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Ce fut une révélation pour moi, c’est tout ce que j’avais toujours cherché, tout ce dont j’avais toujours désiré. À 15 ans, je savais déjà que les opiacés seraient partie intégrante du reste de ma vie.
Ouep, ça je vois.
Trop bien même.
Sauf que je n'avais pas 15 ans, mais 19, et ce n'était pas trama / codéine, mais héro.
La certitude que les opi m'accompagneraient tout au long de ma vie, sous une forme ou sous une autre.
À l'époque j'avais oscillé entre révélation extatique et terreur absolue.
(Ça remonte au début des années 2000.
Pour info : l'héro et moi sommes en stand-by depuis... Un peu plus de 18 ans maintenant et je contente de sessions trama pour pas mal de raisons que je ne développerai pas ici)
Je ne sais pas quoi faire, j’ai beau espérer la mort tous les jours, ce n’est même pas ça que je veux, je ne sais pas ce que je veux en fait, même m’en sortir me paraît inutile, ou infaisable.
Ça, je vois aussi.
Très bien.
Y renoncer définitivement ?
Hors de question en ce qui me concerne.
Ce que je peux te dire en revanche c'est que personnellement, j'ai trouvé une sorte d'équilibre.
Je profite d'autres plaisirs de la vie, même si les opi restent un élément essentiel pour moi, et ça fait du bien.
Un vrai bien.
Savourer un bon repas, un coucher de soleil, des trucs simples, des rencontres aussi.
Les rêves, ils meurent et ils naissent.
Tu dis que tu as piétiné les tiens, mais peut-être que d'autres t'attendent. En tout cas, c'est ce que je te souhaite.
Je me trompe peut-être et n'hésite pas à me corriger si je me plante, mais j'ai l'impression que tu es plutôt isolé, non ?
Si oui, ça pourrait peut-être être l'une des clés pour retrouver un certain plaisir à être en vie ?
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Casca18 a écrit
Ma question est la suivante :
Suis-je le seul dans ce désespoir profond ?
Suis-je le seul à avoir piétiné mes rêves et à n’en avoir plus aucun, mis à part la drogue ?
Merci pour votre lecture.
Je ne pense pas que tu sois la seul dans ce "désespoir profond", si cela peut te rassurer.
Quand tu dis que tu n'as plus de rêves "mis à part la drogue", qu'est-ce que tu veux dire ?
Tu dis n'avoir aucun contact avec ta famille, tu vies seul ? j'ai commencé à vivre loin de mes parents à 17 ans, et à 19 ans franchement j'étais encore une quiche, c'était finalement assez dur de vivre seul (le ménage, la bouffe, les courses, l'organisation, la maintenance, les cours, le travail, les relations sociales pas toujours faciles...). Je pense avec le recul que je sous estimais cela dans la prise en compte de mon bonheur, alors que ça influait beaucoup; en fait c'était une période full galère, et à l'époque j'utilisais les prods' comme une façon de survivre un peu, quelques fois. J'avais honte de me dire que j'avais hâte de finir les cours, le taffe ou peu importe pour rentrer chez moi et fumer un joint, prendre du trama, tiser...
J'ai l'impression que rien n'est insolvable dans la vie. Tu nous parles de galères, d'amis qui n'en sont pas vraiment, de désespoir... Et j'espère que parler ici te fera un peu de bien. Cela dit j'espère aussi que tu verras quelques fois que tout n'est pas définitif dans la vie, et perso j'ai des fois remarqué que les choses qui, je pensais, m'accablait étaient en fait des façons de survivre quelques fois...
Belle journée
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