 et finissant par 9) et que je ne réponds jamais à  aucuns numéros masqués ou inconnus

je tiens à  préciser que je n'ai aucun lien direct ou commercial avec Paul mais que j'ai juste fait part mon expérience salvatrice d' il y a quelques mois (de façon enthousiaste il est vrai) où tout c'est vraiment très bien passé pour moi (y compris l'accueil et la prise en charge sur 5 jours) et où 24 h de traitement (1,32g Hcl + 1g TA) ont mis fin instantanément à  10 ans d'addiction continue à  un opiacé unique (le seul bémol étant une insomnie persistante les semaines suivantes)

je viens de lire ton post
ce que tu as vécu est terrible
j'en suis sincèrement désolé

de ce que j'en lis (sans être pharmacien mais encore une fois juste d'après mon expérience personnelle)
je pense qu'ils t'ont fliqué sévère pour être sûr que tu ne consommerais absolument rien de rien avant de commencer ton traitement
je pense que Paul a aussi attendu au maximum avant de commencer le traitement pour ne pas associer l'Ibg à  des multiples résidus chimiques d'actions prolongées encore potentiellement présents dans ton sang
je pense que ce que Paul est allé cherché à  la pharmacie du coin et le petit caché blanc qu'il t'as donné ne sont pas de l'Ibg (introuvable au Royaume-Uni en pharmacie) mais un anti-vomitif que j'ai moi-même ingéré en premier lieu
je pense que la première gélule d'Ibg que tu as prise devait être de 0,200g environ (elle sert justement de test d'intolérance à  l'Ibg)
après malheureusement je ne sais pas ce qui à  pu mal se passer pour toi
l'ibg a une action sur-puissante qui s'appuie à  mon avis fortement sur la psychologie de l'instant (comme par exemple la visualisation mécanique peu prévisible d'un rêve ou d'un cauchemar)
au mieux ça secoue sévère, au pire c'est malheureusement ce que tu as dû vivre
je ne pense pas que Paul bien que non médecin ni chimiste ne soit un escroc (bien que je n'ai que ma propre expérience comme exemple qui je le répète a été en tous points positive)
je pense malheureusement qu'un accident s'est produit durant ton traitement (sûrement à  plus hauts risques pour des poly-consos) et que vraisemblablement Paul a eu du mal à  faire face à  la situation (je pense que son insistance aux Urgences pour ne te donner aucun opiacés/benzos pour te soulager est que l'Ibg déjà  dans ton système à  ce moment là  aurait démultiplié leurs potentialités et que ce mélange t'aurait été directement et irrémédiablement fatal)

il n'en reste pas moins que ton expérience a été dramatique

voilà 

j'aurais préféré te parler directement donc surtout n'hésites pas à  me rappeler si tu le veux bien

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solitaire 
Nouveau membre
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Inscrit le 26 Sep 2012
4 messages
Salut, Peut ont m'éclairer un peu plus sur l'Iboga , sur ces effets qui serait soit disant une sorte de baguette magique ou en une seul prise nous sommes complètement sevrer même après de longues années de dépendance a l'Héroine , méthadone etc... et quelques soit le nombre de dosage (métha Héro) que nous consomment ?. 

Si en une seul prise les victimes de drogue retrouvent directement leur santé sont la moindre douleur ni manque physique , pourquoi les centres d'aide au toxicomane n'aident pas leur patient a opter pour l'Iboga ou lieu de remplacer une drogue illégale par une drogue légale ou pour les victimes de drogue dure ne voie presque jamais la fin avec la méthadone , subitex etc... 

Une fois je me suis rendu dans une pharmacie Homiopatique dans le centre ville de Bruxelles, j'ai demander après ce produits , ils ne connaissait même pas ce produit jusque ce qu'ils aille regarder sur le net pour savoir se que c'était et en Belgique ils connaissent pas se produit et même les Docteurs qui travail dans les centres pour les victimes de drogues dure ne connaissent pas ou font semblent de ne pas connaitre l'Ibogaine , se que je trouve assez bizarre si vraiment l'Ibogaine Guéri en une seul prise ?!

La vérité c'est que certains veulent que les patients avalent toutes leur vie des médicaments et profite des malheurs des autres pour se remplir les poches , avec le nombre de personnes victimes de dépendance sa doit rapporté un bon chiffres d'affaires , donc il et clair que certains ne veulent pas que les gens sont sortent mai veulent qu'ils soit esclaves toutes leur vie au médicament chimique tel un robot qui a besoin de ces pilles pour pouvoir marché , ceux qui en les moyens financier en plus de chance de sont sortir facilement et plus rapidement que les autres cas de la société qui sont jeter dans des centres soit disant d'aide au dépendant de drogue dure , mai quand nous voyons les responsables de ces centres d'aide qui et travail non un seul bute c'est de travailler et de gagné un bon salaire en fessent passé les victimes de drogues dure comme des moutons a la file , même si j'en suis sur qu'ils doit y'avoir des gens de coeur mai malheureusement ils se comptes sur les doigts d'une main. Un toxicomane d'une famille riche et t'il pareil a un toxicomane pauvre aux yeux de la société , des medecin , des gens etc... ? Non ! , ils donnerons plus d'importance a une victimes de famille riche que a une victimes pauvre et qui na que comme seul soutient la miséricorde divine et rare sont ceux qui lui tendront la main pour lui venir en aide , alors que si en a les moyens financier nous avons toutes les portes ouvertes avec le meilleur accueil qu'il soit.

Je conseil au personnes dépendantes de drogue ou de méthadone si vous avez la chance de vous guérir de ces poisons , d'essayer de se tourner vers la médecine homiopatique pour ne plus jamais tomber dans la dépendance des médicament chimique et je me demande si il n'existe pas un traitement par les plantes qui remplacerais la méthadone ? , En tous cas mes prières vont pour tous les malades victimes de ces drogues diabolique et je demande a Dieu de châtier sévèrement ceux ou celles qui vivent sur le dos des malheureux comme les vendeurs de drogue dure qui mérite la peine de mort pour moi , dire que certaines familles se sont enrichies sur le dos de millions et des millions de cadavres mort d'overdoses ou de malades en crise de manque qui doivent se battre tous les jours pour ne pas souffrir de douleur a cause d'une simple erreurs qu'ils en commise dans leur vie c'est d'être tenté par ce poison diabolique en pensent trouver un peu de bonheur et chaque toxicomane a sa propre histoire et c'est jusque quand le mal et fait que l'on se rend compte vraiment de se que vaut la santé tel le proverbe qui dit : l'homme essaye de fuir le soleil du désert pour tomber dans l'enfer éternel !. 

En tous cas si vous pouvez me donnez plus d'info sur l'iboga et sur sa prise et partager vos connaissances sur cette plantes et aussi si il existe des centres ou des personnes qui peuvent se déplacer pour venir aider les malades etc....

Merci a vous

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LLoigor 
Modérateur
Russia
2200
Inscrit le 08 Aug 2008
9517 messages
Non l'Iboga, ce n'est pas une baguette magique, l'iboga a aussi des inconvénients qui a souvent était observé chez les personnes qui avais fait le rituel au Gabon : un changement d'identité radical de la personne.

Car un voyage d'iboga n'est vraiment pas de tout repos.

Ceci dit c'est évident que l'Iboga a une énorme potentiel et pas seulement pour la drogue (alcool, dépression, trouble obsessionnel compulsif, etc).

Certain pays comme la Slovénie bosse dur dessus.

Mais, et on le sais tous cela sera toujours plus rentable de vendre au gens des médicament qu'un labo aura inventé a 100% et lui sera bien plus bénéfique, que de synthétiser un principe actif d'un arbre du Gabon...

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Off_the_hook 
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Inscrit le 18 Dec 2012
17 messages
C'était une lecture intéressante, qui tombe à  point dans mes recherches. Je suis à  la recherche d'une association, de personnes, d'un endroit "safe and sane" etre initié à  l'Iboga. J'ai un passé assez chargé et une experience décente au niveau produits psychotre qui je pense me seront utile pour apprivoiser ce "traitement". J'ai expériencé par moi même un nombre de methodes pour curer cette addiction aux opiacés que je me traine comme un boulet depuis plusieurs années. J'ai lu assez sur l'iboga pour me decider à  y être initié. Sortis depuis plusieurs semaines de cure pour le sevrage (principalement methadone sur les 3 dernières année mais un passé beaucoup plus long, là  n'est pas le sujet)
J'ai déjà  pas mal bougé (asie, pacifique, us) et je sais qu'une période de transition est toujours bénéfique après un sevrage. C'est pourquoi je serait pret à  me rendre là  ou il le faudra. je suis conscient des risques que cela implique et ma requête est simple:

Qui peut me diriger vers un bwiti au Gabon ou une association sur le territoire européen ou africain afin d'être initié à  l'Iboga ?
J'ai besoin de concret, nom, adresse et contact.

J’espère que la somme de connaissance disponible grâce aux usagers de ce site pourra m'être utile.
Merci d'avance a tous les psychonauts pour vos infos, expériences.

Dernière modification par Off_the_hook (18 décembre 2012 à  14:08)


La volonté, c’est ce qui te permet de vaincre alors même que tes pensées te déclarent vaincu. La volonté c’est ce qui te rend invulnérable.

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momo1212 
Banni
Belgique
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Inscrit le 29 Feb 2016
335 messages
Il faut savoir que les benzo font bagage à l iboga et que donc il ne faut pas prendre de l iboga ou de l obogaine lorsqu' on a une addiction au benzo!!!!!!
Je deterre le sujet non pas pour répondre à vie 1777 mais pour avertir les autres personnes qui seraient intéressé par une cure a l iboga....

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psychic 
Psycho junior
France
400
Inscrit le 27 Jul 2017
467 messages
puisque le sujet est déterré...



Curieuse histoire que celle de l'Iboga. Au Gabon, ce petit arbuste endémique est connu depuis des siècles pour son usage traditionnel.

La poudre d'écorce sert lors du « bwiti », rituel d'initiation qui donne des « visions » à ses consommateurs et leur permet de « se connecter à leurs ancêtres », expliquent les guérisseurs locaux. Mais depuis une cinquantaine d'années, la plante fait l'objet d'une consommation qui dépasse largement cet usage traditionnel. Des brevets sur l'ibogaïne (extrait de la plante) ont été déposés et ouvrent des pistes pour le traitement du Parkinson ou de la maladie d'Alzheimer. Comble d'ironie pour une drogue, certaines études ont même mis en évidence son intérêt dans la prise en charge de l'addiction aux opiacés. Considérée comme stupéfiant, la drogue/médicament ne peut être commercialisée ni en Europe ni aux États-Unis. Dans l'ombre du Web, un véritable commerce international s'est ainsi développé autour de la plante et des « cliniques d'initiation » fleurissent un peu partout dans le monde. Problème, l'Iboga récolté n'est pas replanté. Outre les risques sanitaires liés à ces usages sauvages, une autre question se pose donc désormais : combien de saisons reste-t-il au fragile arbuste endémique pour légaliser ses usages de façon durable ?

Avec l'AFP

D. D.
Source : Le Quotidien du Pharmacien n°3417 du 08 03 2018

quand t'as mal t'as Contramal

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