Mon récit .. vos conseils.

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Cookiecostaud homme
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champi vert0champijaune0cxhampi rouge0
Inscrit le 07 Mar 2024
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Bonjour,

C’est la première fois que je livre de la sorte, plus lecteur que participant habituellement !
Je vais vous raconter mon histoire de manière concise, face aux opiacés.
Ce que je cherche ? Votre avis objectif sur ma situation, pourquoi pas des conseils et également, pouvoir aider des autres.

Ma présentation dans les grandes lignes, j’ai 28 ans, je travail dans la finance, j’ai un bac +4, artiste (sous contrat) et sportif (culturisme), pas marié, pas d’enfant, pas de frères pas de sœur, plus de parents, proprio d’une petite maison et d’une belle voiture, c’est tout.

Je tiens également à préciser que j’ai suivi une thérapie avec un psy durant un an et demi, et que les bienfaits pour ma part furent limité, je n’ai à ce jour, jamais rencontré d’adictologue

J’ai évolué dans un cadre parental plus ou moins défaillant, père absent la semaine et mère qui a sombré dans l’alcool à l’aube de mes 14 ans, d’un alcool festif (crise de la quarantaine) à une alcoolisation massive qui la conduira à la mort 12 ans plus tard.
Je n’ai jamais pu considérer l’alcool, cela me dégoûte, je suis en mesure d’en boire un verre ou deux pour de très événements mais c’est tout.

J’ai de mes 17 à 19 ans fait un bref passage dans la « petite délinquance » (cambriolage, trafic..)
Cela sera stoppé net par de très graves problèmes de santé à mes 19 ans, hospitalisation 3 mois, j’ai alors changé d’optique et repris mes études, dans une université privé et fini par décrocher mon CDI en finance à 24 ans

Je recevrai une greffe aortique, 1 mois d’hospitalisation, 6 mois d’arrêts et découvrirai à cette occasion : morphine, accupan, tramadol, klipal.

Nous sommes débuts 2020, j’ai alors passé 6 mois sous trama, que j’ai fini par arrêter en suivant mes prescriptions médicales.. je n’ai pas de souvenir de symptôme de sevrages..ou alors masqué par mon état général.
Quelques mois plus tard je reprend la musculation .. une vie des plus normal.
Mon père fait deux AVC et ma mère meurt d’une occlusion intestinale en 2022.
Je continue ma vie artistique à côté du salariat, je fais des allez retour à Paris, j’évolue dans un milieu où la codéine et la lean fut très à la mode vers 2015-2020, sans jamais y avoir touché.

Aujourd’hui la molécule est « passé de mode » don la scène musicale urbaine, remplacée par le 3X filtré.

Mi 2022, me sentant mal un week end, je découvre qu’il me reste du « tramadol » sans vraiment me souvenir de quoi il s’agit, j’en prends un 50 et la, je tombe en plein délire, flottement, apaisement, la sensation est inée.
Je ne vais pas plus loin.
Je découvre alors cette année les festivals et commencent à expérimenter la prise de T récréatif lors de ces festivals, à hauteur de 50 à 110 MG par festival.
Les effets sont supers.
Nous sommes ensuite passés à une prise chaque week end, puis chaque soir en rentrant du boulot, celui ci étant stressant, je voyais ça comme la récompense.

SAUF mes jours de sport, soit 4 x semaines.
J’ai eu mes premiers symptômes de sevrages en voulant faire une pause, très dur à supporter.
Alors j’ai eu une idée, réduire les doses au minimum pendant 3-4 jours.
Tenir le maximum sans prises, et après ça basculer sur du Klipal (50/500 paracetamol) à petite dose pour calmer mon esprit : au début ça marchait sacrément bien, cela m’a permis d’arrêter les médocs 3-4 fois pendant plusieurs semaines ou plusieurs mois.

Aujourdui la situation est la suivante :
Ma consommation est journalière ou quasi journalière, le seul point positif est que je ne cherche pas a augmenter les doses, ma plus grosse prise de trama est de 210mg.
En général je prends 100 le matin pour démarrer ma journée, un dans l’aprem (50) et un le soir.
Cela m’evince totalement de la pression (bien réel) incroyable du boulot, et me permet de démarrer ma journée sereinement.
Je suis bien productif, j’ai l’impression que mes épisodes dépressif sont loin derrière, j’avance ainsi dans ma « carrière pro ».

J’ai l’impression d’être identique à ceux faisant du « micro dosing » de LSD

Je ralentie mes prises les jours où j’ai des rapports sexuels (uniquement un 50 le matin)
Et je n’en prend pas le soir où je m’entraîne.
Je n’ai à ce jour pas de perte de masse musculaire, faisant 97 kilos pour 1m91.
Mes bilans sanguins sont bons.
Je ne fume pas, ne bois pas et ne consomme rien d’autres.
Très régulièrement je stop le tramadol pour faire quelques semaines au klipal.
Cela fait maintenant plusieurs mois.
Je ne suis pas tenté d’augmenter mes doses, je n’en ai pas envie.

Cependant je suis bien conscient que la situation ne pourra pas durer, mais je n’y arrive pas, pas pour le moment j’ai la FAUSSE Impression que le produit m’apporte plus qu’il ne me desserre.
La seule chose qui pourrait me faire arrêter serait des effets réellement délétères sur mon sport ou mon « cadre de vie » à savoir ce qui me permet de faire rentrer de l’argent.


Je pensais être à l’abri, mais il faut bien le reconnaître je suis accro.
J’ai mon médecin traitant et un deuxième médecin qui a la main lourde et me renouvelle à foison mes opiacés, je n’ai recours ni au marche parallèle, ni au « magouille ».

Alors que dois je faire ? Je ne peux pas accepter de vivre avec et me dire « les doses sont stables depuis des mois et tu avances comme ça », ma copine (nous ne vivons pas ensembles) est dans le milieu médicale et sait que je consomme plus ou moins du tramadol chaque semaine.
Mais la consommation n’est pas compatible avec une vie de couple et la construction d’un projet de vie. (Je ne veux froisser personne)


Mes 1 ans et demi chez la psy m’ont déçu mais je suis certain qu’il y a un terrain psychologique derrière tout ça à traiter , alors dois je me tourner vers un adictologue?
Mon boulot prend une place prépondérante dans ce schéma de peur et de stress, un jour ou l’autre je sais que je devrais aussi partir, pour mon bien .. même si je gagne bien ma vie.

Il est difficile de s’imaginer avancer sans une fois qu’on a connu le goût du Trama et de ses acolytes.

N’hésitez pas à me dire ce que vous en pensez.
Merci de m’avoir lu.
Prenez soin de vous.

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Mikalion homme
Le Chef
Suisse
champi vert1champijaune1cxhampi rouge0
Inscrit le 21 May 2018
287 messages
Ta vie as l air de très bien aller et si tu trouve un soulagement dans ta consommation modéré de tramadol pourquoi veux tu absolument la stopper?

Et pourquoi dis tu que cette consommation est incompatible avec une vie de couple?

En tout cas bon courage a toi, j'espère que tu pourras trouver ta paix et ton équilibre !

On a la vertue non pervertie.

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Cookiecostaud homme
Nouveau membre
champi vert0champijaune0cxhampi rouge0
Inscrit le 07 Mar 2024
7 messages
Bonjour Mikalion,
Pour plusieurs raisons :

-Si mes doses sont totalement stables depuis 7-8 mois (entre 150 et 200mg/jour) et que je n’ai le besoin ni l’envie d’augmenter ( je ne recherche pas la grosse defonce, je dois rester fonctionnel), j’ai peur un jour pour une raison ou une autre d’augmenter, de la même manière que j’ai fini par passer à une conso journalière

-les répercussions sur ma libido (quasi inexistante ou beaucoup moindre avec le klipal codeiné) me forçant à adapter mes doses et prises pour assurer et prendre du plaisir à mes rapports

- Si aujourd’hui mon bilan hormonal est ok, il y a des soupçon d’impact hormonal au long cours par le tramadol (voir certains sujets récent ici), si pour certains ce n’est pas un soucis, la musculation que je pratique depuis X années reste ma priorité

-la peur que cela peut générer et les à priori, que ce soit auprès de la partenaire et des amies.

Ce sont les 3 axes principales dans ma tete
J’ai également envisagez remplacer le trama et la codé simplement par la weed (je suis totalement non fumeur mais j’ai bien aimé mon petit Space cake à Amsterdam)

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