Je suis actuellement suivi dans un
CSAPA où un protocole de soins spécifique a été mis en place en raison de mon échec avec la
méthadone. En effet, la
méthadone ne m’a jamais permis de stopper ma consommation d’héroïne et je la supporte très mal, notamment sous forme de sirop, ce qui me provoque des vomissements et une sensation persistante de lourdeur gastrique.
La médecin du
CSAPA m’a donc établi un protocole dérogatoire (feuille violette) mentionnant le traitement suivant :
Skenan LP 100 mg : 2 fois par jour (matin et soir)
Actiskenan 20 mg : 3 prises par jour (matin, après-midi et soir)
Méthadone 20 mg le matin au réveil
Ce protocole a été validé et autorisé par la CPAM de mon secteur pour une durée de 5 ans. Je dispose du document officiel attestant de cette autorisation.
Mon médecin traitant à repris le relais du traitementmais je sais que la
doc du
csapa veux bien me faire des ordo. Bref il réalisait les prescriptions conformément à ce protocole. Il effectuait parfois de légers chevauchements d’ordonnances (1 à 2 jours maximum, généralement avant un week-end), uniquement pour des raisons pratiques liées aux délais de commande en pharmacie et à mes contraintes professionnelles. Je n’ai abusé de ce système qu’une seule fois, sur une durée d’une semaine. En dehors de cela, les chevauchements étaient toujours courts et justifiés.
Récemment, après un rendez-vous manqué, j’ai contacté mon médecin l’après-midi même car je n’avais plus aucun traitement et j’en avais un besoin impératif pour éviter un état de manque. Sa réponse a été de me prescrire 14 jours de traitement en me disant j’te passe ta
came pour 14 jours de me débrouiller ensuite.
Après vérification des textes réglementaires, un médecin ne peut pas interrompre brutalement un traitement de
substitution aux
opioïdes sans assurer la continuité des soins ou sans orienter le patient vers un confrère qui accepte de reprendre le suivi. À ce jour, aucune réorientation officielle ne m’a été proposée.
Par ailleurs, il me mettait une forte pression pour diminuer rapidement les doses de
Skenan, alors que je traverse actuellement une période très fragile sur le plan personnel et familial. Je ne me sentais pas en capacité de diminuer davantage. Mon dosage était auparavant stabilisé à 460 mg, ce qui me convenait et me permettait d’être stable. Il a été réduit progressivement à 260 mg, malgré mes réserves.
Je suis attaché à poursuivre mon traitement dans un cadre légal et sécurisé, conformément au protocole validé par la CPAM. Je souhaite simplement pouvoir bénéficier d’une continuité de soins adaptée à ma situation médicale et psychologique.