Salut Greg.
Je souffre moi même d'une addiction psychologique à la
coke.
Après des années d'abstinence à me "substituer" avec mon traitement
Ritaline, j'ai été prise d'un intense
craving de
crack qui me bouffait la vie. Pendant 6 mois j'ai pensé qu'à ça et n'ayant aucun plan (j'ai déménagé récemment et fait le choix de ne chercher aucun plan pour me protéger) j'ai carrément organisé un voyage en Hollande pour étancher cette soif dévorante et subite de
coke. Coût de l'opération : 3000e pour une session décevante. La
coke marchait bien en traces mais ne faisait rien fumée. La frustration était immense. En plus j'ai carrément jetté mon argent par les fenêtres : au moment du retour, j'ai vu la douane qui contrôlait, j'avais plein de
beuh dans le soutif donc je puais à plein nez la
weed et j'avais 10g de
coke pas coffrée. Je connais les protocoles pour éviter un contrôle, mais là j'avais tt fait à l'arrache, j'ai géré ça n'importe comment. Donc j'ai tt foutu à la poubelle sur un coup de tête (bilan des courses : environ 700e foutus à la benne). Mais avec de telles quantités, je passais plus pour une simple consommatrice on pouvait m'accuser de traffic (alors que je suis juste une grosse toxicopathe).
Bref, pour te dire à quel point la
coke me mène, même après 5ans d'abstinence.
Depuis mon retour comme l'échec de cette tentative (étancher mon
craving de
crack) n'a fait que redoubler mon envie irrépressible de consommer, je me suis mise à choper sur le Dark web. Et pas avec parcimonie. Le seul truc qui me refreine un peu, c'est le temps de livraison qui espace mes prises.
Mais pour te dire que la
coke actuellement ne fait pas simplement partie de ma vie ELLE DIRIGE MA VIE.
Je suis clairement victime de mon addiction. J'y prends du plaisir (malgré la frustration vu que j'ai tjrs pas trouvé de
coke qui marche en
base) mais je ne suis plus maître de moi. Et ça ça fait chier.
Mais j'ai toujours eu des consommations problématiques de ce point de vue là, je suis dans l'addiction pathologique avec la
came et la
coke. Et même avec les drogues dîtes "festives" (speed,
LSD,
Taz,...) j'étais dans une bande de potes où la fête continuait toute la semaine, donc on se mettait des races quasi quotidiennement.
Donc la problématique de la drogue qui fait partie de ta vie, je la connais bien.
Les seules astuces qui marchent pour moi c'est de déménager, changer de répertoire et ne chercher aucun plan dans ma nouvelle ville. Soit la solution la plus radicale.
Et même dans ces conditions, comme je l'ai expliqué en introduction : je suis capable de vider mon compte épargne et traverser l'Europe pour assouvir une envie de conso.
Donc je suis à un stade délirant de l'addiction.
C'est pour ça, je vais reprendre RDV avec une addicto en
CSAPA.
Si tes consos te semblent handicapantes et prennent trop de place dans ta vie, que tu en souffres, je te conseille de faire de même.
Psychologiquement c'est un cap à passer de demander un accompagnement. Ça demande d'accepter de se percevoir comme un addict, quelqu'un qui a un problème. Mais ça permet de décrypter les mécanismes qui nous poussent à consommer de manière incontrôlée.
Les
CSAPA ont la réputation d'être dans une optique "abolo" d'imposer un arrêt net, mais c'est pas toujours vrai.
Moi qd j'ai consulté la mienne lors de mon
craving énorme l'hiver dernier, je lui ai dit cash "dans 3mois, j'ai un voyage d'organisé en Hollande juste pour me mettre une grosse race". Aucun jugement de sa part, elle a pas essayé de me dissuader d'y aller.
Voilà pour mon témoignage et ce que je subis en ce moment. Car même si tu ne consomme pas tt les jours, qd le
craving t'accompagne au quotidien, que tu ne penses qu'à ça, la
coke fait partie de ta vie aussi.