Pourquoi des gens surkiffent les opis et d'autres pas du tout? / PsychoACTIF

Pourquoi des gens surkiffent les opis et d'autres pas du tout?

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Morning Glory 
Anhédonique à perpet'
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J’AI TROUVE !!!

« Quoiquoiquoi Morning, qu’as-tu trouvé ? yikes » Allez-vous fougueusement vous empresser de demander.
Mais inutile cher.e.s ami.e.s, je vous ai vu venir wink

J’ai enfin trouvé une piste explicative de pourquoi les opiacés semblent affecter si différemment les individus, tant en termes d’euphorie que d’addiction.
Mais si : vous avez forcément au moins lu des utilisateurs qui vous disent que c’est extraordinaire les opis, et vous bein, vous comprenez pas ?… Ou au contraire vous les kiffez d’un peu trop près et ne captez pas que des gens arrivent à ne pas tomber accro ?
Je sais pas vous, mais ça fait des années que je me demande d'où ça peut venir, sans l'ombre d'une piste.
(Perso, j'ai l'impression que les personnes ayant vécu des traumas trouvent les opis plus agréables que les autres (mais là-dessus je peux vraiment me tromper, rien d'officiel).)
Au cours de recherches sur l'hyperalgésie, je suis tombée sur cette possible explication (ou début d'explication):


Sur les rats, on sait que l’affection maternelle reçue dans la période qui suit juste la naissance conditionne au moins en partie le système immunitaire. Voui, la quantité et la qualité de l'affection reçue par le choupi bébé rat affecte sa physiologie, et ça perdure à l'âge adulte!

« Maiiis Morning, quel rapport avec les opiacés ? »
Patience, fougueux scientophile, vise un peu ça :

Plus précisément ce sont les cytokines (messagers du système immunitaire) desquelles on parle ici, et si on zoom encore c’est IL-10, cette interleukine anti-inflammatoire, qui nous intéresse. Les rats, même à l’âge adulte, sont d’autant plus à même de la produire dans le noyau accumbens ("centre du plaisir") qu’ils ont reçu de l’affection maternelle !

« L’inflammation aurait donc un lien avec l’addiction ? »
Bien deviné ! cool

La glie semble en fait avoir un grand rôle à jouer dans l’addiction et les effets de certaines drogues, y aurait pas que les neurones qui seraient mis à contribution (je viens de l’apprendre, perso je tombe des nues, bref).
Le toll-like receptor 4 (TLR-4) de la glie est un récepteur normalement impliqué dans la lutte contre les agents pathogènes, en libérant des cytokines pro-inflammatoires et activant NF-kB (impliqué dans la survie cellulaire) en cas d'infection.
Hors la morphine active oklm TLR-4, provoquant une inflammation gliale directe, sans passer par la boucle du stress o_o …En fait elle est méchante la morphine ToT


Ouverture d’une paren(thèse, je me demande si la morphine peut en ce sens être considérée comme neurotoxique, même légèrement (hors du syndrome aiguë de la neurotoxicité opioïde) ? Car pour celleux ne le sachant pas, les astrocytes, cellules importantes dans la glie, lorsque soumis à une inflammation chronique deviennent un peu heu… fous. Non contents de phagocyter les neurones morts, ils se mettent à attaquer les sains, fonctionnels également ^_^’ L’inhibition de l’apoptose cellulaire par NF-kB ne devrait en théorie rien y changer, puisque là les neurones se feraient bouffer tout crus. Bref si quelqu’un trouve un truc à ce sujet un jour je suis plus qu’intéressée, vraiment, pensez à moi^^
Même question avec l'effet calmant sur la dépression: beaucoup utilisent les opis comme antidépresseurs, apparemment avec un certain succès. Mais on sait que l'inflammation cérébrale chronique est associée à un score accru de dépression! Paradoxal... J'aimerais vraiment en apprendre plus. Fermeture de la paren)thèse.



Et là vous comprenez : plus le rat mignon a de cytokines IL-10 dans son noyau accumbens, moins il est sensible à cette inflammation induite par la morphine smile

Et cette inflammation apparemment, elle aurait tout à voir avec l’effet euphorisant et addictogène du produit, en plus de provoquer de l’hyperalgésie à terme et donc d’alimenter la douleur chez les patients y ayant chroniquement recours.
Si on administre concomitamment de la minocycline, un inhibiteur de l’activité gliale, on observe que la morphine provoque moins de récompense, de tolérance et de dépendance.

Donc, les évènements de vie, tout particulièrement dans la petite enfance pourraient être une piste explicative à la sensibilité de chacun aux poppys.


Et voilà :3

« Mais Morning, on est pas des rats ! »
Scouik ?

(Pour l'instant j’ai pas trouvé mieux, ce qui n'en fait qu'une théorie. Mais à minima l’inflammation gliale semble juste chez les humains aussi, vu l’hyperalgésie que les opis provoquent)

Au passage petit bonus, un nouveau composé antidouleur est actuellement à l’étude. Il ne provoquerait pas d’inflammation gliale, et donc pas d’hyperalgésie liée aux opioïdes classiques. (troisième lien ci-dessous si ça vous intéresse)

xoxo les psychopotes ~


https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/22159099/
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC2725184/
https://www.sciencedaily.com/releases/2 … 124546.htm

Dernière modification par pierre (24 janvier 2021 à  19:47)


Never let the future disturb you. You will meet it with the same weapons of reason which today arm you against the present.
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Psychotropeur 
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Intéressant !

Ayant été chouchouter dans mon enfance, cela expliquerait donc pourquoi les opis ne me passionnent pas (gros dodo mais 0 eupho). A contrario, ayant des problèmes d'attention et d'humeur, les stims m'ont toujours très fortement affecté...

On tolbe toujours addict de ce qui compense ce qui nous manque, c'est assez logique d'une certaine manière lol

Au final, la ketamine m'a toujours apporté un trip plus proche de l'image que j'avais de l'hero (cf trainspotting ou requiem for a dream) que les opis. Le côté rêve éveillé, appaisement, somnolence etc... Et le côté rush ultime de plaisir, la 3mmc et la cocaïne furent les seuls a me l'apporter. Qiand je melangeais les 2 (stims et ), ca me donnait un sentiment opiacé plus que les opis eux même, étrange non?

Dernière modification par Psychotropeur (12 décembre 2020 à  15:44)


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Stelli 
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On est pas des rats mais les mammifères ont un fonctionnement proche. Sinon quel intérêt de tester nos molécules sur des animaux? La piste me semble intéressante, et rejoint les conclusions des études en psychologie par exemple...

« J’ai l’honneur de te décerner le titre de bienfaitrice des camés! Bravo! » Trolalo

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Morning Glory 
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Disons que le rat est facile à élever, il pullule il est petit... Mais il a néanmoins des différences suffisamment fortes avec l'humain pour que je garde mes réserves^^ Cela dit si je n'y croyais pas, je n'aurais pas posté wink
Peut-être que des substances anti-inflammatoires spécifiques pourraient être intéressantes contre certaines addictions en plus du coup, c'est ce que laissait entendre une de mes sources, je suis curieuse j'espère que ce sera investigué en recherche^^

Psychotropeur a écrit

On tolbe toujours addict de ce qui compense ce qui nous manque, c'est assez logique d'une certaine manière

Ouai avec un TDA/H les stims ça coule assez de source, mais je suis vraiment contente d'avoir trouvé un début possible d'explication vraiment physiologique pour les poppys, ça me travaillait x)

La 3-MMC plus que la MDMA (ou APBs)? Chelou. En IV ou autre roa?
Je trouve aussi les dissos assez proches de opis dans le bien-être etc, et avec des hallus en plus. J'avais ouvert un topic sur le sujet y a quelques années. A tolérance égale je préfère les dissos :p

Dernière modification par Morning Glory (12 décembre 2020 à  20:54)


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Acid Test 
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Nous ne sommes en effet pas des Souris ni des rats et meme si en effet beaucoup de tests sont faits sur ces animaux  parce qu'ils ne sont pas si éloignés que ça de l'etre humain comparé à d'autres , il y a quand meme une grosse différence et il y a pas mal de choses qui ont été vérifiées sur les souris et rats mais qui n'ont pas été confirmés , ou pas autant ou différemment chez l'homme !
De plus , je pense que si on utilise beaucoup les rats et souris pour les expériences  , alors qu'à ma connaissance ce ne sont pas les animaux les plus proches de l'homme , c'est parce qu'il y en a énormément , qu'ils ne sont pas en voie de disparition, qu'ils ne coutent pas cher , sont petits,  faciles à stocker et à  manipuler  et que des tests à grande échelle sur des singes , seraient surement beaucoup plus mal vus !
C'est aussi une question de standardisation des recherches et du fait que l'on a accumulé beaucoup de connaissances dessus vu que ce sont des animaux que l'on étudie et utilise depuis longtemps pour la recherche !

Concernant les opiacés , j'ai fait pas mal de recherches sur le sujet  ces 10 dernieres années et je n'ai jamais lu que les opiacés étaient neurotoxiques !
Ils ne sont pas non plus cardiotoxiques ni hépatotoxiques et en fait , ce sont certainement les drogues qui sont parmi  les moins toxiques  , hormis évidemment la possibilité d'overdose si on en prend trop !
On peut vivre aussi longtemps que n'importe qui d'autre  en étant sous opiacés si on a une vie saine à coté et que l'on fait attention à ne pas faire d'overdose !


Ceci dit , j'ai lu que les opiacés affaiblissaient un peu le systeme immunitaire du fait qu'ils le ralentissaient mais c'est minime comme action !
Et par exemple lorsque l'on a une plaie , elle peut mettre un peu plus longtemps à cicatriser lorsque l'on est sous opiacés .
À vrai  dire , je me pose une question à ce sujet et notamment celle de savoir si dans certains cas , ça ne pourrait pas etre une bonne chose justement , qu'ils ralentissent le systeme immunitaire !

Depuis 10 à 15 ans , j'ai une maladie orpheline tres rare ( on doit etre quelques centaines en France ou tout au plus quelques milliers et encore je ne suis meme pas sur ) , qui est une sorte de déréglement du systeme immunitaire qui s'emballe et devient un peu agressif et produit des cellules qui " petent les plombs"  ( je ne sais pas si j'ai envie de donner trop de détails pour ne pas pas qu'on puisse un jour faire un éventuel lien avec moi ) .
Mais bizarrement , depuis que je suis redevenu dépendant aux opiacés , je n'ai quasiment plus ,  voir plus du tout de symptomes de cette maladie !
Elle s'est déclaré lorsque j'étais en train d'arreter la methadone et que j'en étais à une toute petite dose ,  apres plusieurs années sous traitement  et a continué quand j'ai arreté la methadone ( et je ne consommais plus aucun opi à l'époque , je fumais seulement du cannabis ) .
Et là , j'avais pas mal de symptomes , meme si il y a des gens qui en ont beaucoup plus malheureusement .
Mais lorsque je suis retombé dans l'hero , tres rapidement j'ai augmenté les doses et les   Symptomes de la maladie ont quasiment disparus , alors que ce n'est pas le cas pour beaucoup de gens qui l'ont .
Apres, je n'ai aucune preuve que ce soit bien cela et vu que l'on ne connait que tres peu de choses au sujet de cette maladie , ni pourquoi elle se déclenche chez certaines personnes , il serait  difficile de le prouver mais c'est une constatation que j'ai faite en tout cas !

Dernière modification par Acid Test (12 décembre 2020 à  21:07)

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Johan89 
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Merci MG pour ce post c'est vraiment passionnant, et surprenant, ca tombe presque autant du côté immuno que neuro.

Psychotropeur a écrit

On tolbe toujours addict de ce qui compense ce qui nous manque, c'est assez logique d'une certaine manière lol

Pas sur du tout, il y a à contrario des hypothèses qui disent que l'on préfère les produits, qui renforcent nos caractéristiques les plus marquées. ex: il y a des gens "désinhibés" de nature, qui n'ont pas grand chose à faire du regard des autres, qui adore les gabaergiques style GHB / Alcool car cela renforce beaucoup ce côté la (moi compris).  Pas sur que l'on puisse tirer quoi que ce soit de fiable avec des idéaux de complétudes humains, ou à l'inversion d'obsessions à pousser une caractéristique à fond.

Je pense que c'est assez propre à chaque personne et que l'on arrive encore très peu à avoir des résultats sur le plan phénoménologique, surtout avec les psychédéliques, notions de S&S, etc... (c'est assez bien détaillé dans le bouquin de M.Pollan). Les seules approches théoriques (pas des pratiques: tests en double aveugle randoms etc..) qui existent pour le moment, sont purement mathématiques et sont une branche ultra récente : https://www.sciencedirect.com/science/a … 0715001005

smak

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Psychotropeur 
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Morning Glory a écrit

Disons que le rat est facile à élever, il pullule il est petit... Mais il a néanmoins des différences suffisamment fortes avec l'humain pour que je garde mes réserves^^ Cela dit si je n'y croyais pas, je n'aurais pas posté wink
Peut-être que des substances anti-inflammatoires spécifiques pourraient être intéressantes contre certaines addictions en plus du coup, c'est ce que laissait entendre une de mes sources, je suis curieuse j'espère que ce sera investigué en recherche^^

Psychotropeur a écrit

On tolbe toujours addict de ce qui compense ce qui nous manque, c'est assez logique d'une certaine manière

Ouai avec un TDA/H les stims ça coule assez de source, mais je suis vraiment contente d'avoir trouvé un début possible d'explication vraiment physiologique pour les poppys, ça me travaillait x)

La 3-MMC plus que la MDMA (ou APBs)? Chelou. En IV ou autre roa?
Je trouve aussi les dissos assez proches de opis dans le bien-être etc, et avec des hallus en plus. J'avais ouvert un topic sur le sujet y a quelques années. A tolérance égale je préfère les dissos :p

J'ai aussi eu ma période mdma, dieeuu sais que j'ai aimer la mdma, c'est la substance qui m'a le plus procurer de bonheur lors de ma première fois, la drogue ultime! Mais bon, molly, c'est une magie de courte durée, après 6 mois d'excès, impossible de retrouver ce que je cherchais, même après de grande pauses! Bien que l'addiction a molly ne peut selon moi être longue, de part ses effets secondaires beaucoup trop violent comparé au plaisir decroissant, je me suis donc tourné vers la 3-mmc et la cocaïne, comme beaucoup d'entre nous big_smile

Aujourd'hui, je ne prend plus de stims, du moins, pour l'instant. En effet, je devrait très bientôt être sous ritaline médicinale afin de regler mes problèmes d'attention. Étant aujourd'hui plus ou moins sage sage (juste un vapo de weed et un ou deux verres le soir, plus de drogues dures du tout depuis pas mal de temps), je ne pense pas troooop deconner avec.

Ouai, je suis d'accord, disso et opis, c'est proche, mais, je sais pas pourquoi, le fait de rester lucide avec les opis OU de dormir très vite quand on l'est pas, je trouve pas ca très fun au final. Enfaite, je vois au final très peu de différence entre opis a haute dose et somnifères, je dois vraiment pas être réceptif justement. Avec les dissos, j'peut être deglingué et rester éveillé drogue-peace

Dernière modification par Psychotropeur (13 décembre 2020 à  16:27)


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prescripteur 
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Bonjour, je rappelle quand même le Parc aux Rats

http://www.stuartmcmillen.com/fr/comic/parc-aux-rats/

qui montre que, même s'il y a des mécanismes très précoces, l'addiction dépend aussi des conditions de vie, même chez le rat. Mais ce serait intéressant de compléter l'étude en cherchant si certains rats sont moins résistants à l'addiction.

Plusieurs témoignages sur la codeine montrent qu'en effet certains découvrent le nirvana dès la première dose, alors que d'autres se contentent de tousser un peu moins. Il y a donc certainement une sensibilité aux opiacés "spécifique" à certaines personnes.

Amicalement

Dernière modification par prescripteur (13 décembre 2020 à  16:43)


S'il n'y a pas de solution, il n'y a pas de problème. Devise Shadok (et stoicienne)

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neocomolly 
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Salut à toi, IL-10 pour toi serait influencé par l'affection apportée durant l'enfance, mais est ce que tu ne penses pas qu'on peut étendre la cause au bien être global durant l'enfance ?
C'est assez inexact comme démarche mais j'ai eu une très bonne éducation, des parents très présents mais une grosse phase de dépression a pointé le bout de son nez à mes 15 ans.
Aujourd'hui je suis réceptif aux opioides plus qu'a n'importe quelles molécules, pendant un temps c'etait mon truc, je ne pensais qu'aux opis. Ça me faisait beaucoup de bien emotionellement et physiquement n'en parlons pas, le nirvana, je suis le plus réceptif de tous mes amis, en particulier dans les jambes, je ressens à chaque fois cette détente "jouissive"

En perpetuelle quête de connaissances.

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Acid Test 
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Je connais un certain nombre de  personnes  qui ont eu de l'affection lorsqu'ils étaient enfant et qui aiment tout de meme les opiacés !
Je pense que c'est une combinaison de différents facteurs qui font que l'on aime les drogues en générale et c'est aussi differents facteurs qui font que l'on prefere l'une ou l'autre .
Déjà il faut bien etre conscient que parmi les gens qui disent ne pas aimer les drogues , beaucoup sont simplement largement influencés par la mauvaise réputation qu'elles ont du fait de la propagande anti drogues et ce , plus ou moins consciemment !
Apres il y a ceux qui n'aiment pas les drogues et qui y ont gouté et soit leur organisme ne les supporte pas , soit ils les ont gouté dans de mauvaises conditions, mauvais produit , mauvais dosage ...etc
Et dans ceux qui aiment les drogues , il y en a aussi qui réagissent et supportent plus ou moins bien telle ou telle drogue et là il y a bien un coté physiologique en plus du coté psychologique  .
On le voit par exemple avec les gens qui supportent mal l'alcool et qui tres vite sont saoul, ou malades ou les deux , alors que d'autres tiennent particulierement bien l'alcool ( meme si il y a aussi une question d'accoutumance ) !
Et c'est pareil pour les autres drogues .

Par exemple avec la cocaine , il y a ceux qui peuvent en taper beaucoup régulierement et supportent l'anxiété que cela peut causer ou la ressentent moins tout simplement !
Il y a ceux que ça va assez rapidement rendre parano ou ressentir certains effets psychologiques que d'autres ressentent moins .
J'avais un pote qui pouvait taper du crack et rester assez calme contrairement à d'autres .
Et par lui j'ai connu un mec qui a shooté de la coke pendant de nombreuses années à haute dose ( il avait été accro à l'hero avant ça ) ., il habitait à St Domingue et je me demande comment il n'est pas mort d'un arret cardiaque !
Lorsqu'il prenait l'avion durant les 90's , il se shootait meme dans l'avion en se faisant passer pour un diabétique ( véridique )  ! Lol
Il y a d'autres personnes qui ressentent le stress de la coke  beaucoup plus rapidement et certains vont aussi faire de la tachycardie , d'où le fait que déjà physiologiquement il supportent moins bien le produit que d'autres .
Certains ne supportent plus la descente au bout  d'un moment alors que ça n'en arrete pas d'autres .

Il y a ceux qui preferent les stimulants , quand d'autres preferent les substances calmantes  comme les opiacés .
Ceux qui aiment les opiacés les supportent bien en générale , au début ils vomissent comme tout le monde mais tres rapidement ils les encaissent bien et ne sont plus malades , ne se sentent pas completement abruti par leur effet et au contraire , aiment l'euphorie qu'ils leurs procurent au début , puis ensuite , le coté hypnotique / sédatif  ,  anxiolytique et antidepresseur qui les détend alors que d'autres n'aiment pas etre dans cet état.

Pareil avec le cannabis , certains vont en ressentir les effets de maniere puissante et meme apres plusieurs années  , éprouvent des difficultés à accomplir une tache ou une activité apres avoir fimé , alors que d'autres ( peut etre  plus " nerveux " au départ ) , peuvent assez rapidement fonctionner normalement meme en fumant tous les jours de maniere importante .
Certains vont etre angoissés apres avoir fumé alors que d'autres ne vont pas resssentir cela .
D'autres  vont beaucoup fumer pendant des années sans en ressentir aucun effet néfaste , puis du jour au lendemain vont commencer à ressentir un certain stress apres avoir fumé .

De meme avec le LSD , certains encaissent particulierement bien et ne feront jamais de bad trips malgré une consommation importante , alors que d'autres vont le ressentir beaucoup plus fort avec des doses moins fortes et certains vont faire des bad trips régulierement ou assez souvent .

Dernière modification par Acid Test (13 décembre 2020 à  17:48)

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Morning Glory 
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acid test a écrit

Concernant les opiacés , j'ai fait pas mal de recherches sur le sujet  ces 10 dernieres années et je n'ai jamais lu que les opiacés étaient neurotoxiques !
Ils ne sont pas non plus cardiotoxiques ni hépatotoxiques et en fait , ce sont certainement les drogues qui sont parmi  les moins toxiques  , hormis évidemment la possibilité d'overdose si on en prend trop !

Neuro:
https://www.sciencedirect.com/science/a … 2315001107
https://www.jneurosci.org/content/22/17/7650.short

Hépato:
https://www.researchgate.net/publicatio … epatocytes

On parle là de fortes doses, et l'hépato est une étude in-vitro. Mais les personnes avec une forte tolérance devraient théoriquement atteindre ces seuils.
Faut arrêter de croire que les poppys sont tout blanc contrairement à toutes les autres drogues^^" C'est une idée confortable mais selon moi pas tout à fait réaliste... (quoique oui, si tu les compare à la meth forcément y a pas photo mais voilà quoi) Ils ont forcément leur lot de problèmes aussi!

Concernant les maladies auto-immunes, ayant Hashimoto je suis plutôt d'accord^^


Johan89 a écrit

Merci MG pour ce post c'est vraiment passionnant, et surprenant, ca tombe presque autant du côté immuno que neuro.

Contente que ça vous intéresse les gens ^_^/
L'immuno c'est extrêmement large et complexe. C'est un système qui touche à à peu près tous les autres et qui est un médiateur d'énormément de messages et mécanismes au travers de l'organisme, mais aussi du coup de pathologies ou de trucs non voulus ><


Psychotropeur a écrit

J'ai aussi eu ma période mdma, dieeuu sais que j'ai aimer la mdma, c'est la substance qui m'a le plus procurer de bonheur lors de ma première fois, la drogue ultime! Mais bon, molly, c'est une magie de courte durée, après 6 mois d'excès, impossible de retrouver ce que je cherchais, même après de grande pauses!

La même après une OD au 6-apb, c'est une punition assez hardcore la perte de magie sad
Avec mes ADs même la 3 je peux plus non plus, donc on sera deux^^


Prescripteur a écrit

Ha oui c'est clair, je dis pas que c'est le SEUL potentiel facteur hein wink L'isolement social est un facteur de risque majeur dans les addictions au sens large et ça pour le coup c'est clairement pas une théorie.
Il est cool ton lien je connaissais pas^^

Neocomolly a écrit

Salut,
C'est pas d'après moi, c'est d'après les études citées :p Et oui il est tout à fait possible que d'autres facteurs entrent en ligne de compte sachant qu'en plus l'humain est clairement plus complexe qu'un rat. Mais je n'ai pas encore trouvé d'articles scientifiques qui en parlent, j'espère qu'ils approfondiront le sujet!

Moi aussi je suis tombée en dépression à 15 ans lol... plus vraiment ressortie depuis. Par contre les poppys me provoquent pas un effet ouffissime, c'est sympa et ils m'accrochent tout doucement à force d'usage à petites doses mais les vrais highs récréatifs j'en ai eu que trois en tout et pour tout^^
Du coup jsais pas. Mais oui ça me semble tout à fait poossible que des traumas même plus tard augmentent la sensibilité aux poppys, encore une fois c'est purement théorique hein. En fait tout est plus ou moins possible vu qu'on en est qu'aux balbutiements des recherches là-dessus semble-t-il.
Peut-être même que les gènes influent, ça semble même logique pour les prédispositions à l'inflammation et d'autres trucs potentiels...



Edit @ Acid Test (nos messages se sont croisés^^)

Yep pour les stims ça se comprend facilement à ce niveau par le tempéremment de la personne, si elle est plutôt stressée ou pas, moi je suis quelqu'un de stressée je préfère les downers, normal quoi.
Et pour supporter les opis bein y en a qui les supportent mal (vomissements par ex) et qui les kiffent quand même, et d'autres qui ont pas d'effet secondaire mais pas de fun non plus.

Je ne parle pas de supporter plus ou moins bien une drogue là, je parle bien de la variabilité interindividuelle concernant l'effet hédonique et addictogène des opis, sur ce critère précis qu'est l'inflammation gliale.

Dernière modification par Morning Glory (13 décembre 2020 à  18:04)


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L'Apoticaire 
Comme un pharmacien, mais en moins bien
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Psychotropeur a écrit

Ayant été chouchouter dans mon enfance, cela expliquerait donc pourquoi les opis ne me passionnent pas (gros dodo mais 0 eupho). A contrario, ayant des problèmes d'attention et d'humeur, les stims m'ont toujours très fortement affecté...

On tolbe toujours addict de ce qui compense ce qui nous manque, c'est assez logique d'une certaine manière lol

Au final, la ketamine m'a toujours apporté un trip plus proche de l'image que j'avais de l'hero (cf trainspotting ou requiem for a dream) que les opis. Le côté rêve éveillé, appaisement, somnolence etc... Et le côté rush ultime de plaisir, la 3mmc et la cocaïne furent les seuls a me l'apporter. Qiand je melangeais les 2 (stims et ), ca me donnait un sentiment opiacé plus que les opis eux même, étrange non?

Interessant tes propos, moi non plus j'ai pas manqué d'affection dans mon enfance, et malgré des centaines de prises d'opiacés, parfois tous les jours pendant plusieurs semaines, en intraveineuse, bah j'ai jamais eu de mal à m'en séparer en fait, j'en avais même marre au bout d'un moment, et j'préfère la vie sans opiacés régulièrement.

Chez moi aussi la kéta et les dissos retranscrivent très bien les effets des opiacés, plein de fois sous kéta j'avais l'impression d'avoir pris des opiacés, alors que non, mais ça donne un trip très proche des opiacés je trouve, en mode hallucinogène quoi, et encore t'as des ou des dissos pas très hallucinos et bien euphorisants / opiacé-like.

Et pareil, moi c'est le mélange disso/stim/séroto qui me procure la plus grosse euphorie possible (en mélange avec des bangs de shit/tabac à rouler, mais j'y suis dépendant, forcément j'en fume tout l'temps), que ça soit par le biais des effets dissos/stim/psychés de la 3-MEO-PCP notamment, ou du DXM, ou en mélangeant de la /2F-DCK avec de la 3-MMC ou autre amphetamine séroto en intraveineuse, même des doses énormes voir des doses qui finissent en surdose d'héroïne intraveineuse de bonne qualité coupé à aucun autres opiacés, ou autres opiacés que j'adore type methadone intraveineuse, fentanyl en bang avec du tabac+shit, oxycodone IV, y a pas à chipoter les dissos+stim+séroto ça m'euphorise plus que les opis (bon ok, ça mélange quelque peu 3 actions différentes face à globalement une seule chez les opis, ça peut expliquer pourquoi c'est plus efficace, certes)

Après j'dis les opis c'est pas trop mon truc mais en vrai j'en consomme pas souvent pour mieux les apprécier, j'suis un peu un "gourmet" des opis, j'en prends pas souvent mais quand j'en prends j'fais les choses le mieux possible, j'attends souvent plusieurs semaines voir plusieurs mois (avant j'en prenais plus souvent, mais en prendre souvent j'aime moyen j'ai plus cette envie du tout, j'l'ai plus ou moins jamais eu en fait, quand j'en consommais souvent c'était parce que j'en avais plein sous la main, j'fais ça avec plus ou moins n'importe quoi, et au contraire j'apprécie mieux en espaçant)

Et quand j'en prends j'prends des opis forts, en tout cas des opis qui m'euphorise beaucoup, en intraveineuse, dans un bon set and setting, bien relax, en ayant prémedité ma prise de nombreux jours avant la prise, jamais sur un coup de tête (ça m'arrive pas/plus de toutes façons), sans mélanger à d'autres produits à coté pour bien conserver le coté bien opiacé (éventuellement des amphet en combo, ou les basiques nicotine/caféine/cannabis éventuellement alcool, mais pour des effets opiacés au top le mieux c'est sans alcool ni amphet j'trouve)

Mais même en faisant les choses bien carrées bien propres, bah j'en prends une bonne dose et j'ai plus envie d'en prendre pendant des semaines voir des mois, et ça m'euphorise clairement moins que les dissos/stims/sérotos comme la 3-MEO-PCP, et sans forcément parler d'anesthesiants/stim/psychés de barjo 10x plus forts que d'la kétamine avec plein d'effets chelous en plus comme la 3-MEO-PCP, une simple intraveineuse de ça m'euphorise large plus que des opis forts en IV (une "simple" intraveineuse de kétamine^^ Le gars qui prend tellement des anesthesiants de niqué que de la en IV c'est un apéritif)

Donc ouais, y a clairement des gens qui ont un terrain plus propice à l'addiction aux opis que d'autres


J'adore c'que j'fais.

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guygeorges 
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Tu m'redonne la dalle des dissos chelous L'apothicaire. J'avais bien tâté l'effet potentiatif du 3-meo-pcp en prenant pour la première fois du 3MMC. J'me suis dit putain ouais, c'est comme le 4MMC ça vaut son pesant d'or. Et après j'ai testé le 3MMC sans 3-meo dans le sang et ça brillait franchement moins.

Moi les opiacés je n’ai jamais trop aimé si je n’ai pas un peu de dissociatif dans le sang. Plus particulièrement du DXM. Et donc de son effet sérotoninergique. Opiacé et sérotoninergique, c'est là où j'ai vraiment trouvé les opiacés brillants. Je me rappelle d'une vulgaire prise de codéine en post trip de 6-APB et c'était vraiment pas mal. Une quiétude énorme. Morphine sous 4MMC.

Mais j'imagine même pas comment ça doit dérégler ton homéostasie. Je n’ai jamais eu les couilles de répéter l'expérience à part de façon exceptionnelle...

Du nectar idéal sitôt qu’elle a goûté,
La nature répugne à la réalité :
Dans le sein du possible en songe elle s’élance;
Le réel est étroit, le possible est immense

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marvin rouge 
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Ça pars ds ts les sens
Jsuis d'accord avc certain écrit, Bcp avc moins
Et on n ne parle pas du metabolisme, intrinsèque à chaqun
Jtatte des opi depuis 20ans, des disso pareil, y compris les rc disso
Je comprend pas comment faire des comparaison
En terme des délire, c'est juste 2 mondes differents
(jamais compris cette analogie disso/opi)

Après ça dépend de sa conso
Jme jette sur ma metha le matin
Alors que j'ai un litron de * ds le frigo
Et ya pas Que l'aspect chimique les gars
La psyche joue bcp
L'age
Ya tellement de facteur
Perso j'ai été viole gamin, après j'ai pris tte sorte de drogue, il m'a fallu plusieurs années avant de me mettre dedans, après avoir goute 4 ou 5 ans avant (oui jsuis vieux)
Ça fait des années que j'IV des disso, ya juste rien à voir. Les disso c'est pr me décalqué la tronche, les opi c'est gérer au taff, m'occuper de ma famille, être au taquet tte la journée
. C'est juste pas comparable..

Dernière modification par marvin rouge (14 décembre 2020 à  20:13)


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Morning Glory 
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Ouai enfin les dissos à petites doses, quoi roll

Never let the future disturb you. You will meet it with the same weapons of reason which today arm you against the present.
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guygeorges 
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Bah si c'est comparable. Ça peut se distiller à "De la dopamine qui gicle dans ton noyeau accubens". C'est trèèèès comparable d'un point de vue biologique.

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L'Apoticaire 
Comme un pharmacien, mais en moins bien
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marvin rouge a écrit

Ça pars ds ts les sens
Jsuis d'accord avc certain écrit, Bcp avc moins
Et on n ne parle pas du metabolisme, intrinsèque à chaqun
Jtatte des opi depuis 20ans, des disso pareil, y compris les rc disso
Je comprend pas comment faire des comparaison
En terme des délire, c'est juste 2 mondes differents
(jamais compris cette analogie disso/opi)

Après ça dépend de sa conso
Jme jette sur ma metha le matin
Alors que j'ai un litron de * ds le frigo
Et ya pas Que l'aspect chimique les gars
La psyche joue bcp
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Perso j'ai été viole gamin, après j'ai pris tte sorte de drogue, il m'a fallu plusieurs années avant de me mettre dedans, après avoir goute 4 ou 5 ans avant (oui jsuis vieux)
Ça fait des années que j'IV des disso, ya juste rien à voir. Les disso c'est pr me décalqué la tronche, les opi c'est gérer au taff, m'occuper de ma famille, être au taquet tte la journée
. C'est juste pas comparable..

C'est vrai qu'on part pas mal en hors sujet sur les dissos et les empathos alors que de base on parlait d'opiacés, certes, c'est quelque peu innaproprié et ce serait bien de au moins parler d'autre chose par dessus, genre des opis quoi finalement.

Par contre j'trouve y a énormément de similitudes entre certains dissos (surtout la /2F-DCK IV) et les opiacés, après c'est sûr t'es en k-hole t'es pas quasi normal comme sous héro, mais à faibles dosages tu peux carrément utiliser les dissos comme stimulants physiques et intellectuels et être plus performant et moins psychotique/dérangé en prenant des dissos que sans, encore une fois comme pour les opis ça dépend de la psyché y a des gens qui s'en servent comme dopants et d'autres pour qui ça paraît inimaginable de bosser sous telle ou telle drogue parce que "tu vas pas aller bosser déchiré" bah y a aussi des gens pour qui les opis ça fait parti de cette catégorie j'imagine.

Dernière modification par L'Apoticaire (15 décembre 2020 à  11:02)


J'adore c'que j'fais.

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Psychotropeur 
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L'Apoticaire a écrit

marvin rouge a écrit

Ça pars ds ts les sens
Jsuis d'accord avc certain écrit, Bcp avc moins
Et on n ne parle pas du metabolisme, intrinsèque à chaqun
Jtatte des opi depuis 20ans, des disso pareil, y compris les rc disso
Je comprend pas comment faire des comparaison
En terme des délire, c'est juste 2 mondes differents
(jamais compris cette analogie disso/opi)

Après ça dépend de sa conso
Jme jette sur ma metha le matin
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Perso j'ai été viole gamin, après j'ai pris tte sorte de drogue, il m'a fallu plusieurs années avant de me mettre dedans, après avoir goute 4 ou 5 ans avant (oui jsuis vieux)
Ça fait des années que j'IV des disso, ya juste rien à voir. Les disso c'est pr me décalqué la tronche, les opi c'est gérer au taff, m'occuper de ma famille, être au taquet tte la journée
. C'est juste pas comparable..

C'est vrai qu'on part pas mal en hors sujet sur les dissos et les empathos alors que de base on parlait d'opiacés, certes, c'est quelque peu innaproprié et ce serait bien de au moins parler d'autre chose par dessus, genre des opis quoi finalement.

Par contre j'trouve y a énormément de similitudes entre certains dissos (surtout la /2F-DCK IV) et les opiacés, après c'est sûr t'es en k-hole t'es pas quasi normal comme sous héro, mais à faibles dosages tu peux carrément utiliser les dissos comme stimulants physiques et intellectuels et être plus performant et moins psychotique/dérangé en prenant des dissos que sans, encore une fois comme pour les opis ça dépend de la psyché y a des gens qui s'en servent comme dopants et d'autres pour qui ça paraît inimaginable de bosser sous telle ou telle drogue parce que "tu vas pas aller bosser déchiré" bah y a aussi des gens pour qui les opis ça fait parti de cette catégorie j'imagine.

La a bas dosage, ca m'a toujours donné l'impression d'une dose moyenne de cannabis, sans effets psychédélique perso. En gros la promesse que le CBD ne m'a jamais donné ?

L'apaisement se rapproche des opis qu'a partir de doses hallucinogenes selon moi, les hallus en + évidemment.

Putain ca me donne faim ce topic, j'vais compenser mon envie de reprendre de la par un bon gros vapo des familles !

Peace les gens drogue-peace


On s'detruit la santé pour se sentir en vie

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Morning Glory 
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Hop un nouveau lien, qui parle de cocaïne cette fois. Et là... c'est sur les humains.
https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/25214317/

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prescripteur 
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Bonjour ça confirme, je pense, l'importance du craving explicite (raisonné et verbalisé, cortex frontal) vs implicite ("reflexe", mal verbalisé, noyaux gris centraux).

The interaction of maltreatment severity and craving responses was associated with greater activation of the visual cortex and SMA, whereas a maltreatment-by-anxiety interaction effect included lesser ventromedial prefrontal cortex activation. The outcomes indicate an association of childhood maltreatment with a heightened appetitive anticipatory response to drug cues and a diminished engagement of regulatory and controlled action selection processes in response to stress- or drug cue-induced drug craving and anxiety responses for cocaine-dependent men. These findings provide novel insights into possible brain mechanisms by which childhood maltreatment heightens risk for relapse in drug-dependent individuals.

Amicalement

Dernière modification par prescripteur (24 janvier 2021 à  16:45)


S'il n'y a pas de solution, il n'y a pas de problème. Devise Shadok (et stoicienne)

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fafefifofu 
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Bon c'est juste une réfléxion qui est passé plusieurs fois dans ma tête.
Je me demande si un passé sportif n'a pas une influence dedans, (théorie, plus de recepteur à endorphine).
Les personnes ayant un certain mal-être psychologique, puisque c'est une douleur même si à la base c'est psychique, donc plus grosse reaction, a toute sorte d'anti-douleur, donc plus gros soulagement et euphorie.

Voila mes réfléxions à 2 balles dessus (je suis consommateur d'opi, enfin j'étais, je suis sous méthadone maitenant ...)

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Morning Glory 
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Prescripteur, tu veux dire que le craving explicite est plus prononcé que l'implicite?

fafefifofu a écrit

Les personnes ayant un certain mal-être psychologique, puisque c'est une douleur même si à la base c'est psychique, donc plus grosse reaction, a toute sorte d'anti-douleur, donc plus gros soulagement et euphorie.

Complètement^^ J'en atteste pour le vivre moi-même. Plus je me sens mal plus prendre un produit, particulièrement des opiacés, est agréable. La morphine un jour où tout vas bien (bon ce qui m'arrive rarement dernièrement^^") c'est vraiment bof en fait, limite je regrette ma prise.
Donc je sais pas s'il y a des observations neurologiques liées mais ouai je le vis^^ je serais pas accro aux opis si tout allait bien dans ma vie.

Et le sport certains témoignages semblent plutôt attester d'un effet relativemment protecteur au manque physique, enfin dans une certaine mesure... Y a pas si longtemps un sportif disait que ça l'aidait à décrocher après plusieurs semaines de conso d'opis.

Après tout ça, ce sont des témoignages subjectifs bien entendu, donc à prendre comme tels wink

Dernière modification par Morning Glory (24 janvier 2021 à  17:45)


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fafefifofu 
Nouveau Psycho
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Par rapport au sport c'est pas tout à fait ce que je voulais exprimé enfaite ...
J'ai été un sportif et j'aime le sport, j'en ai pas mal pratiqué étant jeune mais j'avais arrêter au moment de mes consommations et ma théorie est que j'ai une plus grande sensibilité aux endorphine suite à mon passé sportif car le sport à une action à ce niveau là aussi. (plus de recepteur ? plus de sensibilité tout simplement ? je sais pas c'est une théorie.)
Car durant mes consos c'est vrai que j'avais l'impression d'être plus sensible au effet de bien être que d'autres conaissances, surtout juste avec de la codéine.

Sinon par rapport au sport qui aide pour le manque physique etc oui compéltement, je suis entrain d'écrire dans la section servage mon témoignage par rappoort a ça étant sous méthadone et en sevrage ... je me suis remis au sport de manière intensive, et ça aide de ouf ça c'est sur, sur ceux j'ai pas encore fais ma séance jvais aller la faire ! big_smile

Dernière modification par fafefifofu (24 janvier 2021 à  18:30)

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guygeorges 
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Morning Glory a écrit

Prescripteur, tu veux dire que le craving explicite est plus prononcé que l'implicite?

NON. Le craving explicite est présent avant le craving implicite. On peut encore raisonner avec. Mais au bout d'un moment, le craving n'atteint même plus les aires rationnelles du cerveau. On se rend compte qu'on a consommé après coup (craving implicite).

Dernière modification par guygeorges (24 janvier 2021 à  19:05)

Reputation de ce post
 
Waw je savais pas ça. Intéressant et un peu flippant^^ ~MG

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prescripteur 
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Bonjour, je pense que le craving explicite, étant verbalisé, est plus contrôlable que l'implicite (c'est ce que dit guygeorges, je pense).
C'est pourquoi les techniques de psychotherapie qui encouragent la verbalisation et le contrôle de la consommation sont plus efficaces, même quand elles ne changent rien sur le moment .
Amicalement

S'il n'y a pas de solution, il n'y a pas de problème. Devise Shadok (et stoicienne)

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fafefifofu 
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Une remarque que je me suis fait recemment.

Un jour en pleins trip de dxm + Lsa (disso + psyché = full spectrum du psychédelisme haha), et mon ex sous codéine, je me suis dit enfaite les 2 apportent là même chose, mais d'une façon complétement différente.

On été tout les 2 dans un état de calme et de sereinité, d'accéptation, de recul sur nous et le monde, alors que moi j'étais dans un trip ultra psychédeliques pleins d'hallucinations, et elles sous opiacés.

Au début de mes consommations, j'ai toujours été bcp plus attiré par les psychédeliques, ou les dissociatifs que par les stimulant ou les opiacés (et je detestais les benzo mais c'est HS haha), et avec du recul ce "graal" que je cherchais, c'était exactement ce que j'ai décris plus haut, ce calme intérieur, cet acceptation de soi, des auters, ce recul etc, sauf que les psyché te l'apportent mais pas sur un plateau d'argent, il faut donné de sa personne si je puis dire, ça te montre le chemin.


Alors que les opiacés te le donnent tout simplement, sans effort à fournir de ta part.
Ce jours là cela m'est apparu comme une révélation et je me suis dit que c'était pour ça que les opiacés étaient beaucoup plus addictif.

Comme si les psyché  c'était les question (les stims dans une certaines mesures aussi par rapport aux discussion de ouf que j'ai pu avoir avec mon ex sous stims), et les opiacés les réponses.

Tout ça pour en venir au fait que en dehors de nos prédispositions, notre génétiques notre chimie du cerveau je pense que il y a surtout le contexte qui rentre en compte.

Pour ma part, j'ai pas accroché directement aux opiacés, pourtant j'en ai toujours ressentie les effets de la même manière et je trouvais déjà ça très cool, mais ça ne m'intéréssé pas autant que les voyages que me procuraient les psychédeliques.

Puis petit à petit j'ai découvert les stims, j'ai eu des périodes speed, cocaine, mais en ayant toujours cette admiration et cet envie de tripé avec des psyché et en consommant des opiacés mais de manière plus isolé.

Puis il y a eu ensuite un espece de ras-le bol, de fatigue du rollercoaster que sont les stimulant, et c'est aussi à ce moment que j'ai eu l'impression que ce que je recherchais dans la drogue à commencé à différé un peu que de ce qui m'avais amené à vouloir les découvrir au début. Je commencais à avoir une impréssion d'avoir fait le tour des drogues, même si je voulais toujours en consommé. Je voulais aller plus droit au but inconsciemment je pense. Comme quand on est fatigué quoi...

Et c'est là que je suis retourné aux opiacés et surtout en perspective avec toutes ces sessions stims, qui fatiguent le corps et le mental, que les opiacés se sont présenté comme la drogue "parfaite" dans un certains sens.

Un peu comme le calme après la tempête, et c'est là que les choses ont vraiment dérapées pour ma part.

Et si je ne m'abuse, je ne pense vraiment pas être le seul dans ce cas, dans mon entourage et sur le forum.
De touché à tout puis un jour d'avoir l'impression de faire le tour des prods, d'être fatigué un peu, puis de revenir et de bloquer sur les opiacés au fur et a mesure ... (Notemment toi Morning-glory, ça fait super longtemps que je regarde psychoactif, et je me souviens de tes premiers post qui me faisaient pensé à moi enfaite, et j'ai cru comprendre que tu été dans la morphine en ce moment, fais gaffe à toi d'ailleurs c'est un chemin tr-s glissant mais tu dois le savoir...tkt je stalk pas, je lis juste pas mal de threads et tu post beaucoup aussi haha)

J'ai l'impression que c'est plus rare les gens qui commencent direct par les opiacés et qui tombent dedans direct, sans passé d'abord par les autres drogues, je dis pas que ça n'existe pas, mais j'ai l'impression que c'est moins le cas.

Surtout que comparé à certains potes consommateurs qui eux ont l'air d'avoir une consommation vraiment sans prise de tête, et pour s'amusé, moi j'ai toujours vu ça comme superficiel et cherchais quelque chose de profond dedans, je pense que il faut faire gaffe à ça..

Désolé j'espere que c'est pas trop HS, et ceci est comment je vois les choses.

Dernière modification par fafefifofu (26 janvier 2021 à  12:11)

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fafefifofu a écrit

Une remarque que je me suis fait recemment.

Un jour en pleins trip de dxm + Lsa (disso + psyché = full spectrum du psychédelisme haha), et mon ex sous codéine, je me suis dit enfaite les 2 apportent là même chose, mais d'une façon complétement différente.

On été tout les 2 dans un état de calme et de sereinité, d'accéptation, de recul sur nous et le monde, alors que moi j'étais dans un trip ultra psychédeliques pleins d'hallucinations, et elles sous opiacés.

Au début de mes consommations, j'ai toujours été bcp plus attiré par les psychédeliques, ou les dissociatifs que par les stimulant ou les opiacés (et je detestais les benzo mais c'est HS haha), et avec du recul ce "graal" que je cherchais, c'était exactement ce que j'ai décris plus haut, ce calme intérieur, cet acceptation de soi, des auters, ce recul etc, sauf que les psyché te l'apportent mais pas sur un plateau d'argent, il faut donné de sa personne si je puis dire, ça te montre le chemin.


Alors que les opiacés te le donnent tout simplement, sans effort à fournir de ta part.
Ce jours là cela m'est apparu comme une révélation et je me suis dit que c'était pour ça que les opiacés étaient beaucoup plus addictif.

Comme si les psyché  c'était les question (les stims dans une certaines mesures aussi par rapport aux discussion de ouf que j'ai pu avoir avec mon ex sous stims), et les opiacés les réponses.

Tout ça pour en venir au fait que en dehors de nos prédispositions, notre génétiques notre chimie du cerveau je pense que il y a surtout le contexte qui rentre en compte.

Pour ma part, j'ai pas accroché directement aux opiacés, pourtant j'en ai toujours ressentie les effets de la même manière et je trouvais déjà ça très cool, mais ça ne m'intéréssé pas autant que les voyages que me procuraient les psychédeliques.

Puis petit à petit j'ai découvert les stims, j'ai eu des périodes speed, cocaine, mais en ayant toujours cette admiration et cet envie de tripé avec des psyché et en consommant des opiacés mais de manière plus isolé.

Puis il y a eu ensuite un espece de ras-le bol, de fatigue du rollercoaster que sont les stimulant, et c'est aussi à ce moment que j'ai eu l'impression que ce que je recherchais dans la drogue à commencé à différé un peu que de ce qui m'avais amené à vouloir les découvrir au début. Je commencais à avoir une impréssion d'avoir fait le tour des drogues, même si je voulais toujours en consommé. Je voulais aller plus droit au but inconsciemment je pense. Comme quand on est fatigué quoi...

Et c'est là que je suis retourné aux opiacés et surtout en perspective avec toutes ces sessions stims, qui fatiguent le corps et le mental, que les opiacés se sont présenté comme la drogue "parfaite" dans un certains sens.

Un peu comme le calme après la tempête, et c'est là que les choses ont vraiment dérapées pour ma part.

Et si je ne m'abuse, je ne pense vraiment pas être le seul dans ce cas, dans mon entourage et sur le forum.
De touché à tout puis un jour d'avoir l'impression de faire le tour des prods, d'être fatigué un peu, puis de revenir et de bloquer sur les opiacés au fur et a mesure ... (Notemment toi Morning-glory, ça fait super longtemps que je regarde psychoactif, et je me souviens de tes premiers post qui me faisaient pensé à moi enfaite, et j'ai cru comprendre que tu été dans la morphine en ce moment, fais gaffe à toi d'ailleurs c'est un chemin tr-s glissant mais tu dois le savoir...tkt je stalk pas, je lis juste pas mal de threads et tu post beaucoup aussi haha)

J'ai l'impression que c'est plus rare les gens qui commencent direct par les opiacés et qui tombent dedans direct, sans passé d'abord par les autres drogues, je dis pas que ça n'existe pas, mais j'ai l'impression que c'est moins le cas.

Surtout que comparé à certains potes consommateurs qui eux ont l'air d'avoir une consommation vraiment sans prise de tête, et pour s'amusé, moi j'ai toujours vu ça comme superficiel et cherchais quelque chose de profond dedans, je pense que il faut faire gaffe à ça..

Désolé j'espere que c'est pas trop HS, et ceci est comment je vois les choses.

Ta tellement tout bien résumé, et ce dont tu parles résume bien les benzo aussi d'une certaine manière. Les downers de manière général.

Les gens lambda non conssomateur/jeune conssomateur pense que les opiacé c'est le trip ultime, le plus grand plaisir. Etttt... C'est pas totalement vrai. Pour moi, le trip ultime ca a été la MDMA (mes premières fois). Ce bien être absolue, cet amour du monde, ce sentiment que le monde était magnifique, et ces vagues de plaisirs qui te traverse le thorax et le cerveau.

Cependant, l'addiction et le "kiff" ne résume pas qu'au plaisir instantané. Du moins, pas sur le long terme.

Très vite, rentre en compte d'autres facteurs comme:

-les effets secondaires à court/moyen terme
-l'intensité des descentes
-la lucidité que te laisse la drogue, rendant donc possible de l'utiliser au quotidien
-son prix
-la vitesse à laquelle monte la tolérance

Et à moyen/long terme vient l'addiction physique et mentale

Les opiacés sont donc les rois à tous les niveaux. Une addiction physique monstrueuse, peu effet secondaire à court termes, des redescentes assez soft, un prix abordable étant donné la durée des trips, une tolérance "à peu près" progressive et une discrétion sociale abusé à dosage modéré.

Les benzo remplissent à peu près les même critères, mais avec une tolérance plus rapide et moins de plaisir. Mais d'une certaine manière, les deux sont assez proche, les benzo, c'est le jumeau introvertie des opiacés, plus foufou et euphorique super

Et les deux sont monstrueusement addictifs.

En enlevant la dépendance physique, on se rend compte que le cannabis est bien positionné dans ce classement aussi (peu d'effet secondaire, assez Discret quand on est habitué, tolérance progressive...) Ce qui explique son ÉNORME addiction psychologique, malgré l'absence de sevrage physique lourd (sauf exceptions).

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Très bonne vision du truc ! Guy

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fafefifofu a écrit

Une remarque que je me suis fait recemment.

Un jour en pleins trip de dxm + Lsa (disso + psyché = full spectrum du psychédelisme haha), et mon ex sous codéine, je me suis dit enfaite les 2 apportent là même chose, mais d'une façon complétement différente.

On été tout les 2 dans un état de calme et de sereinité, d'accéptation, de recul sur nous et le monde, alors que moi j'étais dans un trip ultra psychédeliques pleins d'hallucinations, et elles sous opiacés.

Au début de mes consommations, j'ai toujours été bcp plus attiré par les psychédeliques, ou les dissociatifs que par les stimulant ou les opiacés (et je detestais les benzo mais c'est HS haha), et avec du recul ce "graal" que je cherchais, c'était exactement ce que j'ai décris plus haut, ce calme intérieur, cet acceptation de soi, des auters, ce recul etc, sauf que les psyché te l'apportent mais pas sur un plateau d'argent, il faut donné de sa personne si je puis dire, ça te montre le chemin.


Alors que les opiacés te le donnent tout simplement, sans effort à fournir de ta part.
Ce jours là cela m'est apparu comme une révélation et je me suis dit que c'était pour ça que les opiacés étaient beaucoup plus addictif.

Comme si les psyché  c'était les question (les stims dans une certaines mesures aussi par rapport aux discussion de ouf que j'ai pu avoir avec mon ex sous stims), et les opiacés les réponses.

Tout ça pour en venir au fait que en dehors de nos prédispositions, notre génétiques notre chimie du cerveau je pense que il y a surtout le contexte qui rentre en compte.

Pour ma part, j'ai pas accroché directement aux opiacés, pourtant j'en ai toujours ressentie les effets de la même manière et je trouvais déjà ça très cool, mais ça ne m'intéréssé pas autant que les voyages que me procuraient les psychédeliques.

Puis petit à petit j'ai découvert les stims, j'ai eu des périodes speed, cocaine, mais en ayant toujours cette admiration et cet envie de tripé avec des psyché et en consommant des opiacés mais de manière plus isolé.

Puis il y a eu ensuite un espece de ras-le bol, de fatigue du rollercoaster que sont les stimulant, et c'est aussi à ce moment que j'ai eu l'impression que ce que je recherchais dans la drogue à commencé à différé un peu que de ce qui m'avais amené à vouloir les découvrir au début. Je commencais à avoir une impréssion d'avoir fait le tour des drogues, même si je voulais toujours en consommé. Je voulais aller plus droit au but inconsciemment je pense. Comme quand on est fatigué quoi...

Et c'est là que je suis retourné aux opiacés et surtout en perspective avec toutes ces sessions stims, qui fatiguent le corps et le mental, que les opiacés se sont présenté comme la drogue "parfaite" dans un certains sens.

Un peu comme le calme après la tempête, et c'est là que les choses ont vraiment dérapées pour ma part.

Et si je ne m'abuse, je ne pense vraiment pas être le seul dans ce cas, dans mon entourage et sur le forum.
De touché à tout puis un jour d'avoir l'impression de faire le tour des prods, d'être fatigué un peu, puis de revenir et de bloquer sur les opiacés au fur et a mesure ... (Notemment toi Morning-glory, ça fait super longtemps que je regarde psychoactif, et je me souviens de tes premiers post qui me faisaient pensé à moi enfaite, et j'ai cru comprendre que tu été dans la morphine en ce moment, fais gaffe à toi d'ailleurs c'est un chemin tr-s glissant mais tu dois le savoir...tkt je stalk pas, je lis juste pas mal de threads et tu post beaucoup aussi haha)

J'ai l'impression que c'est plus rare les gens qui commencent direct par les opiacés et qui tombent dedans direct, sans passé d'abord par les autres drogues, je dis pas que ça n'existe pas, mais j'ai l'impression que c'est moins le cas.

Surtout que comparé à certains potes consommateurs qui eux ont l'air d'avoir une consommation vraiment sans prise de tête, et pour s'amusé, moi j'ai toujours vu ça comme superficiel et cherchais quelque chose de profond dedans, je pense que il faut faire gaffe à ça..

Désolé j'espere que c'est pas trop HS, et ceci est comment je vois les choses.

Ta tellement tout bien résumé, et ce dont tu parles résume bien les benzo aussi d'une certaine manière. Les downers de manière général.

Les gens lambda non conssomateur/jeune conssomateur pense que les opiacé c'est le trip ultime, le plus grand plaisir. Etttt... C'est pas totalement vrai. Pour moi, le trip ultime ca a été la MDMA (mes premières fois). Ce bien être absolue, cet amour du monde, ce sentiment que le monde était magnifique, et ces vagues de plaisirs qui te traverse le thorax et le cerveau.

Cependant, l'addiction et le "kiff" ne résume pas qu'au plaisir instantané. Du moins, pas sur le long terme.

Très vite, rentre en compte d'autres facteurs comme:

-les effets secondaires à court/moyen terme
-l'intensité des descentes
-la lucidité que te laisse la drogue, rendant donc possible de l'utiliser au quotidien
-son prix
-la vitesse à laquelle monte la tolérance

Et à moyen/long terme vient l'addiction physique et mentale

Les opiacés sont donc les rois à tous les niveaux. Une addiction physique monstrueuse, peu effet secondaire à court termes, des redescentes assez soft, un prix abordable étant donné la durée des trips, une tolérance "à peu près" progressive et une discrétion sociale abusé à dosage modéré.

Les benzo remplissent à peu près les même critères, mais avec une tolérance plus rapide et moins de plaisir. Mais d'une certaine manière, les deux sont assez proche, les benzo, c'est le jumeau introvertie des opiacés, ces derniers étant plus foufou et euphorique super

Et les deux sont monstrueusement addictifs.

En enlevant la dépendance physique, on se rend compte que le cannabis est bien positionné dans ce classement aussi (peu d'effet secondaire, assez Discret quand on est habitué, tolérance progressive...) Ce qui explique son ÉNORME addiction psychologique, malgré l'absence de sevrage physique lourd (sauf exceptions).

Dernière modification par Psychotropeur (26 janvier 2021 à  14:56)


On s'detruit la santé pour se sentir en vie

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supermario64 
Psycho junior
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239 messages
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Hello,

Mais en quoi consiste le trip à l' opiacé ?

Ah ça tu m'étonne qu'il y a des substances qui sont vachement plus discrète que d'autres. C'est certain qu'il existe des substances où il est difficile, voire impossible de faire semblant d'être sobre, sans parler de la tolérance immédiate et de l'envie quasiment inexistante d'en reprendre de si tôt tellement les trip sont exténuant après coup. La descente peut-être smooth mais ce sont les quelques jours suivant les trip qui peuvent s'avérer physiquement épuisants.

Pour sonder l'enfer ou s'envoler angéliquement,
Il suffit de prendre une pincée de psychédélique

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fafefifofu 
Nouveau Psycho
900
Inscrit le 23 Jul 2016
187 messages

Très vite, rentre en compte d'autres facteurs comme:

-les effets secondaires à court/moyen terme
-l'intensité des descentes
-la lucidité que te laisse la drogue, rendant donc possible de l'utiliser au quotidien
-son prix
-la vitesse à laquelle monte la tolérance

C'est pour ça que j'ai l’impression que on a tendance à y venir ou y revenir une fois que on a fais le tour de pas mal de drogues qui apportent plus de sensations mais avec un rapport défonce/effet secondaire moins cool.
Et c'est la que on se rend compte que y a pas plus "tranquille" rapport défonce, ce que ça apporte, déscente, durée, au début je me sentais même bien pendant quelques jours après mes trips opiacés.
Et c'est surement le prod que on peut consommé au quotidien, au taff, n'importe ou et être bien sans que ça se voie en effet.

Oui je comprend pourquoi les gens aiment les benzo, mais j'aime pas du tout le chemin par lequelles ils passent pour amené cette état tant recherché avec les opiacés, j'ai l'impression d'être sous camisole chimique sous benzo et je ne supporte pas ...
Pourtant je suis quelqu'un de relativement stréssé.

Et le cannabis je suis d'accord et pas d'accord, c'est encore différent, perso moi étant assez sensible ça m'a toujours beaucoup défoncé, et ça se voyait, et j'aimais pas ça, je me sentais inapte à être avec du monde (surtout ceux que je connais pas) et ça m'amené bcp de parano car pour moi ça a toujours eu un gros cotés psychédelique (j'ai l'impression que tout les psyché, disso, que je me suis envoyé y on pas mal contribué), je pouvais avoir des revelations comme sous psyché, des remises en question, des mini perte d'ego etc donc pas si repos que ça pour moi.
J'avais trouvé mon équilibre en le fumant le soir avant de dormir chez moi ou avec des personnes de confiance, mais c'est pas comparable à ce que m'apportais les opiacés pour mon cas.

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