




Dernière modification par hcilub (12 mars 2026 à 07:41)
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hcilub a écrit
Pointes au coeur, crise de tétanie(main qui se ferment toutes seules), hallucinations, paranoïa, psychose, déréalisation, anxiété..
C'est pourquoi, je n'ai jamais envisagé de sevrage de l'alcool autrement qu'hospitalisé + post cure indispensable pour moi (la quatrième tentative a été la bonne). Les précaution que prennent les personnes du corps médical est d'adjoindre pour les premiers jours une benzodiazépine pour éviter le délirium tremens (mon frère est mort après 3 jours de cet état) et/ou les crises d'épilepsie.
La benzodiazépine de prédilection pour le sevrage alcoolique est le Valium dont la demie vie est bien plus longue qu'avec le xanax (alprazolam) qui ne va te couvrir que quelques heures.
Le souci est que les benzodiazépines aussi présentent un risque de crises qui peuvent être mortelles en cas de sevrage à sec (on me l'a imposé sur 300 mg de tranxène 50) et si je n'en suis pas mort, j'en ai chié gravement pendant 15 mois environ. Le cauchemar de ma vie qui m'a appris à vivre en en profitant plutôt qu'en restant esclave des enchainements de produits (Codéine, alcool, cannabis, héroïne, cocaïne). J'avais 30 ans au moment de la reprise en mains de ma vie et de sortir de l'état de victime pour passer à l'état d'acteur.
Depuis ces années-là, j'ai pu vivre 4 décennies en choisissant mes sorties sans en être esclave. C'est grâce à la découverte de la rdr et surtout des échanges entre usagers que j'ai pu mettre les amortisseurs nécessaires à une vie un peu/beaucoup dissolue.
Mon témoignage n'a pas valeur de vérité autre que pour moi-même. J'ai aidé des potes à diminuer leur consommation d'alcool avant d'avoir atteint le cas de délirium tremens en cas de privation mais qui s'enquillaient des quantités assez considérables et qui calmaient leur besoin vital avec un simple joint de weed. Enfin, plusieurs joints est plus juste ....
L'essentiel du processus est de ne pas être pressé. Se débarrasser de la négativité de ces dépendances ne peut se faire qu'avec douceur envers soi-même, en douceur aussi dans la diminution des dosages, tant pour l'alcool (là, c'est dur) que pour les benzodiazépines.
Les craintes théoriques décrites dans les manuels de médecine sortent d'un processus scientifique qui ne prends pas en compte la connaissance expérientielle de la consommation de ces drogues, ni des chausses trappes que les usagers ont fini par découvrir par eux-mêmes.
Gardes le moral, tu as le droit de te penser être une personne bien !
Amicalement
Fil
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filousky a écrit
Les deux molécules (benzodiazépine et alcool) sont les seules qui peuvent causer la mort lors du sevrage. Ton titre est aussi pertinent car il existe aujourd'hui pas mal de produits légaux et illégaux pouvant aider sans passer par les vieilles recettes de nos aïeux que sont l'alcool et les downers.
Effectivement, j'ai voulu faire un sevrage dur à un certain moment parce que j'étais à environ 15mg+ de Xanax, je me réveillais chez des inconnus, je n'avais plus conscience de moi-même etc.. Grosse erreur, j'ai pas dormi pendant 6 jours avec une crise de convulsion à la fin. Heureusement que je suis allé à l'hôpital juste avant et que j'ai perdu conscience dans la salle d'attente des urgences. Je suis désolé pour ton frère d'ailleurs.
Je suis assez curieux des nouvelles méthodes parce que passer par du Valium, je n'ai pas très envie puisque je perds le côté coup de fouet/AD que donne la demi-vie courte du xan.
Pour l'hospitalisation, je voulais demander à mon psychiatre; mais comme c'est une association je n'ai droit qu'à un rendez-vous par mois et il vient d'annuler mon rendez-vous d'aujourd'hui car surbooké(il m'a juste donné ma prescription) et j'aurai peut-être un autre rdv dans 1 mois donc ça va être long. Ah et ma médecin généraliste qui me suivait depuis quelques années est partie du quartier donc bon.
On m'avait parlé à un certain moment de microdosage de Psilocybine/LSD mais je manque d'infos à ce sujet et je ne sais pas si c'est pertinent non plus par rapport à mon cas donc je veux bien en savoir plus !
flousky a écrit
Depuis ces années-là, j'ai pu vivre 4 décennies en choisissant mes sorties sans en être esclave. C'est grâce à la découverte de la rdr et surtout des échanges entre usagers que j'ai pu mettre les amortisseurs nécessaires à une vie un peu/beaucoup dissolue.
J'avoue que c'est difficile pour moi de dire non, et j'essaye de travailler sur moi pour ne pas replonger. Mais vu ce que tu m'as dit, je vais essayer d'avoir un généraliste pour discuter de ça avec lui, ce sera plus prudent je pense. En tout cas ton expérience est très encourageante ! Dès fois j'ai vraiment l'impression que c'est impossible de s'en sortir
filousky a écrit
L'essentiel du processus est de ne pas être pressé. Se débarrasser de la négativité de ces dépendances ne peut se faire qu'avec douceur envers soi-même, en douceur aussi dans la diminution des dosages, tant pour l'alcool (là, c'est dur) que pour les benzodiazépines.
C'est intéressant comme point de vue parce que je veux à tout prix arrêter au plus vite et c'est peut-être cette forme d'impatience qui fait que mes sevrages n'ont jamais tenu sur la durée. J'ai aucune pitié à m'imposer des sevrages brutaux ou des descentes de paliers trop rapides. La clef est peut-être dans la longévité. On verra bien, mais je pense que ce genre de méthode mon conviendra mieux. Mais l'association des deux me démolit doucement et c'est dur
Merci pour ton témoignage avisé et plein de bienveillance, je sais pas si je suis une bonne personne mais j'essaye d'en être une en tous cas
Dernière modification par hcilub (Hier à 22:44)
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