Mon pote s'est suicidé à l'oxycodone. Il était censé m'appeler pour boire.

#1 
LaRieuse17 femme
Nouveau Psycho France
06 août 2026 à 22:55
Salut tout le monde,

Je suis désolée si j'étale un peu ma vie ici. J'en ai peut-être un peu besoin, mais surtout, j'ai envie de savoir ce qu'il a vécu à cet instant.

L'un de mes amis les plus proche est mort il y a quelques jours. Il a mis fin à ses jours en prenant une quantité énorme d'oxycodone alors qu'il était plutôt naif à ce type de produit.

Je savais très bien qu'il avait envie de mourir. Il était suicidaire depuis très jeune et suite au décès de la personne qu'il chérissait le plus, il était sûr de ne pas réussir à tenir très longtemps.
On l'a aidé comme on a pu, dans son deuil, dans ses idées noir, dans la prise de ses médicaments et dans le maintient de sa vie sociale. Mais même en appréciant notre aide, il était très clair quand il disait qu'il finirait par mettre fin à ses jours.
Je n'ai pas cherché à l'en empêcher réellement. Il connaissait le milieu psychiatrique comme sa poche. Interné de force, il se serait sentit trahit avant de trouver une méthode plus désagréable pour y arriver.
Je lui ai dit qu'on l'aimait, qu'on serrait la pour lui. Et je lui ai dit de m'appeler quand ce serait la fin. Je voulais juste qu'il soit pas seul.
L'idée était simple. Il devait m'appeler, je devais ramener de l'alcool à s'en retourner le crâne. On devait parler un peu, juste pour être sûr que ce soit pas un coup de tête. Ensuite, j'étais censé rester avec lui pendant qu'il prendrait de quoi mourir. Puis on serait aller se coucher. J'aurais sûrement fixer le plafond jusqu'à l'après midi. Puis je l'aurais trouver mort le lendemain.

Et en soit, ça s'est plus ou moins passé. Aussi alcoolo que moi, il m'avait appeler plusieurs fois pour me dire "c'est la fin". Je suis venue boire avec lui plusieurs fois. Mais à chaque fois, au milieu de nos verres de tequila, il finissait par me dire qu'il n'avait pas finis de faire ce qu'il devait faire pour rendre la vie de ses proches plus simple après sa mort. Et la vie reprenait son cours "normal".

Et y'a quelques semaines, on a arrêté de recevoir des nouvelles. Il ne répondait plus. Ma compagne a fait le tour de tous ses proches, elle a appelé ses medecins, tout le monde. Finalement, quelqu'un a envoyé une ambulance. Il était inconscient, overdose d'oxycodone.
Il était mourant. Il a été mis dans un coma médicamenteux (je crois ?) pour essayer de la soigner. Mais après deux semaines, des médecins se sont réunis et ont déterminé qu'il ne se réveillerait jamais. Il a été débranché.

Après deux semaines, je m'y attendais. Mais j'ai bus en me demandant pourquoi il avait préféré être seul. J'espère que c'était ce qu'il voulait pour en finir.
Je m'y attendais, mais j'ai encore du mal à réaliser. J'étais préparée, j'ai toujours su qu'il était sincère. Mais j'ai vraiment du mal à me dire que c'est réel.

Apparemment, il s'est suicidé à l'oxycodone, plus d'une boîte. Bizarrement, il n'a pris aucun des produits qu'il consommait régulièrement (alcool, benzos, somni).

Je me doute bien que la majorité des consommateurs d'oxycodone n'ont pas vécu une expérience de mort avec ce produit. Mais je me demande, c'est vrai ce qu'on dit ? Est-ce que c'est une mort douce ? Est-ce qu'on ne souffre pas ? Est-ce qu'on est détendu et en paix ?

Je pense pas que j'aurais pu changer les choses pour lui, je pense que personne n'aurait pu. Il vivait depuis des années pour une seule personne, cette personne est morte. Il avait fait une dizaine de tentative dans sa vie. Cette fois, ce fut la bonne.
Je suis dévastée, mais j'espère avoir fait ce qu'il espérait de moi. J'aimerais juste savoir quelle sorte de mort c'est, une overdose à l'oxycodone.

Merci, désolée si je ne poste pas au bon endroit.

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#2 
Jessiemabrune femme
C'est quoi ce monde de dingue ? French Polynesia
06 août 2026 à 23:27
Salut LaRieuse17,

Quatre fois que je commence ce message et que je l'efface en me disant "tais toi, tu peux rien apporter de concret".

Et c'est vrai.

Je peux pas te dire "j'ai surdose avec de l'oxy et j'étais bien, me suis rendu compte de rien".

Tout ce que je peux te dire, c'est que j'ai entendu les mêmes histoires que toi à ce sujet.
Est-ce qu'elles sont vraies ?
Je ne sais pas.
Je l'espère, pour ton pote.

Toi, je crois que tu as fait tout ce que tu as pu et qu'il avait sûrement une bonne raison de ne pas t'appeler.

Bref, un message pas très utile.
Peut-être juste un moyen de te dire : ton message m'a touché et j'espère que pour toi, ça va aller.

Biz'
Prends soin de toi

Respecter quelqu'un, c'est l'accepter comme il est. Pas comme tu voudrais qu'il soit.

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#3 
LaRieuse17 femme
Nouveau Psycho France
06 août 2026 à 23:49

Jessiemabrune a écrit

Tout ce que je peux te dire, c'est que j'ai entendu les mêmes histoires que toi à ce sujet.
Est-ce qu'elles sont vraies ?
Je ne sais pas.
Je l'espère, pour ton pote.

Merci, ça me touche vraiment.

De mon côté, ça va aller. Peut-être pas tout de suite, mais c'est normal. Je vais lever mon verre en pensant à lui. Je vais continuer et ça ira.

Prends soin de toi aussi,

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#4 
marnowi femme
psycho-fan France
Hier à 09:25
Bonjour La Rieuse 17,

Je suis navrée, navrée que tu aies à traverser cela, quelle épreuve!
Je peux à peine imaginer ce que c'est que de se retrouver en face de quelqu'un déterminé à mourir.

Je pense personnellement que ton ami a voulu t'épargner. Il a dû se dire que ce serait moche pour toi de te retrouver à côté de lui en train de mourir, puis mort. Et de devoir gérer l'appel pour le signaler, éviter les accusation de non-assistance à personne en danger, etc etc.
Peut-être aussi qu'il s'est dit que c'était entre lui et lui.
Je peux comprendre son choix.

Concernant sa mort par overdose d'opiacés, ça te soulagera peut-être un peu de savoir qu'il s'agit généralement effectivement d'une mort douce. J'ai déjà fait une overdose d'opiacé, et j'ai tout simplement glissé vers l'inconscience. Il a dû ressentir une montée plutôt apaisante, puis s'endormir. Et sa respiration s'est ralentie jusqu'à s'arrêter.

Je ne sais pas quoi te dire d'autre à part que je suis désolée pour cette perte, et que je te souhaite plein de courage pour traverser ça.

Comment te sens-tu?

N'hésite pas si tu as besoin de soutien ou d'échanger.

Marnowi

Dernière modification par marnowi (Hier à 09:27)


Quelque part sur le chemin

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#5 
LaRieuse17 femme
Nouveau Psycho France
Hier à 10:57
Bonjour Marnowi,

Merci de ton soutien.

marnowi a écrit

Je peux à peine imaginer ce que c'est que de se retrouver en face de quelqu'un déterminé à mourir.

Ce n'est pas la première fois qu'un être cher essaye de mourir. Mais c'est la première fois que quelqu'un a qui je tiens y parvient. Après deux semaines dans le coma, je l'ai vus venir, mais ça change pas le fait d'avoir une sensation totalement irréelle. J'ai jamais remis en question sa volonté de mourir, mais je crois que je n'avais pas vraiment réaliser que sa mort serait réelle, du moins pas comme ça.
A force de décaler "l’échéance" de sa fin, j'avais forcément l'espoir qu'elle n'arrive pas. Même si il a tout fait pour nous dire de ne pas en avoir.

marnowi a écrit

Je pense personnellement que ton ami a voulu t'épargner. Il a dû se dire que ce serait moche pour toi de te retrouver à côté de lui en train de mourir, puis mort. Et de devoir gérer l'appel pour le signaler, éviter les accusation de non-assistance à personne en danger, etc etc.
Peut-être aussi qu'il s'est dit que c'était entre lui et lui.
Je peux comprendre son choix.

Probablement, oui. J'espère que la solitude dans laquelle il l'a fait, c'était ce qu'il lui fallait. Sa vie n'était pas belle. J'aimerais penser qu'il n'a pas choisis d'être seul à contre cœur.
Je suis soulagée qu'une ambulance ait pu arriver avant que son corps ne se dégrade. De ce que j'ai compris, les deux semaines de travail des soignants ont servis a essayé de le "stabiliser". Mais les séquelles cérébrales semblaient irréversibles dès sa prise en charge. Il voulait absolument que son corps soit en bon état après sa mort pour faciliter le deuil de quelques personnes.

marnowi a écrit

Concernant sa mort par overdose d'opiacés, ça te soulagera peut-être un peu de savoir qu'il s'agit généralement effectivement d'une mort douce. J'ai déjà fait une overdose d'opiacé, et j'ai tout simplement glissé vers l'inconscience. Il a dû ressentir une montée plutôt apaisante, puis s'endormir. Et sa respiration s'est ralentie jusqu'à s'arrêter.

Merci. J'espère de tout coeur qu'il était apaisé. C'était pas dans ses habitudes.
Si ce n'est pas indiscret, tu n'as pas ressentis d'angoisse ou de détresse lors de ton overdose ? Tu n'as pas sentie la perte d'oxygène ?
C'est peut-être pas rationnel, mais j'ai peur qu'il ait eu le sentiment d'étouffer.

marnowi a écrit

Comment te sens-tu?

Dévastée parfois, le reste du temps, je me sens vide, j'attends la fin du rêve. Mais je crois que j'ai juste besoin de temps pour accepter que ce soit vrai. On vide sa maison, on s'aide comme on peut. Je ne sais pas si ça aide ou si ça empire le deuil. Je suis un peu perdue.

Je ne m'attendais pas à ce que les procédures soit suspendus. Apparemment, l'ouverture d'une enquête c'est systématique en cas de suicide. Mais personne ne sait ce qu'il se passera ensuite, ni quand. Des gens analysent le corps, on ne sait pas quand on pourra organiser une cérémonie.
J'ai l'impression que tout est stagnant.

Merci pour ton message en tout cas, ça me touche, et ça aide, vraiment.

Prends soin de toi,

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#6 
Opus incertum homme
Nouveau Psycho France
Hier à 15:53
Salut,

J'ai perdu un jeune proche il y a quelques années avec des circonstances similaires.

Il y a une autopsie et nous avons récupéré son corps trois jours après sa mort.

Le médecin légiste ainsi que le thanatopracteur ont disséqué le corps sans laisser de traces apparentes.

Ils avaient juste oublié de coller ses lèvres...

L'autopsie est essentielle pour la justice et pour obtenir des droits vis à vis  des assurances.

Je te souhaite de tout cœur d'être patiente et de suivre le chemin, ton chemin.

Fraternellement,

Opus

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#7 
avatar
cependant
Modo bougeotte
Hier à 16:09
Salut,
Je ne peux qu'apporter du soutien lointain, bien inutile face au désarroi et aux milles questions qui fusent...
Qu'est-ce qu'on aurait pu faire ? C'est vraiment ce que la personne voulait ? Ella a suffert ? Quelques heures auraient changé les choses ? Il aurait fallu l'accompagner mieux ou finalement trouver d'autres solutions etc etc

Pour avoir vécu des situations proches et différentes, j'en suis venue à me dire que ce sont des questions qui nous appartiennent pas. Elles n'appartient qu'à la personne, et finalement peu importe si c'était quelque chose qu'elle aurait voulu éviter à un autre moment, dans ce moment c'est ce qu'elle a choisi et même si c'est extrêmement douloureux on ne peut qu'accepter, même si, même si pourrait y avoir dix milles même si et s'en attendre finalement n'arrange rien quand le moment arrive.

Ces questions qui se demandent si c'est une forme de courage ou de désespoir nous mènent pas loin. Restent les pleurs, cette réalité aiguisée du soleil qui frappe sur les parkings de l'hosto, l'attente pour les scellés, medier parfois avec l'incompréhension de la famille alors que nous même on ne comprends pas

Et se retrouver avec ce vide silencieux et trop bruyant de la vie qui continue
J'en ai les paumes moites et les yeux humides, j'enngarde parfois une énergie insoupçonnée dans la gestion de ce qu'il y a à faire, dans le soutien réciproque de ce qui restent.
Et ce n'est que comme ça qu'on peut poursuivre, avec un morceau de coeur figé à toujours en suspens de ce qui ne sera jamais autre-chose de ce qui a été...

Courage

fugu kuwanu hito niwa iwaji

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#8 
LaRieuse17 femme
Nouveau Psycho France
Hier à 17:08
Salut Opus,

Opus incertum a écrit

'ai perdu un jeune proche il y a quelques années avec des circonstances similaires.

Il y a une autopsie et nous avons récupéré son corps trois jours après sa mort.

Je comprends. Mais les deux semaines de comas étaient déjà interminables. Maintenant, plusieurs jours après sa mort officielle (quatre ou cinq jours je crois ?) on a aucune nouvelle.

Je n'ai pas besoin de voir son corps, ni même de cérémonie, pour faire le deuil. Mais j'ai l'impression que tout son entourage et le mien est en suspend. J'ai remis les pieds chez lui pour aider sa famille à jeter quelque trucs. Tout est à l'arrêt, tout le monde a juste l'air d'attendre.

Je vois bien, il y a des gens qui ne sont pas sûrs. Ce n'était pas quelqu'un de banale. Il utilisait des surnoms différents selon où et avec qui il était, il segmentait sa vie en permanence. Et souvent il disait qu'un jour, il partirait d'ici sans donner de nouvelles. Il plaisantait beaucoup sur l'idée de repartir à zéro ailleurs, de simuler sa mort. Il était pas banale.
Il est mort, il n'y a aucun doute à avoir. Mais j'en connais qui ont besoin de voir le corps pour s'assurer qu'il nous a pas fait un coup foireux. D'autres, qui ne le connaissaient pas de la même façons que nous, ne semblent pas croire qu'il a réellement pus en finir. Les différentes versions qu'il a laissé de lui ne sont pas forcément cohérentes.

C'est un deuil étrange, personnes n'a l'air de se comprendre. D'une certaine manière, ça l'aurait peut-être fait marrer. Ou alors, il ne l'aurait pas vu comme ça. Je sais pas. Il a laissé une lettre, surtout pour demander à ce que personne n'annule les travaux prévu dans sa cuisine. Je me demande si c'est vraiment ce à quoi il pensait à la fin, ou si il a voulu laisser comme dernière trace quelque chose qui lui ressemble beaucoup trop.

Enfin bref, il va manquer à beaucoup de gens de façons très différente. C'est pas facile pour se réunir, mais j'imagine que ça va tenir son souvenir en vie pendant plus longtemps encore.

Opus incertum a écrit

Le médecin légiste ainsi que le thanatopracteur ont disséqué le corps sans laisser de traces apparentes.

C'est bien. Je ne vois aucun aspect sacré à un corps mort. Mais ce n'est pas le cas de tout le monde. J'espère que le corps semblera en paix pour ceux qui auront besoin de le voir.

Opus incertum a écrit

Je te souhaite de tout cœur d'être patiente et de suivre le chemin, ton chemin.

Fraternellement,

Merci. J'espère que tu as pus suivre le tiens également. Merci d'avoir partagé ton expérience avec moi.

Prends soin de toi,

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#9 
LaRieuse17 femme
Nouveau Psycho France
Hier à 17:30
Salut Cependant,

Merci pour ton message. Le soutiens, même lointain, n'est pas inutile.

cependant a écrit

C'est vraiment ce que la personne voulait ?

Ca, je n'en doute pas au moins. Suicidaire depuis toujours, sûr de lui depuis la mort de la personne pour qui il restait en vie. Je me demande bien sûr si, avec le temps, il aurait vu les choses différemment. Mais après une vie entière à ne plus vouloir exister, je suis sûre que oui, c'est ce qu'il voulait.

J'imagine que ça allège les choses. Je ne sais pas, c'est la première fois que je suis confronté à ça.

cependant a écrit

Pour avoir vécu des situations proches et différentes, j'en suis venue à me dire que ce sont des questions qui nous appartiennent pas. Elles n'appartient qu'à la personne, et finalement peu importe si c'était quelque chose qu'elle aurait voulu éviter à un autre moment, dans ce moment c'est ce qu'elle a choisi et même si c'est extrêmement douloureux on ne peut qu'accepter, même si, même si pourrait y avoir dix milles même si et s'en attendre finalement n'arrange rien quand le moment arrive.

Quand quelqu'un meurt, les questions qui restent appartiennent aux vivants. Mais elles sont en générale assez stériles.
Parmis ces proches qui ont du mal à croire qu'il ait mis fin à ces jours, il y en a qui nous demande s'il en parlait, si on avait vu. Oui, bien sûr. Mais eux aussi, juste ils ne l'ont pas vu de la même manière. Après des dizaines d'hospitalisation, de force ou non, dans sa vie. Après des dizaines de tentatives, tout le monde avait vu. Il n'y a rien à reprocher à personne. Tout le monde se pose les questions qui leur viennent, même si elles ne servent à rien.

J'espère quand même que les gens sauront accepté son geste. Pas tant pour mon ami, mais pour eux.

cependant a écrit

Et se retrouver avec ce vide silencieux et trop bruyant de la vie qui continue
J'en ai les paumes moites et les yeux humides, j'enngarde parfois une énergie insoupçonnée dans la gestion de ce qu'il y a à faire, dans le soutien réciproque de ce qui restent.
Et ce n'est que comme ça qu'on peut poursuivre, avec un morceau de coeur figé à toujours en suspens de ce qui ne sera jamais autre-chose de ce qui a été...

Merci de partager ça avec moi.
J'espère que je garderais son souvenir le plus fort possible. J'espère que les pleurs seront sains. J'espère que je continuerais de penser à lui avec le sourire, sans qu'une partie de mon crâne refuse totalement sa perte.
J'essaie de ne pas penser à ce qui aurait pu être. A regarder le tableau globale, je ne pense pas que ça aurait pu finir autrement.

cependant a écrit

Courage

Merci,

prends soin de toi,

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#10 
Opus incertum homme
Nouveau Psycho France
Hier à 18:17
J'ai accepté sa décision alors qu'il n'était qu'à l'aube de sa vie.

Comme toi il y avait eu des prémices et je m'étais préparer à cette éventualité.

Ayant été confronté au suicide d'un proche sans signe annonciateur cela à ajouter des difficultés à comprendre son geste.

Par contre la douleur est égale.

Sa perte est présente au quotidien mais comme l'a souligné Cependant Cela ne nous appartient pas.

J'ai choisi d'apprendre la patience, d'accepter les choses qui ne m'appartiennent pas ainsi que les conséquences de cette disparition.

Le temps est une des clés du deuil.

Je me souviens qu'en attendant le rapatriement du corps je partais marcher le matin et l'après-midi dans la nature.

Cela m'a éviter de broyer du noir et de commencer à vivre sans lui entouré d'arbres, de fleurs, de piaillements d'oiseaux.

Opus

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