[ Arrêt & Sevrage ]
Benzos, mon amour (toxique)

#1 
Benzotrip homme
Psychoexplorateur France
29 juillet 2025 à 23:00
Bonjour,
Voici mon premier poste sur ce forum, je tenais donc à vous partager mon experience et la raison de ma venue.
J'ai classé le poste en benzos car c'est le sujet principal mais pas le seul.
Tout commence il y a un peu plus de deux ans, hospitalisé pour un accident, je découvre le merveilleux monde des substances psychotropes (Tramadol et Morphine notamment). J'ai énormément souffert et c'était donc un échappatoire à une douleur physique et à une opération traumatique . Ma prise s'est prolongée sur 8 mois contre celle-ci.

Étant mineur à l'époque, je réintègre mon lycée ou tout se déroule bien mais des évènements étranges apparaissent : tachycardie, stress extrême, insomnies...
Je décide alors de ne pas en parler et j'attribue ces symptômes à une fatigue poussée, étant accro au travail. Je me met à consommer du Toplexil (Oxomémazine) pour le sommeil (1/2 bouteille/soir) me transformant en zombie mais faisant passer mes journées comme sur un doux nuage, une de mes molécules toujours préférées.

Les choses ne s'arrangent pas et je commence à faire de la dépersonnalisation et des crises de paniques poussées avec l'impression de perdre mon contrôle. Je ne peux m'empêcher "d'overthink" à tout.

Je demande donc a voir un psychiatre, le premier étant inefficace mais le deuxième me permettant d'avancer, c'est à ce moment que je le supplie de m'octroyer quelque chose pour faire cesser mon mal être : les benzos.

D'abord le valium dont j'ai énormément abusé : plus de 120mg/12h dès les premières semaines, mi-boosté, mi zombie, mi agressif et sans filtre. Après que mon administration me soupçonne de prendre de la cc ou autre ?, je passe au tranxène qui lui aussi me perche sur un nuage parfait avec un sommeil magnifique (j'ai abusé aussi, 100mg/j tous les j) . J'ai ensuite enchainé avec le temesta me transformant en véritable mort vivant sans compter les zolpidems volés à mes grands parents.
Concernant le suivi de ma scolarité avec des résultats solides, je n'hesitais pas à consommer des quantités de ritaline énormes pour un novice (sniff ou LP).

Me restant des tramadol, je n'ai pas hésité à mélanger 300mg de tramadol LP, 200mg de Tramadol normal, 100mg de tranxène et une bouteille de rouge au coin d'un feu avec un bon apéro en me disant qu'il ne serait pas si grave si j'en finissait tranquillement mais le but premier était une défonce douce.
Sans compter les différents anti dépresseurs.

Pourtant je vis objectivement bien, j'ai des amis... c'est une pure sensation psychique inexplicable.

Aujourd'hui je vais mieux mais je suis toujours addict au benzos alors que les autres drogues "douces" ne m'ont jamais passionnées. Mon exemple est celui d'une pente glissante facile à emprunter et souvent banalisée. 
   
Aujourd'hui, je cherche toujours à sortir du brouillard mental et de cette tentation incessante, j'ai pensé à la cc avant de me raisonner sur le coût financier et physique immense. Je me demande donc si une drogue plus douce pour la santé mais récréative comme le LSD ou le Mandrax (plus fabriqué) ne seraient pas des alternatives temporaires intéréssantes.

Merci d'avoir pris le temps de me lire et j'espère pouvoir aider les gens dans la même situation sur ce forum.

Psychedelic experience is only a glimpse of a larger reality. But a glimpse that can be useful - Aldous Huxley ; The Doors of Perception, 1954

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#2 
krakra homme
Psycho junior France
30 juillet 2025 à 00:46
Salut, les benzodiazépines ne diminue pas tes capacités de mémoires ?
Tu cherche une béquille chimique mais le LSD est plutôt d'un usage ponctuel après il peut parfois aider dans la dépression ou les blocages psychologique
Le seul truc que je peux te prescrire c'est du sport, de la valériane. Du houblon et éventuellement de la camomille
Bon courage ?

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#3 
Benzotrip homme
Psychoexplorateur France
30 juillet 2025 à 01:14

krakra a écrit

Salut, les benzodiazépines ne diminue pas tes capacités de mémoires ?
Tu cherche une béquille chimique mais le LSD est plutôt d'un usage ponctuel après il peut parfois aider dans la dépression ou les blocages psychologique
Le seul truc que je peux te prescrire c'est du sport, de la valériane. Du houblon et éventuellement de la camomille
Bon courage ?

Si, ça a largement diminué mes capacités de mémoire et de réflexion ; ayant largement baissé les prises et sortant la tête de l'eau, ça reviens bien.

Je ne cherche pas de béquille de tous les jours mais du ponctuel, le LSD me paraît pas mal justement car il n'est pas toxique, le potentiel addictif est faible et l'experience ponctuelle est incroyable.
Pour le reste, l'anxiété n'est plus présente, il résulte simplement l'envie de reconsommer, c'est un plaisir diffus mais tellement agréable.

Sinon je fais du sport, je sors..., le but n'étais pas tellement de me plaindre de mon cas mais je sais que voir que d'autres personnes décrivaient les mêmes choses que moi sur le forum à l'époque m'a aidé à en sortir.

Si je peux donc aider d'autres personnes via mon témoignage, c'est ma moindre contribution.


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#4 
Benzotrip homme
Psychoexplorateur France
28 décembre 2025 à 23:25

krakra a écrit

Salut, les benzodiazépines ne diminue pas tes capacités de mémoires ?
Tu cherche une béquille chimique mais le LSD est plutôt d'un usage ponctuel après il peut parfois aider dans la dépression ou les blocages psychologique
Le seul truc que je peux te prescrire c'est du sport, de la valériane. Du houblon et éventuellement de la camomille
Bon courage ?

Je reviens sur ce forum 6 mois après en regardant mes anciens messages et en effet aujourd’hui ça va qq mm bcp mieux : plus d’AD, plus de benzos tt les j, bcp moins de « bêtises »…. J’ai continué à explorer le monde des psychoactifs mais de façon bcp plus saine je dirais.

Ironiquement, c’est la MDMA qui m’a permis de réduire les benzos et de lever des blocages psy. Bien sûr je n’en consomme pas de façon excessive bien que j’ai un peu forcé au début, j’espace maintenant mes prises de 6 semaines minimum.

Mais le sport et la camomille ont aussi bcp aidé, merci pour la prescription wink


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#5 
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Myozotis femme
☆ PsyKoz ☆
29 décembre 2025 à 11:37

Benzotrip a écrit

reviens sur ce forum 6 mois après en regardant mes anciens messages et en effet aujourd’hui ça va qq mm bcp mieux : plus d’AD, plus de benzos tt les

BRAVO!!!

Je suis actuellement en sevrage de valium, j'ai une belle dose de zoloft aussi mais au vu de mon parcours c'est un détail et il n'y a aucune urgence pour un arrêt. Les benzos par contre... Il faut savoir que j'en ai consommé pendant 12 ans.. on parle d'une grosse addiction.

Comment s'est passé ton sevrage du coup ?  Est ce que ça a été douloureux ?  Merci pour ton témoignage en tout cas.

Dernière modification par Myozotis (29 décembre 2025 à 11:38)


.....Rire De Rue.....que dans la Rue, hein! Je n'accepte plus les MPs wink.

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#6 
Benzotrip homme
Psychoexplorateur France
29 décembre 2025 à 14:57
Salut Myozotis,
Heureux de te relire dans des conv en commun.

Pour te donner une idée plus concise de ma conso voici les dosages approximatifs que je prenais pendant 2ans :

120mg/j de Valium
Entre 50mg et le 100mg de Tranxene le soir
2 à 5 nuctalon (2mg/c) (estazolam) si je n’avais pas de Tranxene ou en poly consommation (40mg Tranxene/2 Nuctalon par exemple)

L’augmentation de la dose recommandée à la dose d’automédication s’est faite sur ~ 3 semaines

À noter : j’ai eu une période d’usage compulsif de Xan (jusqu’à 15x0,5mg/j) puis 1x 30 comprimés d’un coup (pour casser une crise de panique + DR en automédication)

ATTENTION : Je tiens à dire aux nouveaux arrivants que ces dosages sont « extrêmes » et quelqu’un de naïf aux benzos pourrait mourrir d’un tel dosage ; notamment en poly consommation

RÉSULTAT EN SEUVRAGE :

Je suis allé voir une addicto reconnue dans son milieu, elle m’a conseillé de baisser progressivement mais vu mes dosages tjrs en poly-conso (Xan/Val/Tranx)

Les premières semaines le manque était très dur : sueurs, perte d’appétit, brouillard mental et surtout des sortes de « spasmes » : je me réveillait à 2h du mat sans raison, je me grillais une clope et j’avais des frissons chelous qui me faisaient carrément serrer les poings ou « me tordre »

J’ai décidé d’abandonner le Xan sans consulter de médecin car RDV trop espacés et de « compenser » en équivalent Valium tout en suivant la baisse indiquée ce qui a progressivement atténué les symptômes - le Xan provoquant un « rush » même léger face aux opiacés… mais surtout un crash.

J’ai ensuite baissé sur 3 mois surtout en fonction de mon mood ; ayant une réserve chez moi, je pouvais me le permettre.
Seule chose à garder en tête : ne pas faire trop baisser la concentration sanguine de benzo pour éviter un accident mortel de sevrage.

Ex : j’étais dans ma semaine à 40mg/j, le lendemain bonne journée avec sortie… je passe à 15/20mg et ça suffit - un autre j j’accumule des problèmes ou je suis en manque physique je prends 60mg (équivalant Valium)

Aujourd’hui, je suis à 3 mois et 2 semaines après ma première consultation, les recommandations sont de 15mg/j (Valium en 3 prises)
J’essaye de m’en passer au maximum sans tomber dans la crise de manque.
J’ai passé 2j en prenant seulement 1 Tranxene 10 car paisible et demie vie longue (7,5mg eq Val/ 2j = 3,25mg/j)

Puis j’ai enchaîné une semaine de grosse pression (famille, boulot, changement d’appart…) : j’ai fini par craquer et prendre 80mg de Tranxene, 30mg de Valium et 4 Nuctalon pour dormir.

En bref : le sevrage de benzo c’est très compliqué (aussi addictif que l’héroïne à long terme) et potentiellement mortel sur un arrêt brutal.
Faut avoir une grosse détermination et accepter de souffrir un peu ; ce n’est pas un manque psychologique uniquement mais physique fort aussi.

En « Tips » j’ai décidé de recraquer que le soir comme ça je fini par m’endormir et j’ai plus l’effet agréable de la journée lisse qui passe vite et où rien ne me touche.

De plus j’ai re craqué 3x en 3 mois seulement tout en restant sous la dose prescrite par le médecin une bonne partie du sevrage.

Aujourd’hui, je me sent bcp plus « libre » ; je ne suis pas à un 0 plat mais si je décide de ne pas prendre un jour, je ne m’expose plus à un risque mortel ni à un manque important ; si j’ai un j compliqué j’ai ça en pilier.

Désolé pour ce pavé, seulement j’essaye de décrire un max de choses de façon précises pour que ça soit utile aux visiteurs dans le même cas.

Et toi alors ? Comment se passe ton sevrage ? Comment t’en sors tu ?

Ton expérience personnelle m’intéresserais aussi.

En tout cas, bravo à toi de réduire et take care

drogue-peace

Dernière modification par Benzotrip (29 décembre 2025 à 15:00)

Reputation de ce post
 
C'est très complet! Merci beaucoup. Myoz
 
Waouh, j'admire la rigueur appliquée dans la démarche. Caveman

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#7 
Benzotrip homme
Psychoexplorateur France
18 avril 2026 à 13:13
Salut à tous,

De retour, 9 mois après le post initial et 4 mois après mon dernier post
Je donne des nouvelles de ce sevrage en espérant que ça puisse en aider d'autres.
Je suis actuellement toujours à 15mg de Valium/j et impossible de baisser en dessous.

Déjà, depuis que je ne peux plus jouer sur les dosages et les prods en automédication c'est devenu un enfer ; je m'explique.

Comme j'en parlais dans mon précédent message, les jours où j'allais bien je pouvais réduire au strict minimum et le jours de manque ++ compenser avec mes "réserves" à présent épuisées. J'ai exactement le nombre de Valium pour mon mois pas un de plus, ça veut dire que si je décide d'en prendre 1 de plus je m'endette sur mon mois restant.
Un de moins, c'est presque in envisageable dans ma vie actuelle instable.

Le deuxième point c'est la fin de la poly-consommation de benzo (Xan/Val/Tranxène).
Je pouvais me permettre en cas d'anxiété forte de pop un Xan, ça cassait ma crise sur le moment, je pouvais entreprendre ce que je voulais et on en parlait plus.
Les jours de mieux, on remplace les 3 prises quotidiennes de Valium par 15/20mg de Tranxène le matin et ça passe tout seul = plus d'angoisse de devoir avoir du Valium en permanence et effet plus "doux".
Jongler sur plusieurs molécules en fonction de mes besoins c'est médicalement inacceptable pour les médecins mais c'est comme ça que j'ai réussi à baisser encore et encore jusqu'a ce fameux pallier des 15mg/j.

Concernant le manque : Il est assez terrible, j'ai des sautes d'humeur, des crises de manque (pas vraiment d'angoisse) - juste j'ai une terrible envie de re consommer, de la perte d'appétit, des nuits pourries et surtout le pire : l'impact sur la vie sociale.
Impossible de faire des choix même dérisoires, anxiété sociale alors que j'étais quelqu'un d'hyper sociable, douleurs "neuropatiques", sautes d'humeur (même maîtrisées) : tu rigoles puis 15min plus tard tête d'enterrement - ça ne donne pas envie de me présenter, de me proposer des trucs... et quelque part je le comprends.
Et en plus j'ai gagné la mention honorable de "patient atteint de syndrome de sevrage aux benzodiazépines" - pour ceux qui aime la lecture, l'article Wiki est complet, c'est que du bonheur lol (heureusement j'ai pas tout les symptômes).

Ce qui est assez terrible c'est que j'étais quelqu'un d'hyper fédérateur et actif : les soirées c'était toujours chez moi, je faisais se rencontrer mes différents groupes d'amis, je planifiait souvent des trucs et que en 6 mois j'ai l'impression d'avoir été purement et simplement effacé. Je suis très isolé parce que je me suis mis en retrait, étant quelqu'un d'assez ouvert j'ai pas hésité à divulguer le problème et dans la tête des gens addiction = personne problématique. Vous ajoutez à ça une soirée ou 2 ou j'ai cons (avec d'autres potes) et ça s'est su = X à sombré dans l'addiction.
La seule chose dans laquelle j'ai sombré c'est l'isolement justement à cause de ce genre de réactions. Bref mélange amer de culpabilité et de rancoeur (mais surtout de culpabilité).
Je repense aussi souvent à des "potes" que j'ai recroisé récemment et qui m'ont sorti : "pendant 6 mois t'étais complètement défoncé sans t'en rendre compte - on s'est bien marré, tu faisais de la d" - Merci les fréquentations...personne aurait pu m'en parler sérieusement ?
Puis il y a le travail, je trouve une job de merde (pas qualif) puis je démissionne, puis je regrette, je recherche puis finalement j'annule ma requête - je ne suis simplement pas stable. Je m'en rends compte, je fais des efforts jusqu'au bout dans la recherche (je suis quand même allé travailler (et j'ai bien fait mon job), passer des entretiens...) mais je suis incapable de retrouver une stabilité.

Aujourd'hui, je juge que l'impact de l'arrêt des benzos sur ma vie est plus néfaste que leur consommation excessives = ça m'obsède, ça m'isole, ça joue sur ma santé mentale en affectant mes proches, je n'ai plus de motivation. Cela m'épuise et me désole.
La solution des médecins : les AD... why not mais vu la liste des effets secondaires indésirables (effet paradoxal avec risque de sucide chez les jeunes, effets sur l'alimentation et les troubles sexuels...ça ne m'enchante pas).
Sérieusement qui rêve d'avoir des troubles de l'éjaculation à 18/19 piges quand l'été approche ? Certes si je suis en état dépressif on s'en fout mais je garde espoir d'avoir un été normal et surtout si je me remet au benzos je reviens à un état "normal".
Je parle pas de 120mg de Valium/j - je parle de je prends ce dont j'ai besoin, les jours où j'ai besoin. Si ça doit être 1 seul Valium parfait e si ça doit être 5 Xan tant pis - j'ai une vie et j'arrête de compter mes cachets.
J'avais du échanger autour de ça dans d'autres topics mais je me trouve très hypocrite : je me dis "où est l'urgence ?" ; "un sevrage réussi est très progressif"... Je me suis créé une situation de nasse où je me suis imposé mon sevrage comme une urgence et je n'y trouve même plus de sens.

Au final, j'ai l'impression que les benzos me permettaient de passer sur une anxiété lié à des facteurs sur lesquels je ne peux de toute façon pas jouer donc de faire ma vie comme si ça n'existait pas et avancer même si il y avait des dérives.
Protéger mon égo, me lancer dans des projets créatifs, créer de nouvelles relations...
Là je ne pourrais même pas tirer la cloche "je suis sobre" (qui est juste symbolique), je me suis compliqué la vie et les médecins veulent m'empiler une nouvelle couche de médocs à 18 piges yay !
Je pense donc juste abandonner l'idée, continuer tant que je suis mal voire trouver en moyen de ré-augmenter les doses et je pense que quand le cadre s'y prêteras, on baissera... et ça se fera tout seul.

Dernière modification par Benzotrip (18 avril 2026 à 13:17)


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#8 
Jessiemabrune femme
Nouveau membre French Polynesia
18 avril 2026 à 20:13
Salut Benzotrip salut,

Merci pour la précision de ton post et pour ta transparence.
Je ne connais pas trop les benzos donc je ne m'avancerai pas à avoir un avis là dessus, mais il y a un truc qui m'a fait tiquer en te lisant :

Je repense aussi souvent à des "potes" que j'ai recroisé récemment et qui m'ont sorti : "pendant 6 mois t'étais complètement défoncé sans t'en rendre compte - on s'est bien marré, tu faisais de la d" - Merci les fréquentations...personne aurait pu m'en parler sérieusement ?

Euh... Là, personnellement je l'aurai très très mal pris. D'où un pote voit que je suis def' pendant plusieurs mois, pense que je fait de la m*,et ne vient pas m'en parler ?
Je ne dis pas qu'il aurait forcément raison, mais s'il voit un truc qu'il trouve inquiétant chez moi, il est censé venir me le dire. Pas se marrer sans m'en parler.
C'est mon point de vue.
J'ai peut-être une définition trop stricte de ce qu'est un pote.

Jongler sur plusieurs molécules en fonction de mes besoins c'est médicalement inacceptable pour les médecins mais c'est comme ça que j'ai réussi à baisser encore et encore jusqu'a ce fameux pallier des 15mg/j.

Alors là, chapeau !
Je suppose que les médecins jugent ce jonglage inacceptable car ça brouille l'évaluation qu'ils font des effets ? Ou c'est pour une autre raison ?
Désolée si c'est une question naïve, mais les benzos avec un suivit médical c'est totalement hors de mon champ d'expérience et j'ai du mal à comprendre le raisonnement des médecins, là.

Prends soin de toi.


Respecter quelqu'un, c'est l'accepter comme il est. Pas comme tu voudrais qu'il soit.

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#9 
Benzotrip homme
Psychoexplorateur France
18 avril 2026 à 21:32
Salut Jessie,

Jessiemabrune a écrit

Euh... Là, personnellement je l'aurai très très mal pris. D'où un pote voit que je suis def' pendant plusieurs mois, pense que je fait de la m*,et ne vient pas m'en parler ? Je ne dis pas qu'il aurait forcément raison, mais s'il voit un truc qu'il trouve inquiétant chez moi, il est censé venir me le dire. Pas se marrer sans m'en parler. C'est mon point de vue. J'ai peut-être une définition trop stricte de ce qu'est un pote.

Oui, je le prends mal, je ne me suis pas énervé parce que ça contribuerais à m'isoler encore plus, j'ai juste fait la réflexion mais comme j'étais au lycée et que je faisais de la D sous traitement ça amusait la galerie donc on se foutait de ma gueule mais aucun pote ne m'a vraiment dit qu'il y avait un problème ou m'a pris a part pour m'en parler.
A la limite c'était des "t'es vrmt def" avec des rires. Sur le coup oui j'étais des + euphorique à cause des benzos mais avec le recul je suis juste passé pour un bouffon pendant 1 an...bref.

Niveau médecins ils suivent le protocole officiel : benzo à demie vie longue et stabilisation puis baisse progressive - tout petit à petit... ça prends des mois de sevrage même pour des gens qui ont consommés que 2/3 mois.
Après, je pense qu'il y a une logique de clarification et d'économies mon addicto m'a dit mot pour mot : " On a nettoyé l'ordonnance, c'était le but" alors que mon but perso c'est de ne plus pâtir d'une substance - prendre en récréatif oui mais les benzos c'est plus la prison que la fête pour moi.
Puis si on te prescrit plusieurs boites t'as plus de comprimés = plus de disponibilité de rechute. Si t'as 3 valium/j pendant 1 mois ça fait 90 valium = pile 3 boites.

J'espère avoir répondu a tes questions.

Take Care drogue-peace


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#10 
silae homme
Adhérent PsychoACTIF France
18 avril 2026 à 22:38
Bonsoir Benzotrip,
J'ai consommé quelques benzo dans ma vie, notamment pour gérer des descentes ou pour dormir mais je n'en ai jamais pris régulièrement et je n'ai jamais été dépendant.

Cependant, je sais que c'est une molécule extrêmement addictive qui, une fois la dépendance installée, peut conduire à un syndrome de sevrage parmi les plus violents qui soit ainsi qu'à un rebond massif des symptômes qu'elle aidait à soulager.

Ainsi, je m'en suis toujours fortement méfié. Mais comme il s'agit d'un médicament massivement prescrit, on peut facilement imaginer que ce n'est pas très dangereux et que c'est même très utile en santé publique.

Je pense pour ma part qu'il s'agit d'une drogue bien plus dangereuse que de nombreuses produits illégaux (dépendance extrême, tolérance qui monte ultra vite, effets secondaires, etc).

Les benzo, ça me met la pensée dans de la gélatine et le lendemain, je me sens encore englué, même avec des demi vie courtes. Autre effet que je déteste, l'angoisse qui rebondit. Quelle intérêt de prendre ce produit si tout ce qu'il contient, je me le reprends dans la gueule puissance 1000 dès que j'arrête ? Ainsi, je considère que ça ne soigne rien, ça masque, mon cerveau risque donc d'être de moins en moins capable de gérer ses angoisses puisque je les masque artificiellement, donc bonjour quand je vais arrêter si je fais ça sur une longue durée...

Les benzo peuvent aussi m'aider à dormir la nuit, ça marche nickel, mais le matin, je me réveille comme si j'avais fait une nuit blanche et je suis cassé toute la journée, aucun intérêt du coup, à part faire disparaître le temps.

Bref, j'ai définitivement mis un trait sur ce produit que je n'aime pas du tout. Il est ultra addictif (on parle de sevrages qui durent des années), il ne fait que masquer des symptômes qui rebondissent violemment dès qu'on arrête d'en prendre, ce qui pousse à ne jamais arrêter et à augmenter sans cesse les dosages à cause de la tolérance, quelle horreur !

Et je dis ça en étant un consommateur (plus ou moins) occasionnel de crack, d'héro, de et de MDMA. J'ai aussi de gros rebonds dépressifs 2 jours après une prise d'héro par exemple (produit qui supprime totalement ma déprime) mais au moins, j'ai apprécié l'effet du produit quand il était là. Avec les benzo, je n'apprécie pas l'effet, et en plus, je me tape un gros rebond d'angoisses derrière, bref.

Par rapport à la problématique que tu évoques, si tu es stabilisé à 15mg de Valium (benzo à demi vie longue donc mieux que les benzo à demi vie courte pour le sevrage mais tu le sais déjà), je te conseillerais d'en rester là pour le moment. Si tu baisses un produit, il faut du temps pour que le cerveau s'habitue et apprenne à fonctionner avec ce nouvel équilibre chimique. C'est donc normal, je dirais, de faire des stop and go. A chaque nouvelle baisse, il faut que le cerveau retrouve un nouvel équilibre, et c'est long, d'autant plus avec les benzo qui arrochent vraiment durement.

Tant que tu ne retrouves un équilibre nerveux, je comprends que ce soit difficile de maintenir des relations sociales ou d'en développer de nouvelles, je parle en connaissance de cause... Je ne vais pas avoir envie de sortir de chez moi quand je suis pas bien, et je me rends bien compte que si je suis tendu, je vais pas être avenant, "attirant" pour les autres, et ils vont se détourner de moi.

Donc tu peux peut-être te dire que tu es au milieu du gué, en plein milieu d'un processus en train de se faire, et que c'est normal que des choses de la vie soient difficiles à gérer. On ne peut être stable lorsqu'on est en mouvement (dirait M. Lapalisse), et en même temps, à certains moments dans la vie, il faut bouger, sinon on risque de finir très insatisfait ou même aigri à avoir fait du surplace.

Tu es encore jeune et je peux te dire que j'étais vraiment très instable (et malheureux) à 20 ans, et je n'imaginais pas du tout atteignable l'état psychique où je suis aujourd'hui 20 ans plus tard, même si j'ai toujours des fragilités.

Le cerveau intègre des expériences, il est fait pour ça, donc plus le temps passe, plus on est en terrain connu, et donc beaucoup de choses peuvent s'apaiser.

Bref, ne te flagelle pas et ne t'impose pas un rythme de baisse de benzo trop sévère. Je te dirais de trouver la dose minimale qui te va aujourd'hui et de regarder le chemin parcouru pour être fier de ce que tu as déjà accompli. Il ne faut pas regarder l'objectif final qui est trop loin mais l'étape d'après, puis celle d'après, quelle est cette prochaine étape pour toi à ce sujet ou dans ta vie en général ?

Et bien sûr, surtout dans les périodes difficiles, il est important de préserver les choses qui nous font du bien, que malgré les souffrances, on garde de petits espaces que l'on kiffe, on l'on est bienveillant et compréhensif avec nous-même, comme un parent avec un petit enfant en détresse. Cet enfant / notre fragilité, il/elle sera toujours en nous, et je pense qu'il est important de l'accepter et de lui parler avec tendresse, pas comme un parent tyrannique et impitoyable car ça n'apporte que plus de blessures et de malheur.

Regarder et préserver ce qui nous fait kiffer, ça permet aussi de ne pas toujours penser à ce qui ne va pas, et c'est vraiment une respiration de pouvoir s'évader d'une situation difficile qui met du temps à se résoudre.

En tout cas, force à toi, la vie est faite de pleins de périodes différentes, plus ou moins faciles, mais on évolue constamment, on ne reste pas le même toute sa vie, et heureusement.

Dernière modification par silae (18 avril 2026 à 22:48)

Reputation de ce post
 
Tellement bienveillant

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#11 
Benzotrip homme
Psychoexplorateur France
23 avril 2026 à 20:34
Salut Silae,
Je suis désolé de ne pas avoir pris le temps de répondre à ton message extrêmement bienveillant et touchant avant.
Je te remercie d'avoir pris le temps de mettre des mots très juste sur ce que c'était et pour ton soutien.
Finalement, j'ai tenu, je n'ai pas re-craqué mais je sens la mauvaise pente, la sale voix qui le dit que finalement j'ai baissé sur le papier mais à quel prix ?
Les manifestations physiques, les crises d'angoisses random... bref.

silae a écrit

Les benzo peuvent aussi m'aider à dormir la nuit, ça marche nickel, mais le matin, je me réveille comme si j'avais fait une nuit blanche et je suis cassé toute la journée, aucun intérêt du coup, à part faire disparaître le temps.  Bref, j'ai définitivement mis un trait sur ce produit que je n'aime pas du tout. Il est ultra addictif (on parle de sevrages qui durent des années), il ne fait que masquer des symptômes qui rebondissent violemment dès qu'on arrête d'en prendre, ce qui pousse à ne jamais arrêter et à augmenter sans cesse les dosages à cause de la tolérance, quelle horreur !

Tout est dit pour ma situation actuelle.
Je pense utiliser d'autres béquilles pour ne pas craquer même si je doute de la cohérence de mon idée : Tramadol LP en ponctuel à la place des AD régulier.

Alcool à doses modérées (2/3 verres) pour faire progressivement sauter la prise du midi ou soir pendant les vacances.
J'ai déjà une polyconsommation mais qui est gérable ; ma seule addiction dure c'est les benzos : partir un mois sans K : sans problème ; sans alcool chiant pour le côté social mais OK physiquement, les benzos c'est inenvisageable même 3j - c'est le centre de ma vie...

J'ai peur que ces prises à la base ponctuelle s'installent en régulières et que je finisse par étaler le problème mais j'ai vraiment pas envie d'un traitement AD.
Je vous tiendrais au courant - ça fait déjà 9 mois/ça ne fait que 9 mois...c'est moi contre moi.

Dernière modification par Benzotrip (23 avril 2026 à 20:36)


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#12 
silae homme
Adhérent PsychoACTIF France
23 avril 2026 à 22:04
Salut Benzotrip,
Je pense que "tenir" quand on va pas bien, ça peut pas durer éternellement. Au bout d'un moment, pour ma part, je n'en peux plus et je veux un soulagement. Et ce soulagement, je vais le prendre là où j'ai l'habitude de le trouver.

Quand je prends de l'héro, je ne ressens plus aucun de mes problèmes, j'ai de l'énergie, je me sens heureux, tout me paraît simple et évident à résoudre. Mais que dès que je stoppe, j'ai un énorme rebond à partir du 2ème jour avec dépression sévère, fatigue extrême, anxiété, insomnie, cauchemars, incapacité à faire la moindre activité, désintérêt de tout, etc. Et bien sûr, si j'ai conso trop de jours, je me tape un manque physique en plus bien horrible où je me dis que c'est décidemment la pire drogue qui existe (me concernant).

J'essaye de me convaincre que ce mal-être va passer mais ressentir cela aussi longtemps, sachant que je dois aller travailler et me concentrer, interagir avec d'autres gens en étant mal, pendant des jours et des jours, eh bien au bout d'un moment, je n'en peux plus, et je n'ai qu'une envie, c'est de trouver quelque chose pour me soulager de nouveau. Un soulagement immédiat, même si je sais que derrière, ça sera de nouveau des jours et des jours à aller mal, à nouveau. C'est un soulagement artificiel, mais comme je n'ai pas de solution pour résoudre les difficultés de ma vie, au moins, j'ai ce levier pour me soulager, là maintenant.

Pour me soulager, j'ai aussi le crack, et au moins, ce produit ne crée pas de dépendance physique comme l'héro, même si derrière, si trop grosse conso, c'est de nouveau la déprime noire durant des semaines.

On peut se dire que c'est complètement irrationnel ces conso, je dois être complètement masochistes ! En fait, quelque soit la volonté, je pense que quand on va mal, au bout d'un moment, on ne peut plus tenir, et on va chercher un soulagement, même si ce soulagement crée encore plus de mal derrière, tant pis, ça, on le verra plus tard...

C'est pour ça que je te recommande de regarder le chemin parcouru. Si tu as déjà bien baissé les benzo, c'est déjà une grande chose, et si tu as des extra pour te faire des kiff et sortir un peu du mal-être avec d'autres molécules, je te dirais de ne pas te gêner pour le faire, l'objectif pour toi est de diminuer les benzo, c'est ce cap qu'il faut garder en tête.

Pour ma part, je picole un peu en ce moment, et je n'ai aucun soucis pour le faire car je sais que sans apaiser les choses, à juste supporter, au bout d'un moment, je vais juste finir par racheter de l'héro. Donc si j'ai un truc pour faire soupape, ça me fera gagner des jours sur cette pulsion, et c'est donc pour le mieux.

Bien sûr, c'est mieux de se trouver différentes soupapes et pas juste se mettre à picoler sans s'arrêter, prendre de la ou autre, car ça finit par avoir ses propres conséquences si la conso est trop importante, donc faire du sport, se balader, bien manger etc, tout ce qui peut changer les idées et apporter du plaisir différemment.

La question pour moi n'est donc pas juste de tenir le plus longtemps possible mais de trouver d'autres béquilles dont le rapport bénéfices conséquences est meilleur que fumer du crack ou taper de la came.

Mais c'est difficile de changer ses habitudes d'un coup, donc j'y vais par étape, j'espace, je rachète, etc et j'essaye de prendre de la graine pour pas faire uniquement du surplace, tout en étant compréhensif sur mes "rechutes" et sur le temps que prend ma recherche d'un nouvel équilibre mental.

Je te dirais donc peut-être de penser (ou d'écrire) à tout ce qui t'apporte du plaisir dans la vie et d'essayer de cranter en en ajoutant de plus en plus régulièrement.

Après on est pas des moines et c'est logique de pas avoir un contrôle absolu sur tout, c'est comme avec la bouffe, des fois on y va un peu fort, puis on redresse la barre dans l'autre sens histoire de pas prendre 20 kg. Sur un bateau à voile, tu pourras par remonter face au vent, tu vas tirer des bords, d'un côté puis de l'autre, et petit à petit, tu vas t'approcher de l'objectif. Si tu pars trop d'un côté ou de l'autre, tu vas t'en éloigner, et si tu abandonnes et tu lâches la barre, là c'est la dérive complète. Mais parfois, on fatigue de lutter donc on arrête de pagayer et ça repart en arrière. Je trouve que c'est une bonne image, en tout cas pour moi, de la vie, de la lutte pour ne pas sombrer et pour arracher des morceaux de bonheur à son existence.
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#13 
Kaltor homme
Nouveau membre
Hier à 07:19
Salut et bon courage

Il y a une chose qui me gêne quand même dans la baisse : les symptômes de dépendance physique en début de sevrage: tu es la seconde personne que je "vois" qui entame un sevrage avec une dose habituelle de 120 mg par jour. L'autre personne était à 140. Et tous les deux vous avez eu des symptômes de manque physique alors que vous étiez sous surveillance médicale. L'autre personne, c'était en HP, donc suivi quotidien mais symptômes physiques hardcore (elle encaissait parce qu'elle culpabilisait d'avoir pris des doses "trop fortes").

Ma question : pourquoi les médecins baissent si brutalement le dosage ? Il me semble qu'il y a une méthode de baisse par tranche de 10%. Mais si la personne souffre de son sevrage - déjà psychologiquement c'est dur alors pourquoi ajouter de la souffrance physique ?

Je me plante peut-être et critique un sevrage trop rapide à tort, je ne suis pas médecin.

Dernière remarque sur les problèmes sexuels liés aux AD: il n'y a pas automatiquement de problèmes sexuels. Par contre, avec tous les différents AD que j'ai pris, il y avait toujours (et il y a encore d'ailleurs) une ejaculation qui est + longue à venir. Tu tiens plus longtemps. Ok pour ma part avec certains AD, c'était "trop longtemps".
Mais il peut aussi y avoir du positif : actuellement chez moi, comme d'hab long à venir, mais ensuite le tarif c'est en moyenne 3 orgasmes à la suite.

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