[ Gérer sa consommation ]
Vos expériences si vous avez consommé mineur.

#1 
Street Amazone femme
Nouveau Psycho France
15 avril 2026 à 17:44
Je me questionne bcp sur les responsabilités et les conséquences d'une initiation d'un mineur. Surtt par des personnes majeures.


Je voulais savoir si vous aviez commencé mineur ?

A quel âge?

Qui / comment on vous a initié ?
Avec un regard adulte, qu'est ce que vous en pensez (adultes trop tolérants et incitatifs, prise de risques car initiation en solo ou entre novices...)?

Pensez vous avoir fait une erreur (pas sur le fait de vous droguer maintenant, mais plutôt mineur)?
Considérez vous avoir été en mesure de faire un choix responsable et pleinement éclairé? 

Aujourd'hui, est ce que vous initiriez un mineur?
(Je sais que la réponse "bonne société" ce sera non, mais imaginons qu'ils prennent des risques, qu'ils risquent de faire ça en schlag, est ce que vous les orienteriez vers des pratiques RDR par exemple ?)

[Bon de mon expérience les adultes qui m'ont initié n'avaient aucune notion de RDR et ils m'en mettaient raz la gueule certains, donc c'est pas pour bonifier et travestir ces "derives" mais pour savoir, avec votre expérience et votre recul, quelles barrières vous vous mettez ou pas]

Et dernière question : quelles conséquences pensez vous que ça a eu sur votre avenir ?



Je viens de faire un billet de blog sur mon historique de conso, que j'ai prévu en 2 partie, tellement celle sur mes débuts est longue avec toutes les annecdotes ubuesques.
Là j'ai juste fait de mes 15 à 16ans (après j'ai été placée c'est une autre phase de ma vie, autre ville, autre cercle). Et c'est tellement long putain, j'étais une grosse folle. Et une victime un peu aussi avec le recul faut l'avouer...

Dernière modification par Street Amazone (15 avril 2026 à 19:10)

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#2 
AllonsEnSoiée homme
Nouveau membre France
16 avril 2026 à 11:11
Mais même majeur il faut s'abstenir encore un moment, 18 ans c'est peut-être un âge où tu es assez grand pour conduire ou voter mais certainement pas poir conssomer des drogues en réalité

Le cerveau n'atteint sa pleine maturation qu'aux alentours de 25 ans, avant cet âge conssomer des psychoactifs ne risque que de perturber le développement des capacités cognitives d'un individu, même si on est physiquement adulte car ayant terminé sa puberté, l'âge adulte psychologique et lui encore loin

Alors se défoncer mineur c'est juste jouer à la roulette russe avec ses neurones

Dernière modification par meumeuh (17 avril 2026 à 05:12)

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#3 
Jessiemabrune femme
Nouveau membre French Polynesia
16 avril 2026 à 21:36
Salut Amazon,

Ce fil m'a pas mal tourné dans la tête avant que je me décide à y répondre.

Consommation en étant mineure ? Oui. Whisky.
Plutôt classique.

Mais c'est le cadre qui est un peu atypique et qui fait qu'aujourd'hui encore (30 ans plus tard), je ne sais toujours pas quoi en penser :

Un adulte de mon cercle familial proche, qui adorait décortiquer les mécanismes sociaux et politiques.
Il avait l'habitude de me proposer de me poser avec lui et de lancer un morceau de musique puis de l'arrêter et de lier le morceau ou le musicien à un courant politique ou social, parler du contexte, de l'histoire. (J'ai découvert les guerres de religions en Irlande la première fois qu'il m'a fait écouter "J'ai voulu planter un oranger" de Renaud)

Bref, à partir de mes treize ou quatorze ans, il me servait toujours un verre de whisky. Sec. Bien remplis (pas juste un fond). Et me posais plus de questions sur les sujets dont on parlait, le demandais mon avis, me demandait de justifier, me poussait à lui poser plus de questions.
Je comprenais pas pourquoi.

Au bout de quelques semaines (quelques semaines, quand même. Pas le premier jour, ni la première semaine), il m'a expliqué pourquoi.
Selon lui, c'était pour me forcer à rester concentré, "présente", capable d'écouter et de répondre même sous alcool.

Je me souviens plus de ses mots exacts, mais l'idée grosso modo c'était "tu verras, les mecs aiment bien faire picoler les filles pour baiser. Si tu tiens l'alcool mieux qu'eux, ils pourront jamais te faire ce coup là, c'est toi qui les couchera"

Rappel : on était au début des années 90, à cette époque.

Aujourd'hui encore, je ne sais pas quoi penser de cette histoire.
D'un point de vue moral objectif, c'était une aberration.
Mais d'un point de vue subjectif, je dois avouer qu'il avait raison et qu'avoir une sacrée résistance à l'alcool m'a éviter pas mal de problèmes dans les années suivantes.
(Et un respect tordu de la part de certains profils spéciaux)

Voilà, c'est tout ce que je peux dire sur le thème "consommation en étant mineur", en me basant sur mon expérience.

Respecter quelqu'un, c'est l'accepter comme il est. Pas comme tu voudrais qu'il soit.

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#4 
avatar
meumeuh homme
Modérateur gratteux Jolly Roger
17 avril 2026 à 03:50

AllonsEnSoiée a écrit

Mais même majeur il faut s'abstenir encore un moment, 18 ans c'est peut-être un âge où tu es assez grand pour conduire ou voter mais certainement pas poir conssomer des drogues en réalité

Ne le prend pas mal, mais pour moi tu est Hors sujet car l’OP
Ne demande pas si l’on doit consommer ou pas avant 25ans!

Et même si la science dit cela à propos du cerveau, on te demande de donner un témoignage personnel, pas ce qui pour moi sonne plus comme un jugement moral... et qui est stigmatisant envers tout les PUD jeunes majeurs qui  ́ont pas 25ans!

Bien à toi


Analyse de drogues anonyme et gratuite 
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#5 
Elflo
Drogué par vocation. France
Hier à 09:00
moi ça a commencé à 14 ans (je suis un 2004), un jour, le grand frère d’un ami à pop des Tramadol devant moi il m’a dit que c’était comme de la drogue, mais moins dangereux vu que c’était des médicaments. (mdr)

Je rentre chez moi, je regarde dans la pharmacie de ma mère et là Saint Graal, une quinzaine de boîtes de Tramadol traîne ici. Ma mère ne les prenait pas car ça la rendait malade. Elle avait ses médicaments là pour gérer les douleurs postopératoire de l’hystérectomie, elle avait des ordonnances quasiment à l’infini pendant trois ans.

Ce qui devait arriver arriva, je commençais à prendre deux Tramadol, puis quatre, puis six, d’un coup Tramadol, LP, 50 mg

Et parfois, y avait plus de tramadol il fallait que ma mère aille chercher le contenu de sa nouvelle ordonnance, et j’ai commencé à développer des symptômes de manque physique, ça se manifeste par une sorte d’état grippal, mais sans fièvre, une peau extrêmement sensible au toucher et l’impression que le vent me me couper le visage comme des lames de rasoir.

j’ai commencé aussi à fake des ordonnance

Et puis en regardant pourquoi je me sentais dans cet état-là, parce que j’avais pas fait le lien avec les Tramadol avant bah c’est là que jai compris qu’on peut avoir des symptômes de manque physique, à cause du Tramadol et que je découvre et créer mon compte psychoactif hihi et je lisais tout les wiki, tr, forum j’étais fasciné. je drogué par vocation

j’ai donc grâce a internet eut un accès à des informations de rdr ce qui m’as permis d’´eviter plein d’erreurs et m’as protéger. merci internet et psychoactif ce site est d’utilité publique.

Après dès que j’allais chez de la famille des amis etc…, il y avait toujours un moment où du coup je m’enfermais dans la salle de bain et regardait tous les médicaments pour voir lesquels avec ce drogué. J’ai donc essayé ensuite le DX M fait des extractions à l’eau froide de codéine, toute sorte de benzo ( meilleur vole loprazolam miam meilleur benzo) dieu merci je n’avais pas connaissance de l’oxy a l’époque psk sinon ça aurait été chaud pr ma gueule

Et c’était à 14 ans aussi que j’ai fumé mes premières clopes, mes premiers joint mais bon ça ça compte pas mais depuis j’ai fumé régulièrement des clopes je n’aimais pas les joints ça me faisait faire des crise d’angoisse.

Le temps avance à 17 ans, ma mère n’a plus de Tramadol. Je dois donc affronter laddiction physique, développée, tout seul comme un grand sachant que j’ai toujours été un drogué, très discret, et personne n’était au courant et j’ai pu faciliter certaines choses grâce à des conseils sur ce site. Jamais personne n’a su que je prenais autre choses que des joints je mène la double vie de droguée depuis que j’ai 14 ans MDR.

et enfin 17 ans, c’est l’âge où on commence un peu à essayer de s’introduire dans des bars pour boire de l’alcool et c’est là que je me rends compte que je déteste l’alcool, je bois deux ou trois verres. Je me sens bien pendant 1h30, puis ensuite mal de ventre et je me sens triste et je déteste cette drogue.

C’est pour ça que très vite, je me suis dirigé vers les autres drogues pour faire des soirée et j’ai pris de la cocaïne et des cathinones à 17 ans, je n’ai jamais reusssi vrmt a apprécier la c mais la 3m j’en prenais meme seul j’adorais ça.

Et ensuite à 18 ans j’ai découvert le speed et là une histoire d’amour a commencé et encore jusqu’aujourd’hui c’est la seule drogue que j’aime beaucoup sur laquelle j’ai pu garder un contrôle et avec laquelle je n’ai pas de craving et m’a permis d’arrêter la 3

voilà bisous

Dernière modification par Elflo (Hier à 09:13)


je suis né brisé, la lumière passe à travers moi, je suis fêlé.

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#6 
Benzotrip homme
Psychoexplorateur France
Hier à 19:56
Salut,
Avant tout je précise que je suis sur le fil puisque j'ai 18 ans, bientôt 19 - majeur sur le papier mais pas vraiment adulte...

Pour moi ça s'est déroulé en plusieurs phases.
De mémoire j'ai toujours eu une forme de fascination pour la drogue, je regardais des films "gamin" (12/13 ans) où ils tiraient des poutres de C irréaliste et je ne peux pas l'expliquer mais ça m'attirait pourtant mon entourage ne consommait pas (bobos) : les états modifiés, la puissance des stims, l'idée de flotter dans des "paradis artificiels...".

PRÉADOLESCENCE

Il y a eu des expériences "mineures" :
Première cigarette à 9 ans
Première cuite à la liqueur puis piquette à 12/13 ans...

J'ai grandi à la campagne, on était une bande de potes : ça tapait dans les clopes des parents ou dans la cave des grands parents.

Mon premier vrai step c'était à 13 ans : le premier achat d'un paquet de cigarette seul - le buraliste était très très peu regardant lol
Ce n'était "que" la cigarette mais ça marque la conso seule, la première addiction, la première prise d'action individuelle.
Le collège quelques joints mais j'aimais pas ça, bcp de cuites (régulières) à partir de 14, 15 ans - toujours entre potes bien-sûr mais tout les we de vacances/longs...

ADOLESCENCE

A la fin du collège, été de la 3ème (15 piges) - bcp de mines à l'alcool fort - entre potes
Pas de conso autre que alcool et clope même si on pouvait s'enfiler des cubis à 3/4 à l'ombre d'un arbre au bord de la rivière "c'est la campagne". - Mes parents en savaient rien, je retrait clean où je dormais chez mes potes, c'était les vacances, on était très libres.

Jusqu'ici juste de l'exploration basique à plusieurs, à tester ses limites, à "faire les grands"

LA BRECHE

Juste après mon entrée en 2nd j'ai eu un accident important - j'avais 16 ans.
J'ai d'abord été mis sous Tramadol, je savais pas que c'était récréatif mais j'en ai eu 8 bonnes semaines et j'aimais bien en prendre et forcer un peu - Les médecins ne m'avaient pas prévenus et mes parents connaissaient pas.
Au bout de 6 semaines : problème, ça a bougé, on a merdé, on m'opère.
J'ai été opéré à des endroits douloureux (ostéosynthèse par plaques et fixateurs), greffe de la crête héliaque (très douloureux)...
Et là : Morphine, Tramadol, Lamaline pendant près de 7 mois.
Je ne supportait pas la Lamaline et l'acupan donc Morphine 1 mois et Tramadol les 6 suivants (LP 200, LP 150, LP 100, LI 50) et j'avais bien compris le potentiel récréatif.
J'ai pas trop pu abuser mais la brèche était ouverte. Quand je suis rentré à la maison avec mes boites je les ait conservées précieusement en m'en faisant re-prescrire pour explorer ce potentiel.
Je ne suis pas tombé addict mais ça va faire 3 ans que je me fais régulièrement des prises récréatives au début 1-2x par an et cette année 3 ou 4x.
Pour moi ici la brèche était surtout médicale : pas d'explication de la part des médecins au départ mais de toute façon j'avais mal le Doliprane c'était pas suffisant.
Çe n'était pas une période addictive en soi mais de découverte des médicaments comme échappatoire/récréatifs. Et surtout lequels : les opïoides ! (+ acquisition du vocabulaire médical pour justifier des re prescription par la suite).

LE TOURNANT

Fin du lycée, problèmes en cascades (familiaux, perso, + ou - PTSD de l'accident...) = anxiété généralisée = benzos.
J'y suis allé tout seul : ça me détend, ça me désihinibe (mauvais speed) j'en gobe autant que je peux - j'ai déjà raconté l'histoire ; j'étais ma propre mauvaise fréquentation.
Puis sont arrivés courant terminale les drogues dites "dures" : MDMA, Kétamine et par la suite LSD, Cocaïne, DXM.
J'ai été initié à la MD et la K par des amis de lycée qui tapaient parce que ça me fascinait que se soit les montées extraordinaires décrites ou les vilaines descentes - mes amis le romantisaient, je le romantisait, je l'idéalisait (bêtement peut-être) et j'avais l'habitude de gober des tramas, des xan...
Quand je consommait je voulais à la base "tester" puis juste "partir" - me "fucked up/défoncer vrmt".
J'ai donc été initié par des gens mais on avait tous entre 17 et 19 ans (adultes/ados/préadultes...) même délire/tranche d'âge (2005/6/7).
La RDR moyenne mais 1 pote était expérimentée, elle consommait depuis jeune (14/15 piges). L'été de mes 17ans j'ai bcp tapé dans la MD genre 8/10 prises dans l'été même à faible dose, certains soirs la K était de mise. Le rapport était globalement dans l'excès, il n'y a pas eu une semaine de sobriété après le 14 juillet je crois. Les descentes on arrosait de benzos et d'alcool ou on retapait juste.
Le L et la C pour le coup + des test anecdotiques : j'aime pas la C et le L faut avoir 12h a tuer + Set & Setting.

JE NE REGRETTE PAS CES EXPÉRIENCES - C'est ma vie, c'est comme ça, et pourtant !
J'ai fini mon été lessivé et trop fatigué pour lutter contre une vilaine pneumonie, j'ai raté mon cursus pour lequel j'avais travaillé dur durant mon lycée, je me suis rapproché d'un milieu qui consommait et qui m'a facilité l'accès aux substances, j'ai perdu de vue des proches a qui ça faisait peur ou au contraire qui ont sombré...
Je précise que je n'ai jamais eu de comportements problématiques vis à vis des autres sous substances : les gens qui se sont éloignés c'était par puritanisme.
Mon problème/erreur c'était l'excès, le manque de barrières que je me posais, l'utilisation comme échappatoire, le fait de vouloir rattraper le morceau de ma jeunesse perdu à l'hosto - renier cette période pas si lointaine (l'année dernière) c'est renier toute une partie de ma vie mouvementée. => MON MANQUE DE MATURITÉ SUR CE POINT.
Aujourd'hui je reprends ma vie en main : travail, études, relations sociales mais je n'exclut pas mes consos, je les gère juste au mieux.

Je n'initierai pas un mineur aux dures vu l'impact social et scolaire que ça a eu dans ma vie. J'étais et je suis toujours immature sur ce genre de choses, je n'ai que 18 ans, je ne pense pas avoir un regard "adulte" sur la question même si ça m'a fait grandir.
Ce sont à mon sens des portes que l'on ne referme pas - on peut être sobre mais jamais oublier ses expériences, la tentation revient parfois.

EN REVANCHE NIVEAU RDR ; OUI, SI JE SAIS QU'UN MINEUR DE MON ENTOURAGE CONSOMME OU VA CONSOMMER JE L'INFORME - POURQUOI SE PRIVER DE RDR PARCE QU'ON A 16 ANS ET PAS 18 ?


Trip Safe & Take Care drogue-peace

Dernière modification par Benzotrip (Hier à 19:58)


Psychedelic experience is only a glimpse of a larger reality. But a glimpse that can be useful - Aldous Huxley ; The Doors of Perception, 1954

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