[ Arrêt & Sevrage ]
Un sevrage radical, contraint et peu commun !

#1 
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Sociophrenic homme
Nihilo-dissocié France
30 janvier 2021 à  11:37
Salut à tous amis psychos !

J'ai décidé de vous écrire ce petit texte pour vous parler de mon sevrage de cannabis.

Rien de très original jusque là, mais c'est le contexte et la manière dont ce sevrage a eu lieu qui sort un petit peu du lot, et qui m'a poussé à vous partager ces lignes.

En espérant également que cela pourra servir à donner du courage à tous ceux en proie à une addiction au canna, ou toute autre substance, et à qui j'envoie TOUTE MA FORCE, vous allez la vaincre !


  Bon, petite remise en contexte :

J'ai commencé à fumer à mes 15 ans (jeune le loustique, mais c'est mine de rien un âge auquel j'ai remarqué que beaucoup de personnes ont commencés).

Il s'agissait là de ma première rencontre avec une substance psychoactive.
Je vous passe l'anecdote de ma première taffe ahah, pour vous faire court, je faisais du skate, et un ami fumait un pétou, pour rigoler je lui ai dis "bah vasy fais tirer sale radin" sans vraiment compter réellement le faire, mais voila, il me l'a passé.

Première barre crapotée, alors il m'a donné la fameuse technique que tout novice a dû connaitre "tires et fais OH *bruit d'aspiration* YA MA MERE".

Ah là, je l'ai senti passé, après avoir toussé un bon coup, quand j'suis remonté sur ma planche pour descendre une rampe, pensant assez stupidement que tout roulait dans ma tête, bah j'me suis bien vautré comme il faut, j'avais pas l'air fin étalé par terre comme une fajitas.

Enfin bref, s'en est suivi coup de foudre avec cette plante, schéma plutôt classique, on commence à fumer en soirée, entre les cours, en après-midi...
Mais toujours avec les copains.

Puis, je suis tombé dans le piège que beaucoup connaissent, s'accorder son premier bédodo seul chez soi.

Aaah quand j'y repense, ces premiers joints seuls en cachette, en fumant à la fenêtre de la salle de bain en laissant couler l'eau de la douche (pas super écolo tout ça) pour être certain que personne ne rentre.

Bon entre nous, j'étais complètement cramé, une fois mes quatre barres tirées suite auxquelles je posait le joint parce que je comprenais déjà plus rien, je bombardais la salle de bain de déo comme un teubé qui trouve ça cohérent.
Difficile d'être plus facilement cramable

-"RD pourquoi ça empeste le déo dans la salle de bain à 21H ?"

-"Ah oui maman, euh, j'pue des aisselles j'suis un ado hein !"

Enfin bon, je m'égare.

Le temps passe, et les bédodo se multiplient, passant de un me durant trois jours, à un par jour, puis deux... Puis vous connaissez la chanson.

Tout était si agréable en fumant, et le charme de cette époque des premiers bédo solo que vous connaissez sûrement m'emplie de nostalgie et me laisse en ce moment même un léger sourire sur le visage.
C'était tout de même sacrément cool.

C'est alors que de mes 16 à 20 ans, je n'ai fais qu'augmenter les doses, pour finir sur mes deux dernières années de fumette à tenir 2 jours avec un 12,5g.

Ca y allait pas de main morte.

Autant vous dire que c'était un gouffre financier comme pas permis, c'est simple, toutes mes thunes partaient dedans, en priorité, donc quand j'ai quitté le cocon familial pour emménager dans mon premier appart, y avait plus grand chose pour le budget bouffe.

Pâtes au gruyère et steaks hachés, on peut difficilement faire plus étudiant cliché.


  Le déclin mental et physique :

Je commence doucement à en venir au fait.

Comme vous l'aurez compris, à compter du moment où le shit est devenu ma priorité financière, ce n'était plus moi qui le dominait mais en était son esclave, totalement asservi à cette plante qui a été tyrannique avec moi.

Elle m'a apporté Ô combien de beaux moments, mais combien de mauvais également..

Sa beauté n'a d'égal que son danger, si sa consommation est mal maitrisée.

Les deux premières années étaient géniales comme je l'expliquais plus haut, puis, atteignant mes 18 ans, et fumant les doses précédemment citées, mon mental ne suivait plus.

Certains le savent de par mes écrits, mais j'ai été diagnostiqué bipolaire par mon psychiatre.

Il faut généralement un long moment pour poser ce diagnostique, mais, ayant un grand-père et une mère l'étant, fumant comme un pompier et ayant consommé de la drogue à outrance (notamment de la MDMA, qui a été un réel gouffre dans lequel je suis tombé, j'en ai d'ailleurs écris un texte relatant d'une année de consommation pluri-hebdomadaire à des doses suicidaires, avec les conséquences qui en ont résultées : https://www.psychoactif.org/forum/t3114 … .html#divx )

Et vivant des phases d'hypo-manies et de dépression sévères clairement marquées, mon psychiatre, bien que gardant une réserve, n'a pas eu trop de travail à faire pour en arriver à cette conclusion.

Enfin voila, le cannabis, entre autres, me rongeait mentalement, je n'étais plus que l'ombre de moi-même, j'avais coupé les liens avec mes amis, ma famille, m'était renfermé sur moi-même à ne plus être capable de trouver les clés me permettant de me libérer de cette prison mentale dans laquelle je me suis moi-même enfermé.

J'avais simplement jeté la clé, loin, au fond de moi dans le désir qu'un adolescent empli de mal-être a de ne jamais la retrouver.

J'ai tenté plusieurs fois de stopper cette consommation, constatant avec effroi les dégâts sur ma personne et mes relations sociales, sans succès.

Ne serait-ce qu'une réduction, impossible.

Joint, joint, joint, encore un, puis un autre, du réveil au coucher.


  Le declic contraint :

J'ai fais nombre de bad trips sous THC, ceux à me rendre complètement parano, ceux à ne plus savoir où ni qui j'étais, ceux à tomber dans les vapes dans le bus...

Mais le point commun à tous ces bad, comme je l'avais déjà mentionné dans un autre topic, était que je re-fumais littéralement 30 minutes après, à chaque fois.

Puis, ce n'est plus seulement pas tête qui m'a dit stop, mais mon corps, plus précisément, MON COEUR

Et j'en viens là à ce qui rend tout ce contexte de sevrage si particulier.

Arrivé début juin (et pas joint lol, bon pardon..) 2020, à chaque joint que je craquais, à chaque lattes que je tirais, c'était une énorme crise d'angoisse qui survenait.

Mais surtout, sont apparues des douleurs thoraciques violentes, très violentes.

Une pression si grande dans la poitrine, que j'en suis même arrivé au point de me faire emmener aux urgences par les pompier pour examens.

Arrivé là-bas : ECG clean, prise de sang également, radio et echographie aussi.

J'ai donc mis ça sur le compte de l'angoisse.

Mais j'ai malgré tout pendant quelques jours continué à essayer de fumer, et à chaque fois, le même résultat, ces douleurs thoraciques X la bonne crise d'angoisse des familles qui ressurgit.

Et un jour, le 24 juin pour être exacte (cette date m'a marqué), vint LE bad.

Comme je l'ai dis plus haut, des bad j'en ai vécu plein, des hardcores au point de m'évanouir, et je re-fumais directos après.

Mais celui là, mon dieu...

C'est simple, j'ai eu l'impression on ne peut plus réelle de faire un infarctus : une douleur au coeur énormissime, qui irradiait à m'en faire pleurer de douleur vers le bras gauche, l'épaule, le dos et la mâchoire.

De surcroît, je piquais du nez, avait la vision trouble qui tirait vers le voile noir, et la sensation vraiment tenace que si je fermais les yeux, c'était fini, la mort, tout simplement.

Et là, moi qui pensait avoir connu toutes les formes de bad, voila celle qui m'a fait arrêter.

J'ai eu cette sensation si réelle de mourir, que, croyez le ou non, je n'ai plus jamais retouché à un seul joint depuis, et n'ai jamais eu la moindre envie de fumer, ayant pourtant un entourage de gros fumeur.

C'est là toute la spécificité de ce sevrage d'un coup, le traumatisme a été tellement énorme, que,
Moi qui avait tenté des dizaines de fois d'arrêter ma conso,
Moi qui n'arrivait pas à envisager une vie sans shit,
Moi qui avait des envies suicidaires si je n'avais pas la possibilité de fumer ne serait-ce qu'un seul jour,

voila que j'ai été sevré d'un coup sec, sans avoir depuis le moindre petit craving.

L'odeur d'un joint ne me dégoûte pas, mais elle ne me donne pas envie non plus.
Je ne sais pas comment c'est possible mais ça a été un déclic qui m'a conduit à me sevrer sans la moindre difficulté, et j'ai conscience de la chance que cela représente.

Cela fait maintenant 7 mois que je n'ai pas touché à un joint, et je suis si heureux d'en être enfin sorti.

Mon portefeuille se porte nettement mieux ahah.

Et mon mental aussi.

Le canna jouait énormément sur ma bipolarité me faisant passer par des phases assez extrêmes.

Aujourd'hui je suis "stabilisé", moh, c'est un bien grand mot, mais je me porte 10 000 fois mieux, à des années lumières de l'instabilité monstrueuse qui régissait l'intégralité de ma vie.

Mais, malgré tout, il reste un soucis..


  Les douleurs thoraciques :

Vous l'aurez deviné en lisant mes lignes plus haut, des douleurs thoraciques de la sorte, ce n'est pas normal, surtout à 20 piges.

Cela m'arrivait lorsque je fumais, alors j'ai mis ça un temps sur le compte de l'angoisse liée à la fume.

Le problème étant que, ces douleurs persistent dans le temps, à ce jour encore.
Au moment où je vous écris ces mots, j'ai une légère pression dans le côté gauche de ma poitrine, cette habituelle pression.

Evidemment, je suis allé consulter un cardiologue, qui me suis désormais très régulièrement je lui ai décris les symptômes qui apparaissent :

  -Quasiment constamment une pression au niveau du coeur.
  -De temps à autres, une douleur qui irradie vers le bras gauche, l'épaule et le cou.

Mon cardiologue me l'a clairement dit, ça, c'est les symptômes d'un infarctus.

Sauf que ce n'est pas le cas, d'après lui je serai déjà mort depuis un moment.

J'ai fais tous les examens possibles : X dizaines d'ECG, port d'un holter ECG pendant une semaine, échographies du coeur à gogo, prises de sang, test à l'effort, j'ai même passé une IRM parce que merde à la fin, mon cardiologue n'y comprend rien.

Il devrait faire une carte d'abonnement pour ces examens : "9 ECG réalisées, la 10eme offerte !"

ET TOUS LES RESULTATS SONT CLEAN

Il n'y comprend rien, et moi non plus. Ces douleurs ne surviennent pas suite à de l'angoisse, pas à l'effort mais plutôt au repos.

Tous mes voyants sont au vert.

Enfin bref, d'après lui ce n'est pas cardiaque, les hypothèses de problème de myocarde et autres ont été écartées, mais j'ai quand même les symptômes d'un infarctus, WTF ??


  En conclusion :

Bon, je me suis bien étendu, peut-être un peu trop, je m'excuse d'avance pour le pavé et remercie ceux qui auront eu le courage de le lire dans son intégralité.

Mais ce texte était là pour vous témoigner d'un sevrage atypique auquel je n'ai pas compris grand chose dû à la facilité avec laquelle il s'est déroulé (enfin dans le fond, avec ce traumatisme j'en ai galéré, mais zéro craving, et ça, je ne comprends paaaas)

J'espère en tout cas que ces lignes pourront aider certains à garder espoir quant au fait de stopper la conso de canna s'ils sont en train d'essayer, que c'est possible, et que vous y arriverez, j'en suis certain.

Je pense, et c'est là mon avis personnel, que pour toute addiction, il peut y avoir toute la meilleure volonté du monde, il y besoin de ce petit "déclic" à un moment donné qui va faire que la marche du sevrage pourra réellement s'enclencher, mais encore une fois, c'est MON avis personnel sur la chose.

Ma fameuse mère m'ayant transmis sa super bipolarité est alcoolo-dépendante, alors les phrases bateaux j'en ai entendu à la pelle, mais il y en à une avec laquelle je suis ""plus ou moins"" d'accord (j'insiste sur le plus ou moins hein).
C'est qu'il faut toucher le fond pour s'en sortir.

Evidemment cela dépendra de chacun, de son histoire, du contexte... De beaucoup trop de facteurs qui me dépassent en réalité.

Enfin voila, j'en ai terminé, et je vais conclure en vous répétant que je vous donne, à vous tous qui combattez une, ou plusieurs addictions, quelle qu'elles puissent être, quoi qu'elles puissent concerner, et à tout le monde en fait, TOUTE MA FORCE, mon COURAGE et mon AMOUR.

VOUS ETES LES MEILLEUUUUURS ET LES PLUS FOOOOORTS, NE L'OUBLIEZ JAMAIS


Prenez soin de vous en tout cas,

Paix et amour d'un ancien pothead,

Sociop.

Dernière modification par Sociophrenic (30 janvier 2021 à  12:01)


Nietzsche parlait du Cercle Vicieux, Hofmann m'a montré La Boucle.

Hors ligne

 

Woohoooo x_x

Ba tu vois la distinction drogues dures et douces ça fait vraiment une fausse impression de sécurité, je savais pas que le canna pouvait faire ça, je savais depuis peu que oui ça tirait un peu sur le coeur mais...

C'est zarb, moi tu vois c'est depuis mon OD au 6apb que j'ai ce problème. Bon j'ai failli vraiment m'évanouir (mourir?) pendant le roll ce qui vu le truc était plutôt pas si anormal, mais derrière j'eus des douleurs thoraciques aussi. Moins fortes que toi. Mais pendant bien deux ans après un stress, en montant des marches un peu trop vite etc... Parfois d s petites douleurs, comme un pincement. D'autres la nette sensation que mon coeur loupe un bon battement et la tête qui tourne, wahouuu nice, le fun super
Maintenant c'est en descente d'empathos que ça peut me le faire, surtout 3mmc. Autrement, ouf, ça s'est calmé. Et la conso de 3 est vite limitée par mes ADs, c'est simple ça me rend accro mais me fait limite que dalle d'autre, donc...
Je précise que je ne fume pas de cannabis, et le tabac j'ai eu des périodes mais j'ai arrêté j'aie fume genre une fois par mois max.

Idem ecg, pas pour ça mais je suis passée deux fois aux urgences pour d'autres trucs depuis, on m'en a fait, tout normal.
Bon. Faut dire aussi qu'ils ont pas été faits pendant une "crise" tu vois. Peut-être que ça joue.


Contente que tu t'en sois sorti en tout cas, et sans PTSD apparemment ça fait très plaisir!

Dernière modification par Morning Glory (31 janvier 2021 à  10:29)


Μόρνηνγγ Γλωρύ
I <3 5-HT & DA ~

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Bonjour, en fait ce n'est pas si atypique que ça. Enormément de personnes fument (du tabac) jusqu'à l'infarctus (ou autre), malgré les symptomes et les mises en garde, mais la plupart arrêtent brutalement et "naturellement" quand ils ont un infarctus ou un autre pb cardiaque grave.
Pour tes douleurs thoraciques je ne vois pas trop mais, classiquement, les diagnostics différentiels sont les nevralgies intercostales et les spasmes oesophagiens.

https://www.revmed.ch/RMS/2013/RMS-385/ … thoracique

http://campus.cerimes.fr/semiologie-car … /cours.pdf


Amicalement

Dernière modification par prescripteur (31 janvier 2021 à  10:38)


S'il n'y a pas de solution, il n'y a pas de problème. Devise Shadok (et stoicienne)

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#4 
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Sociophrenic homme
Nihilo-dissocié France
02 février 2021 à  00:08

Morning Glory a écrit

Woohoooo x_x

Ba tu vois la distinction drogues dures et douces ça fait vraiment une fausse impression de sécurité, je savais pas que le canna pouvait faire ça, je savais depuis peu que oui ça tirait un peu sur le coeur mais...

C'est zarb, moi tu vois c'est depuis mon OD au 6apb que j'ai ce problème. Bon j'ai failli vraiment m'évanouir (mourir?) pendant le roll ce qui vu le truc était plutôt pas si anormal, mais derrière j'eus des douleurs thoraciques aussi. Moins fortes que toi. Mais pendant bien deux ans après un stress, en montant des marches un peu trop vite etc... Parfois d s petites douleurs, comme un pincement. D'autres la nette sensation que mon coeur loupe un bon battement et la tête qui tourne, wahouuu nice, le fun super
Maintenant c'est en descente d'empathos que ça peut me le faire, surtout 3mmc. Autrement, ouf, ça s'est calmé. Et la conso de 3 est vite limitée par mes ADs, c'est simple ça me rend accro mais me fait limite que dalle d'autre, donc...
Je précise que je ne fume pas de cannabis, et le tabac j'ai eu des périodes mais j'ai arrêté j'aie fume genre une fois par mois max.

Idem ecg, pas pour ça mais je suis passée deux fois aux urgences pour d'autres trucs depuis, on m'en a fait, tout normal.
Bon. Faut dire aussi qu'ils ont pas été faits pendant une "crise" tu vois. Peut-être que ça joue.


Contente que tu t'en sois sorti en tout cas, et sans PTSD apparemment ça fait très plaisir!

Ah les noids, c'est fou dès que j'en entends parler c'est jamais en bien ! Du moins très peu de retours positifs, quasiment à chaque fois c'est un groooos bad, avec parfois des séquelles.

En tous cas je compâtis du coup, entre compatriotes de douleurs thoraciques !

Les miennes sont vraiment bizarres, parce que comme je l'ai dis, c'est pas spécialement à l'effort et avec la tripotée d'examens poussés que j'ai fais tous rassurants, c'est à s'en cogner la tête contre les murs quand j'suis juste allongé dans mon lit avec ma pression thoracique devenue habituelle, et que d'un coup ça part en cacahuète complet pour AUCUNE raison et hop énormes douleurs dans le bras gauche et qui remontent le long du coup jusqu'à la mâchoire, les bons symptômes d'infarctus des familles.

Avec le temps, c'est devenu tellement habituel que je vis avec, mais parfois, étant angoissé de base, en phases depressives bourées d'angoisses, même avec tous les dires rassurants de mon cardiologue, c'est difficile de garder les pieds sur terre et de pas s'imaginer qu'on est en train de se taper un infarctus..

Tu parles de PTSD, et tu mets peut-être le doigt sur quelque chose d'ailleurs ! Peut-être que justement, cette période avec cet énorme bad m'aurait tellement traumatisé qu'à la moindre douleur un peu atypique, je sommatise, et ça part en couille ? Il s'agirait donc peut-etre d'un PTSD ?
Parce qu'il est vrai que durant le début de ces douleurs, elles étaient tellement intense que, n'ayant pas à l'époque fait tous ces examens pour me rassurer, je n'arrêtais pas de m'imaginer que j'allais mourir, et plus d'un mois à presque jours et nuits s'imaginer ça, ça m'a marqué.

Enfin j'en sais rien.. J'en ai un peu marre de théoriser en fait.. Personne ne trouve de solution, ni d'explications, alors comme je l'ai dis, c'est devenu tellement habituel que je vis avec, et puis je me dis que c'est comme ça hein hmm

Je suis super content de savoir que ça s'est calmé de ton côté et que tu vas mieux !
Mais bon, des années après quand même..
Et même si tu décris cela comme des douleurs pas trop trop intense, dès que ça touche au côté du coeur, y a vite moyen de s'angoisser et la longue c'est vraiment dur et usant à endurer.

Donc en tout cas bravo à toi d'avoir réussi à "survivre" (cocasse comme terme du coup) à ça !

Si j'ai bien compris, quand tu parles de ce qui te rends accro c'est les AD et pas la 3 c'est bien ça ?

J'suis un peu mitigé sur les AD.. J'pense qu'il faut trouver le bon, mais y a tellement moyen de passer des années à le trouver, à en passer par des dizaines qui apporteront plus d'effets secondaires qu'autres choses.

Et niveau blocage des recepteurs ISRS, quel enfeeer ça ferme tellement de portes en matières de conso.

Y en a un que j'avais pris fût un temps, du Brintellix, tu connais ? C'était pas mal. Une petite poussée d'euphorie au début du traitement, mais j'ai vite arrêté, perte de libido trop hard.

En tous cas tout mon courage à ce niveau, j'aimerai bien que tu m'en dises plus si tu es d'accord bien sûr


Nietzsche parlait du Cercle Vicieux, Hofmann m'a montré La Boucle.

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#5 
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Sociophrenic homme
Nihilo-dissocié France
02 février 2021 à  00:13

prescripteur a écrit

Pour tes douleurs thoraciques je ne vois pas trop mais, classiquement, les diagnostics différentiels sont les nevralgies intercostales et les spasmes oesophagiens.

https://www.revmed.ch/RMS/2013/RMS-385/ … thoracique

http://campus.cerimes.fr/semiologie-car … /cours.pdf


Amicalement

Merci perscri pour ces petites hypothèses.

Mais comme tu le dis et comme je l'ai tellement entendu, ce "je ne vois pas trop", je perds un peu espoir de trouver solution.

J'ai pensé à une névralgie intercostale, mais les douleurs persistants depuis maintenant plus de huit mois, mon généraliste m'a laissé penser que ce genre de névralgie ne persistait pas autant dans le temps.

Pour ce qui est des spasmes oesophagiens, je vais aller me renseigner et en faire part à mon cardio, sais-tu si les douleurs peuvent se localiser sur le côté gauche de la cage thoraciques et irradier de la sorte vers le bras/l'épaule/le cou ?

Merci en tout cas pour ton intervention, j'apprécie la démarche


Nietzsche parlait du Cercle Vicieux, Hofmann m'a montré La Boucle.

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J'ai fumé du shit  pendant presque 30 ans et à coté je prenais d'autres drogues .
J'ai commécé à faire de la tachycardie assez jeune avec les stimulants type coke , parfois avec le mdma mais aussi parfois avec du LSD , sachant que je fumais toujours énormément de shit tout le temps et meme en prenant ces autres drogues !
Pendant des années j'ai continué à fumer du shit sans probleme mais j'ai du arreter les stimulants comme la coke , dont j'ai pas mal abusé sous toutes ces formes et toutes les manieres d'en prendre de 1989 à 2003 à peu pres  .
j'ai aussi arreté le LSD , le mdma , au bout d'un certain nombre d'années à  la fin  des 90's , apres en avoir pris beaucoup  depuis 1989  ( surtout entre 1990 et 1995 ) .

Ça faisait de nombreuses années  que je ne sentais plus du tout d'effet à fumer du shit et pourtant j'avais des shits de super qualité , que ce soit des marocains ou du Charras  qui venait directement d'Inde ( parfois meme de la creme de charras )  , de la montagne , car j'avais pas mal d'amis qui y allaient tous les ans durant les 90's et qui en ramenaient et aussi en 2000 , 2010 ...etc
À la fin j'en étais à fumer 5 g de super marocain par jour  et  j'avais fait analyser par Sintes les marocains que je fumais ; les  deux derniers que j'ai fait analyser par exemple , sont sortis tous les deux avec 30% de THC !
Ils n'en revenaient pas chez Sintes ! Lol
Mais à la fin , meme si je ne sentais pas l'effet du shit , malgré les 15 petards par jours ( dans lesquels je passais 5g , ce qui doit faire 3 pétards avec chaque  gramme ) , je me sentais un peu stressé par moment , ce que je n'avais jamais ressenti jusque là mais surtout , je faisais de la tachycardie assez régulierement et je me suis aperçu que c'était à cause du shit !
J'ai du arreter de fumer du hash il y a 4 ans et la tachycardie et le stress se sont arretés en meme temps !

Je pense que le fait que les marocains que je touchais les dernieres années , à 30% de THC n'a pas du aider !
À savoir que c'est entre 2000 et 2010 que la teneur en THC a commencé à vraiment augmenter  dans le bon marocain car ils ont fait pas mal de croisements de plantes de là bas, avec certaines du pakistan il me semble , pour augmenter leur rendement mais aussi le niveau de THC de leurs shits .

Dernière modification par Acid Test (02 février 2021 à  14:20)

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#7 
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Sociophrenic homme
Nihilo-dissocié France
02 février 2021 à  04:31

Acid Test a écrit

Ça faisait de nombreuses années  que je ne sentais plus du tout d'effet à fumer du shit et pourtant j'avais des shits de super qualité , que ce soit des marocains ou du Charras  qui venait directement d'Inde ( parfois meme de la creme de charras )  , de la montagne , car j'avais pas mal d'amis qui y allaient tous les ans durant les 90's et qui en ramenaient et aussi en 2000 , 2010 ...etc
À la fin j'en étais à fumer 5 g de super marocain par jour  et  j'avais fait analyser par Sintes les marocains que je fumais ; les  deux derniers que j'ai fait analyser par exemple , sont sortis tous les deux avec 30% de THC !
Ils n'en revenaient pas chez Sintes ! Lol
Mais à la fin , meme si je ne sentais pas l'effet du shit , malgré les 15 petards par jours ( dans lesquels je passais 5g , ce qui doit faire 3 pétards avec chaque  gramme ) , je me sentais un peu stressé par moment , ce que je n'avais jamais ressenti jusque là mais surtout , je faisais de la tachycardie assez régulierement et je me suis aperçu que c'était à cause du shit !
J'ai du arreter de fumer du hash il y a 4 ans et la tachycardie et le stress se sont arretés en meme temps !

Merci bien pour le petit retour !

Et Bravo pour avoir réussi à tout stopper après une aussi longue période de conso, ça faisait un sacré bail !
Mais bon ouais, y a un moment où quand le corps envoie trop de signaux.. bah pas vraiment moyen de les ignorer passé un certain temps, l'arrêt contraint, parfois un mal pour un bien d'ailleurs ! Du moins c'est comme ça que je l'ai vécu.

Et waaaah 30 % de THC ? Ca me fait halluciner, tu devais finir carrément par terre collé au sol avec tes premiers joints avec ce shit ahahah
Mais notre chère et tendre tolérance a prit le dessuuus comme elle y arrive toujours si bien

Et, contrairement à toi, je n'ai jamais été sujets aux tachycardies (mais qu'est-ce que j'aurai aimé que ces douleurs disparaissent en arrêtant la fume.. Bon au moins plus de groooosses crises d'angoisse), bien au contraire, à titre d'exemple, je consomme beauuuucoup (trop?) de caféine, et elle n'a pas du tout tendance à accélérer mon rythme cardiaque.

Pour ce qui est de mes douleurs thoraciques, pendant mes premières grosses crises d'angoisse là oui je ressentais clairement une tachycardie marquée, mais depuis des mois maintenant, après cette période "découverte" de ces douleurs et après avoir arrêté le shit qui me filait ces crises d'angoisses, chaque fois que j'ai ces douleurs  qui passent "d'habituelles" à intenses, c'est tout le contraire d'une tachycardie, c'est comme si je ne sentais pas mon coeur, et qu'il battait suuuuuper lentement.

J'ai suspecté une insuffisance cardiaque (bon j'suis ni médecin ni qualifié) mais mon cardiologue a écarté cette hypothèse après examens, fausse piste encore une fois.


Nietzsche parlait du Cercle Vicieux, Hofmann m'a montré La Boucle.

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Et waaaah 30 % de THC ? Ca me fait halluciner

Hahaha tu m'étonnes ! Rien que d'en parler d'ailleurs

Au rapport ! trompette

https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/23383670/
https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/9705051/

D'après ça ça semble possible. Le syndrome de conversion c'est une maladie physique ressentie... Qui n'existe que dans la tête. C'est particulier mais ça existe, et d'après ces études ça peut survenir dans le cas de PTSD.
Le PTSD te mets en état d'hypervigilence et te remets régulièrement face au trauma...

Je dis pas que c'est forcément ça, mais oui why not piste a cruiser comme t'as rien d'autre.

Rompez! lol


Μόρνηνγγ Γλωρύ
I <3 5-HT & DA ~

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#9 
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Sociophrenic homme
Nihilo-dissocié France
02 février 2021 à  10:56

Morning Glory a écrit

Et waaaah 30 % de THC ? Ca me fait halluciner

Hahaha tu m'étonnes ! Rien que d'en parler d'ailleurs

Au rapport ! trompette

https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/23383670/
https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/9705051/

D'après ça ça semble possible. Le syndrome de conversion c'est une maladie physique ressentie... Qui n'existe que dans la tête. C'est particulier mais ça existe, et d'après ces études ça peut survenir dans le cas de PTSD.
Le PTSD te mets en état d'hypervigilence et te remets régulièrement face au trauma...

Je dis pas que c'est forcément ça, mais oui why not piste a cruiser comme t'as rien d'autre.

Rompez! lol

Garde à vous ! neutral

Je ne saurai trop me prononcer, mais en évoquant ça tu viens de me donner la première piste qui tiendrait vraiment la route depuis des mois !

Même si ça partait d’un « t’as pas de PTSD donc tant mieux » au final ça m’a éclairé, et on tient peut-être, je dis bien PEUT-ÊTRE quelque chose

Cette fois-ci c’est pas à mon cardiologue mais à mon psychiatre que je vais en faire part !
Ça en fait des spécialistes dis donc

Merci pour votre service soldat, repos drapeau-blanc

Dernière modification par Sociophrenic (02 février 2021 à  10:57)


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