[ Arrêt & Sevrage ]
Presentation + Retour en France après 17 ans en Asie du Sud Est + 10 ans de Meth

#1 
Hanuman homme
Nouveau membre Cambodia
19 mars 2026 à 16:42
Bonjour,

Je (ne) m'appelle (pas) Hanuman. On va dire Seb. Hanuman est un dieu à tête de singe dans la mythologie khmère.

Donc voilà, 17 ans passés principalement au Cambodge, mais j'ai vécu quelque temps en Thaïlande, au Myanmar et au Vietnam aussi.

J'ai 2 enfants et ma vie est un champ de ruines. La meth m'a tout pris; enfin, soyons honnêtes, je lui ai tout donné. La meth est appelée ICE ici, elle est partout, et elle ne coûte rien. Le gramme est à 12,5 USD (environ 10 euros le gramme). Autant dire que ça coûte pas cher de mourir. En fait, tous les vices ne coûtent rien. Pour un addict, comme moi, vivre 17 ans dans ce pays et être toujours en vie, c'est une sorte de miracle.

Je ne sais pas si pour vous c'est la même, mais ce produit me rend complètement fou au niveau du sexe… Le problème, c'est que, que ce soit la meth ou le sexe, ici, c'est comme vouloir s'acheter une bière en France…

Je suis Trop fort, je me défonce depuis que j'ai 14 ans (et j'ai plus de 50 ans maintenant) j'ai toujours réussi à slalomer sans jamais me faire attraper par une drogue spécifique (alors que j'ai perdu quelques potes fauchés par l'héro) et je débarque au Cambodge il y a une petite vingtaine d'années, blanc comme le chevalier, j'avais tout arrêté, suivant les préceptes Rasta, je ne fumer que la weed, puis j'ai essayé 1 fois un mélange meth-yaba, pas dormit pendant 4 jours et puis peu à peu cette merde s'est installé chez moi, dans mon corps, mon esprit, et elle m'a prit beaucoup, physiquement et mentalement.

J'ai toujours réussi à m'accrocher pour ne pas sombrer, car sombrer dans un pays comme le Cambodge, c'est souvent synonyme de mort presque certaine et puis il y a mes 2 canards, ils ne le savent pas, mais malgrè eux ils m'ont sauvés la vie un paquet de fois, ces fois où je me suis dit "putain il faut que je sorte de cette vie, il faut que je les mettent en sécurité (attention je suis peut être pas le meilleur père du monde mais j'assure grave quand même et je suis père célibataire (ah ben oui il vaut mieux au Cambodge).

Bref, j'ai pris mes billets d'avion, je rentre en France avec mes deux canards prochainement, j'arrête, et pour arrêter il faut savoir fuir aussi, et c'est ce que je vais faire, parce que je vais m'en sortir et essayer de rattraper les années que j'ai volées égoïstement à mes enfants.

Il n'y a qu'une seule option pour moi, partir et vite, là j'ai explosé tous les garde-fous que j'avais mis en place pour éviter justement d'en arriver là, mais c'est entièrement de ma faute, et cerise sur le gâteau, je me suis en couple avec une junky comme moi en me disant "cool on va pouvoir essayer d'arrêter ensemble" ah ah ah fucking junkies, tu m'étonnes qu'on s'est entre-aider, entre-aider à partir en sucette, vite fait bien fait, je suis passer à un régime de consommation quotidienne, ce que je ne faisais jamais avant (les fameux gardes-fous), et elle est au ange, fumette gratuite tous les jours, plus un peu de cash tous les jours, c'est une fille bien mais elle vit avec la meth depuis trop longtemps pour etre objective sur la finalité de cette vie d'abus.

Bref, la meth, j'en prends pour m'éclater avec les filles, et ici il y en a à la pelle, certaines méchantes, d'autres cool, même si elles sont perchées à la meth.

Pour donner une idée, il m'arrive de partir en couille pendant 4 jours consécutifs, quand je dit partir en couille c'est genre fumette non-stop 24H/24H et sexe non stop pendant 4 jours aussi, érection qui tient, contrôle total de l'éjaculation, feeling x 1000 et bouquet final, l'orgasme est tellement puissant qu'il m'arrive de limite perdre connaissance, complètement fou et irréel (et oui ce n'est pas la vrai vie, faut bien le garder à l'esprit sinon y'a plus de limite, et j'en ai pas beaucoup de limites alors je m'accroche à ce que je peux.

Comme je ne connais pas ce produit dans ces pays, je ne sais pas vraiment comment vous la consommez et comment vous la vivez (sexe pas sexe ? Gambling etc.) pour vous occupez quand vous êtes high, je vous dis ça mais j'ai ma petite pipe à eau, avec la petite pipe en verre juste à côté de moi, un bon sachet bien remplie pour passer la nuit, on va être prêt à sortir d'ici 1heure, écumer les rues de Phnom Penh, et essayer de trouver une deuxième fille  pour la soirée. Les gens, surtout les filles ici, ne se rendent pas compte à quel point on change sous l'effet de la meth, le sexe (et donc les contraceptifs et autre matériel de protection sont souvent mis de côté, et avec un taux d'infection au VIH qui crève toutes les statistiques que nous connaissons chez nous, c'est un peu comme jouer à la roulette russe…).

Donc, voila, c'est décidé je rentre, j'en peu plus, j'ai besoin d'une solution radicale et le retour en France est pour moi la seule solution (la mort dans l'âme mais je me suis pas laisser le choix le jour ou j'ai décider de portée aux lèvres la paille en plastique de la pipe à eau la première fois) si je veux voir mes enfants grandir.

Savez-vous s'il y a des structures pour les addicts à la meth en France ? Pour les drogues en général, est-ce qu'il y a des centres spécialisés suivant le produit auquel on est addict ? Cela se fait beaucoup dans les pays d'Amérique et dans certains pays asiatiques.

Si je peux donner un conseil aux personnes qui souhaiteraient essayer la meth, fuyez !!! Je déconne pas, j'ai tout pris et cela depuis que je suis tout jeune, il n'y a rien qui m'a détruit aussi vite que la meth, rien qui ne m'est pris ce que la meth m'a pris, la meth c'est glauque (et je vous raconte pas comment c'est super glauque dans un pays super pauvre comme le Cambodge, le salaire moyen est d'environ 200 USD par mois, les histoires tristes et se tirer une balle, des histoires qu'on ose à peine raconter, qui se passe dans les quartiers ou plutôt dans les taudis de la capitale.
La meth c'est la drogue la plus dure et celle qui m'a fait (et continue) le plus mal et m'a accroché le plus vite (j'y ai mit de la bonne volonté quand même), mais vraiment n'essayer pas cette merde, je sais c'est facile à dire je suis un junky, alors junky oui mais pas le profil classique du junky épave, qui ne sait pas ou il est et ou il va. Non, j'appartiens à un groupe un peu spécial, celui des junky qui ont une vie sociale et professionnelle (profession que je perds tous les 6 mois parce que la meth c'est pas une drogue qui te rend sociable (au cas où tu l'aurais pas compris), tu gères rien, tu crois que mais elle t'attends au tournant et au moment ou tu penses que tu contrôles, elle arrive elle te met une grosse claque dans la gueule, elle te regarde droit dans les yeux et te dit "tu m'appartiens maintenant..."

A bientôt, soyez fort!

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#2 
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filousky homme
Modérateur France
19 mars 2026 à 18:17
Salut à toi Man (Hanu sonne bizarre en français),

En dehors de te souhaiter bienvenue, je ne sais pas trop quoi te dire. À ma connaissance, il n'y a pas de structure spécialisée meth en France, mais une surprise peut venir dans les réponses qui vont suivre.

J'ai été très ponctuellement en contact avec de la meth en France et me suis fait peur tout seul. C'était il y a 5 ans environ et j'ai du appeler "au secours" au 3° jour sans avoir dormi.

La solution du retour en France d'un coup peut être une voie qui fonctionne miraculeusement, application su syndrome océanique "Décrit par le docteur Régis Ayrault, psychiatre, dans son livre :"Fous de l'Inde". Il était responsable du rapatriement sanitaire de Français ayant pété les plombs gravement à New Dehli. Il y a découvert ce syndrome qui en demande aucune traitement autre que d'installer la personne dans l'avion qui revient en France. Dès que l'avion a décollé, dans pas mal de cas, les symptômes de psychose aigüe, de déréalisation, de cannibalisme, disparaissent seules et vite.

Un autre fait tiré de l'histoire a été le retour des GI's du Vietnam. Le gouvernement américain flippait grave en raison du nombre élevé de GI's qui marchaient à l'héroïne de très bonne qualité et le gouvernement américain flippait de rapatrier un gros paquet de soldats en crise de manque. Cela a valu l'expérimentation de la méthadone  et un stock prêt pour accueillir ces pauvres junkies. Or, à la stupeur générale, un nombre impressionnant de GI's est descendu de l'avion de retour sans aucun signe de manque et n'ont pas voulu la méthadone sans vivre de manque. Le changement s'est avéré dans ces cas là, comme un effaceur de leur dépendance. La majorité des GI's héroïnomanes au Vietnam ne sont pas rentrés aux États‑Unis en pleine crise de manque à l’atterrissage !

Ce n'est pas une fable, je l'ai lu de nombreuses fois dans des publications sérieuses.

Qu'est-ce que je n'irai pas chercher pour te filer un peu de force supplémentaire.

Bon retour

Amicalement

Fil

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#3 
Jessiemabrune femme
Nouveau membre French Polynesia
19 mars 2026 à 18:32
Bonjour Hanuman,

Je ne connais pas la Thaïlande, mais je suis basée en Polynésie depuis quelques années et ici aussi l'Ice (meth') tourne pas mal.

C'est assez étrange ici.

Il y a vraiment un double aspect : ceux qui ont un métier dur (bâtiment, pêche haute mer) l'utilisent pour tenir au boulot mais se limitent ensuite au Paka le reste du temps (certains depuis des années), et ceux qui ont un usage plus "festif", généralement avec alcool en plus (là c'est plutôt zik, et plus "boxe amicale" que "sexe").

Pour les structures en France, oui, il y en a et certaines ont très très bonne réputation. D'autres seront plus précis que moi pour t'informer, mais il ne me semble pas qu'il y en ait spécialisés dans la méth' (À vérifier. Vraiment).

Bref, tes deux enfants sont une sacrément belle motivation. J'en ai également et c'est pour eux que je me tiens tranquille (ou tout du moins beaucoup, beaucoup plus tranquille qu'il y a vingt ans).

Un "truc" que j'utilise de mon côté quand je suis un peu trop tenté : les imaginer dans dix ou quinze ans, une fois adulte, et me demander quelle genre de vie je leur souhaite. Est-ce que je veux qu'ils aient pu apprendre un métier qui leur convient ou est-ce qu'ils devront trop tôt s'assumer financièrement, renoncer à se former, parce que je n'aurais pas assuré ?

Ça a peut-être l'air idiot, mais pour moi ça fonctionne. Ça peut peut-être t'aider pour soutenir ta motivation quand ça devient trop dur. À toi de voir.

Dernière modification par Jessiemabrune (19 mars 2026 à 18:34)


Respecter quelqu'un, c'est l'accepter comme il est. Pas comme tu voudrais qu'il soit.

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#4 
Hanuman homme
Nouveau membre Cambodia
19 mars 2026 à 22:38
Salut Fil, salut Jessie

Merci pour votre message de bienvenue.

En fait, j'étais déjà revenu avec mes enfants durant le COVID de 2020 à 2022, et j'ai donc arrêté pendant ces 2 ans. De toute façon, pas le choix : impossible de trouver le produit, et je n'ai pas cherché à en trouver. Ce sera la même chose cette fois-ci. Ça n'a pas été facile la dernière fois et cela le sera encore moins ce coup-ci, car je suis plus accroc. Mais je me connais, je peux y arriver. La volonté/motivation, c'est vraiment ça qui fait la différence. Si on n'est pas décidé, si on ne le veut pas fortement, alors oui, ça devient compliqué.

Et avec l'expérience, je sais plus ou moins gérer la chose, le sport est un facteur essentiel pour moi pour arrêter, au Cambodge j'avais ma salle à domicile, je me mettais 2 h 30 par jour, 5 jours sur 7 de lever de fonte, c'était radical, ça couplé à des bonnes nuits + des siestes de 2 heures l'après-midi et je vous jure que cela revient vite, je me suis jamais sentit aussi en forme qu'à cette période, je fumais que le weekend (cause boulot) et 2 à 3 fois par mois, pas du tout cette sale vie que j'ai en ce moment.

Bonne journée à vous et bonne nuit à moi.

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#5 
Astinks homme
Nouveau membre France
20 mars 2026 à 11:05
Salut Hanuman,

Ton message est touchant et plein d'espoir, je m'y retrouve aussi, ayant 2 enfants , je me suis retrouvé dans la même problématique que toi.

Je connais un centre ou j'ai séjourné il y à 23 ans, il est toujours en place, il m'as été d'une grande aide.

A l'époque il s'appelait le centre APTE (aide et préventions des toxicos dépendances par l'entraide)

C'est dans un chateau à Bucy le Long dans l'Aisne (02) à 1 heure au dessus de Paris.

Ajourd'hui il s'appel SSRA-CSAPA "la maison de Kate" (fille de Jane Birkin) qui avait eu des problèmes d'addiction et était partie en Angleterre dans les années 80 dans un centre qui lui avait fait grand bien, à son retour en France elle s'est rendu compte que ce modèle là n'existait pas, et c'est ainsi qu'elle créa le centre APTE en 1993.

Il n'est pas spécialisé dans la meth, mais traite la dépendance en général, encadré par des thérapeutes, et les acteurs principaux c'est les patients!

Franchement, le cadre, le lieux, les ativitées, les soins, et les liens que l'on peut créer, c'est vraiment quelque chose de bien pour quelqu'un qui à envie de tourner une page.

"Message à la modération" est ce que j'ai le droit d'envoyer le lien du centre ? Merci pour la réponse

@ bientôt et welcome to Francia drogue-peace

Après la pluie, il y à le beau temps !...

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#6 
avatar
filousky homme
Modérateur France
Aujourd'hui à 09:20

Hanuman a écrit

La volonté/motivation, c'est vraiment ça qui fait la différence. Si on n'est pas décidé, si on ne le veut pas fortement, alors oui, ça devient compliqué.

Re bonjour,

Ce sujet de volonté ou pas a créé une assez longue réflexion au sein de l'équipe il y a déjà 15 ans ou plus. La conclusion que nous avons tous trouvé est que si la volonté est indispensable, en aucun cas elle n'est suffisante. Ce qui rend complétement obsolète le : " quand on veut, on peut", parole digne des ignorants.

C'est sans compter sur la puissance du craving, particulièrement avec les stimulants. Sans avoir vécu de vie comme toi dans des pays où l'accès à la méthamphétamine est courant, je pense que je ne serai pas resté en vie. Ma petit expérience de rencontre avec un produit de qualité il y a quelques années a réveillée l'appel de la jouissance mise à mal par 24 ans de Méthadone qui est toujours présente comme un garde fou qui fonctionne sur moi vis à vis de ma première passion : l'héroïne blanche des années 70.

La méthadone m'a été proposée il y a 24 ans pour me coucher au sol, ayant perdu toute retenue vis à vis des I.V. de cc. C'est alors que j'ai découvert la puissance anti-craving du cannabis à une dose conséquente (huile fumée en dab). Quelle bonne surprise qui a duré. 

A cette occasion, j'ai été amené à publier quelques études réalisées aux USA sur l'aide au sevrage que le cannabis apporte pour à peu près tous les sevrages (alcool, tabac, speed, cocaïne et opiacés de toutes sortes). Ces articles se trouvent concentrés sous la rubrique aide au sevrage du site de l'association "Principes Actifs" (site consacré à l'information sur le cannabis médical). Je colle ici le lien avec le chapitre en question :Aide au sevrage Les études sur le sujet y sont nombreuses et unanimes depuis que l'on peut parler de cannabis en France sans en être puni.

Ce virage a été épris en 2009 suite à une conférence de presse organisée dans les bureaux d'Asud et consistant en des témoignages de personnes auto-productrices de cannabis et soignant les effets de maladies graves (une personne tétraplégique témoignait alors en visio). Ce jour de décembre 2008 a été un virage dans le droit de citer le cannabis favorablement sans être poursuivi en justice.

Sur moi, cet usage fonctionne super bien. Lorsque mon esprit et mon corps se trouvent devant le cadeau d'une ligne blanche à consommer comme j'en ai envie, j'ai beaucoup de mal à résister devant l'appel violent de ce produit. Le souci connu étant que les stimulants ont un côté "reviens-y" qui me sont très difficile à rejeter.

Ceux qui lisent ce sujet connaissent la puissance du craving, moi aussi. Savoir que mettre une boulette de BHO ou autre concentré de cannabis sur un clou préchauffé et aspirer en une seule taff la sublimation du concentré a une action immédiate sur moi qui est : "STOP CONSO". L'efficacité est tellement énorme sur moi que j'en parle souvent.

Par contre, cet usage te sera refusé dans un centre, l'usage du cannabis médical restant régi par les mêmes précautions que l'enrichissement de l'uranium en Iran. Tu n'en auras pas besoin tant que tu seras entouré des aidants de ces centres. C'est pour la suite que mon histoire peut éventuellement t'aider.

Normalement, tu devrais déjà savoir tout cela, mais pas tout le monde. Post utile ?

Amicalement

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