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Cherifath a écrit
Je commence à comprendre que chez moi le problème n’est peut-être pas uniquement le produit mais aussi tout ce qu’il y a derrière mentalement.
Oui.
Le déni ? La frousse de se découvrir à nu? J'en sais rien.
On cherche souvent à pointer le produit du doigt, parce que tout ce qui a été lissé reprend des forces. Je ne te connais pas, mais ce *pharmakon* (poison/remède) que tu utilises n'a pas qu'un seul visage, il te canalise ou te réconforte ; d'un autre côté te nuit et te dessert. Je me trompe peut être mais il me semble que tu le dis toi-même : "te sentir plus stable" quand tu consommais, mais tu ajoutes "que c'est faux sur plein d'aspects". Lesquels ?
Tout n'est pas noir. Tout n'est pas blanc. Toi seul sait comment penche la balance ; sans auto-stigmatisation ni culpabilité surnuméraire, tu sais de quoi tu as besoin.
Pour ce qui est de "l'impression de ne plus savoir quoi faire de ses journées" :
si tu n'as pas un "espace" ou tu sens la vie en toi, autour de toi, et où tu te trouves animé (difficile je le conçois) ;
ou à défaut un "boulot" avec les petites liasses à la clé (façon robot désarticulé en panne d'inspiration) comme système D et provisoire et non SUBSTANTIEL - ben tu te retrouves avec toi-même.
Le vide, oui. On se demande où est la cage et qui sont les geôliers. Quelle façade nous convient le mieux. L'identité, les miroirs. Tout qui te revient à la gueule.
Cherifath a écrit
Est-ce que certains ici ont eu cette phase où le cerveau cherche constamment à revenir aux anciennes habitudes même quand on veut sincèrement avancer ? Vous avez réussi comment à casser ce cercle ?
Oui. Constamment. J'ai l'impression que je ne sais plus qui je suis.
Je suis en perpétuelle redéfinition.
J'ai l'impression qu'il y a une haine profonde envers soi, de la culpabilité (je parle en Je), je ne sais pas comment Tu le perçois.
Mais les cercles sont concentriques. Même centre, douleurs diffuses, épines à rallonges...
Pour le casser, je sais pas, je dirai qu'il peut s'émousser. En lâchant du lest, en respirant, en se posant des questions (pas trop, si t'es du type cerveau 1000trs/minutes, c'est pas gagné), tu vas te lessiver le crâne.
Comme l'a fait remarquer Ketozore, prendre l'air, faire des rencontres, trouver un nouveau rythme, moins syncopé? plus lent? plus rapide? C'est un casse-tête et je suis trop sceptique pour dire quelque chose là dessus... Quand on est embourbé, on est embourbé.
Mais parfois, un petit filet d'air et tu grignoteras quelques centimètres de ton anxieté et de ton vide ? Je t'envoie le peu de soleil qu'il me reste
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silae a écrit
je reprends car je panique d'être sobre c'est à dire d'être moi-même.
Je crois qu'il y a vraiment de ça dans le développement de l'addiction pour moi.
Je ne peux parler que de ce que je connais, mais les personnes de mon entourage qui sont hyper bien avec leurs consos sont aussi très bien dans leurs baskets... Quand c'est pas le cas, ben c'est vachement plus dur d'avoir des consos satisfaisantes et qui ne prennent pas le pas sur le reste.
Merci pour tes mots qui résonnent fort.
Et pour te répondre Chérifath, je pense que pour beaucoup de personnes, arrêter est une sacrée étape, mais tenir dans le temps l'est encore plus.
Ca peut demander un tel travail sur soi... J'espère que les tips donnés par Pessoan et Kétozaure pourront te servir.
Je t'envoie tout mon soutien pour la suite!
Marnowi
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