Salut à tous.
Hier, à une semaine d'avance du rdv mensuel chez le médecin traitant qui me prescrit de la
morphine depuis un an et demi, ce dernier étant absent, épuisé par le manque - ma tolérance ayant à nouveau augmenté - je suis allé "pleurer" chez SOS médecins pour qu'on m'augmente de 40 mg. Un jeune toubib un peu halluciné par la haute dose qui m'est désormais indispensable non seulement pour supporter la douleur mais aussi bien entendu pour ne pas être en chien m'a fait un électrocardiogramme puis a accepté de me dépanner jusqu'à mardi prochain et de me passer à 200mg matin / 200mg soir en LP, sachant que 300mg en LI me sont également prescrits... Ouf, merci Monsieur.
Aujourd'hui donc je respire, le manque s'est apaisé et les douleurs sont gérables.
Mais je reste inquiet pour l'avenir et mon soulagement car ce médecin traitant commence, je le vois, à flipper de ce qu'il me donne et qui augmente de plus en plus. J'ai même été forcé de changer de pharmacien, celui chez qui j'allais jusqu'à présent ayant changé de regard et de ton avec cette augmentation : je ne supportais plus que l'on me traite comme un déliquant ou un pauvre, dangereux et pitoyable camé. J'ai mal, les dégâts sont a priori irréversibles et je veux être autant soulagé que respecté.
Aujourd'hui également je me suis rendu chez un autre médecin - anticipant sur une potentielle
substitution à la
méthadone qu'un algologue m'a prédite car je refuse le
sevrage - à qui j'ai exposé mon parcours. Et il m'a dit fièrement : "S'il faut augmenter c'est que ça ne fonctionne pas et il faudra vous sevrer"...
Quel scandale ! Quelle connerie ! Quelle méconnaissance de la drogue ! Il faut augmenter oui, ma tolérance augmente, oui... Mais ça "fonctionne" et réduit mes douleurs quand je suis à la dose qui me convient !
Je trouve insupportable d'être à la merci de pareils personnages. Certes, j'ai la phobie des médecins, je le reconnais, mais tout de même...
J'espère qu'au
Csapa le mois prochain on me tiendra un discours plus juste et plus compréhensif. Car oui, j'ai besoin d'un opiacé pour vivre.
Qui est-ce que ça dérange ?
Et vous tous ici ? Qu'en pensez-vous de mon histoire du jour ?
A bientôt et portez-vous bien.
N.