
Dernière modification par psychoaddict (12 décembre 2025 à 00:47)
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psychoaddict a écrit
je commence a ressentir le manque énervé, envie de péter les plombs, faire des histoires aux proches.
Pour toi, ça a un lien direct avec ta conso de benzo qui, si je puis me permettre, est pourtant assez basse finalement quand je vois tes dosages. Aprés nous sommes tous.tes différent.es et en une année il est tout à fait possible que ça ait créé une dépendance. Et sinon oui le seresta à une demie vie éclatée au sol donc c'est tout à fait normal que tu sentes la dif...
C'est une prescription que tu as pour ces médocs?
Je ne sais pas trop quoi te dire car tu ne formules pas de question dans ton post. J'ai 12 ans de benzos dans les pattes, je suis actuellement sur un sevrage degressif donc je réagis à ce genre de message. Si tu veux échanger c'est open!
À+
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psychoaddict a écrit
Salut,
je consomme des benzos pour dormir depuis 1 an, mais au bout de 1 an je commence a ressentir le manque énervé, envie de péter les plombs, faire des histoires aux proches.
Je prenais lexomil 1.5 mg, mais j'en ai plus alors je prends du seresta 10 mais il dure moins longtemps.
Le manque ça fait comme un manque de bedo mais en plus fort.
Bonjour,
D'abord, courage pour le manque. Un sevrage, quel qu'il soit, n'est jamais facile.
Est-ce que tu as parlé de ça à ton medecin ? Le plus simple serait peut-être de prendre autre chose que le seresta (qui n'est pas terrible pour le manque) avant de diminuer progressivement. Peut-être que le diazepam ou le lorazepam (très utile pour les problèmes de sommeils) seraient plus adaptés. Leurs demie vie est nettement plus longue et ces médocs m'ont sauvé dans presques tous mes sevrages à l'alcool.
Sinon pour gérer le manque, tu peux essayer de tricher avec ton cerveau. Dès que tu as très envie de benzo, tu te rabas sur autre chose qui t'apporte un plaisir rapide, souvent les gens partent sur le sucre, genre des paquets de gateaux ou des litres de soda (sinon tu peux prendre un autre produit mais je déconseille de faire ça pour le manque sans l'accompagnement d'un professionnel).
Tes dosages ne sont pas très élevé, si tu ressens un manque violent malgré la dose, je te conseille également de voir avec ton medecin si tes problèmes d'angoisses/sommeils peuvent être aider par autre chose que des benzo ? (le tercian n'a pas que des points positifs, mais il a le mérite de ne pas être addictif).
Courage, j'espère que tu retrouveras vite un équilibre qui te convient :)
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Myozotis a écrit
C'est une prescription que tu as pour ces médocs?
Je ne sais pas trop quoi te dire car tu ne formules pas de question dans ton post. J'ai 12 ans de benzos dans les pattes, je suis actuellement sur un sevrage degressif donc je réagis à ce genre de message. Si tu veux échanger c'est open!
J'avais demandé mon premier traitement au benzo a un cardiologue pour dormir car probleme de hppd, et je fume du canna vaporisé ça relance effets secondaire de hppd. Donc les benzos diminuent mon hppd et m'aide a dormir. Quand je vais au medecin, il me donne que une boite qui me dure plusieurs mois (plusieurs gellules collés par 5 ou 6).
D'habitude je prends bromazepam 1,5mg exactement donc pas de manque dure longtemps, mais la j'avais plus rien ni de rendez-vous au médecin. j'ai pris une boîte de seresta 10 a mes proches, et ça m'arrive d'avoir 1 boite de xanax 0,25 par ma famille.
Bromazepam top xanax top aussi seresta moyen sur la durée de vie.
Dernière modification par psychoaddict (13 décembre 2025 à 14:22)
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psychoaddict a écrit
Quand je vais au medecin, il me donne que une boite qui me dure plusieurs mois (plusieurs gellules collés par 5 ou 6).
Ah ok c'est un "si besoin" pas un traitement de fond.
psychoaddict a écrit
donc pas de manque dure longtemps, mais la j'avais plus rien ni de rendez-vous au médecin.
Tu te sens mieux là? Tu prends toujours qqch? Tu as pu en parler à ton médecin?
Bref tu n'es absolument pas obligé de répondre, tout ce que j'espère c'est que tu vas bien malgré ce HPPD..
À+
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Myozotis a écrit
psychoaddict a écrit
Quand je vais au medecin, il me donne que une boite qui me dure plusieurs mois (plusieurs gellules collés par 5 ou 6).
Ah ok c'est un "si besoin" pas un traitement de fond.
psychoaddict a écrit
donc pas de manque dure longtemps, mais la j'avais plus rien ni de rendez-vous au médecin.
Tu te sens mieux là? Tu prends toujours qqch? Tu as pu en parler à ton médecin?
Bref tu n'es absolument pas obligé de répondre, tout ce que j'espère c'est que tu vas bien malgré ce HPPD..
À+
Oui ça va mieux.
Xanax actuellement, j'attends de voir le medecin pour ravoir mon bromazepam. Et quand je voudrais arrêter, il faudra diminuer progressivement.
Dernière modification par psychoaddict (13 décembre 2025 à 20:01)
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LaRieuse17 a écrit
si tu ressens un manque violent
C'est pas un manque violent mais persistant, je sens à un moment de la journée que j'ai un manque, ça agit sur mon comportement.
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psychoaddict a écrit
Oui ça va mieux.
Xanax actuellement, j'attends de voir le medecin pour ravoir mon bromazepam. Et quand je voudrais arrêter, il faudra diminuer progressivement.
D'accord :). Surtout prends ton temps, j'ai lu tes autres posts, tu sais où tu en es.
Courage ça va passer.
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Dernière modification par psychoaddict (24 janvier 2026 à 17:55)
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psychoaddict a écrit
Comment on réduit sa dose, on baisse chaque semaine? Sur 3mg je fais baisse un jour sur 2 ou baisser 2 fois dans la semaine ?
3mg de bromazepam ? Sans cette information je ne peux pas vraiment te renseigner. Tu ne suis aucun protocole de sevrage? Tu gères ça seul.e?
Le bromazepam ça accroche pas mal, ça a un potentiel addictif un peu supérieur aux autres benzos. En ce sens, pourquoi ne pas faire ton sevrage avec une autre molécule ?
Perso, je suis une habituée du diazepam, je passe bientôt au protocole goutte pour passer en dessous de 5mg. Pour tous les sevrages dégressifs, il y'a des protocoles différents, mais il me semble qu'il y a un socle commun ; les 10% toutes les 3 semaines. Alors, ça peut paraître peu et long, mais un sevrage réussi c'est un sevrage où on ne souffre pas...
Avec la methadone, par exemple, cette "règle" des 10% je ne l'ai appliquée qu'à partir de 40mg. Avec le valium c'est un peu la même chose, plus la dose est élevée plus il est entre guillemets "facile" de baisser.
Là, je vais respecter ce protocole en baissant de 0,5mg et pour moi, c'est devenu 3 mois entre chaque baisse pour laisser le temps à mon corps de s'adapter au changement. Plus de dates butoirs, plus de pression, le confort avant tout! C'est pas rien d'être dépendant d'une molécule, à partir du moment où on le sait, pour moi, c'est là qu'on gère le mieux
.
Prends soin de toi.
À+ :)
Dernière modification par Myozotis (24 janvier 2026 à 21:09)
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Myozotis a écrit
3mg de bromazepam ? Sans cette information je ne peux pas vraiment te renseigner. Tu ne suis aucun protocole de sevrage? Tu gères ça seul.e?
Au debut depuis 1 an 1.5mg maintenant je passe a 3 mg de bromazepam. Non je suis aucun protocole de sevrage. Je gère seul oui, je vois juste mon medecin pour une nouvelle boite sans lui dire que je ressens un manque. Si ça deviendrait ingérable si je montais trop haut dans les dosages, je me ferais une demande de cure. a la base jen prennais pour dormir mais un manque apparait des l'apres midi
Dernière modification par psychoaddict (25 janvier 2026 à 13:43)
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Benzotrip a écrit
Déjà es-ce de l'insomnie occasionnelle ou en prends tu tous les soirs ?
J'en prends tout les soirs à cause d'une paralysie du sommeil suite aux psychédéliques champis,lsd qui m'ont laissé un effet secondaire que ma conscience n'est pas refermer. Je vois des visages,aurore boréale,lumière de couleur, ciel de nuit, dès que je ferme les yeux et une migraine synchronisée avec ses résidus visuels. Je peux même pas faire de sieste. Les benzos calme le système nerveux, migraine, et ses résidus visuels indirectement sans les guérir. J'ai fait un IRM ras. Les benzos ne sont pas un traitement de fond. A voir avec un psychiatre pour des cachets pour bloquer ses résidus visuels, et un neurologue pour avoir un cachet anti migraineux. Un traitement de fond pour le psy et neurologue. Je ne suis pas à des hauts dosages mais le manque déjà installé donc le piège commence à se refermer sur moi.
Dernière modification par psychoaddict (25 janvier 2026 à 23:46)
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Dernière modification par psychoaddict (26 janvier 2026 à 11:52)
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psychoaddict a écrit
Comment on réduit sa dose, on baisse chaque semaine? Sur 3mg je fais baisse un jour sur 2 ou baisser 2 fois dans la semaine ?
Bonjour.
Je tourne au lexo maintenant depuis 2016. Actuellement je suis à un quart le matin et un quart le soir car j'arrête l'alcool si je suis en période de grosse angoisse je peux passer un plus d'un par jour mais je retourne toujours a ma dose de base qui est un quart et un quart coupé en deux. C'est de cette manière que j'ai déjà arrêté en coupant les quart en deux. Ça ce fait facilement avec les doigts. De cette manière tu peux arrêter doucement.
Amicalement.
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Ça parait scientifiquement explicable.
Ton système nerveux central (SNC) a été "secoué" par les psyché, quand tu re-fumes un joint ça réactive des parties de ton cerveau sollicités par les psychés (sérotonine, noradrénaline...) - Quand tu prends un benzo, tu cibles tes récepteurs GABA ; en vulgarisant ça calme l'activité cérébrale (glutamataion, libération d'adrénaline, libération de cortisol...).
Quand tu reprends une substance psychoactive qui touche et modifie l'activité des récepteurs responsables de tes maux ça re désorganise le truc (jsp si c'est clair).
Je re-précise que je ne suis absolument pas médecin, j'essaye juste de trouver d'éventuelles pistes comme je sais que ça à pu m'aider en n'en parlant avec un professionnel de santé (neurologue...).
Pour moi, les points communs entre les substances au niveau des synapse concernées sont qu'elles touchent à la dopamine, la sérotonine, la noradrénaline et au système glutamatergique.
Le THC a faible dose peut avoir une action GABA calmante comme les benzos mais à haute dose ou si tu fumes du shit (produits de coupes ou simplement "traces") l'effet peut devenir paradoxal = stress = besoin de benzos.
Quand je parle de "haute dose" ça peut être qu'un joint ; ça dépends de ta weed, de ton shit, de la concentration en THC, de ta tolérance...
Si je devais te donner un/des conseil(s) perso ça serait de réduire au max toutes les substances psychoactives (en particulier celles touchant à la sérotonine vu ce que tu décris comme symptômes) et de stabiliser les benzos le temps de trouver une solution ou que ton cerveau se remette à fonctionner "normalement" (= de façon classique dans la phase sommeil).
Parle a ton médecin de la partie sérotonine/amygdale/cortex près frontal - zones que tu as stimulées avec les psychés - je n'ai pas de solution miracle (ça n'existe pas) mais des compléments (magnésium, 5-HTP, B6...) peuvent réguler la création sérotonine et sa "distribution".
L'insomnie est destructrice + qu'autre chose et je n'imagine pas dans quelle situation tu dois te trouver.
Simplement, continues à chercher une porte de sortie des benzos à moyen terme.
Le sevrage est largement sous estimé par les patients comme les docteurs parce que pour la majorité des gens en prenant suffisamment longtemps pour tomber dans l'addiction il n'y a jamais de sevrage - seulement une reconduction chronique de l'ordo.
Et comme en apparence c'est une molécule "lisse" on peut très bien vivre une vie sous benzos.
Encore une fois, je ne crache pas sur cette famille, elle peut s'avérer très utile et la marge thérapeutique est heureusement bien plus élevé que les barbituriques, seulement, c'est très très addictif et on en parle peu.
En tous cas courage et donne nous des nouvelles ! 
PS: désolé si il y a des coquilles, j'ai tapé vite, je me relirai
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Salut Psychoaddict 
Bon déjà, pas de panique : l'arrêt n'est ni une urgence, ni même une nécessité.
D'un point de vue strictement biologique, aux doses que tu prends, il n'existe aucun argument scientifique sérieux qui justifierait de préférer les bénéfices de l'arrêt à ceux de la consommation.
Ca reste avant tout une affaire personnelle, qui concerne ton intimité psychoactive.
Si on reste sur le terrain strictement biologique, il y aurait probablement beaucoup de bénéfices pour toi à switcher vers une Benzo à demi-vie plus longue, comme le Diazépam (Valium), le Prazépam (Lysanxia), le Clorazépate Dipotassique (Tranxène), ou le Loflazépate d'Ethyle (Victan). J'en oublie peut-être... Leur plus longue durée d'action te permettrait d'avoir une couverture anxiolytique toute la journée, et de ne plus ressentir de manque en fin d'après-midi.
De plus, le Diazépam (Valium) et le Prazépam (Lysanxia) ont l'immense avantage d'exister en gouttes. Si tu parvenais à mettre la main dessus sous cette forme liquide, ça te faciliterait grandement la vie pour faire des toutes petites doses, afin de baisser hyper progressivement si tu veux arrêter.
Mais si tu préfères ne pas avoir à en parler à ton médecin, je pense que la solution de Bruno67 est une très bonne idée : c'est assez facile de casser un quart de Lexomil en deux, et ça remplace un petit peu ce que tu pourrais faire avec des Benzos en gouttes.
Répartir ta dose de 1.5 mg/jour en deux prises dans la journée plutôt que de tout prendre le soir, ça te permettrait de compenser la courte demi-vie du Bromazépam (Lexomil), et ça te débarrasserait du manque de fin d'aprèm, en étalant l'effet sur toute la journée. Le seul défaut, c'est que ça se ferait en sacrifiant la "pétée" du soir, forcément. Je ne sais pas à quel point c'est important pour toi, mais ça ne coûte pas grand-chose d'essayer quelques fois : tu verras bien ! Si jamais t'en arrives à la conclusion que décidément, 1.5 mg de Broma par jour ne te suffisent pas, bah il n'y a pas de raison d'hésiter à en prendre 3 mg comme tu as déjà commencé de faire : ça reste un dosage tout ce qu'il y a de plus banal.
Et si un jour tu veux arrêter, ça passera beaucoup mieux en baissant les doses par paliers les plus petits possible. Donc pour ça aussi, n'hésite pas à couper les quarts de comprimés en deux.
Au pire, si la moitié d'un quart de Broma (0.75 mg), ça fait encore un trop gros palier pour toi, tu peux toujours piler ton quart de cacheton, et le réduire en poudre pour le diviser en quatre parachutes en pesant avec une balance de précision. C'est prise de tête à faire régulièrement, tu vas avoir un peu l'impression de couper les cheveux en quatre, mais c'est faisable !
Perso, après avoir consommé des doses massives de Benzo pendant presque 5 ans, j'ai étalé ma baisse sur 12-18 mois, en faisant environ un palier toutes les deux semaines au début, et un palier tous les mois vers la fin.
J'ai fait mon sevrage tout seul, sans suivre le moindre protocole médical, ni informer mon psychiatre de ma démarche. Je ne voulais surtout pas prendre le risque qu'il change quoi que ce soit à mon traitement, pour être sûr et certain d'être toujours en capacité de faire machine arrière si je veux, quand je veux, et comme je veux, sans devoir suivre les consignes de qui que ce soit, ni rendre de compte à personne.
Je m'inscris en faux contre le discours qui consiste à dire "un sevrage n'est jamais facile".
Je sais bien que quand on dit ce genre de chose, on ne pense pas à mal. Je sais bien qu'on dit ça avant tout pour être sympa, pour témoigner du soutien et de l'empathie, mais involontairement, ça valide l'idée qu'il faut se faire violence pour arrêter, que c'est normal d'avoir mal ou d'être en manque, et que c'est le prix à payer...
Ca n'est pas du tout mon expérience. Mon sevrage progressif a été d'une facilité déconcertante.
Pas de manque, pas de douleur, pas de tremblements, pas de sueurs froides, pas de trouble de la vision !
Je ne pensais pas que ça pouvait être aussi facile : j'en ai été très surpris, tellement j'avais connu l'enfer lors de mes précédentes tentatives...
Bien sûr, la baisse hyper progressive m'a beaucoup aidée : c'est un conseil incontournable, c'est la méthode la plus évidente pour ne pas souffrir des effets biologiques de la dépendance. C'est une précaution nécessaire pour réussir un sevrage, mais qui n'est pas suffisante à elle toute seule.
A mon avis, si la baisse progressive ne suffit pas toujours pour arrêter, c'est parce que la dépendance physique n'est que la partie émergée de l'iceberg, celle qui sort de l'eau et qui brille à l'horizon. On la voit arriver de loin, on se focalise dessus, et on ne parle que de ça, parce que c'est la partie visible : elle est bien connue et bien documentée par la science...
Mais ça n'est qu'un repère superficiel, une apparence de surface, qui masque un ensemble caché beaucoup plus vaste et plus profond : la dimension psychique de la dépendance. Et ça, le Titanic médical ne veut rien en savoir, ce qui le conduit à échouer encore et toujours sur les mêmes récifs...
Qu'est-ce qui a rendu ce sevrage possible pour moi ? Pourquoi cette fois-là n'était pas comme les autres ? C'était la bonne méthode, oui, mais c'était aussi le bon moment pour moi... Et à mon avis, c'est ça le plus important, et ça n'a strictement rien à voir avec la dépendance physique et biologique !
Les bons moments, les bons rythmes, les bons paliers, etc. c'est propre à chacun, ça ne peut pas être "protocolisé" par une "science de l'addiction".
Avec les règles trop carrées prescrites par le discours médical, on se retrouve dans des sevrages à marche forcée, qui suivent une temporalité chronologique totalement déconnectée de notre mouvement intérieur. D'ailleurs, ne parle-t-on pas d'ordre chronologique ?
Le temps qui compte vraiment pour nous, le temps réellement vécu, ce n'est pas le tic tac rassurant des pendules ! C'est pas le temps industriel de la production en série et des chaînes de la répétition du même, c'est pas un temps prêt-à-porter à taille unique, c'est pas un temps uniforme et bien repassé qui marche au pas, c'est pas le temps universel !
C'est cette attente, cette tension, ce vide entre les points d'inflexion qui rythment nos trajectoires de vie. C'est un temps logique, propre à chacun, qui n'a rien à voir avec le temps chronologique des protocoles, des algorithmes et de l'horloge atomique !
Mon conseil, ça serait donc de ne pas trop vouloir suivre des règles écrites d'avance, de ne pas trop rester bloqué sur les "ça fait un an que j'en prends" et les "baisses de x% toutes les y semaines". Mieux vaut tâtonner en restant à l'écoute de ce qui se passe en toi ! Et de ce qui a du mal à passer...
Pour trouver le bon moment, essaye !
Pour trouver la bonne hauteur de palier en milligramme, essaye !
Pour trouver la bonne durée entre les paliers, essaye !
Il n'est en aucun cas nécessaire de te faire violence, ça risquerait même d'être contre-productif !
Si tu ressens un manque, un inconfort, une douleur, une anxiété, un retour de tes visuels persistants, ou quoi que ce soit d'autre de vraiment déplaisant, ne forces pas, n'hésites pas à revenir au palier précédent ! Pourquoi t'infliger des souffrances inutiles ? Un sevrage n'a pas besoin d'être linéaire !
Si un pallier te résiste, n'en doute pas, ça n'est jamais "dans la tête", ça n'est jamais une question de force ou de volonté : peu importe si c'est de la dépendance physique ou bien psychique : c'est un obstacle tout ce qu'il y a de plus réel, et c'est très important d'en tenir compte !
Si ça n'a pas marché, c'est peut-être que tu n'as pas laissé assez de temps entre deux paliers, ou bien que tu as baissé de trop de milligrammes d'un seul coup.
Mais c'est peut-être aussi parce que tu en as encore besoin, et que c'est impossible pour toi de diminuer la dose pour le moment. Tout simplement.
Prends le temps de te remettre de cette mauvaise expérience, et tu pourras toujours réessayer plus tard, de façon plus douce. Tu peux même laisser l'idée d'une baisse de côté pendant un temps indéfini. Pourquoi pas ?
Si ta Benzo fait le job, où est le problème ? Pourquoi vouloir absolument t'en passer ? Souvent, la peur de la dépendance fait plus de mal que la dépendance elle-même.
De mon point de vue, la question de savoir si tu vas continuer les Benzos ou bien si tu vas arrêter, la question de savoir si tu vas en prendre plus, ou bien si tu vas en prendre moins, ça n'est pas du tout le plus important. Mon conseil numéro un, ça serait avant tout de faire comme tu peux, et de pas trop te prendre la tête avec tout ça.
A mes yeux, le plus important, c'est ce que tu racontes dans ces deux paragraphes :
Psychoaddict a écrit
je commence a ressentir le manque énervé, envie de péter les plombs, faire des histoires aux proches.
(...)
J'en prends tout les soirs à cause d'une paralysie du sommeil suite aux psychédéliques champis, lsd qui m'ont laissé un effet secondaire que ma conscience n'est pas refermer. Je vois des visages, aurore boréale, lumière de couleur, ciel de nuit, dès que je ferme les yeux et une migraine synchronisée avec ses résidus visuels. Je peux même pas faire de sieste. Les benzos calme le système nerveux, migraine, et ses résidus visuels indirectement sans les guérir. J'ai fait un IRM ras
Pour moi, ces quelques lignes sont bien plus précises et plus riches que de seulement parler de "HPPD" ou de "dépendance". Elles appellent plein de questions intéressantes, elles ouvrent à des échanges passionnants, alors que les étiquettes diagnostiques ferment tout questionnement en donnant l'impression que la messe est dite, qu'on a tout compris, et qu'il n'y a plus rien à ajouter.
J'ai l'impression que tu n'as pas grand monde avec qui parler de tout ça... Tu as bien raison de faire attention à qui tu en parles, mais ça ne veut pas dire qu'il ne faut en parler à personne. Car c'est bien là que se trouve le centre des tourments que tu décris : le manque énervé, l'envie de faire des histoires, la conscience qui ne s'est pas refermée, les visages, les résidus synchronisés avec la migraine, etc.
A mon avis, tu pourrais tirer profit d'un travail qui partirait de là, qui passerait par ce que tu racontes, et qui viserait à élaborer ton propre savoir, en se référant à ce que tu peux en dire, plutôt qu'à des connaissances déjà là comme celles de la biologie ou de la psychologie. C'est toute autre chose que le "guérir" ou le "soigner" du discours médical. Perso, c'est un travail de ce type qui a été déterminant pour moi, bien plus que les "suivis psy" classiquement proposés (ou imposés) en psychiatrie ou en addicto.
En toute sincérité, je ne pense pas qu'une approche purement médicale pourra t'apporter beaucoup plus que ce que tu as déjà avec les Benzos : un moyen chimique commode et sans danger de mieux supporter ce qui t'encombre.
En revanche, puisque ta conso commence à s'inscrire dans la durée, je pense si tu trouvais un prescripteur pas trop autoritaire, qui accepterait de te donner accès aux Benzos quotidiennement, ça pourrait augmenter facilement ton confort de vie : ça t'éviterait de devoir mentir, te cacher, et subir les changements de molécules en fonction des plans du moment... Il y a déjà bien assez d'incertitude et de peur de manquer comme ça dans nos vies, pas la peine d'en rajouter !
Psychoactivement
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Dernière modification par Pesteux (Hier à 17:43)
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