Bonjour Nathanael
Je me permets de te répondre car j’ai une longue expérience en tant que patient, j’ai dut voir défiler facile 100 médecins sans le vouloir. Haha Je dois être à 48 anesthésie générale la. De plus je suis plutôt calé niveau douleur car j’en subis des énormes depuis que j’ai 1 an, un 8 pour moi c’est gerable (10 étant l’équivalent d’une fracture), chacun son échelle de valeur et son parcours. C’est principalement pour me présenter si je te dis ça

D’abord ne culpabilise pas par rapport à ton traitement, si il a été mis en place c’est pas pour rien. En plus je vois que tu as du LP et du LI pour avoir une prise en charge maximale pour contrer des douleurs chroniques
La
méthadone est en effet delivrable en tant qu’anti-douleur pour les douleurs oncologique par ex. Donc faire une rotation d’opioide n’est pas deconnant.
Ensuite j’aimerais appuyé 2 points important:
Le premier, même si tu as l’impression que ton médecin te juge lors de ton rdv, ce n’est peut-être pas le cas. Moi par exemple mon généraliste a tenu 12/14 ans à faire mon renouvellement tout les 28 jours d’oxy, toujours dans un principe de donnant/donnant. Si il n’y a pas de dialogue avec ton prescripteur, il peut vite se sentir comme une photocopieuse. En fait ce que tu juge être de la
stigmatisation pour lui, c’est surtout de l’inquiétude qu’il a pour toi. Car il voit un mur en face, il sait qu’il va se le prendre. Si c’est un suivis long que tu as eu avec lui comme moi, en fait il a tout le temps en tête que malheureusement les morphiniques auront tout le temps une accoutumance, donc une augmentation des doses pour avoir le même effet. Certes pour toi, qui te retrouve en plus sous dosé, tu es plus facilement exposé aux petites phrases qui peuvent être « piquante » si je puis dire. En fait il sonne juste la sonnette d’alarme en ayant ce comportement, t’inquiète pas qu’il voit que tu fais de ton mieux, mais arrivé à des haut dosage ça devient plus complexe à gérer et surtout pour ta santé globale. Le coup bénéfice/risque est plus élevé, il veut surtout que toi tu te prennes pas ce mur.
Si tu veux être plus précis sur les types de douleurs je pourrais peut-être t’aiguiller, enfin si c’est pas trop indiscret bien sûr

Ensuite voilà le second point, la
méthadone calme vraiment les douleurs récurrentes, cependant il n’y a pas de miracle, sur des douleurs intense et périodique malheureusement ça ne sera jamais effacé. Faut vraiment que tu trouves le point median entre confort et inconfort, juge ce qui est tolérable pour toi à subir et le reste tu appliques un plan d’action. Le cerveau est plutôt bien fait pour ça d’ailleurs, si une grosse douleur ne cesse d’être présente malgré tout tes efforts pour l’atténuer, ton corps lui va commencer à mettre en place une mécanique de défense pour qu’elle devienne plus tolérable pour toi mais ça prends du temps. Parfois il est préférable d’embrasser la douleur plutôt que de vouloir la dompter. C’était mon addicto qui m’avait dit ça, je trouvais ça juste car en plus dans mon parcours
opioides j’ai toujours voulu garder mon corps capable de donner les infos essentielles, c’est à dire ne pas anesthésier le corps entier, juste supprimer ce qui est dérangeant sur le moment. Car la douleur reste un signal important, pour moi ça m’a éviter plusieurs cancer par ex en agissant comme ça
Je vais quand même faire un autre point bonus:
Si vous avez tout les deux l’impression que votre médecin n’a pas le temps pendant les rdv, c’est un peu une fausse illusion, car rien que ton arrivée dans son bureau sera décortiqué par ses savoirs. Ensuite il y a un principe en médecine que beaucoup de monde oublie, c’est qu’il doivent être toujours dans la prévention et la résolution quand un médecin annonce une mauvaise nouvelle, il prendra rarement des gants pour le dire. Car le but est que l’information soit comprise par le patient, si il y a rien d’alarmiste sur le moment, il va t’expédier. Par contre si tu lui soumets une nouvelle problématique crois moi qu’il va prendre son temps pour t’osculter et te parler. Je comprends que ça soit chiant de vivre ça au quotidien quand tu vas à des rdv avec des professionnels de santé, mais en réalité ils sont tout le temps sous l’eau car il a une tonne de patient à gérer derrière. Il peut y avoir des maladresse ou des manquements, prends ça plutôt comme une erreur de sa part et parle lui si un truc ne te convient pas. Mets y les formes en revanche ^^
Prenez toujours le temps de préparer les entretiens médicale en amont, car on peut vite se perdre, voir d’oublier une problématique principale. Il suffit qu’il te pose une question que tu n’avais pas prévu et tu vas oublier les petits trucs médicaux qui te font chier, pour te concentrer sur le principale c’est à dire ton renouvellement d’ordonnance car c’est vitale pour toi, et ton inconscient va le favoriser au lieu des autres problèmes qui peuvent parfois empirer si rien n’est dit
Enfin voilà, ceci est une conclusion personnelle, il ne faut pas prendre mes conseils au pied de la lettre, hein? Adapte le à ton parcours, à ton s’avoir expérentiel Lors de ton rdv au
Csapa prépare déjà un plan générale pour l’avenir, pas grave si tu le suis pas, au moins tu verras les grandes lignes, laisse toi guider. Je te jure que parfois c’est cool de lâcher prise et de se laisser guider dans une situation bien plus complexe qu’il n’y paraît. Tu auras toujours le temps de revenir dessus plus tard si cela ne te conviens pas.
Vraiment désolé pour le pavé, la
méthadone m’a vraiment sortie d’un ouroboros alors que j’étais le patient model, elle est venue consolider tout ce que j’avais en plus de me donner une meilleur qualité de vie, par contre cette phase de transition est vraiment pas simple à gérer, car tout est gris limite… Ça s’atténue après 6 mois si ce n’est 1 an, tout dépends de la durée du traitement que tu as eu et de ton expérience aussi. Moi ça a durer limite 2 an avant que je retrouve la même patate qu’avant en gardant le même dosage, en faisant des ajustement au début puis des micro ajustements pour que ce soit le plus optimal possible
Vraiment désolé pour le pavé, ou si je me suis répété. C’est mes mots, mon parcours, cela ne s’applique pas à tout le monde
Pour les pharmacie c’est un peu le loto malheureusement, mais si tu vois un truc cloche percé l’abcès tout de suite ou change si il te bride volontairement, tu n’as pas besoin de ça
Le coup du « on a plus de stock » fuit vraiment, je qualifierais c’est gens de crevard. Alors que j’habite une métropole je suis mieux accueilli dans une pharmacie en périphérie de la ville qu’en centre ville, certaine préparatrice me connaissent depuis que suis enfant. En plus j’ai appris que lors d’une reprise de pharmacie par d’autre proprio, l’ancien propriétaire va lui faire un tour de sa patientel les plus atteints, au changement de propriétaire, j’ai peter un cable et j’avais dut avaler la moitié de mon traitement car c’était la première fois qu’on me demandait de payer les non génériques malgré la mention la cif, j’y suis retourné 2 jours après et j’ai parlé avec le nouveau proprio, expliquant mon coup de sang et en faisant comprendre qu’un de mes piliers majeur pour mon suivis venait de partir à la retraite pour lui laisser la place)
Prenez soin de vous <3
Bon week-end
See yah
Dernière modification par réponse42 (Hier à 10:59)