Salut tout le monde,
Petite présentation : jeune adulte en études, vivant encore chez ses parents (la vie coûte cher haha), suivi en psychiatrie initialement pour dépression. Précision importante pour le décor : ma famille n'est absolument pas au courant de ma situation.
Consommateur d'
opiacés/opioïdes depuis 2018, la régularité de mes consommations (codéine,
morphine) a longtemps fluctué, allant de périodes de non consommation à une consommation peu régulière (une fois par mois). C'est fin 2023 que les choses sont devenues plus problématiques, avec le début de ma consommation d'
oxycodone (à 20mg).
Depuis, je consomme avec des pauses plus ou moins longues (jusqu'à 4 mois d'abstinence), environ 1 à 2 fois par semaine (codéine, DHC,
kratom,
oxycodone et
hydromorphone). Plus le temps avance, plus les pauses sont courtes et les dosages augmentent (la classique). En janvier et février dernier, j'étais à 160-200mg d'
oxycodone par jour. Ces derniers temps, je suis plutôt à 80mg tous les 4/5 jours, avec de temps en temps des pauses pouvant aller jusqu'à 1 mois.
Le problème, c'est que j'ai tous les jours des
cravings, accompagnés des symptômes de manque classiques : sudations importantes, nausées, diarrhées, angoisses... bref, vous connaissez la chanson.
Je suis suivi dans un
CSAPA par un addictologue. Le souci, c’est que ma façon de consommer ne me permet pas d'avoir accès à un
TSO car je ne consomme pas de façon quotidienne et constante. Pourtant, le manque psychologique et physique est bien là.
Du coup, je viens vers vous pour plusieurs choses :
Des retours d'expérience : Est-ce que certains d'entre vous ont déjà été dans cette situation de dépendance "cyclique" mais intense, et comment avez-vous géré ?
L'accès au
TSO : Est-ce normal que le
CSAPA bloque à ce point, même face à des dosages à 80-200mg d'
Oxy ? Si le
TSO classique est refusé, y a-t-il d'autres possibilités thérapeutiques qui peuvent aider à stabiliser ce genre de profil ? L'idée de prendre du naltrexone à été mentionnée mais je n'ai pas été emballé qu'en pensez-vous dans mon cas ?
Des pistes pour les
cravings : Comment gérez-vous les jours "sans" pour ne pas craquer, surtout quand les symptômes physiques pointent le bout de leur nez ?
Merci d'avance pour vos réponses, votre lecture et votre bienveillance.