[ Effets ]
J’ai envie d’arrêter mais

#1 
Amel130 femme
Nouveau membre France
14 février 2026 à 00:07
Bonjour
Je vois environ 1 bouteille de vin par jour et de la bière forte
J’ai envie d’arrêter j’essaye mais le truc c’est p
Que le soir impossible de trouver le sommeil sans ça
Des conseils

Merci

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#2 
krakra homme
Psycho junior France
14 février 2026 à 07:50
Salut ton médecin peut te prescrire des compléments car cela peut être dangereux de se sevrer de l'alcool sans rien
Fait toi accompagner par ton médecin un psychologue ou un groupe de parole car une bonne part de la réussite vient d'un travail sur soi.
bonne chance

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Krakra a raison, si tu bois cette quantité tous les jours depuis assez longtemps, perdre le sommeil est un signal de début de dépendance. Ce qui manque dans ton premier post est de savoir depuis combien de temps consommes-tu cette quantité ? 
Pour l'alcool, le soutien d'un médecin généraliste est nécessaire pour parer deux conséquences de l'arrêt en cas de dépendance:
- le délirium tremens et une possibilité de mort
- sur moi, au minimum, des crises d'épilepsies (ça prévient pas et ça m'est arrivé à des endroits différents et sans prévenir dont le cabinet du médecin que je consultais pour mon souci d'alcool - J'ai détruit presque tout son bureau et me suis réveillé dans mon lit avec un gros mal de tête une ou deux heures après. C'est donc très dangereux, car ça aurait pu m'arriver en conduisant ma voiture. Aucun signe précurseur à part l'anxiété du manque d'alcool

J'ai du en faire quatre, des crises d'épilepsie dans toute ma vie et les quatre ont eu lieu suite à un sevrage d'alcool (la dernière en post cure 15 jours après le sevrage hospitalier).

Bon courage et vire de ta tête tous les préjugés et stigmatisations tournant autour de l'alcoolisme. Je l'ai été et ne le suis plus depuis fin 1989. Quand j'entends dire :"qui a bu boira" je réponds : fume_une_joint

Le manque de sommeil peut être soulagé par plein de méthode différentes, allant du Yoga à la prise de médicaments hypnotiques, des tisanes, un rituel aidant le changement de ton fonctionnement cérébral (méditation, ballade avec le chien, certains anxiolytiques qui me font dormir et il existe un anti histaminique en vente libre qui procure un effet hypnotique (sur moi certain, d'autres contestent le résultat), médicament en vente dan les pharmacies du monde entier, la doxylamine

J'ai des idées qui m'échappent, ayant rencontré des problèmes de sommeil importants à certains moments de ma vie.

Un qui m'avait échappé : un apport de mélatonine en complément alimentaire qui fonctionne sur certaines personnes.

Fais toi aider par la médecine.  Il y a eu pas mal d'évolutions de ce côté là et l'abstinence n'est plus la seule solution très traumatisante.

Ce qui a été découvert et mis en place doucement est une aide médicamenteuse qui, pour ceux qui supportent bien le traitement) supprime le "craving" (l'envie irrésistible de se servir au autre verre) et permet de boire un verre sans que cela entraîne un second verre éliminant l'idée très difficile d'avant qui était l'abstinence : sevrage et plus jamais un verre de votre vie ! Vu le nombre de concernés sur la planète, je suis persuadé que les laboratoires pharmaceutiques cherchent à améliorer ce type de médicament, beaucoup d'argent étant à la clef.

L'alcool est un souci qui mérite une attention particulière par rapport aux autres usages de consommations de drogues de par sa facilité d'accès incroyable et le nombre d'usagers problématiques .

Tout ce que j'ai écrit vient de ma propre expérience qui a été alcoolique non déclaré de 14 ans à 26 ans, puis alcoolisme ravageur de 35 à 37 ans (minimum une bouteille de whisky par jour) suite à un sevrage hospitalier des opiacés/benzodiazépines/Survector qui m'a plongé dans un état angoissé dépressif aigu que seul de grand verres de pastis ou de whisky pur pouvait commencer à calmer mes angoisses.

un long post sur un sujet que je connais. J'espère que cela te sera un poil utile et merci kralkra (je n'ai fait que développer ton court conseil essentiel).

Amicalement

Fil

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#4 
LaRieuse17 femme
Nouveau Psycho France
21 février 2026 à 14:07

Amel130 a écrit

Bonjour
Je vois environ 1 bouteille de vin par jour et de la bière forte
J’ai envie d’arrêter j’essaye mais le truc c’est p
Que le soir impossible de trouver le sommeil sans ça
Des conseils

Merci

Bonjour Amel,

Je te déconseille vivement d'arrêter d'un coup. On ne le dira jamais assez : le sevrage à l'alcool peut être mortel. Bien sûr, ce n'est pas fréquent, mais si t'as consommation quotidienne remonte à un moment, tu risque des symptômes du delirium qui peuvent créer de serieux accident. Filousky aborde bien le danger des crises d'epilepsies. Pour ma part je n'en ai pas eu mais j'ai passé un sale moment.

Mon premier sevrage, je l'ai fait seule, très jeune et sans aucune connaissance du sujet. Je buvais 1 à 2 litre de vodka ou tequila par jour, depuis entre 6 mois et 1 an. Même si la période est courte, je comprends aujourd'hui que ça aurait pu m'être fatale. J'ai eu des tremblements violents, une confusions générales, un état fievreu très intenses, des hallucinations (cauchemardesque) et des crises de délires.
Bref, je donne le même conseil que tout le monde : se faire accompagner ou, à minima, le faire progressivement.

La dépendance à l'alcool entraine des insomnies, surtout si tu arrêtes. Je t'invite à en parler à ton medecin et à voir un addicto si tu peux. Il y a des traitements médicamenteux pour t'aider avec le sevrage et réduire les risques de delirium. Et si ça ne suffit pas pour le sommeil, tu pourras te faire préscrir un somnifère.
Attention avec ce dernier par contre. Ça se mélange mal avec l'alcool. Surtout si tu n'as pas d'accoutumance avec les benzo et dérivés, je te conseille de faire attention à ne pas mélanger somnifère et alcool. Bon je dis ça mais y'a encore quelques années, je prennais mon zopiclone avec un shot mais bon... c'est dangereux.

En tout cas je t'invite à ne pas trop te projeter sur ta consommation futur, à avancer pas à pas jusqu'à trouver un équilibre et voir en tant voulu si tu veux tout arrêter, juste diminuer ou transformer ta conso en conso occasionnel.
Perso, la majorité de mes sevrages ont été des échecs à cause de l'objectif que je me mettais. Si je me disais "je ne boirais plus jamais", je me retrouvais dans une telle détresse à l'idée d'abandonner la substance qui a été mon pivot et ma sauveuse, que je ne tennais pas deux jours avant d'acheter une bouteille après une crise d'angoisse. Et quand je me disais "je dois être sobre pendant x temps" je comptais juste les jours avant de recommencer.
Aujourd'hui je vais quand même mieux. Je me fixe des règles stricte mais pas irréalisable sur ma consommation (pas chez moi et jamais seule) et remplace la place festive de l'alcool par d'autres produits (ça c'est un peu controversé comme méthode, ce n'est donc pas forcément un conseil). Et j'arrive à mieux avancer en gardant un lien avec l'alcool tout en le laissant s'affaiblir doucement.

J'espère avoir pu t'aider,

Prends soin de toi et je te souhaite de trouver l'équilibre qui te convient, pas de pression, pas de culpabilité et bon courage !

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#5 
RootsG homme
Nouveau membre
22 février 2026 à 10:19
Bonjour Amel,

Déjà bravo d’en parler, ce n’est pas facile . Si tu bois tous les jours cette quantité, le plus important c’est vraiment de ne pas arrêter seule et d’en parler à un médecin. Le sevrage alcool peut être risqué, même quand on ne s’en rend pas compte. Pour le sommeil, c’est très fréquent que ce soit compliqué au début. Il existe des aides (médicamenteuses ou non) mais ça doit se faire accompagné. Peut-être commencer par en parler à ton généraliste ou à un CSAPA près de chez toi ?

En tout cas tu n’es pas seule et le fait d’avoir envie d’arrêter est déjà une étape importante. Courage à toi

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#6 
GuiDuBled homme
Nouveau Psycho France
22 février 2026 à 17:15
Hello.

Je rejoins les com ci dessus. N'arrête pas du jrs au lendemain. Fais toi aider par un médecin.. des médecin. Des amis. Essaie de ne pas être seul dans ta démarche. Et oui. L'objectif principal c'est de vivre une journée après l'autre. L'idéal tue. Des que tu rentre dans le il faut que j'arrête... pour tout.. ça te fait peur et tu peu y retourner par peur d'un objectif trop exigent.
Mon expérience après 30 ans d'alcoolisme. Abstinant depuis 2 ans et demi. Ma amener à penser que de petits objectif réalisable sont le meilleur moyen d'y arriver.
En parler c'est le début de la réussite. Bravo. Le déni  est à fuir. Se regarder avec lucidité sans se juger est la clé du succès selon moi.
Cherche, Essaie, tente différente chose en gardant en tête cet objectif réalisable... aujourd'hui je ne boit pas. Demain on verra.
Pour ma part. Je suis passé par l'hôpital. Isolé du produit qq jrs. Ça ne mettais pas arriver depuis des années. Ça m'a suffit pour m'éloigner du problème. Après j'ai pris ca pour un défi perso. 1 mois.. 3 mois... aller ont tente 6 mois. L'année. Ptn je l'ai fait. Jusqu'à un jrs ou ça n'est plus devenu un marathon un défi personnel. Dans 3 ans quand j'aurai pas bu je vais fêter ça avec du champagne du whisky.. non je vais juste continuer. Ce combat c'est transformé en life style.
Plus rien ne me fera boire. Joie ou tristesse.

C'est possible. Tu peux le faire. De 1000 manière. Mais la pierre angulaire : ne reste pas seul, parle en autour de toi si tu le sent, pas d'objectifs effrayant pour l'instant. 1 jrs après l'autre.

Tu va y arriver. Tu n'aurais pas posté un message ici sinon.

Je te soutiens. Bravo

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#7 
GuiDuBled homme
Nouveau Psycho France
22 février 2026 à 17:35
J'oubliais de souligner la fierté, l'image de toi même, ta force, ton super pouvoir. Lorsque tu laura réalisé. Cette drogue est présente partout. A chaque coin de chaque rue de chaque ville. Surmonter cette épreuve révèle ta force. Il en faut aussi de la force pour être alcoolique et réussir à maintenir une vie pro et ou familiale. Il faut encore plus de force et de courage pour s'en passer.

A l'inverse de toutes les autte drogue celle ci est initiés souvent par tes père. Une goute de champagne a 10 ou 11 an pour goûter. Tout le monde a vue où connaît ça.

A tu déjà vu un fumeur de spliff ou un addict à la coc ou l'héroïne proposé de la même manière, de faire goûter le produit. Juste comme ça par stupidité et pauvreté d'esprit. C'est la pire des drogues.
S'en sortir c'est la rage de vivre. Dépasser ses schéma tout fait. Boir ça va... la coc le canabis c'est mal.

Non boire c'est admis mais par la société rendant le combat encore plus difficile. Mais le combat vaut la peine d'être vécu. Je te l'assure.

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Bonsoir Amel,
Déjà, le simple fait que tu écrives ici et que tu dises “j’ai envie d’arrêter” est un énorme pas.

Toi, tu as déjà commencé à te regarder en face. Ça compte vraiment.
Avec la quantité que tu décris, tout le monde l’a bien dit : ne fais pas ça seule et surtout pas brutalement. Le sevrage alcool peut être dangereux. Parle-en à ton médecin, ou à un CSAPA. Ce n’est ni un aveu d’échec ni une faiblesse, c’est de l’intelligence. Tu ne combats pas quelque chose d’aussi installé à mains nues.
Pour le sommeil, c’est très classique. L’alcool donne l’illusion d’aider à dormir, mais il dérègle le sommeil en profondeur. Les premières nuits sans sont souvent agitées. Ça ne veut pas dire que tu es incapable de dormir sans. Ça veut dire que ton cerveau doit réapprendre. Et ça, ça se fait mieux avec un accompagnement, parfois avec une aide temporaire adaptée.
Ne te fixe pas un objectif gigantesque du type “plus jamais de ma vie”. C’est trop lourd, trop effrayant. Vise plus simple. Aujourd’hui. Cette semaine. Une diminution progressive si c’est plus réaliste. Les objectifs inatteignables sabotent la motivation.
Et si tu reconsommes alors que tu voulais arrêter, ce n’est pas “mortel” au sens moral. Ce n’est pas foutu. Ce n’est pas la preuve que tu es incapable. C’est un épisode, pas une identité. La culpabilité entretient le cycle, la lucidité le brise.

Entoure-toi. Un médecin. Peut-être un groupe de parole. Un ami au courant. Ne reste pas seule avec ça le soir, c’est souvent là que tout se joue.

Prends soin de toi. Avance à ton rythme, mais avance. Le fait que tu poses la question montre que quelque chose en toi veut vivre autrement. Appuie-toi là-dessus.

Col.

Col cravaté psychorigide le jour, toxicomane la nuit.
Médecin amateur le reste du temps.
Dépendance vécue.
Ni soignant, ni modèle — juste concerné.

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