Bonjour à toustes !
Hier, je me fais un petit trip au champignons avec ma compagne.
Set & setting : Chez nous tranquille, devant nos ordis.
Doses : 4.5g sec pour moi (moins pour elle).
On prends à 21h.
La monté : Ca monte gentiment pour nous deux. Je mets rapidement de la musique, ma compagne dessine, je suis hypnotissée par ses traits et les formes qu'elle créée (elle est douée mon amoureuse <3).
Je monte le son. Je place mes enceinte autour de ma tête, et j'augmente encore. Le son ne semble plus venir des enceinte, mais de partout, de dans mon crâne. Je me balance, je bouge la tête dans tous les sens. La couleur de mon écran se place sur tout le reste de la pièce. La porte, les meubles, les murs, tout se teinte. A chaque coup d’œil que j'y jette, je vois des couleurs et des mouvements sur les création de ma chère et tendre. Je lui demande si tout est en noir et blanc, elle me dit que oui, l'air concentrée, je ris, heureuse d'être là.
La nouveauté : Je monte le son, la tête penchée entre les enceinte, je bouge, je danse, en restant assise. Mais quelque chose commence à me déranger, j'entends des nouveaux sons dans les musiques que je connais par coeur, ils sont beaux mais... ils vaguent. Et c'est à ce moment que je réalise la nausée qui me prends. J'ai pris plus de
champis que la dernière fois, plus que jamais. Je n'aurais pas du bouger la tête dans tous les sens. Je me recentre, les choses vibrent, ça n'aide pas la nausée, mais c'est beau. Je bois un peu d'eau et là, je ferme les yeux, fort...
Quelque chose de nouveau m'arrive. Je vois de la couleur. Ca parrait rien. Mais je n'ai jamais eu de mémoire visuel, jamais je n'ai réussi à visualiser quoi que ce soit dans ma tête, mise à part de vague forme grise. Là, il y avait de la couleur, très très vive, c'était du jamais vu (ou pas vu, enfin, vous comprenez). Ca ne prends pas beaucoup d'espace, comme des tâches sur une toile grise. Je me concentre sur les tâches, elles changent de formes, se dispersent, bougent, s'approche avant de s'échapper. Plus je me concentre, plus elle change. La couleur semble décortiquer la lumière, comme le fonctionnement d'un prisme. Plus je me concentre plus je cherche obsessionnellement à les étendre, les construire, les etirer. Mais quelque chose bloque. C'est une capacité cérébrale dont je n'ai ni le prérequis, ni l'habitude, mon cerveau à du mal à se laisser faire, il se défend en les envoyant hors de "la toile". Je persévère, m'amuse à truquer mon esprit, à jouer avec lui pour qu'il se laisse aller, je réfléchis plus normalement (sans capacité visuel) pour l'occuper afin qu'il arrête de se battre contre les tâches. Ca marche un peu.
Le problème : 22h30. Au loin de la musique qui semble venir de mon cerveau lui-même, j'entends les aboiements de mon chien. Ma compagne dessine, à fond dans ce qu'elle fait, ses formes sont de plus en plus belle, chargées. On met le comportement du chien sur le compte du camion poubelle. Mais dans la musique, je perçois quelque chose qui ne doit pas y être. Je réalise soudain, on sonne à la porte. Je
coupe la musique. Ma compagne descend, ma voisine essaye de dormir et effectivement, la musique est très très forte.
Un froid se met dans la pièce, je me sens mal, brusquée, je culpabilise, j'ai peur de faire le moindre bruit. Cassée dans mon délire, je prends mon casque, remet la musique tout aussi fort mais... sans gêner personne.
Continuer l'experience : J'ai du mal à m'y remettre, à visualiser de nouveau, je me laisse aller à la musique, réfléchis à toute vitesse, imagine ce que je ferrais d'une toute nouvelle capacité cérébrale, une toute nouvelle façons de penser, de me souvenir, d'associer des idées. Moi qui ne pense qu'en mot et concept, serais-je un jour capable de penser en image ? De me faire mes propres films ? Cet enthousiasme fait passer les mauvaise sensation de honte et de culpabilité (un peu disproportionnée) qu'à créée la visite de ma voisine (pas sa faute, bien sûr).
Pour finir de chasser tout mauvais sentiment, je prends du
poppers et là... quel pied. J'ai l'habitude de prendre du
poppers depuis des années, souvent quand je suis raide bourrée et que je veux sentir quelque chose sans boire davantage. J'ai toujours trouver le popper comme un petit accessoire de défonce agréable mais là... c'était différent. J'ai eu la sensation d'en prendre pour la première fois, je suis envahie d'une chaleur agréable, qui me caresse du cerveau jusqu'au bout des oreilles. Je me sens dans un nuage quelque seconde, je bloque sur l'ampoule qui éclaire le pièce, je prends une grosse, grosse taff de ma c-e. Oh que j'aime la
nicotine putain.
Et c'est repartie. Les couleurs sont difficiles à distinguer les unes des autres dans la pièce, je ferme les yeux et je vois de nouveau. C'est un peu différent, les tâches semblent se modéliser en forme, un peu comme un sculpte brouillon dans un logiciel de 3d. Les couleurs changent, mon cerveau continue de vouloir les chasser mais je commence à y voir des choses concrètes, des panorama de ville, des trains, mais rien que je ne parviens à contrôler.
La fin de l’expérience : Je stagne sur ma capacité de visualisation. Mon cerveau est comme un dogme gris opaque qui souhaite me protéger sous un ciel de couleur vive et en constant changement qui souhaite m'offrir sa vision. Il y a quelque trous qui se forment dans le dôme pour me faire voir des choses abstraite, mais mon cerveau commence à définitivement prendre le dessus, il n'en veut pas plus. Alors je lui accordes.
J'enlève mon casque, j'ouvre les yeux et je porte mon attention sur mon amour. Ses dessins sont superbes, les couleurs que j'y perçois dans les traits pourtant noir m'apaise, mon cerveau accepte un peu de jouer finalement. On rigole beaucoup ensemble, on regarde tout ce qu'elle a créée, se demandant si elle est défoncée. La réponse est claire : oui. On papote, on s'aime et c'est beau. Elle a des sensations désagréable sous la peau, mais elle est si belle sa peau, que tout finit par s'apaiser.
La fin du trip : 00h30. J'ai la dale. Mais genre, trooooop faim. Je commande à manger, ma compagne et moi se mettont sous la couette, je lance une série, je mange et j'apprécie simplement la couette sur moi.
J'aurais du prendre un trip killer, je n'ai pas été capable de m'endormir avant 5h, mais bon, rien n'était désagréable alors je préférais rester là, à réfléchir de tout et rien devant une série.
Conclusion : Très cool ! Je me dis que faire ça de temps en temps me permettras peut-être de réellement développer ne serait-ce qu'un pribe de capacité à visualiser des choses ! Ce serait troooop bien, une nouvelle façons de penser le monde !!!
Bref, je suis contente. Rien de bien méchant, même si le sentiment de honte a été lourd et violent (je pense que j'aurais pu partir en bad et pleurer pour un tout et un rien). Avec un
neuroleptique à mes côtés au cas où, je pense que je vais essayer d'aller encore plus loin dans les doses de
champis.
Pour l'instant : Un trip rigolo pour être giga heureuse et curieuse en faisant d'autre activité (ou pour une soirée avec des potes) je pense les fixer entre 3 et 4g. Et pour de nouvelles expériences, je vais monter, on verra bien où ça me mènera !
Prennez soin de vous !