[ Arrêt & Sevrage ]
Sevrage sec "forcé" oxynorm oro

Bonjour à tous,

Je me présente, je suis une femme, j'ai 33 ans, je suis au chômage depuis un an et j'ai une endometriose sévère ainsi qu'une adenomyose qui m'ont amenée à consommer pas mal d'anti douleur.

En 2022 j'ai commencé à prendre du dafalgan codéiné, prescrit par mon médecin de l'époque à cause des horribles douleurs que je ressens chaque jour, tous les jours et plus le temps passait, plus j'en consommais, sans dépasser toute fois 8 gélules par jour. Ça a duré un peu plus d'un an ( entre temps j'avais changé de medecin mais il n'y a jamais eu aucun problème pour les ordonnances).
N'en pouvant plus des effets secondaires, pendant la periode de noel 2023, j'ai profité de ma semaine de vacances pour faire un sevrage à la dure. Ça a été horrible (comme beaucoup d'entre vous le savent ici...) mais ça a marché et je n'ai plus jamais retouché à la codéine.

Mon problème c'est malheureusement, ma maladie ne se soigne pas et les douleurs sont quotidiennes.. Donc un jour, mon medecin ne sachant plus que faire pour me soulager, me prescrit de l'oxynormoro 5 mg (elle savait pour le sevrage de codeine, mais ça ne l'a pas arreté). J'accepte et apres quelques mois et un dosage stabilisé à 55 mg ouaw.. Ça m'a fait du bien ! Je n'ai quasi plus de douleur depuis lors, je revis littéralement..

Sauf que comme quand je suis en crise selon la periode de mon cycle je prends 5 à 10 mg en plus, je suis souvent obligée de demander à mon médecin un chevauchement. Ce qu'elle ne supporte pas. Elle est assez horrible, ne fait que me dire que les études au long court démontrent que l'oxy marchent pas sur les douleurs chroniques, il faut que j'arrête ect

Au fur et a mesure du temps, je me suis donc mise à culpabiliser et je n'ose plus appeler quand j'en ai besoin en avance..
Ce qui est le cas aujourd'hui. J'en ai jusqu'à ce soir et ensuite plus rien jusqu'à mardi apres midi. Et Comme je sais ce qui m'attend, j'ai peur.

Certains d'entre vous ont-ils vecu des sevrages secs ? Comment ça s'est passé ?

Je vous remercie par avance pour votre attention.

Hors ligne

 

Salut,

Avant tout du soutien !
Il est maintenant reconnu que les médecins ont quand même cru aveuglément aux labos et prescrit allègrement l'oxycodone aux US, en participant activement à l' « épidémie » d'opiacés (mais surtout d'OD évitables sad

Bref, c'est exactement ce qui s'est passé aux US : d'abord des prescriptions (sans trop prendre en compte les spécificités des personnes) et lui quand on développe de la tolérance/dépendance, hop on ferme le robinet mur

C'est qui à mes yeux c'est injuste et inhumain !!

Pour moi, si un médecin décide de prescrire un médoc, il se doit quand même d'accompagner la personne, pas de la laisser dans la nature (ce qui en soit ça serait interdit, les médecins ont tous les droits de ne pas pratiquer un acte médical, mais ils doivent réorienter sur un.e collègue).

Du coup, que tu te retrouves en manque à cause du médecin qui ne veut pas assumer ce qui a initié, je trouve ça extrêmement violent !

Je sais que souvent ça ne marche pas trop demander à SOS médecin ou des maisons médical de garde...mais passer de 50mg > 0 ça doit être dur et en vrai tu as droit à une continuité thérapeutique !

Ta pharmacie dit quoi ? Ils ne peuvent pas dépanner (j'imagine qu'ils vont demander une ordo après..mais c'est après...).

Ce n'est que moi, mais perso si je me retrouvais dans la même situation, vu que j'habite en ville en ce moment, j'irais à une distribution gratuite de méthadone (ça dépend des villes, il n'y a que dans les grandes villes de France, et en plus même aux bus ou autres dispositifs souvent demandent de s'enregistrer, mais ça reste des dispositifs bas seuil, censé accueillir tout le monde, mais avec la pile d'ordo et une languette urinaire peut-être ils voudraient bien).

Bon bah sinon légalement il n'y a pas grand chose d'autre, moi déjà d'habitude je prends de la came/sken alors ça ne me changerait pas la donne, mais c'est exactement comme ça qu'il t'y a eu la crise du fentanyl aux USA. Bref, dans ce cas en plus ça serait compliqué d'avoir un bon plan, c'est toujours bien d'avoir de la naloxone (même si le risque plus grand en France pour l'instant est pour moi de tomber sur un produit qui ne marche pas)...

Sinon, quand j'ai du diminuer drastiquement, ça m'est déjà arrivé de faire des poubelles de médocs, de boire des tisanes deuguelasses d'un kilo de graines de pavot, et accompagner avec imodium, tercian, benzo

En tout cas, moi je me dirais que ça vaut le coup de chercher un médecin plus compréhensif (et plus compétent !), quitte à switcher sur un tso pour ne pas devoir arrêter (vu que tu sembles avoir des bénéfices que tu veux garder...).

J'espère que tu trouveras des solutions !

En tout cas, bon courage
Reputation de ce post
 
Conseils et soutien au top.

fugu kuwanu hito niwa iwaji

Hors ligne

 

Merci beaucoup pour ta réponse !

Je pense qu'elle n'a pas réalisé que ça pourrait etre un problème et qu'elle n'a rien dit au debut parce que ça me soulageait et que ça faisait des mois qu'on cherchait un traitement antalgique..
Mais effectivement je trouve ça dur au bout d'un et demi de me faire culpabiliser quand je l'appelle quelques jours avant le renouvellement pour avoir une ou deux boîtes en plus.

J'ai déjà tenu environ 30h sans rien, j'en ai chié déjà mais là 3 jours et demi ça me stress.

Malheureusement je suis dans un desert medical, pas de medecins le week-end et puis en plus c'est mon dernier renouvellement mardi avec elle car j'ai déménagé il y a quelques mois et je viens de retrouver un medecin generaliste addicto avec qui j'ai réussi à avoir rdv dans 1 mois !
Donc je pense que je verrai avec elle si on part sur une diminution ou sur un TSO !

Bon dans mon souvenir mon dernier sevrage il y a 3 ans avait duré 5 jours vraiment horrible et une dizaine de jours en tout.. J'ai plus qu'à me préparer et croiser les doigts.

J'ai avec moi du doliprane, de l'immodium, du CBD et c'est tout car j'ai arrêté le xanax il y a quelques mois !

Merci pour tes encouragements ?

Hors ligne

 

#4 
avatar
OrgaWZ homme
hédoniste extrémiste France
11 septembre 2026 à 20:40
En tout cas ton médecin il/elle a oublié le serment d’Hippocrate je crois ! C’est à la limite de la torture de te laisser sans rien connaissant ta situation ! Courage à toi, je sais pas où tu habites mais si en plus c’est un désert médical, chaud... Essaie de voir si y’a pas une ville où tu pourrais aller qui a un bus methadone, tu pourras, avec tes ordonnances et un test urinaire, je pense, te faire dépanner un peu de métha pour t’éviter le sevrage sec. Je pense que ton nouvel addictologue va te proposer un TSO, ce serait logique dans ton cas (je pense, mais je ne suis pas toubib ^^).

J’ai déjà vécu un sevrage sec de méthadone et benzos en mm temps, c’était abominable, je devais rejoindre un pote en Espagne mais il m’a mal indiqué le trajet, il avait un toubib là bas qui pouvait me renouveller mes ordos FR sauf que comme un con je suis parti une main devant une main derrière, persuadé que j’aurais tout mes traitements en arrivant. Au final je me suis retrouvé paumé à Barcelone à 1200 bornes de chez lui, sans rien, et comble de malchance mon passeport s’est déchiré et j’ai perdu la partie où y’avait ma photo etc. Grosse galère, même avec mes ordos FR, sans papier d’identité pas de renouvellement. Au fur et à mesure que les manques arrivaient je me sentais partir, le manque de métha me dérouillait sévère physiquement, et le manque de benzos m’a fait convulser et faire attaque de panique sur attaque de panique.  Au point où j’en étais, après quelques jours d’errance d’hosto en hosto c’en était trop, j’ai simulé une crise d’épilepsie pour avoir du rivotril, j’ai réussi à chourave une ampoule injectable de rivotril et je l’ai bue, ça m’a calmé un moment. Heureusement ma famille me trouvait toujours des auberges de jeunesse pour pioncer, et au final j’ai réussi à monter dans un bus lowcost pour rentrer en France, énorme coup de chance ils vérifiaient les tickets du bus mais pas les pièces d’identité. Je suis rentré j’ai foncé à mon CSAPA et heureusement j’ai repris mes traitements. Mais putain j’en ai chié et pas qu’un peu, le manque de métha combiné au manque de benzos c’était juste ignoble, invivable.

Hors ligne

 

#5 
Mynight femme
Psycho junior France
Hier à 06:45
Hello Petitchat.

Je rejoins Cependant & OrgaWZ, tu te retrouves dans une situation ignoble, très violente psychologiquement. Il ne faut pas minimiser cela. (Je ne dis pas que tu le fais:) , je te dis cela pour être bien certaine que tu as conscience que l'attitude de la médecin qui te suit est epouvantable et intolérable.

cependant a écrit

Du coup, que tu te retrouves en manque à cause du médecin qui ne veut pas assumer ce qui a initié, je trouve ça extrêmement violent !

Je rejoins totalement Cependant.
C’est comme avec la mise sur la liste des médicaments stupéfiants du Tramadol et de la codéine: avant cette décision, ça prescrivait joyeusement, dans tous les sens, j’en suis témoin, je me suis sortie juste à temps d’une énorme et très longue addiction au Tramadol. J'ai pu m’en faire prescrire pendant une longue période très facilement.
Et pour ceux qui n’ont pas eu le temps, ou tout simplement la possibilité comme moi, de trouver une solution avant la date effective de la loi se sont retrouvés avec des médecins qui leur avaient joyeusement prescrit du Tramadol (je parle du Trama car c'était mon combat, mais il en a été exactement de même pour toutes les préparations à base de codéine), la nouvelle loi faisant planer sur eux un contrôle accru en cas de prescription, hop, on coupe les vannes, certains médecins ayant prescrit sur des années ce type de molécules à des patients ont refusé net de continuer, du jour au lendemain.
Je peux te dire que j’en ai entendu des vertes et des pas mûres, au CSAPA dans lequel je suis passée (1 an avant la prise d'effet de cette loi) du Tramadol à la Méthadone.


OrgaWZ a écrit

En tout cas ton médecin il/elle a oublié le serment d’Hippocrate je crois !

J'allais écrire la même chose.
J'ai remarqué avec dégoût à quel point il est facile pour certains médecins de contourner le serment d’Hippocrate.
Je pourrais te raconter une ou deux petites histoires pas piquées des vers, qui prouvent que ce serment, en lequel j’avais bêtement foi auparavant, ne représente en réalité pas grand-chose, et se contourne sans vergogne.
C’est PRÉCISÉMENT LE CAS DE LA MÉDECIN QUI TE SUIS.

Tu dis "Elle n'aime pas ça du tout."
Mais et toi, tu aimes peut-être te retrouver à être soit obligée de souffrir un peu tout le mois, en respectant les posologies visiblement insuffisantes (elle ne doit clairement pas savoir les douleurs atroces que cause une endométriose, celle-làmur), ou bien essayer de te soulager tant bien que mal, en te retrouvant "en rade" en fin de mois, avec un traitement qu'il est IMPOSSIBLE d'arrêter du jour au lendemain?

Un chevauchement n'est pas un "risque" que prend le médecin, il doit simplement être capable de le justifier en cas de contrôle.
Dans ton cas, c'est très simple.
Tu ne t’es pas juste foulé le petit doigt, hein.censored
L’endométriose est de plus en plus mise sur le devant la scène comme une affection MAL PRISE EN CHARGE au niveau de la douleur, et on sait maintenant à quel point elle peut être douloureuse, vicieuse et polymorphe.

Donc te laisser te démerder avec un traitement visiblement insuffisant, tout en NIANT ta douleur, si je te lis bien, elle a DÉCRÉTÉ que l’Oxynormoro "agit sur les douleurs chroniques", c’est vrai, mais a t-elle pensé à revoir le dosage? Visiblement, non. Ah, et "Il faut que tu arrêtes..." Cette phrase me met dans une colère noire.
Il faut que tu arrêtes quoi? D’avoir mal?
D’oser le dire?

C’est typiquement le genre d’ignominies que tant de médecins se permettent, sachant parfaitement détenir "le pouvoir", si je puis m'avancer sur ce terrain, on se permet de penser à ta place, ET d'évaluer TA douleur à TA place.
Je bous de bon matin (il est 6h25, et je suis déjà remontée comme une pile!mur)
C'est intolérable, et j'espère que tu en as conscience.

Donc:

-Premièrement, s’agit t-il de ton/ta médecin traitant(e)?
Et si tu allais voir un peu ailleurs, tu dis être dans un désert médical, donc j'imagine que tu n’as pas vraiment de choix, je demande juste au cas où...

-Deuxièmement je suivrais les conseils de Cependant.

cependant a écrit

mais perso si je me retrouvais dans la même situation, vu que j'habite en ville en ce moment, j'irais à une distribution gratuite de méthadone (ça dépend des villes, il n'y a que dans les grandes villes de France.

Est t-il possible de faire un peu de route jusqu'à une ville disposant de ce type d'accueil?
Rester "sans rien" pendant plusieurs jours, de peur de déranger cette chère docteure n’est pas envisageable.
Soit tu as la possibilité de faire de la route pour accéder à une distribution de Méthadone, soit, et je pense que c’est ce que je ferais à ta place: Tu la sollicites.
Oui, une fois de plus.
Qu’elle soit contente ou non, tu t’en tamponnes.
C’est SON travail que de soulager la douleur de ses patients. Tu n'es pas dans le mésusage, à demander des chevauchements tous les 4 matins sans réelle justification, non, TU AS MAL!
(Je suis désolée pour l'emploi intempestif des majuscules, mais cette situation me met hors de moi!censored)
Ne la prends pas "frontalement", ce genre de toubibs détestent être contredit, je sais, c’est horripilant, mais mieux vaut pour mettre toutes les chances de ton côté, la brosser dans le sens du poil.
As-tu son email? À ta place, encore une fois, j’essaierais de pondre un mail où tu expliques ton désarroi vis-à-vis de ces demandes de chevauchement, mais que tu es devant une situation insoluble, les douleurs étant trop violentes, tu es systématiquement obligée de consommer plus que ce qui t’es prescrit, en insistant bien sur le fait que c’est dans l'unique but de soulager ta douleur, et certainement pas pour un usage récréatif, que tu ne sais plus comment faire, que la douleur hante tes journées, qu'elle "gère ta vie", et que tu te retrouves dans l'obligation de surconsommer un tout petit peu, et que tu ne peux pas te retrouver à court du jour au lendemain, que le sevrage brutal te terrorise, et à juste titre: ce sevrage, sec, est purement infernal.
Gardes bien une copie de ce mail/SMS, et dis-nous ce qu’elle te répond.

Tu es couverte jusqu'à quand, là?

Crois-tu que c’est normal, humain, de se retrouver à préparer un sevrage sec, en faisant le plein d’Immodium et en se préparant à la souffrance physique et psychologique IMMONDES provoquée par ce genre de sevrage brutal?
Elle ne peut légitimement pas te laisser ainsi.
Dans ton mail/SMS, insistes bien sur le fait que tu es terrorisée par cette perspective (n'importe qui le serait, crois-moi.)
Elle ne pourra pas ignorer ta demande.

Vraiment, je suis de tout cœur avec toi, et je croise les doigts pour que tu sois entendue, à savoir que cette "médecin" reconnaisse que sa prescription est insuffisante, et que c'est précisément de ce fait que tu te retrouves à devoir demander des chevauchements régulièrement.

Viens nous donner des news, et puis nous sommes là, à tout moment, n'hésites surtout pas si tu te sens mal, ici tu ne seras jamais jugée, mais épaulée, écoutée!heart

Vraiment, ton histoire me prend aux tripes, je vais suivre avec attention la suite des événements, en espérant de tout coeur que les choses vont bouger pour toi. Plein de Biz, Myna


✨️·˚*Combien de temps faut-il laisser au silence pour qu'il devienne synonyme de sécurité?*°.✨️

Hors ligne

 

#6 
Mynight femme
Psycho junior France
Hier à 06:58

OrgaWZ a écrit

J’ai déjà vécu un sevrage sec de méthadone et benzos en mm temps, c’était abominable

Non mais O.M G:,je n'imagine même pas ce que cela doit être.
Le manque est une de mes plus grandes terreurs, et l’idée d’un sevrage sec me colle des angoisses violentes rien que d’y penser.surpris

Alors un double sevrage sec opiacés-benzos, j'avoue que je ne sais même pas comment on tient. Comment on passe au travers d'un truc pareil.
Comment on tient debout déjà.

Si je ne m’abuse, ces deux sevrages sont connus pour être les plus difficiles (et dangereux pour ce qui est du sevrage sec aux benzodiazépines...)
Tu prenais des dosages importants (de benzos, de Méthadone, des deux) ou plutôt light lorsque tu t’es retrouvé dans cette situation proprement infecte?

Cette expérience a du être... Terrible, et le mot est bien trop faible, je n'ai pas le bon adjectif, plusieurs me viennent à lesprit: immonde, affreux, infernal, ingérable, atroce, abominable...
Et la liste est loin d'être exhaustive.mur

Tu as du faire preuve d’une très grande force pour traverser cela.
Et je suis désolée que tu aies eu à vivre pareille horreur.

Prends bien soin de toi!smiley-gen013 Myna


✨️·˚*Combien de temps faut-il laisser au silence pour qu'il devienne synonyme de sécurité?*°.✨️

Hors ligne

 

#7 
Petitchat_09 femme
Nouveau membre France
Hier à 08:45
Salut tout le monde, merci pour vos messages !

Je sais bien que le mieux aurait été de ne pas avoir à subir ce sevrage mais le problème de toute façon c'est que mon medecin ne bosse pas le week-end. D'ailleurs elle est en vacances, mon prochain rdv est avec une remplaçante !

Et ça fait un moment que mon entourage me dit de changer evidemment donc j'ai fini par trouver un médecin généraliste dans mon département qui est egalement addicto, j'ai un 1er rdv en octobre !
+ j'avais pris en juillet un rdv en csapa, j'ai rdv mi octobre avec un infirmier (pour vous dire les delais).

Je pourrai toujours aller demander une avance minime à la pharmacie pour tenir mais je l'ai deja fait une fois et je veux pas les deranger.

En fait je sais tres bien ce qui m'attend vu que j'ai deja vecu un sevrage sec  souhaité+ un autre non voulu que j'ai subi dans un avion san fransisco-Paris puis Paris jusque chez moi (c'est pas drole comme expérience, je conseille pas).

Et donc là je n'en ai plus du tout. J'en avais pris un hier soir, je me suis réveillée pas bien et il m'en restait un demi que je viens de prendre..

Et ensuite je voudrai préciser que je n'ai aucune intention d'arrêter complètement. Je sais que le pire dans tout ça n'est pas le sevrage physique mais bien psychologique qui vient ensuite (j'ai eu de la chance sur mon 1er sevrage car je n'ai eu que le sevrage physique). Et Comme je suis bien accrochée à l'oxy, je ne prendrai pas le risque du sevrage psy. Surtout que j'ai mon renouvellement mardi donc finalement mon sevrage physique sera meme pas a la moitié. Par contre j'aimerais en profiter pour diminuer !

Voilà je n'ai pas beaucoup d'option à part supplier la pharmacie ou prendre sur moi pendant 3 jours et demi !

Hors ligne

 

#8 
avatar
OrgaWZ homme
hédoniste extrémiste France
Hier à 09:27
@Mynight : Merci pour tes mots touchants. Moi je prenais 4 seresta 50 et un noctamide, et 120mg de métha par jour, à l’époque. Et je confirme, c’est ignoble je ne souhaite pas ça même à mon pire ennemi. Même quelqu’un qui vote à droite je lui souhaite pas ça lol   ! C’était en plein été et la chaleur aide pas en plus. À vrai dire je ne sais même pas comment j’ai tenu, j’ai fait tous les hostos de Barça le mieux que j’ai eu c’est deux valium 5mg, pour que j’en sois réduit à simuler une crise d’épilepsie il en faut. Je crois que le pire dans tout ça c’est les benzos, la métha bon c’est comme une grosse grippe bien carabinée, mais le manque de benzos pour moi c’est le pire du pire. Entre les tremblements, les attaques de panique à répétition, les nuits sans sommeil... ça m’a marqué à vie je crois, c’est ma pire expérience dans tout ce qui est lié aux produits ! Heureusement y’a une auberge de jeunesse où j’ai aterri qui était tenue par des baba cool j’ai pu y trouver quelques bons joints d’herbe, ça m’a bien aidé.

Hors ligne

 

#9 
Petitchat_09 femme
Nouveau membre France
Hier à 10:02
Petit update apres passage à la pharmacie où je leur ai expliqué le problème ! Ils m'ont dépannée de 5 cp et demandé de rappeler mon medecin lundi pour lui expliquer et avancer la consultation ! Bon du coup ça me divise mon traitement par 2 entre aujourd'hui et demain mais au moins je ne suis pas sans rien..

Bon par contre je suis pas bien du tout de devoir expliquer tout ça à la remplaçante de mon medecin que je ne connais pas. J'ai tellement peur du jugement..
Je me dis que c'est la dernière fois évidemment, ensuite je change de cab et je vais voir une addicto mais bon.. Je déteste passer pour la relou qui appelle tous les deux jours..

Enfin bref, avec tout ça bien sur j'ai quand meme quelques effets du manque mais supportable.

Je vous tiens au courant de comment ça se passe lundi.

Bon week-end !

Hors ligne

 

#10 
avatar
cependant
Modo bougeotte
Hier à 13:47

Petitchat_09 a écrit

Je pourrai toujours aller demander une avance minime à la pharmacie pour tenir mais je l'ai deja fait une fois et je veux pas les deranger.

Salut,

Ce n'est pas "les déranger", ils font leur travail ! À ma pharmacie il me l'ont dit clairement, si jamais je me retrouvais dans une situation où je n'ai pas pu avoir mon ordo, ils ont le droit (voire même le devoir au vu de la situation où on peut se retrouver en manque à cause d'un médecin !) de dépanner...

Et vu qu'en plus le prochain rdv sera avec une remplaçante aucune crainte vis à vis de ton médecin.

Sincèrement, ce n'est pas agréable de " quémander " à la pharmacie, mais souffrir à cause du manque+douleurs c'est juste inconcevable pour moi.

Et surtout, je pense que j'ai tout à y gagner à me défaire de la culpabilité. Si je vais chez le médecin/pharmacie en me sentant fautive (fautive de quoi ? D'avoir initié un médoc qu'on m'a proposé, alors que la littérature scientifique démontre clairement qu'une tolérance existe bel et bien ? D'avoir mal comme le disait Mynight ?), l'autorité qu'ils exercent me fera tomber encore plus dans l'auto stigmatisation...alors que les fautifs, ceux qui manquent de compétences sont eux

Un médecin ou pharmacien est payé pour l'énorme responsabilité de *prescrire* (c'est à dire une injonction à suivre un conseil) une molécule, c'est le minimum qu'il le fasse a) en connaissance de cause b) en assumant ses actes et en assurant à la personne qui suit de ne pas souffrir
Les pharmaciens aussi jurent de ne pas laisser dans la souffrance les patient, la continuité thérapeutique n'est pas un caprice !!

Vraiment, aujourd'hui c'est samedi, la pharmacie est encore ouverte, elle ne le sera pas demain, je t'invite à leur présenter la situation, tu ne les déranges pas (même s'ils peuvent te faire croire cela !), c'est leur travail...

Du courage


fugu kuwanu hito niwa iwaji

Hors ligne

 

#11 
avatar
cependant
Modo bougeotte
Hier à 13:55

Petitchat_09 a écrit

Petit update apres passage à la pharmacie où je leur ai expliqué le problème ! Ils m'ont dépannée de 5 cp et demandé de rappeler mon medecin lundi pour lui expliquer et avancer la consultation ! Bon du coup ça me divise mon traitement par 2 entre aujourd'hui et demain mais au moins je ne suis pas sans rien..

Désolée je n'avais pas vu ton message !
C'était la meilleure choses à faire, même si ce n'est pas idéal d'avoir à peine le minimum c'est bien un soulagement par rapport à une rupture de traitement...

Maintenant sur les boites le marquent en rouge "Attention ça peut enduire une dépendance", ce message n'est pas adressé qu'à nous, c'est aussi pour les soignants, qui se rendent compte des réalités physiologique de la tolérance ou dépendance et ils agissent de conséquence pour trouver des solutions !

Tu n'as pas à culpabiliser, de toute évidence tu n'as pas été bien accompagnée... Mais j'espère sue tes prochains rdv se passeront mieux !

Tiens nous au jus


fugu kuwanu hito niwa iwaji

Hors ligne

 

#12 
Petitchat_09 femme
Nouveau membre France
Hier à 13:55

cependant a écrit

Petitchat_09 a écrit

Je pourrai toujours aller demander une avance minime à la pharmacie pour tenir mais je l'ai deja fait une fois et je veux pas les deranger.

Salut,

Ce n'est pas "les déranger", ils font leur travail ! À ma pharmacie il me l'ont dit clairement, si jamais je me retrouvais dans une situation où je n'ai pas pu avoir mon ordo, ils ont le droit (voire même le devoir au vu de la situation où on peut se retrouver en manque à cause d'un médecin !) de dépanner...

Et vu qu'en plus le prochain rdv sera avec une remplaçante aucune crainte vis à vis de ton médecin.

Sincèrement, ce n'est pas agréable de " quémander " à la pharmacie, mais souffrir à cause du manque+douleurs c'est juste inconcevable pour moi.

Et surtout, je pense que j'ai tout à y gagner à me défaire de la culpabilité. Si je vais chez le médecin/pharmacie en me sentant fautive (fautive de quoi ? D'avoir initié un médoc qu'on m'a proposé, alors que la littérature scientifique démontre clairement qu'une tolérance existe bel et bien ? D'avoir mal comme le disait Mynight ?), l'autorité qu'ils exercent me fera tomber encore plus dans l'auto stigmatisation...alors que les fautifs, ceux qui manquent de compétences sont eux

Un médecin ou pharmacien est payé pour l'énorme responsabilité de *prescrire* (c'est à dire une injonction à suivre un conseil) une molécule, c'est le minimum qu'il le fasse a) en connaissance de cause b) en assumant ses actes et en assurant à la personne qui suit de ne pas souffrir
Les pharmaciens aussi jurent de ne pas laisser dans la souffrance les patient, la continuité thérapeutique n'est pas un caprice !!

Vraiment, aujourd'hui c'est samedi, la pharmacie est encore ouverte, elle ne le sera pas demain, je t'invite à leur présenter la situation, tu ne les déranges pas (même s'ils peuvent te faire croire cela !), c'est leur travail...

Du courage

Oui comme je disais juste au dessus, j'ai suivi vos conseils et j'ai été à la pharmacie qui m'a dépanné 5 cp et demandé d'appeler mon medecin lundi matin pour avancer le rdv (ils vont appeler aussi).
Bon je suis obligée de bien diminuer donc un peu de symptômes de manque mais moindre !
Et donc je vais demander un rdv des lundi et expliquer ce qui se passe à la remplaçante..
De toute façon c'est la dernière fois qu'ils auront à me faire un renouvellement vu que le prochain rdv sera avec le medecin generaliste/addicto que j'ai trouvé récemment, ouf.

Je vais essayer de ne pas culpabiliser lundi surtout mais c'est plus fort que moi. Mon medecin traitant m'a tellement infantilisée, c'est trop bisarre. Je suis d'ailleurs contente qu'elle soit en vacances..

Hors ligne

 

#13 
avatar
cependant
Modo bougeotte
Hier à 14:31

Petitchat_09 a écrit

Oui comme je disais juste au dessus, j'ai suivi vos conseils et j'ai été à la pharmacie qui m'a dépanné 5 cp et demandé d'appeler mon medecin lundi matin pour avancer le rdv (ils vont appeler aussi).

Je te souhaite que cette baisse ne soit pas trop dure !
Et surtout que tu puisse trouver des solution sur le long-terme
Perso, ça m'a vraiment soulagée d'avoir une sécurité...
Courage


fugu kuwanu hito niwa iwaji

Hors ligne

 

#14 
Petitchat_09 femme
Nouveau membre France
Hier à 15:14
Un peu compliqué, je fais que pleurer depuis ce matin, j'ai l'impression d'avoir chier dans la colle.. Mon entourage essaie de me rassurer en me disant que c'est mon médecin qui écoute rien de ce que je lui dit mais j'ai toujours cette culpabilité horrible là..

Rien que le fait de me dire que je vais encore devoir appeler pour avancer mon rdv de 24h ben j'ai la boule au ventre. Et j'ai peur que la remplaçante me fasse la morale ou en tout cas, ne m'ecoute pas non plus. Enfin bon.

J'ai plus qu'une hate c'est de rencontrer l'addicto avec qui j'ai rendez-vous en octobre pour pouvoir passer à autre chose.

En tout cas je tiens à vous remercier car ça me fait du bien de pouvoir en parler ici. Je n'en ai jamais trop parlé en un an et puis c'est agréable d'en discuter avec des personnes qui savent ce que c'est.

Hors ligne

 

#15 
Mynight femme
Psycho junior France
Aujourd'hui à 07:15

OrgaWZ a écrit

@Mynight : Merci pour tes mots touchants. Moi je prenais 4 seresta 50 et un noctamide, et 120mg de métha par jour, à l’époque. Et je confirme, c’est ignoble je ne souhaite pas ça même à mon pire ennemi. Même quelqu’un qui vote à droite je lui souhaite pas ça lol   ! C’était en plein été et la chaleur aide pas en plus. À vrai dire je ne sais même pas comment j’ai tenu, j’ai fait tous les hostos de Barça le mieux que j’ai eu c’est deux valium 5mg, pour que j’en sois réduit à simuler une crise d’épilepsie il en faut. Je crois que le pire dans tout ça c’est les benzos, la métha bon c’est comme une grosse grippe bien carabinée, mais le manque de benzos pour moi c’est le pire du pire. Entre les tremblements, les attaques de panique à répétition, les nuits sans sommeil... ça m’a marqué à vie je crois, c’est ma pire expérience dans tout ce qui est lié aux produits ! Heureusement y’a une auberge de jeunesse où j’ai aterri qui était tenue par des baba cool j’ai pu y trouver quelques bons joints d’herbe, ça m’a bien aidé.

Je suis glacée, je te jure, rien qu’en te lisant.
Disons que le manque me terrorise depuis le jour où j'ai réalisé que j'étais bien accrochée au Tramadol, il y a des années de cela.
J'avais voulu faire un "état des lieux": je n'ai pas été déçue du voyage.
Je prenais de grosses doses (4 x 200LP, je sais, c’est 2 fois la dose maximale recommandée pour un adulte... C'était la résultante de plusieurs années de dépendance, avec un accès libre et illimité au produit.)
Les deux premiers jours, je n'étais pas bien du tout, mais ce n'était rien en regard de la seconde nuit, à tourner sans discontinuer dans mon lit, avec des impatiences ingérables dans les jambes, et même mes mains, puis, le fameux troisième jour, "l'entrée en enfer" dans beaucoup de sevrages.
J'ai passé la journée entière prostrée sur mon canapé, je dis bien prostrée, sans pouvoir faire quoi que ce soit, comme si une chape de plomb m'était tombée dessus, rendant chaque geste terriblement difficile à accomplir, voir impossible, j'avais toujours des impatiences, qui allaient crescendo, mon esprit était comme englué dans une masse grise, noire, de ruminations et d’angoisses terribles.
Je ne voyais qu'une faible lueur au bout du tunnel: je pouvais me procurer de nouveau du Tramadol le soir.
Je m'accrochais à cette idée, comme à une planche de bois au milieu d’un naufrage en plein océan, en pleine nuit (d’ailleurs, je grelottais alors qu'il faisait plus de 20° dans la pièce.)
Voilà le premier épisode qui a fait naître chez moi, la peur panique du manque.
C’est aussi à ce moment là que j'ai réalisé que non, je ne pouvais plus arrêter puis reprendre du Tramadol comme bon me semblait, comme j'avais pu le faire durant les années précédentes (environ 4 ans, je pouvais prendre, puis arrêter brusquement le Tramadol, à peu près sans soucis. J'avais dépassé ce stade, j'étais bien "accrochée" cette fois, et le réaliser a été une horreur. Presque aussi douloureux que le manque vécu pendant ces trois jours.)

J'ai pu me débarrasser du Tramadol il y a deux ans et demi, grâce à un CSAPA vraiment top, où j’ai pu faire une induction à la Méthadone.
Je faisais tellement l'autruche, durant toutes mes années de dépendance au Trama, que je ne savais même pas, et j'ai honte de le dire, même ici, que j’avais droit à un TSO... J'avais bien conscience de prendre un opiacé de synthèse, mais je pensais que les TSO étaient strictement réservés aux usagers d'héroïne. Je ne cherchais même pas d’infos sur le net, tellement j'étais sûre de moi. Il faut le faire, pour faire l'autruche au niveau où je l’ai fait, et durant autant de temps...
Je me tenais une bonne couche de bêtise je trouve, quand même, car si j'étais sortie de cet état de déni, j'aurais été en CSAPA bien plus tôt.
Je me sens bête, vraiment con, quand j'y repense et j'ai du mal à me comprendre, rétrospectivement. Bref.

Pour continuer sur le thème de la peur panique du manque, au départ, et tant que j'ai été sous Méthadone sirop, donc 1 an, autant elle me réussissait à la perfection et plus jamais je n'ai eu la moindre envie de Tramadol, ni le moindre craint.
En revanche, je métabolise la Métha assez vite, et la forme sirop ne parvenait pas à me couvrir sur 24h, même avec une prise fractionnée, une le matin, et une en fin d'après-midi: je me réveillais systématiquement en "début de manque".

Autant dire que j'en ai un souvenir pas des plus agréable...
Je me rappelle, je préparais tout: mes lunettes (je porte des lentilles, mais je n'arrivais pas à les mettre, comme j'étais en début de manque...) une pince pour attacher mes cheveux, et je me ruais dans la cuisine pour avaler ma dose matinale, qui mettait précisément 50mn à commencer à faire effet. Avant cela, j'étais assise à attendre que ça passe, à moitié roulée en boule.
Et encore, ce n'était que le TOUT DÉBUT du manque. De là, mon angoisse de me retrouver en manque a tourné à l'obsession, ou presque.
Ce n'est plus une simple peur, mais une terreur. Une terreur absolue.
Sachant que ce que je ressentais avant que ma dose du matin fasse son effet, n'était que les prémices du manque, (je baillais un peu, mais sans plus, c'était surtout un ressenti interne atroce), je me suis dit que je n'étais absolument pas capable de supporter le "vrai manque". Le plat de résistance, si je puis me permettre.

J'ai commencé à mettre de côté pour avoir une journée de rab sur mon traitement, et je constitue en ce moment deux journées supplémentaires de rab. J'aimerais à terme, avoir constitué une semaine de traitement en rab.
Depuis mon passage à la forme gélule, qui a été une bénédiction (pour moi, enfin sur mon organisme, la Méthadone sirop est la variante LI, et la forme gélule, la variante LP. Plus jamais je ne me suis réveillée mal, je suis couverte plus de 24h, largement, surtout avec 140mg.)
Je suis descendue sans aucune difficulté à 130mg, pour garder précieusement les 10mg économisés chaque jour, afin de constituer des journées à 120/130mg "au cas où".
J'ai beau être HYPER prévoyante et rigoureuse, je ne voyage pas, si je bouge, c'est pour des week-ends en France ou en Suisse avec mon homme, le "fil à la patte" que représente un TSO ne me dérange pas, au vu de mon rythme de vie.

Mais la terreur du manque ne m’a jamais quittée, malgré toutes les précautions que je prends.
Je me dis toujours "Et si"...
Je ne pense pas être de taille à pouvoir supporter, encaisser un manque d’opiacés, sachant que je prends, de plus, une dose relativement élevée de Méthadone, et que ma dépendance aux opiacés remonte à 18 ans, si je compte mes années Tramadol+le temps passé sous Métha jusqu'à aujourd'hui.

OrgaWZ a écrit

Je crois que le pire dans tout ça c’est les benzos, la métha bon c’est comme une grosse grippe bien carabinée, mais le manque de benzos pour moi c’est le pire du pire. Entre les tremblements, les attaques de panique à répétition, les nuits sans sommeil... ça m’a marqué à vie je crois, c’est ma pire expérience dans tout ce qui est lié aux produits !

Je ne préfère même pas imaginer ce que tu as vécu, non, vraiment, pour moi, ça représente l'enfer, dans sa définition la plus absolue.

Si je comprends bien, tu t’es payé un manque concomitant de Méthadone + manque de benzos?
Les deux cumulés, mais, comment tu faisais pour ne serait-ce que tenir debout et aller faire le tour des urgences? Où puisais-tu la force?
L'expérience a du être d’une telle violence que oui, je veux vraiment bien te croire sur parole quand tu dis que c'est ce que tu as vécu de pire en ce qui concerne les prods...

OrgaWZ a écrit

Heureusement y’a une auberge de jeunesse où j’ai aterri qui était tenue par des baba cool j’ai pu y trouver quelques bons joints d’herbe, ça m’a bien aidé.

Non mais attends, je rigole toute seule, dans ton cas, par chance tu es tombé en bonne compagnie!smiley-gen013 Simplement il s'était agi de moi, je n'aurais MÊME PAS PU trouver le moindre réconfort, car je réagis terriblement mal au THC. J’ai pu m’en rendre compte sur plusieurs essais, dont le dernier a été le pire: dépersonnalisation, angoisse majeure (crise d'angoisse avec dépersonnalisation selon le psy qui me suivait à qui j’en ai parlé), mais aussi parano intense, perte de contact avec le réel, et sensation de distorsion spatio-temporelle.
Le THC est un véritable poison pour moi...

Sans indiscrétion, combien de temps es-tu resté sans Métha ni benzos?!?
Merci pour le partage de cette expérience malheureuse en tous les cas, pouvoir échanger sur cette peur, ou plutôt peur panique/terreur de tout ce qui touche de près ou de loin au manque est important pour moi.
Portes toi bien surtout, et excellent week-end à toi!:witch:


✨️·˚*Combien de temps faut-il laisser au silence pour qu'il devienne synonyme de sécurité?*°.✨️

Hors ligne

 

#16 
Mynight femme
Psycho junior France
Aujourd'hui à 08:13

cependant a écrit

Ce n'est pas "les déranger", ils font leur travail ! À ma pharmacie il me l'ont dit clairement, si jamais je me retrouvais dans une situation où je n'ai pas pu avoir mon ordo, ils ont le droit (voire même le devoir au vu de la situation où on peut se retrouver en manque à cause d'un médecin !) de dépanner...

Je rejoins totalement Cependant.
Les pharmaciens n’ont pas qu’un rôle de délivrance, mais aussi d'aide et d'accompagnement, surtout autour d’une personne suivant un traitement de ce type.
Il s'agit de leur DEVOIR, ni plus, ni moins, que de te dépanner, de ne surtout pas te laisser dans le mal pendant 3 jours.

On a tendance à penser, à se dire que 3 jours, au fond, qu'est-ce que c'est, pas grand-chose au fond.
Mais c'est là qu'il y a erreur: 3 jours lorsque la vie suit son cours, effectivement, cela passe très vite.
Mais 3 jours en manque d’opiacés, c'est tout autre chose. Il y a une dimension qu'il est, à mon sens, importante à prendre en compte: en état de manque ou même de début de manque, le temps se distord.
Il peut paraître eccessivement long. Et pour peu que l'on fasse une "fixette" dessus, cela peut devenir un véritable enfer à supporter.
Non, 3 jours, c’est beaucoup, dans ton cas.

Tu sais, j'avais le même type de réactions que toi avant: "Ne pas déranger", "Ne pas embêter le médecin"... Au point où j’en étais arrivée limite à m'excuser de respirer, hein.

Tiens, pour parler de ta médecin,

Petitchat_09 a écrit

Rien que le fait de me dire que je vais encore devoir appeler pour avancer mon rdv de 24h ben j'ai la boule au ventre. Et j'ai peur que la remplaçante me fasse la morale ou en tout cas, ne m'ecoute pas non plus. Enfin bon.

J'ai plus qu'une hate c'est de rencontrer l'addicto avec qui j'ai rendez-vous en octobre pour pouvoir passer à autre chose.

Mais comme je te comprends!!!
J'ai tendance à réagir exactement comme toi.
La peur de me faire sermonner par le médecin/psychiatre etc...
J'ai fait un gros travail sur moi (c’est un travail qui tourne autour de la prise de confiance en soi, pour commencer, tout part de là ma belle...smile)
Aujourd'hui, je ne dis pas que je suis parvenue à tout résoudre, c'est la raison pour laquelle je vais démarrer une psychothérapie (TCC) en parallèle de mon suivi avec ma nouvelle psychiatre addictologue, il me manque encore des outils pour gravir les dernières marches du travail que j'ai entrepris il y a longtemps déjà.

Donc vraiment, je comprends tellement ton appréhension, ta peur, vis-à-vis de la remplaçante, de ta médecin habituelle, de la pharmacie, si tu savais comme ça me parle!
Et pourtant, je t'assure que les choses peuvent bouger, changer.
Mais, et j'en viens à ce que je voulais aborder hier sans en avoir eu le temps:
Es-tu bien certaine d'être correctement dosée?
Je me trompe peut-être, mais en te lisant, c’est une des premières choses qui m'est venue à l'esprit.
Tu te retrouves bien trop souvent dans des situations ee chevauchement, et ce n'est pas normal.
C'est inconfortable au possible pour toi, et si tu étais correctement couverte, cela ne devrait pas arriver.

Depuis que mon traitement est parfaitement ajusté + Méthadone en gélules et non plus sirop, à 140mg, je ne me retrouve plus jamais avec des fins de mois à jongler avec le peu qui me restait comme c'était le cas lorsque je prenais encore du Tramadol (je n’y avais plus accès librement, c'était un psychiatre quibme le prescrivait, et forcément,ma tolérance ayant terriblement augmenté, la prescription qui datait de 4 ans auparavant n'était absolument plus suffisante, donc je me retrouvais toujours à me rationner en attendant le renouvellement suivant, à prendre sur moi pour ne surtout rien demander au psychiatre, (j'avais cet espèce de syndrome de la "bonne élève" face aux médecins, il fallait et c'est encore le cas, que tout soit bien carré, pas un débordement, pas un chevauchement. C'est très contre productif comme attitude, et cela nous ralentit, ne nous aide absolument pas! Il faut essayer à tout prix de se distancier de cela, et je sais combien c’est difficile, j'ai pas mal avancé mais je suis encore en plein dedans, c’est une des raisons pour laquelle je vais enfin entrer en psychothérapie.
Les médecins et pharmaciens sont là pour nous soigner et nous aider, à la base, et on a tendance à l'oublier, encore une fois de par la stigmatisation des personnes sous TSO, ou prenant des traitements opiacés, comme si nous étions suspectés PAR DÉFAUT de mésusage!!!
Ça me révolte à un tel point que c’est une des données qui m’a permis de travailler sur le fait de, comme je le disais, limite m'excuser de respirer l'air de l'officine lorsque j'allais à la pharmacie (d’ailleurs, je suis parvenue à établir une franche relation de confiance avec l'équipe de ma pharmacie, et je sais qu'au moindre problème, ils me dépanneraient sans hésitation, et font déjà tout pour me faciliter la vie: préparation à l'avance de mes traitements pour que je n'ai pas à attendre lorsque je viens, sachant que je prends 3 molécules classées stupéfiants, la Méthadone donc, la Ritaline et la Prégabaline/Lyrica.
Je leur envoie la photo de mon ordonnance quelques jours avant, et ensuite, je passe, je n'ai plus qu'à ce qu'ils valident le tout avec ma Carte Vitale, le sac est déjà prêt, je n'ai plus qu'à le prendre et partir!

Mais lorsque je prenais du Tramadol, j'avais sans cesse peur, car je ne parvenais jamais à tenir 28 jours, je tenais péniblement 21, et comme je me refusais à oser demander le moindre chevauchement de prescription au psychiatre, je me pointais avec le bide qui faisait des nœuds dans tous les sens, la nausée et la gorge serrée au point que je pouvais à peine parler, pile à 21 jours révolus, sachant qu'il était toléré de renouveler une ordonnance au bout de 21 jours... Mais à chaque fois, je n'étais jamais tranquille, comme c’est au bon vouloir des pharmaciens (certains refusent de renouveler avant 25 jours, d’autres 21, etc), même si je les connaissais, je me disais que si je tombais sur unetelle ou unetelle, et qu’elle se décide à me faire des histoires, jugeant que 21 jours, surtout pour du Tramadol, c’est trop peu... Je me rappelle qu'à cette époque j'y allais un lundi matin, et j’en angoissais tout le week-end rien qu'à l'idée de devoir aller à la pharmacie de lundi matin. Tout un poème. eek

Ne restes surtout pas dans ton coin en te disant que "ça va aller", que tu vas tenir durant ces 3 jours. C'est injuste. Tu n'as pas à subir cela, ce qui de plus, se produit car la médecin qui te suis est dans l'incapacité, sûrement par excès d’ego (bien des psychiatres ont cette particularité en commun!) pour admettre qu’elle devrait revoir sa prescription.

Petitchat_09 a écrit

J'ai plus qu'une hate c'est de rencontrer l'addicto avec qui j'ai rendez-vous en octobre pour pouvoir passer à autre chose.

Effectivement, c'est une excellente chose, ce rdv.
Tu pourras tout remettre à plat, et avec un spécialiste cette fois.
Ta médecin ne s’y connaît pas, c’est évident, mais ne le reconnaîtra jamais...

Je te souhaite réellement de trouver avec cet addicto le bon traitement, les bonnes posologies, pour que tu puisses enfin être soulagée, stable, et libérée se cette situation anxiogène au possible.

cependant a écrit

Sincèrement, ce n'est pas agréable de " quémander " à la pharmacie, mais souffrir à cause du manque+douleurs c'est juste inconcevable pour moi.

Et surtout, je pense que j'ai tout à y gagner à me défaire de la culpabilité. Si je vais chez le médecin/pharmacie en me sentant fautive (fautive de quoi ? D'avoir initié un médoc qu'on m'a proposé, alors que la littérature scientifique démontre clairement qu'une tolérance existe bel et bien ? D'avoir mal comme le disait Mynight ?), l'autorité qu'ils exercent me fera tomber encore plus dans l'auto stigmatisation...alors que les fautifs, ceux qui manquent de compétences sont eux

Nous sommes bien d'accord.
C’est bien trop souvent le patient qui subit les conséquences de la méconnaissance du corps médical, et des pharmaciens et préparateurs, voire ignorance de tout ce qui touche à ces produits, de labprise en charge de la douleur, des addictions, le tout s’accompagnant en plus, dans certains cas, de stigmatisation (l'un induit l'autre de toute manière...)

Il faut bien remettre les choses à leur place: le plus souvent, la faute, la situation qui a été générée, leur incombe dans la plupart des cas.
Dans le cas présent: il s'agit de ta médecin, qui fait mal son travail, je me permets de le dire, en regard debtout ce que tu exprimes ici.

Je suis révoltée, une fois de plus.censored

Comme tu le dis, et heureusement, tu ne te retrouves pas "sans rien", et j’en suis vraiment soulagée pour toi, je surveilles le post depuis que tu l’as créé.
Mon dimanche s'annonce bien, le fait que tu sois "couverte" y contribue.smile
Je ne sais que trop ce que c'est pour m'être retrouvée plusieurs fois dans des situations similaires, et je t'envoie encore une tonne de soutien.
Et surtout, n’hésites pas à venir ici, tu ne seras pas jugée, bien loin de là, et oui, ça fait un bien fou de pouvoir parler librement de ce genre de choses sans craindre d'être jugé/stigmatisé.
Passes un très bon dimanche!


✨️·˚*Combien de temps faut-il laisser au silence pour qu'il devienne synonyme de sécurité?*°.✨️

Hors ligne

 

Remonter
Pour répondre à cette discussion, vous devez vous inscrire

Sujets similaires dans les forums, psychowiki et QuizzZ

4
Sevrage Oxynorm Oxycontin 
6139 vues, dernier message : 05 mars 2019 par Mister No

logo Psychoactif
35
Oxynorm 
 1, 28054 vues, dernier message : 20 septembre 2017 par Syam

logo Psychoactif
0
[ Injecter ]
Peut on fixer l'oxynorm LI? 
2879 vues, dernier message : 08 novembre 2021 par Yogui68

logo Psychoactif

logo Psychoactif

Psychoactif » Forums » Opiacés et opioïdes » Oxycodone (Oxycontin)
» [ Arrêt & Sevrage ] Sevrage sec "forcé" oxynorm oro

Psychoactif
Psychoactif est une communauté dédiée à l'information, l'entraide, l'échange d'expériences et la construction de savoirs sur les drogues, dans une démarche de réduction des risques.

 
logo Don Soutenez PsychoACTIF

Droit d'auteur : les textes de Psychoactif de https://www.psychoactif.org sont sous licence CC by NC SA 3.0 sauf mention contraire.


Affichage Bureau - A propos de Psychoactif - Politique de confidentialité - CGU - Contact - flux rss Flux RSS