Coup d’opinel pour quelques grammes de shit (suite) / Les Blogs de PsychoACTIF
Blogs » ismael77 » 

Coup d’opinel pour quelques grammes de shit (suite) 



touché au coeur, je pique au foie, et après…

Pour deux cent balles, même pas un pascal.
Ma victime est à l’hôpital.
Dans un état grave.

Je viens de transgresser le pire des interdits. Attenter à la vie d’autrui.

La suite, mais, je garde mon expérience au dépôt (prison sous le tribunal) pour la fin, elle est à lire, pour ceux qui ne l’ont pas connue. Et ceux qui aiment la nostalgie amère, des moments où, malgré tout, on pouvait encore, tout refaire.

Car c’est fini, aujourd’hui tout a déménagé, ou en cours. Plus de geoles de la République, sous la Sainte Chapelle de Clovis. Vous verrez que c’étaient vraiment les gogues borgnes et glauques, de la ville lumière. En plein coeur de ce qui fut le palais des Rois, devenu palais de Justice, et 36 mythique.

Donc vous pouvez sauter le passage suivant, jusqu’à celui sur le fourgon cellulaire si vous n’avez pas le temps ou l’envie. Le billet arrive juste après. Qui suivra derrière, son titre. De poids mouche, des mecs louches, toi jamais tu m’touches, ‘culé va !
Ce sera dépôt de bilan. Voilà, en attendant :

Garde à vue

A 16h16 ce jeudi, on te notifie ta garde à vue de 24h renouvelable. Tu comprends ce que je te dis ?
-hein ?
-Mais bon sang répond quand on te parle !
-Oui, je suis coupable
-Ca c’est à la justice d’en décider, pour l’instant tu es gardé à vue, et ton copain est en train de clamser, s’il s’en sort t’auras de la chance.

-Vous voulez dire, qu’il aura de la chance.

-Tu veux passer tes vingt ans en prison ? P’tit con ?

«Faites qu’il meure, que je n’ai pas raté mon coup... » Je pense, au saigneur, celui qui est en moi, pas au seigneur, qui panse les plaies, en qui je ne croirais, dans ma vie, que par superstition et peur du vide. 

On est à Louis Blanc, 75010.  J’ai seize ans, et je suis inculpé pour tentative d’homicide avec arme.

Ils voudraient que je pleure, me lamente, mente, ça, ce serait indigne. Indécent.

Je viens de briser un des dix commandements. Des 613 en fait, dans le Livre.  Pas le premier, mais le plus important. Tu ne tueras point.
Il y a pire, plus englobant « tu ne feras pas à autrui ce que tu ne voudrais pas qu’il te fit » (lévitique), ce manque de respect-ci, on l’a tous commis.

A un niveau différent.
En allant aux limites, on sait où elles se trouvent. Et quelle est sa place. Dedans ou dehors.

Moïse lui même, découragé par le veau d’or, n’a t-il pas brisé les tables de la lois, que son peuple ne méritait pas ? Pour que les lois limitent l’Homme, il faut que l’Homme l’imite, la Loi, s’y conforme. Sinon ça forme des cons. (La Torah, ou loi de Moïse, est l’enseignement en hébreu, le prophète montre la voie et guide sur son pas, à suivre, ou pas).

Il faut des hommes pour incarner l’esprit des lois, divin ou pas.

Je dors dans la cellule, quand on me réveille pour m’interroger.
On ne croit pas quelqu’un qui s’accuse d’un acte, sur parole.

Le commissaire, qui prend toute l’enquête en main, pour la police judiciaire, m’invite à m’assoir.
 Tu protèges qui ? »
-Personne, même pas moi même.
Au fur et à mesure il va comprendre,
que je ne fuis pas mes responsabilités, que je ne mens pas.
Et que, pour que cela arrive, il a fallu que coule beaucoup d’eau, d’essence, même,  sur le torchon, de la « baignoire algérienne ». Avant que l’allumette brûle, il faut préparer le bois, sinon pas de feu.

Chaque fois que je suis auditionné, c’est en pleine nuit, longues en février, j’ignore l’heure. Il fait noir. Essentielle technique, dans le processus de « recherche de la vérité ».
« Est-ce que tu sais ce qu’c’est, toi, la vérité ? » Dit de sa voix de basse, Noiret dans Zazie dans le métro de Louis Malle.

Désorienté volontairement, assoiffé et affamé, par manque d’argent, dans la Police, et de volonté de respecter les lois sur le traitement des prisonniers, pas encore présumés innocents, je suis faible, à présent.
On est réécouté, sur les même faits, une, deux, trois, six fois, autant que l’Officier de Police Judiciaire le jugera bon.

Je dis toujours la même chose.

Seulement ils insistent, tellement, sur des détails, qui sont vécus si vite, qu’il n’est pas aisé de se les rappeler.

Comment je tenais le couteau, lame vers le haut, le bas, de haut en bas, de bas en haut, le coup ?
Et les doigts, comment se plaçaient ils sur le manche ? J’en viens à ne plus savoir où est ma main droite.
Je crois que je le tenais avec le pouce côté lame, le coup à l’horizontale. « tu crois, ou tu es sur ? » « je viens de le dire, je crois en être sur ! ».

C’est important car c’est la chose qu’il peuvent vérifier, matériellement, par la médecine (pas légale, on est à l’hôpital Thenon, pas à l’Institut Médico Légal. Pour l’heure. Quand je verrai, par dessus l’épaule de l’avocat, l’épais dossier de 400 pages, avec des dizaines de photos, de dépositions, et de témoignages divers, de la boulangère à la mère de la victime, du témoin, et de l’inculpé, à votre serviteur, paraphé.

On construit un dossier à charge, en France, je décharge gratuit, le même juge enquète à charge, et à décharge, en même temps. Bancal non ? Il suffit d’une erreur pour un out-raw à la «  Outreau ».


Etonnés que je puisse dormir et rester si calme, (mais après tout j’ai déjà tout donné), ils notent surtout le décalage, entre le geste dont je m’accuse, et mon comportement. Nonchalant.   
Apparente indifférence. En fait, je sais que je ne peux plus agir, alors je laisse les choses se dérouler, en ne louvoyant pas. Je vais droit au port. Et quand on me laisse, je dors.

Son sort ?
Je ne m’en moque pas, je voulais le tuer, j’assume. Je vais à la police, pour ne pas devenir un tueur. Récidiver.
Le mien ?
Oui je sais ce qui m’attend, devenir un tueur respecté par les idiots, ou un homme respectable, revenu de ses erreurs, et péchés, jugé par la société. J’ai opté pour le présent, police, maintenant.

C’est rare d’avoir un coupable qui se rend. La plupart du temps, c’est pour gagner du temps, empêcher les flics de travailler. La sincérité et le sang, frais, pas encore bruni sur mon blouson, dégoulinant sur le couteau, dans le scellé, parlent à ma place. Moi, je ne parle pas. Serait-ce un de ces tueurs nés, de sang froid ? Certainement pas.
Je me sens bien c’est vrai, après ce que j’ai fait, je suis soulagé, je suis libéré, et non. Alors je suis du bon côté du bâton, pour la première fois, j’me suis pas laissé faire, garçon. Un peu trop oui, c’est pourquoi je suis ici. Et je suis du mauvais côté du bâtonnier, mais cela doit.
Le destin, est le nom du hasard, un jour, un mois, un an après. Il avait une chance sur deux. La lame passe à "ça". Une chance sur Dieu, maintenant, de vivre ou mourir, des mains de son meilleur ami.


J’évite aux enquêteurs de déranger le quartier, ils le feront de long mois, en long et en large, tout de même.
Et puis, à ma mère, de voir sonner les flics, ou fracasser la porte du deux-pièces cuisine, à 6h du matin. De voir son fils, son échec, drogué, ou pédé, voyou, assassin hashishin, menotté sur le parquet, le logement sans dessus-dessous pour trouver « l’arme du crime » et le shit, « il y en a forcément plus, Didier, c’est un caïd derrière sa petite mine, t’as vu la victime... ». Vas-y Rocco, cherche.  Wooof. Le rotweiller, médaillé de la Brigade des Stups, auraient effrayé mon frère et ma mère qui ont peur des chiens.

Non. Je ne l’ai même pas envisagé. Ma mère ira à sa convocation. Ou pas ?
Mon idée de me rendre n’est pas calculée, la profusion de dopamine dans mon cerveau, a laissé place à la solitude d’un enfant, avec son double violent. Son « superman méchant », et celui, lunettes de Clark sur le nez,  qui sait qu’il ne faut pas tuer.

La loi je la connais, celle du milieu, ou du barreau de Paris,  non, mais celle de Dieu, de la société, des Hommes. Je ne crois pas en Dieu, ni chrétien, ni crétin (ni dieu ni maître est écrit sur mon bras),  comme on a la foi.
Mais au karma, et à une justice divine, ou pas, qui prouve son existence, brillant de  son absence. Ce qui n’existe pas ne peut être absent.
Je crois en la parole et aux lois qui régissent la nature, les humains et les cieux.

A la loi du talion, au minimum, qui bannit la vengeance.
Contrairement à ce qu’on dit, ce n’est pas œil pour œil, il y a une grille de lecture, talmudique (halakhique), historique, c’est la réparation du préjudice (l’oeil ôté ne rend pas la vue de celui, crevé, de son agressé), (re)lisez, vous verrez.
Cette loi, comme les lois de Moïse, a pour but de faire cesser vendetta et Kanun, vengeance et tragédies sur dix ou cents générations, ton fils meurt pour ma sœur. Non.

Sinon on parle de vengeance. Le remède à mon acte, au chirurgien de sauver Loïc, au Juge de me juger, ou non, danger pour la société.
Et au ciel, de voir ce que personne n’a vu, le tableau en entier.

La Justice ne juge que le coupable, pas les faits, si j’étais parti ils auraient jugé contumace, avant de me choper, pour prendre très, très cher.

Si j’étais mort, il n’y aurait pas eu d’action en justice. Là on parle d’un jury de neuf citoyens, choisis sur les listes électorales, pour juger, comme un adulte, un mineur de plus de quinze ans. La société en son entier vient sanctionner. Son propre échec.

Pour l’instant on attend de voir s’il survit.

Le délit de fuite est une bonne chose d’évitée. Fuir la fuite.
Et puis, si, après n’avoir pas fui devant les devoirs que je m’imposais, malgré la peur, ou les conséquences, je fuyais devant les responsabilités, refusant de répondre d’actes, revendiqués, rien n’aurait de sens.

Je n’ai plus peur de moi. Menotté. Je n’ai plus peur des autres, en étant le bourreau, peur d’être une victime encore et encore. Je le serai pourtant, mais sans faire de mal aux autres, à part à moi.

J’avais prémédité le coup de couteau, pas dans le dos, mais pas la fuite, ça veut tout dire. D’abord que j’espérais, un peu, qu’il ne parte pas avec l’argent, à deux, en me méprisant, mais qu’il s’excuse pour ma « maman » (je ne l’ai jamais désigné ainsi). En suite que je n’ai pas songé aux conséquences. Adolescent.

La deuxième nuit, Loïc s’est réveillé, on va l’opérer.

Mon père a été reçu. Auditionné. Il a voulu me faire passer un livre et à manger.
Mais interdiction de le voir. Il ne doit pas comprendre, son fils, si gentil, qui met des coups de couteaux, et pour tuer !
Ce n’est pas lui, c’est la drogue...Non, c’est moi papa, un docteur lui dira que oui, c’est bien moi, même si j’avais été défoncé et ce n’était pas le cas. Mon fils ne peut pas être un tueur froid !
Non, mais il n’a pas su être une victime brûlante, trouver le juste milieu. C’est moi qui le dis.

On me donne la part de pizza, apporté par le papa, les commissariats ne nourrissent pas, à cette époque là.
Alors soyez heureux d’avoir ces barquettes, chaudes et bonnes, avec l’opercule, ouvert devant vous, qui prouve l’absence de crachat et d’urine de rat. Avant c’était nada, ou alors ils prenaient dans ta fouille, les sous, et achetaient un sandwich au pâté, au bistrot du coin. Avec de la chance.
Les anchois donnent soif, et pas d’eau, ah oui, on en boit que les cafés des interrogatoires.  L’eau est plus dure à avoir qu’une cigarette si on est venu avec.
Le livre que mon père m’a fait passé, m’est donné, pour être enlevé par un policier aviné, juste après, « si tu t’étouffes avec pour te suicider, c’est moi qu’on va engueuler » !

Ca crie, toujours, tout le temps. Comment je fais pour dormir là dedans, l’endorphine, la fatigue. Heureusement, je ne suis pas encore accro à l’héro.


-Gaaaardien, gaaaaardien, ooooh puuutain !!!! Gaaaarrrdien !!!
Plus ils gueulent, plus ils s’excitent, moins l’agent viendra. Et comme ça raisonne dans tout le commissariat, viendra avec des baffes.
Et, quand même, la carotte ou le bâton, si tu fermes ta gueule je t’amène ta clope.

Confrontation avec le témoin, pas un échange de regard, étrange, d’être là, à côté d’un proche à qui on ne parle pas. Même version, sauf qu’il s’abstiennent de lui demander son rôle. Il était avec lui. Deux contre moi, mais ça ne compte pas, et je suis d’accord pour ça.
Ce gars-là n’a pas de face.

Dans mon histoire, celui qui aura toujours l’aplomb pour dire et faire, parler et se taire, ce sera moi. C'est mon histoire, c'est moi qui raconte... vous me conaissez maintenant non?

Les flics, curieusement, n’aiment pas les balances (sic), respectent les gros poissons et les petits barracudas comme moi.
Et, avec raison, détestent ceux qui se laissent porter par le courant, charognards des océans, mentant comme des arracheurs de dents. Ces derniers on les chope à l’appât, à la mitraillette pour ceux qui pêchent.
Mais les « comme moi » j’ai voulu tuer, risqué ma vie, ma liberté, j’ai joué franc jeu ; j’ai gagné ou perdu, mais j’assume, ça les impressionne. Mais ils préfèrent qu’on ne soient pas dans la rue !

Je ne me suis pas rendu pour amoindrir ma peine, en tout cas, pas celle -là . J’ai de la peine pour lui, et j’ai de la peine pour tout ça. Mais, je n’avais pas le choix, ou je le voyais comme ça.

On me notifie la prolongation de ma garde à vue, sur demande du substitut.
Là j’ai droit à un avocat. Son rôle se borne à constater, comme le médecin (sur demande seulement, même pour un mineur plein de cachetons sur lui) d’éventuels coups de la part des policiers. Aujourd’hui on a droit à l’avocat, pour chaque moment, chaque PV, et à l’hosto, obligé parfois, jusqu’à deux ou trois fois, en 24h !

Le prochain intervenant extérieur que je verrai sera un éducateur...Le premier et pas le dernier.
Le gars me voit, il opinne du chef :
-Bonjour Israël !
-Ismaël
-Pardon Jamel
-Il est quelle heure ?
-Je n’ai pas le droit de te le dire Samuel.
-Ismaël

-Ismaël, pardon, moi c’est Jean-François-Régis, tu vois, il y a de quoi se tromper aussi. Je me rend compte que, comme les tueurs en série, mon nom est aussi un prénom. Lui a trois prénoms plus deux. Educateur en série, il voit tous les jeunes qui passent, trop tôt, trop tard, par la case prison ou (faux) départ. En une minute ou deux.
-Issamuel, qu’y a t-il de plus grave dans la vie ?
-perdre son frère
Du tac au tac.
-Pire ?
-Rien, c’est ça le pire.
-Mais, Ismaël, enfin, c’est perdre la vie, le pire !
-Dans la vie, ce qu’il y a de pire c’est de perdre la vie, donc la partie la pire de la vie est celle où on est plus en vie ? Ca n’a pas de sens !
Il veut, croit me faire prendre conscience de mon acte, de ma volonté d’ôter la vie, comme si c’était irréfléchi. Non. Le pire pour lui, pour moi, le pire aurait été non d’être à sa place, mais d’être à la mienne sans lui arracher les tripes. J’en reviendrai.

Je ne dis pas que la vie n’est pas précieuse, mais que ce n’est pas le moment pour la philosophie, et trop tard pour l’éducation, de toute façon, c’est lui, qui n’a pas le niveau.
Comme beaucoup d’éduc spécialisés (dans rien). Je vous le dis, c’est l’époque où l’on parle de génération de tueurs nés, sans différencier le bien du mauvais, le rêve de la réalité.

Il me prend pour un con, comme tous ceux, qui ne feront que me croiser. Le commissaire, lui, avec qui j’ai partagé des cafés et des clopes, des heures, sait mieux à qui il a affaire.


Le week-end arrive et je dois partager une cellule de 6m2 avec huit types pas titulaires, mais presque. Le pire cas, c’est moi.
L’eau suinte des murs, on s’appuie dessus.  Un banc de 50cm. On se relaie, pour passer de place sur le banc assise à debout. Solidarité. Je suis avec des majeurs, bourrés, dangereux peut-être. C’est hors la loi, mais on en est pas là, à cette époque là, on fait ce qu’on peut avec ce qu’on a. Des rubans de machine à écrire au compte goutte, et deux cellules pour seize.

La suite :
Du fourgon cellulaire au Tribunal de Grande Instance de Paris. Retour sur un joyeux et dramatique foutoir digne du tiers monde, à peine, en pleine capitale.
Désolé le plus pittoresque est encore à lire, mais il arrive.

Que deviennent Loïc et votre serviteur, vie ou cercueil, liberté, prison?
A tout de suite.

Catégorie : Tranche de vie - 06 septembre 2019 à  11:47

#homicide #justice #police #cannabis #violence

Reputation de ce commentaire
 
Merci!!!!! Hilde
 
Tout comme Hilde je te remercie. Randall
 
Jolie plume! Quand a l épée, on attend la suite de l épopée... La souricière!



Commentaires
#1 Posté par : ismael77 06 septembre 2019 à  12:00
Oui,
ne vous inquiétez pas je ferai un résumé court, pour le dénouement.
Je suis une chronologie, forcément.
Et il y a tant à dire, écrire. Je suis obligé de couper. Pourtant j'aimerais vous raconter le plus drôle et que le plus dramaturgique, mais c'est la vie, pas un roman.
Peut-être la forme fictionnelle serait-elle plus simple, mais elle ne ferait qu'être paraphrase de mon récit de vie, avec des détails moisis et des personnages pourris. Ce n'est pas le lieu ici.

Enfin, je m'accroche à ce qui vit, encore, en moi, de quand j'étais un p'tit gars, pour vous raconter ça.
Et c'est pas cile-fa. Croyez-moi

Merci, si vous me suivez, levez le doigt, pas tous à la fois, ziva, t'es du 93?

La prochaine fois sentira le XXe siècle, croyez-moi.
Merci aux lecteurs, de Paris et d'ailleurs!

Posté par : ismael77 | 06 septembre 2019 à  12:00

 
#2 Posté par : ismael77 06 septembre 2019 à  16:58
Alcatraz sur l'île de la cité....je cherche le titre de la suite...

les sous terrains de la justice pour enfants, violents, rendus furieux, par le hashish...
...on finirait jusqu'à l'épilogue incertain,
en admirant le (non) lieu, la ballade sans risque derrière son portable.
Le Palais de Justice, de la Cité
Spoiler
Bonne...digestion, ma foi...

Posté par : ismael77 | 06 septembre 2019 à  16:58

 
#3 Posté par : ismael77 06 septembre 2019 à  17:00
et merci Hilde, pour ton encouragement!

Posté par : ismael77 | 06 septembre 2019 à  17:00

 
#4 Posté par : RandallFlag 06 septembre 2019 à  22:38
Tranche de vie poignante, criante de vérité et bien écrite, que dis je ... Contée.
Avec sincérité et sans égocentrisme.

On se croirait dans "rue barbare".
Des destins qui se croisent, des faits certes, mais des gens derrière.

Bref c'est confus a expliquer pour ma part.

Mais je te remercie de partager ce moment de ta vie avec nous.
Et de l'exorciser un peu aussi. (Je pense...enfin je crois)

Merci Ismaël.

Posté par : RandallFlag | 06 septembre 2019 à  22:38

 
#5 Posté par : ismael77 07 septembre 2019 à  12:42
C'est la saison des champignons!
Bientôt les cèpes, dans la région, frais en lamelles, à l'aillet, cive, mandoline et ciboulette, ou verts de mousse, sautés à l'ail.

L'écriture c'est comme la cuisine, il faut un bon produit, bien présenté, mais chacun ses goûts, et son éducation, culinaire ou littéraire. Et l'expérience des plaisirs et douleurs de la vie, change le regard, ce qui est posté n'est déjà plus à moi.

a écrit

"rue barbare".

Le film! 80's!!! Classique!
J'en un qui s'appelle comme ça, sur ma rue, ou dans ma rue, en vue!

J'ai la suite de celui-là, aussi bien sûr.

Peut-être en attendant, autre chose de plus confidentiel par sa longueur et son style slam-rappeur. J'essaie de jouer avec les sonorités, le rythme et les rimes, sans dénaturer le sens, et même en sublimant les obstacles de la langue. C'est ce qui me plaît.
Donc à venir autre style,
Un papier expérimental, pour les yeux pas fatigués, qui part dans tous les sens, mais n'est-ce pas l'essence de mes récits?! C'est comme ça que je pense, en arborescence.

Merci en tout cas, ça fait plaisir.
Quand on est lu, on peut passer à la suite. Sinon cela peut être thérapeutique. Mais si on peut être plusieurs, partager, on profite! Comme moi de Cependant, ou Club 3000 (si tu me lis, merci, je pense encore à ta gangrène, et  tes "yeah yeah ketamine"), Marla, vous tous à côté ou là-haut, sous le papier, avec Hilde, et la petite nouvelle sortie de l'école de Police, toute cette richesse, Suf', Pierre parfois,  Boots je ne peux tous les citer.

Dur été pour moi. Trump en feu d'artifice, et pas de vacances pour mes neurones fatigués.
Enfin je vais pouvoir me remettre au travail, sur mes projets à l'encre lourde, mais sympathique (elle s'efface tout de suite). Les écrits, certes, restent, mais se perdent.
Dans mille ans on parlera de civilisation de du canard en plastique et du mode d'emploi de montage de cuisine Ikea, relique retrouvée en un lieu saint,  sur le fameux "giratoire de Marly sur Yvette". Qui sait?
Le truc c'est qu'on ne lit pas les blogs chez les "vrais lecteurs" on veut du roman. Qu'à cela ne tienne, on va rentrer dedans. Non mais, c'est pas Yan Moix, et son indigeste pédanterie livresque, qui va nous empêcher de créer.

Pour ceux qui, un jour, veulent aller plus dans la réflexion, j'ai aussi. Adresses, en MP. Allez gaffe à l'OD d'Isma, c'est pas mauvais pour la santé, mais pour mes chevilles.
Je plaisante, malheureusement, si vous saviez, la misère que je tais.
MERCI
Je poste mon écriture expérimentale, longue et pleine de rimes riches, et de pauvres miches, niches à sens de caniche, et culs de babs, oints d'huile de foin.
On voit si une personne accroche, et j'arrive avec la suite.
Millesker les soeurs et frères!
Adio

Putain ils ont fermé SK? Maintenance...il disent.  Tochka, c'est pas pareil....


Posté par : ismael77 | 07 septembre 2019 à  12:42

 
#6 Posté par : ismael77 09 septembre 2019 à  19:42
On passe à la troisième partie ou j'en place un plus léger en attendant?

La rue barbare, comment tu es tombé pile!

Posté par : ismael77 | 09 septembre 2019 à  19:42

 
#7 Posté par : Hilde 09 septembre 2019 à  20:14
Je vote pour la 3è partie si elle est disponible big_smile

Posté par : Hilde | 09 septembre 2019 à  20:14

 
#8 Posté par : RandallFlag 09 septembre 2019 à  20:25

ismael77 a écrit

La rue barbare, comment tu es tombé pile!

Ah mais je te jure que c'est ce qui m'est sauté a l'esprit quand je t'ai lu.

Bon je faisais plus allusion au livre qu'au film qui en a été tiré, même si j'adore Giraudeau en tant qu'acteur, bref on s'en fout c'est la référence qui compte.

Et bien sûr que la troisième partie est attendue.
Avec impatience.


Posté par : RandallFlag | 09 septembre 2019 à  20:25

 
#9 Posté par : ismael77 09 septembre 2019 à  20:37

RandallFlag a écrit

ismael77 a écrit

La rue barbare, comment tu es tombé pile!

Ah mais je te jure que c'est ce qui m'est sauté a l'esprit quand je t'ai lu.

Bon je faisais plus allusion au livre qu'au film qui en a été tiré, même si j'adore Giraudeau en tant qu'acteur, bref on s'en fout c'est la référence qui compte.

Et bien sûr que la troisième partie est attendue.
Avec impatience.

PUUUTAIN MEC je crois que, c'est cet américain novateur, bob chépuwak, qui a fait ce nanard grandiose;
mais là, tu m'offres l'info du début de semaine, c'est un livre!
Content de ne pas l'avoir déjà lu, le plaisir reste à venir!
Merci Randall

Je veux faire un blog/forum club lectures, critiques, infos, fiches et conseils; voir traductions!
Tant qu'il y a à lire, il y a à vivre. Mais pour écrire il vaut mieux avoir vécu encore plus que lu.


Posté par : ismael77 | 09 septembre 2019 à  20:37

Remonter

Pied de page des forums