Hello !
Je consulte le forum en lecture seule depuis plusieurs années, mais j'avais envie de m'inscrire pour échanger, partager mon expérience, discuter
RDR et conseiller dans la mesure de mes connaissances (je suis infirmière) et de mes expériences.
Mon rapport aux drogues a toujours été un peu particulier, je m'explique : j'ai commencé à fumer du
cannabis très jeune, vers 14 ans, car je me sentais différente et que cela m'aidait à m'ouvrir plus aux autres et à communiquer avec les gens de façon générale.
Ce sentiment de différence, d'être "hors du monde", en y étant sans y être vraiment, s'est accentué au long de ma vie jusqu'à ce que je sois diagnostiquée autiste et fibromyalgique un peu avant la trentaine.
Et c'est là que tout a basculé, de façon involontaire au départ : certains médecins m'ont donné des antidouleurs (du
tramadol) pour mes douleurs, et d'autres des antidépresseurs (sertraline) et des anxiolytiques (diazépam) à hautes doses. J'ai réalisé que j'avais développé une addiction physique au
tramadol (que j'ai alors stoppé cold turkey : très mauvaise idée sur le coup, mais les
opiacés sont désormais du passé pour moi depuis un moment), et j'utilisais d'autres
opiacés plus puissants pour leurs effets relaxant/"bien-être" (ça aussi, j'ai stoppé depuis longtemps en me rendant compte des risques que je prenais).
Pour les médicaments
psychotropes, j'ai effectué un
sevrage (plusieurs années après avoir arrêté les
opiacés), mais progressif et encadré cette fois, pour maximiser les chances de réussite du
sevrage. Je vais nettement mieux depuis que je suis libérée de ces traitements car pour le coup, je n'en avais pas besoin : je suis juste tombée sur des médecins qui ne voyaient que l'anxiété et la réponse pharmaceutique en occultant totalement mon autisme et mon fonctionnement.
Aujourd'hui, je suis donc toujours autiste et fybromyalgique ahah, mais libérée de tout traitement médicamenteux et de toute addiction (une giga libération et fierté). J'ai pris en main ma santé mentale en alliant phytothérapie et microdosage de psylocibine, et je ne m'en porte que mieux ! Et puis, s'autonomiser, je trouve ça très cool, même si je suis avantagée par les connaissances médicales et des médicaments en étant infirmière.
Je reste suivie par un psychiatre et une psychologue, les deux très ouverts sur la phyto ainsi que le microdosage de psylocibine. Mon psychiatre tend, pour tous ses patients, à utiliser le moins de médicaments possibles, et c'est lui qui a encadré mes deux
sevrages (sertraline et
diazépam); il se montre très intéressé face aux effets positifs du microdosage de psylocibine en voyant l'évolution de ma santé mentale mais également physique, et c'est quand même vachement cool d'avoir en face de moi un médecin à qui je peux en parler librement et qui s'intéresse vraiment à ce que ça m'apporte à titre personnel.
Au plaisir d'échanger dans les différents forums.