Je t'avais longuement répondu hier, et j'ai fait une fausse manip' qui a effacé mon message...

J'adooooore quand ce truc à la con se produit...

Je me posais la question, avant même de tenter de t'aider quant à l'aménagement de ton intérieur, aux raisons qui font que tu en es arrivée là.
Que se passe t-il avec ton
TSO, la
Méthadone donc, pour que tu te retrouves dans cet état? (D'ailleurs, sans aucune indiscrétion malsaine, comment te sens-tu pour sentir que "ton physique lâche"?)
Est-ce une épuisement permanent, des somnolences très fortes, des "piquage de nez" intempestifs, ce qui pourrait faire penser à un surdosage.
Mais paradoxalement, il ne faut surtout pas oublier que le cas inverse, à savoir un dosage insuffisant, peut mettre dans un état extrêmement désagréable, et nous faire nous sentir dans l'incapacité de faire quoi que ce soit.
Je suis moi-même sous
Méthadone depuis 2 ans, suite à une très longue et très forte addiction au
Tramadol, que j'étais arrivée à consommer de façon franchement dangeureuse (environ 1gramme 200 voire 1gramme 300/jour, en mélangeant LI et LP, et anxiolytiques à doses de cheval également.
Sous
Méthadone, je me suis stabilisée à 140mg/jour, ce qui est une dose très confortable pour moi.
En revanche, j'ai un souvenir cuisant de l'induction.

(En même temps, il était impossible de ne pas en passer par là...)
L'addictologue du
CSAPA a démarré l'induction à 50mg, en se basant sur mon poids.
Évidemment, avec le sirop, que je brûlait super vite contrairement à la forme gélule (je bénis la forme gélule d'ailleurs!

)
L'équipe du
CSAPA est juste géniale, j'ai été crue sur parole, tout du long de mon induction.
Les augmentations étaient faites systématiquement.
Mais je me rappelle, surtout avant d'atteindre les 100mg, en sirop, l'horreur du réveil en manque, de façon systématique. (J'en étais angoissée de m'endormir le soir...)
Malgré une prise en deux fois (une au réveil, et la suivante dans l'après-midi), je métabolisais trop vite le sirop, et dès la fin de journée, je me sentais mal, le moral dégringolait, et malgré mon dynamisme, presque extrême habituel, je ne me sentais plus bonne à rien. Sans forces. L'esprit embrumé, ralenti, une angoisse diffuse.
Sans parler du matin, j'arrivais à peine à me traînerjusqu'àla salle de bain (mais vraiment, juste me rendre de mon lit jusqu'à la salle de bain qui se trouve juste à côté de ma chambre), pour mettre mes lentilles (je mettais 3 plombes à les mettre alors que j'en porte depuis 20 ans et que le geste est habituellement automatique...

), mettre une pince dans mes cheveux (j'ai une crinière de poney hyper épaisse qui m'arrive aux fesses, et si je ne mets pas au moins une pince, je les ai perpétuellement dans la tronche...)
Alors qu'en temps normal, je prends le temps de d'ouvrir soigneusement mon lit pour l'aérer (je suis ultra maniaque), je prends le temps de me coiffer, de faire un bain de bouche, et de passer une de mes tenues d'intérieur, je ne reste JAMAIS en pyjama une fois levée, je prenais aussi le temps de me passer le visage à l'eau micellaire, des lingettes bébé un peu partout sur le corps (alors que je me douche déjà 2 fois/jour mdrrr:witch: )et parfois même un léger coup de mascara (oui, je suis une obsédée du perfectionnisme, c'est pathologique, et j'en ai conscience.)
Ensuite, à moitié echevelée,en pyjama et gros gilet, je me ruais sur mon sirop, puis je restais statique, sans bouger sur mon canapé (j'en étais proprement incapable), en attendant que la molécule agisse. Donc entre 50mn et 1 heure.
Je n'oublierai JAMAIS ces moments.
Mon dieu, si tu savais les souvenirs qui me restent...

Une horreur, au sens propre du terme.
Absolument plus rien à voir avec aujourd'hui, je bénis ma
Méthadone, qui potentialise tous mes autres traitements, et avec le dosage de 140mg, je suis même parvenue à me faire un petit rab de 2 jours pour le moment, je coppte poursuivre mes reserves, cela me rassure+++, en retirant 10 à 20mg pendant quelques jours, sans ressentir le moindre changement.
Tout ce racontage de life, je m'en excuse d'ailleurs, pour te dire que si ton dosage n'est pas adapté, dans un sens comme dans l'autre, les choses peuvent effectivement devenir fort compliquées...
Es-tu bien suivie? Addictologue, médecin généraliste, psy, avec qui tu peux faire le point à chaque renouvellement d'ordonnance?
(Tu as une délivrance sur combien de temps? On m'a directement autorisé une délivrance pour 1 mois, mais parfois, je sais que cela peut être une délivrance sur 1 semaine, 2 semaines...)
As-tu parlé de ce qui se passe au professionnel de santé qui te suit?
Je suis navrée de te poser toutes ces questions personnelles, c'est simplement pour tenter de comprendre ce qui se passe, et tenter de t'aider le mieux possible...
Je me dis que si tu en es à prévoir une installation car tu ne te sens plus de monter les escaliers, c'est que quelque-chose cloche très sérieusement...

Je t'envoie une tonne de courage Ivania.

À très vite je l'espère, et surtout, n'hésites pas.:coeur:Myna
Dernière modification par Mynight (Hier à 17:53)