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Zigou32 a écrit
Le ressenti que j'ai c'est cette impression que c'est comme si les effets de la coke me soutirai Tous ce que je pensais et qu'elle me vampirise le cerveau..
Je pense que cette phrase résume assez bien ce que beaucoup d'entre les utilisateur.ice.s en viennent à ressentir.
Je suis à l'aube de la fin d'une session coke de deux grosses semaines. Je connais les limites, je connais ses pièges et surtout je connais mes réactions et les descentes désastreuses que ce produit me procure. Ainsi que les envies compulsives, ingérables, insensées, ridicules, tant que j'en ai dans la poche.
J'ai accueilli de la famille pour le nouvel an, pendant une semaine. C'est la 4e fois et c'est toujours une source de stress pour moi, parce que je veux leur offrir le meilleur :
un appart' propre, des draps tout frais, des oreillers adaptés à chacun.e.s, un frigo rempli...
Pourtant, ils n'en demandent pas tant. Avoir un appart' gratos à 4 minutes des pistes de ski c'est déjà énorme. Mais je mets toujours la barre haute, sûrement trop.
Et puis cette fois, quelques jours avant leur arrivée, il y a eu la crémation d'un pote, parti à cause de ses consos, probablement (le légiste ne s'est pas trop emmerdé à cherché loin, ben ouais, mon pote n'était qu'un tox après tout)
Bref, tout ça pour dire que pour gérer cette pression sociale, le deuil, le boulot, je me suis remis le nez dans la schnouf. Comme j'ai encore arrêté la came et que la ké n'est pas adapté à la vie de famille, je n'ai rien trouvé de mieux.
Et bon sang, avec le recul, je me trouve ridicule d'avoir fait ce choix. Parce que ça n'a fait que me rajouter de la pression, de la tension. Ce qui ne m'a pas empêché de taper dans les chiottes sans verrou avec les gosses qui jouaient autour ..
Malgré toute ces contradictions, je me sentais incapable d'arrêter tant qu'ils étaient là, pour ne pas leur faire subir ma descente. Alors j'ai continué, et augmenté, tolérance oblige. Malgré un rhume costaud, qui a viré en grippe, je continuais de taper mes traces entre deux sérum phy, pour faire un peu de place dans le pif
Là où je veux en venir, c'est que cette drogue m'est totalement insatisfaisante. Quand j'en arrive à taper un poteau qui ne m'apporte satiété qu'une huitaine de minutes à peine, je me dis vraiment que je fous tout en l'air. Sans parler de ces descentes interminables et tellement triste.
Bon, en retapant du sken et du valium avec quelques bières, ça passe un peu mieux heureusement.
Mais ça rend les réveils plus compliqués, que je n'ai pu géré qu'avec de la coke, c'est parti pour un énième tour.
Je sais que c'est pas vraiment la politique du forum, mais je pense n'enfreindre aucune règle, ni ne blesser personne en affirmant que la coke c'est méga chiant à gérer. Que son potentiel amusant, énergétique, créatif est très vite balayé par la simple envie de reprendre, et que tout ne tourne autour de ça jusqu'à épuisement du stock ou de soi-même.
Concernant l'utilisation au taf, qui était une des innombrables limites que je m'étais promis de ne pas franchir, j'arrive désormais à préférer mes journées sans. Alors je me force à mettre le stock dans la boîte magique à time locker, histoire de ne pas y avoir accès pendant la journée.
V'là, j'ai vraiment plus grand chose à dire de positif sur ce stup', même si j'apprécie bien avec avec de la ké, ou de la came. Et ce, même si la qualité augmente, que les prix régressent.
Vivant dans un milieu dit saisonnier, je réalise à quel point ça peut rendre con et irrespectueux des gens qui paraissaient super au premier abord. Au point de venir sonner chez oim' à 4h du matin.
En fait, contrairement à la plupart des stups que j'ai pu pratiquer en mode marathon, je crois que c'est le seul qui ne m'a jamais apporté une véritable satiété. L'envie de toujours plus est permanente, contrairement au speed, à l'héroïne, à la kétamine, au lsd, à l'opium, l'oxy, le skenan, la DMT, la MD tout ça tout ça
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