[ Effets secondaires ]
Est-ce que l'alcool vous donne des pensées suicidaires ?

#alcool #antidépresseurs #dépression #suicidaire
#1 
LaRieuse17 femme
Nouveau Psycho France
21 décembre 2025 à 16:10
Bonjour à toustes !

Je crois que tout est dans le titre.

Je suis depressive mais sobre, je n'ai jamais de pensées suicidaires. J'ai souvent des pulsions auto destructrices, mais jamais l'envie de mourir.
Pourtant, sous alcool, au bout d'un moment, je finis par me dire (comme si c'était une révélation) que je veux en finir.

Je trouve ça très étrange et déstabilisant. Je sais que l'alcool est un depresseur, que son interaction avec des fortes doses d'antidepresseurs n'est pas terrible (je suis à 150 de sertraline par jour). Mais ça me fait paniquer. Je ne sais pas si l'aspect depresseur pense à ma place ou si, sobre, je suis dans le dénie.

J'essaye de réduire drastiquement ma consommation d'alcool, je sais que c'est l'une des choses à faire pour que j'aille mieux.

Mais je me demande, est-ce que je suis seule dans ce cas ? Est-ce que quelqu'un d'autre est confronté à ça ?

Merci à toustes et prennez soin de vous :)

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#2 
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iduaoa non binaire
Nouveau membre France
21 décembre 2025 à 17:23

LaRieuse17 a écrit

Bonjour à toustes !

Je crois que tout est dans le titre.

Je suis depressive mais sobre, je n'ai jamais de pensées suicidaires. J'ai souvent des pulsions auto destructrices, mais jamais l'envie de mourir.
Pourtant, sous alcool, au bout d'un moment, je finis par me dire (comme si c'était une révélation) que je veux en finir.

Je trouve ça très étrange et déstabilisant. Je sais que l'alcool est un depresseur, que son interaction avec des fortes doses d'antidepresseurs n'est pas terrible (je suis à 150 de sertraline par jour). Mais ça me fait paniquer. Je ne sais pas si l'aspect depresseur pense à ma place ou si, sobre, je suis dans le dénie.

J'essaye de réduire drastiquement ma consommation d'alcool, je sais que c'est l'une des choses à faire pour que j'aille mieux.

Mais je me demande, est-ce que je suis seule dans ce cas ? Est-ce que quelqu'un d'autre est confronté à ça ?

Merci à toustes et prennez soin de vous :)

Salut, lorsque je suis sobre je n’ai pas non plus d’envie suicidaire. J’y penses mais je me dis toujours que je ne passerais pas à l’acte, même si ça parait être une solution parfois. Mais lorsque je bois mon esprit au bout d’un moment acquiesce vis à vis de ça. Je l’envisage vraiment. Ça m’est arrivé à chaque fois que j’atteins un certain niveau d’ébriété. Depuis je ne touche plus à l’alcool parce que ça me fais peur et je n’ai plus envie de me sentir comme ça (j’ai eu la chance de ne pas être dépendant de l’alcool donc arrête n’a pas été très dur, je comprend que ta situation ne doit pas être facile je te souhaite plein de courage pour traverser ça smile! ).
Je me reconnais donc un peu dans ce que tu dis.
(Par contre dans ma situation je ne subissait pas l’interaction antidépresseur/alcool car j’ai refusé ce traitement qu’on m’avait prescrit.)
En espérant que ça va aller mieux, prend soins de toi.


ฅ/ᐠ ‧̫‧ ᐟ\ฅ

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#3 
LaRieuse17 femme
Nouveau Psycho France
21 décembre 2025 à 17:29

iduaoa a écrit

Salut, lorsque je suis sobre je n’ai pas non plus d’envie suicidaire. J’y penses mais je me dis toujours que je ne passerais pas à l’acte, même si ça parait être une solution parfois. Mais lorsque je bois mon esprit au bout d’un moment acquiesce vis à vis de ça. Je l’envisage vraiment. Ça m’est arrivé à chaque fois que j’atteins un certain niveau d’ébriété.

Merci de partager ton expérience !

Ça me rassure de ne pas être seule à ressentir ça. Effectivement c'est dès que j'atteins un certain stade de consommation. Et c'est vraiment terrifiant d'avoir la sensation que c'est ce que je ressens réellement. Après ça, on a du mal àse faire confiance sobre, alors qu'on est définitivement plus apte à juger de son état sans substance.

Oui c'est sûr, l'addiction fait que le problème est plus dur à régler. Mais je suis vraiment rassurée de voir que c'est l'aspectdepresseur de l'alcool qui donne ça :)

Je vais faire en sorte de limiter ma conso comme je peux, merci à toi.

Prends soin de toi :)

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#4 
FractalM homme
Nouveau membre France
04 janvier 2026 à 15:05

LaRieuse17 a écrit

Bonjour à toustes !

Je crois que tout est dans le titre.

Je suis depressive mais sobre, je n'ai jamais de pensées suicidaires. J'ai souvent des pulsions auto destructrices, mais jamais l'envie de mourir.
Pourtant, sous alcool, au bout d'un moment, je finis par me dire (comme si c'était une révélation) que je veux en finir.

Je trouve ça très étrange et déstabilisant. Je sais que l'alcool est un depresseur, que son interaction avec des fortes doses d'antidepresseurs n'est pas terrible (je suis à 150 de sertraline par jour). Mais ça me fait paniquer. Je ne sais pas si l'aspect depresseur pense à ma place ou si, sobre, je suis dans le dénie.

J'essaye de réduire drastiquement ma consommation d'alcool, je sais que c'est l'une des choses à faire pour que j'aille mieux.

Mais je me demande, est-ce que je suis seule dans ce cas ? Est-ce que quelqu'un d'autre est confronté à ça ?

Merci à toustes et prennez soin de vous :)

Salut

Ton poste m'a rappelé cette phrase de Camus "« Il n’y a qu’un problème philosophique vraiment sérieux : c’est le suicide. »  Je pense que c'est l'absurdité de la vie qui donne l'envie suicidaire à pas mal d'entre nous.

Dernière modification par FractalM (04 janvier 2026 à 15:05)

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#5 
Cub3000 homme
Plantigrade psychonaute
04 janvier 2026 à 19:16
L'ivresse éthylique ne m'a jamais donné de pensées suicidaires, par contre je n'en dirai pas autant de la gueule de bois...

...and we got to get ourselves back to the garden.

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#6 
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psyr homme
Psycho junior
Hier à 00:22
En très bref, après une énième rafale de mauvaises nouvelles, personnelles mais pas seulement, je dirais que c'est la kétamine qui me rapproche le plus de cette "manière de penser"
Et pourtant, c'est probablement le stup' qui m'a apporté le plus de joie, le plus de féerie, de paix, d'osmose, d'amour absolu et inconditionnel.
Mais parfois, et même de plus en plus souvent, lorsque l'impressionnant imbroglio de pensées qui constitue un trip commence à se calmer, que le pic d'intensité a été franchi alors la notion de mort m'apparaît comme une évidence, une réponse implacable, voire une nécessité.
Sans dramaturgie ni lamentation, presque sans tristesse même.
Et je crois que, désormais, ma plus grande terreur réside dans le doute que - peut-être - la mort n'est pas synonyme de fin totale du 'moi', de la disparition définitive de l'égo.
Parceque bon sang, j'espère de tout cœur avoir un jour le droit au repos définitif

Je m'en tire bien, pas vrai ?

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#7 
LaRieuse17 femme
Nouveau Psycho France
Hier à 00:59

FractalM a écrit

Salut

Ton poste m'a rappelé cette phrase de Camus "« Il n’y a qu’un problème philosophique vraiment sérieux : c’est le suicide. »  Je pense que c'est l'absurdité de la vie qui donne l'envie suicidaire à pas mal d'entre nous

C'est sûr, et je ne suis pas dépressive pour rien. Mais l'absurdité n'a jamais été pour moi le véritable problème. Je préfère le non sens à quelconque forme de croyance qui "imposerait" une logique et donc une conduite à l'existence.
L'absurdité qui nous fout en l'air, c'est celle de réaliser que quoi qu'on fasse, ce qui nous entoure continura de tourner de la même manière. Que ce soit absurde n'est pas un problème, mais qu'on nous impose une absurde conduite dans l'absurdité est destructrice. J'aimerais bien vivre dans une absurdité qui me convient mieux. Mais je ne peux pas, je dois payer mon loyer et mes factures.

Malgré tout, je n'ai pas envie de me suicider. Ironiquement, c'est nottament car je me dis que si je suis à bout de tout, alors je me replongerais à 100% dans l'alcool et d'une façons différente, ça irait. Pourtant aujourd'hui, l'alcool me donne des pensées suicidaires. C'est con, j'ai l'impression que je vais vraiment être obligée d'aller mieux, je n'ai plus de plan b je crois.

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#8 
LaRieuse17 femme
Nouveau Psycho France
Hier à 01:08

psyr a écrit

la notion de mort m'apparaît comme une évidence, une réponse implacable, voire une nécessité.
Sans dramaturgie ni lamentation, presque sans tristesse même.

Oui, c'est exactement ça ! Soudainement j'arrête ce que je fais et je réalise que je veux mourir et c'est presque apaisant. Pourtant je ne crois vraiment pas avoir ce genre de penser quand je suis sobre, j'ai eu beau me poser la question dans tous les sens, sobre, je ne veux pas mourir.
Je me demande si c'est juste des pensées qui peuvent arriver sous n'importe quelle substance chez une personne avec un terrain favorable (je crois comprendre que tu as récemment vécu des drames) ou si la kétamine et l'alcool ont un point commun ? Je n'ai jamais pris de kétamine, je ne pourrais pas comparer les deux. Il y a des effets similaires avec l'alcool ? C'est aussi un depresseur ?

psyr a écrit

Et je crois que, désormais, ma plus grande terreur réside dans le doute que - peut-être - la mort n'est pas synonyme de fin totale du 'moi', de la disparition définitive de l'égo.
Parceque bon sang, j'espère de tout cœur avoir un jour le droit au repos définitif

Je comprends parfaitement. De mon côté je ne crois en rien. Pour moi, la vie n'a pas de sens et la mort est un arrêt totale du fonctionnement de tout ce que nous sommes. Si je meurs et qu'il y a quelque chose après, je vais me taper une éternité de crises d'angoisses au lieu d'une véritable fin. Si je vois un attrait dans la mort, c'est bien celui de la fin définitive d'absolument tout.
Je refuse catégoriquement que j'existe pour quelques chose et je refuse toute suite à la mort.

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#9 
avatar
psyr homme
Psycho junior
Hier à 22:57

LaRieuse17 a écrit

De mon côté je ne crois en rien. Pour moi, la vie n'a pas de sens et la mort est un arrêt totale du fonctionnement de tout ce que nous sommes.

C'est la position que j'ai adopté depuis déjà bien des années. Une approche plutôt nihiliste ou, pour faire moins sombre, une acceptation de n'être qu'une anomalie/merveille, pur produit d'un hasard de l'univers.
Je me souviens avoir eu une toute petite période où j'ai souhaité tenter 'la foi' chrétienne. Après en avoir parlé avec mon père (qui était plutôt punk à cette période) il a accepté de m'emmener voir un prêtre ou curé de cité pour en causer et envisager un baptême. Je ne me souviens pas de grand chose (c'était y a au moins 30 ans) mais le type a proposé de me baptiser un vendredi soir. Et là, ça a tout de suite fait 'tilt' : le vendredi soir, il y avait "Ça Cartoon" à la téloche, alors ça a été niet et on en a plus jamais parlé.
Bref, c'était une petite parenthèse qui me fait encore sourire, parce que si il avait proposé un autre jour..
Mais malgré le fait d'être quasiment persuadé que la mort signifie l'arrêt total de la machine (corps, esprit, âme, whatever), quelques voyages sous kétamine ont fait germé un doute très vague, mais présent. Pour dire que c'est un produit qui peut bousculer

J'ai vécu un truc assez dégueulasse avec mon corps il y a un an et demi environ, qui a déclenché une douleur dont je sors à peine. Oh, trois fois rien diraient certains, une extrusion discale, un disque intervertébral qui fait 'pop', qui quitte un peu sa place et vient se frotter à mon nerf sciatique. Mais "la sciatique", avec un grand 's', peut devenir une véritable horreur. L'impression qu'un fil de cuivre te traverse la jambe, relié à une gégéne et qu'un salaud sadique sans âme joue avec le bouton de l'intensité. Constamment, sans prévenir, sans raison, à t'en faire pleurer, à te faire tomber en marchant, à te faire tomber des chiottes quand tu veux chier, parce que rester assis est un supplice sans nom.
Je vais pas m'égarer dans la description de ce qu'une simple information nerveuse peut provoquer (= ça peut rendre cinglé, à vouloir et essayer de se couper la jambe)
D'autant plus quand rien ne stoppe cette douleur. Ni l'alcool, ni les opis, ni les autres stups, ni la cortisone, ni l'acupan, le paracetamol, la bouillotte d'eau chaude, la méditation, les étirements, les messages, les médecines alternatives, rien.. Rien d'autre que la .
Alors des voyages et des expériences de sorties de corps j'en ai bouffé, pour pas devenir fou, même si en fait, c'était le prix à payer pour récupérer un tout petit peu de décence dans ma vie. Avec ce produit, la douleur devenait une entité, un intrus qui était en moi et me rongeait à vif
Je me suis encore un peu égaré, mais j'en arrive à ce que je voulais dire.

J'ai réalisé petit à petit, lorsque je reprenais conscience, en atterrissant de mes perches toujours plus folles, que je revenais d'un monde que je connaissais. Tout comme je réalisais que je connaissais déjà cette douleur, comme un souvenir lointain, un héritage de savoir, une intuition dans les positions à adopter pour soulager un peu 'le mal'.
Comme si à force d'usage du produit, j'avais rejoint ma mémoire génétique et qu'elle contenait infiniment plus d'informations que ma vie et les souvenirs qui lui sont associé.

Cette période a duré un mois et demi à peu près, avant que la douleur ne baisse d'un cran suffisant pour récupérer un semblant d'autonomie, de repos et même d'espoir !

Outre l'aspect assez malsain de cet épisode de ma vie, je n'oublie pas les mondes que j'ai exploré sous influence chimique. Et encore maintenant, le doute persiste sur le fait d'avoir touché à un passé lointain et révolu, que mon 'moi' aurait vécu il y a plus que longtemps.
Il est très probable que ce n'a été qu'une succession de trips très intenses, que mon cerveau a probablement créé une théorie fumeuse mais je n'arrive pas à totalement la renier. L'idée s'est implantée profondément alors que la notion de vies passées, présentes et futures me terrorrise.
Je compte d'ailleurs me tatouer sur cette fameuse jambe le titre du tome 4 de Blast :
"Pourvu que les bouddhistes se trompent'


J'ajoute vite fait que j'ai utilisé des mots vachement violents parce que je les pense vraiment. En traînant sur la toile pour essayer de trouver de l'aide (parce que, funfact, la douleur n'est pas un critère d'urgence, alors les hôpitaux ne peuvent aider, si ce n'est en doublant les doses de morphinique) et la plupart des récits de personnes ayant vécu ce genre de merde (et ça peut être bien pire !) utilisent également un champ lexical ultra-violent, très souvent accompagné du désespoir que ça s'arrête un jour.


Je m'en tire bien, pas vrai ?

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#10 
Eric 44 homme
Psycho junior France
Aujourd'hui à 10:50

LaRieuse17 a écrit

iduaoa a écrit

Salut, lorsque je suis sobre je n’ai pas non plus d’envie suicidaire. J’y penses mais je me dis toujours que je ne passerais pas à l’acte, même si ça parait être une solution parfois. Mais lorsque je bois mon esprit au bout d’un moment acquiesce vis à vis de ça. Je l’envisage vraiment. Ça m’est arrivé à chaque fois que j’atteins un certain niveau d’ébriété.

Merci de partager ton expérience !

Ça me rassure de ne pas être seule à ressentir ça. Effectivement c'est dès que j'atteins un certain stade de consommation. Et c'est vraiment terrifiant d'avoir la sensation que c'est ce que je ressens réellement. Après ça, on a du mal àse faire confiance sobre, alors qu'on est définitivement plus apte à juger de son état sans substance.

Oui c'est sûr, l'addiction fait que le problème est plus dur à régler. Mais je suis vraiment rassurée de voir que c'est l'aspectdepresseur de l'alcool qui donne ça :)

Je vais faire en sorte de limiter ma conso comme je peux, merci à toi.

Prends soin de toi :)

Bonjour.
Tu parles de l'effet depresseur de l'alcool comme si c'etait lui qui donnait l'effet dépressif mais depresseur ne veut pas dire le contraire d'un antidépresseurs. C'est juste que ça a un effet depresseur sur le système nerveux central tout comme les opiacé les benzos ect..
Amicalement.

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