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Boire, dit-elle 



Quelques phrases de Marguerite Duras ...

Trouvées dans ce super article, sur Marguerite Duras et l'alcool, à découvrir ici

« les alcooliques, même au niveau du caniveau, sont des intellectuels »

« j’ai commencé à boire dans les fêtes et dès le début je suis devenue alcoolique »

« j’ai commencé à boire le soir, puis à midi, puis le matin, puis j’ai commencé à boire la nuit ; une fois par nuit, puis toutes les deux heures ».

« À 41 ans, j’ai rencontré quelqu’un qui aimait vraiment l’alcool, qui buvait chaque jour mais raisonnablement. Très vite je l’ai dépassé. »

« j’ai toujours bu avec des hommes. L’alcool reste attaché au souvenir de la violence sexuelle : il la fait resplendir, il en est indissoluble »

« si vous avez à me définir, je pense que c’est là qu’il faudrait me chercher dans ce pari que j’ai pris contre moi-même de défaire ce que j’ai fait ; c’est ce que j’appelle avancer, de détruire ce que j’ai fait »

« Mes personnages sont immergés dans le refus et je ne vois pas comment cela a commencé, comment ils ont été séparés de la société : c’est comme une naissance, toujours, d’ailleurs. Il y a des parturitions, c’est comme un monde liquide… »

« L’alcool ne console de rien, il ne meuble pas les espaces psychologiques de l’individu, il ne remplace que le manque de Dieu. Il ne console pas l’homme. C’est le contraire, l’alcool conforte l’homme dans sa folie. Aucun être humain, aucune femme, aucun poème, aucune musique, aucune littérature ne peut remplacer l’alcool dans cette fonction qu’il a auprès de l’homme, l’illusion de la création capitale. Il est là pour la remplacer. Et il le fait auprès de toute une partie du monde qui aurait pu croire en Dieu et qui n’y croit plus. »

« On manque d’un Dieu ; ce vide qu’on découvre un jour d’adolescence, rien ne peut faire qu’il n’ait jamais eu lieu. L’alcool a été fait pour supporter le vide de l’univers, le balancement des planètes, leur rotation imperturbable dans l’espace, leur silencieuse indifférence à l’endroit de votre douleur. L’homme qui boit est un homme interplanétaire. C’est dans cet espace interplanétaire qu’il se meut. C’est là qu’il guette. »

« j’ai toujours bu avec les hommes. J’ai bu tout de suite comme une alcoolique. J’ai laissé tout le monde derrière moi ».

« l’alcoolisme atteint le scandale avec la femme qui boit : une femme alcoolique c’est rare, c’est grave »

« c’est à partir d’un certain temps qu’on a le choix : boire jusqu’à l’insensibilité, la perte d’identité, ou en rester aux prémices du bonheur, mourir en quelque sorte chaque jour ou bien encore vivre »

Catégorie : Autres - 21 février 2018 à  21:18



Commentaires
#1 Posté par : Bootspoppers 28 février 2018 à  22:40
Bon l'alcool ne me fait pas ca du tout mais l'amour si.
Et Duras le sait:
" et elle découvrit qu'ils étaient ailleurs, qu'ils s'étaient fait un ailleurs à eux, une sorte de Chine interdite, qui les protégerait tous les deux, de choses comme l'age adulte, la peur de la mort, la peur de la nuit, la bêtise et le mensonge" (de mémoire d'après M Duras , "L'Amant de la Chine du Nord).
L'amour qui crée un ailleurs hallucinant, c'est ça.
Moi, j'ai connu ça.
J'ai tenu des étoiles filantes dans ma main.
J'ai vu l'absolu.
Je ne manque plus d'un Dieu. Dieu est l'enfant de mes amours.
Cher e s Psycho, aimons, aimons, sans limite, exactement comme on peut boire .
Merci Emma pour cette page littéraire. M Duras est une menteuse quand elle parle d'elle meme. Mais pas quand elle parle de nous.

Posté par : Bootspoppers | 28 février 2018 à  22:40

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