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Encore un jour.. 



Bonjoir tout le monde ( suivant l'heure de lecture )

Aujourd'hui c'était un jour comme j'aime pas vivre.. Mes parents se sont rendus compte que j'avais perdus beaucoup d'argent, je vous passe comment ils ont su BREF, et les questions ont fusé de partout.. J'ai hésité à  avouer à  mon père le pourquoi ( 50e le gr de cc tu m'étonnes que ca file ! ) mais j'ai pas osé.. Et quand la question fatidique a été posée je n'ai pas su dire oui..
Je n'ai pas su dire que je me drogue. Que j'ai essayé d'arrêter, que je suis allé voir un psy 2 fois.. Que je me noie dans l'alcool pour oublier ca.. Que je ne sais pas dire non à  une envie de cadeau pour ma copine.. Que je galère comme un fou..
Alors je me terre dans mon silence. Me reclus dans ma chambre.. Prends une trace de came pour me calmer.. Pleure de honte et de dégout.. Fais pleurer ma mère aussi..
J'ai écrit 1 lettre de suicide "comme ca".. Écrit la suite d'un livre en cours.. Et bois.. En voulant tout foutre en l'air.. En se disant que demain matin matin on laisserait un mot en disant " Je me drogue." et aller chez le médecin en disant "Je veux aller en cure".. Mais on n'as pas les cojones qui faut.. Et on n'ose pas le dire à  sa copine.. Alors on continue de pleurer.. Et d'écrire, de lire et d'écouter de la musique.. D'autres qui ont su quoi faire.. On cherche des forces.. Et on espère les trouver dans son lit, avec un mal de crâne comme pas possible.. La couverture ne cache pas nos démons.. Et les miens sont horribles, hantent chaque vision de moi, de mon futur, chaque reflet dans un miroir.. J'ai même arrêté de consommer sur un miroir car je ne supporte plus l'image que j'ai.. Et je comprends pas comment j'arrive à  faire comme si de rien n'était..
Encore un jour oui.. Encore un jour où on regrette.. Où on se dit qu'on n'as rien demandé et que cette vie bah.. Elle est pas faites pour moi..
Mais encore un jour qui ne servira à  rien, qui ne m'empêchera pas de recommencer encore et encore.. Toujours faire pleurer sa mère, et toujours se détester encore plus alors qu'on pensait avoir atteint le maximum du dégout..
Prenez soin de vous les amis.. Les anges parfois ne savent plus voler..

Catégorie : Témoignages - 05 octobre 2016 à  21:27



Commentaires
#1 Posté par : stella 10 octobre 2016 à  02:10
Pourquoi te détestes tu à  ce point? Tu n'as pas confiance en toi? Comment se passe ta relation avec tes parents (hors contexte de la drogue)?.

Posté par : stella | 10 octobre 2016 à  02:10

 
#2 Posté par : Acid Test 10 octobre 2016 à  15:26
Je ne sais pas quel age tu as , ni quel rapport tu as avec tes parents et ce n'est jamais facile de parler de drogues avec eux, surtout quand onest assez jeune ,par contre , si tu sens que tu as vraiment besoin d'aide , il faut en chercher !
Es tu sous susbtitution ?
Je te conseillerai d'aller voir un médecin si possible qui s'y connaisse dans l'addiction ou un centre qui s'occupe de ce genre de probleme et d'évaluer le niveau où tu en es et ce qu'il est possible de faire .
Dans un premier temps, tu n'es pas obligé d'en parler à  tes parents mais déjà  ça t'aiderait à  faire le point .
De plus ,si tu n'es pas encore dépendant physiquement à  une de ces drogues , y compris l'alcool , c'est déjà  une bonne chose et c'est le moment de prendre une décision qui t'évitera de le devenir .
Quand j'avais 20 ans , j'ai fait une cure , avant la substitution , j'ai eu du mal à  en parler avec mes parents mais j'ai préferé leur dire la vérité vu que j'étais dépendant à  l'injection.
Il m'ont filé un coup de main meme si ils ont eu du mal à  comprendre .
Apres , le probleme qui peut se poser , c'est qu'ils attendent souvent que tout se regle rapidement , alors que ça peut prendre du temps , pourtant le médecin leur avait dit mais ce n'est pas la partie qu'ils ont retenu .

Posté par : Acid Test | 10 octobre 2016 à  15:26

 
#3 Posté par : toon77 10 octobre 2016 à  20:53
salut keithme >>

A te lire je me dis que ta délivrance viendra quand tu diras tout à  tes parents.......si tu dis que ta mère pleure et qu'ils on vu tes dépenses, ils souffrent aussi alors autant crever l'abcès plutôt que les laisser s'imaginer tout et n'importe quoi tu crois pas ???

Posté par : toon77 | 10 octobre 2016 à  20:53

 
#4 Posté par : Bootspoppers 11 octobre 2016 à  02:16
Bonne nuit keithme
Tu écris super bien...
Mais tu m'as l'air déprimé.
Il faut que tu voies un médecin ou un adicto. Enfin je te dis ça parce que tu m'as touché.
Courage. Parle.
drogue-peace

Posté par : Bootspoppers | 11 octobre 2016 à  02:16

 
#5 Posté par : KeithMe 11 octobre 2016 à  09:51
Hello tout le monde..
déjà  merci a tous pour vos réponses et votre aide !

Pour répondre en vrac : quand ils me posent la question vu que je ne me sens pas pour répondre la vérité je mens.. Et a chaque fois ca me fais un coup en plus hmm
j'ai envie de m'en sortir.. Mais d'un autre côté j'ai l impression.. d'aimer ca.. aimer la défonce... Alors oui cest vrai que je ne fais pas que par plaisir simple (desfois pour me calmer, me rremonter le moral,..) mais quand je le fais j'aime ca..
J'ai toujours eu, et c'est pas faute d'avoir des amis géniaux, tendance à  me taire quand ca va pas...  Je n'ai jamais vraiment eu confiance en moi.. Longue histoire... Avec mes parents il n y a pas de soucis.. sauf quand ce problème vient sur la table sad
J'ai 20ans..
merci pour ton témoignage Acid Test c'est gentil de partager..
Merci BootsBootspoppers..^^

stella : Je suis fou sûrement mais par moment j'aime me détester... j'apprend a vivre avec.. A essayer de rendre heureuse ma chérie.. Je suis super sensible et indécis.. Je me supporte pas..

Posté par : KeithMe | 11 octobre 2016 à  09:51

 
#6 Posté par : DVA5-2Tls 11 octobre 2016 à  21:26
Bonjour KeithMe,
Bootspoppers te dit avec raison de parler, écrire aussi tu y arrives bien.
Porte toi bien,
bises,
David

Posté par : DVA5-2Tls | 11 octobre 2016 à  21:26

 
#7 Posté par : KeithMe 12 octobre 2016 à  21:15
Merci David c'est sympa smile

Posté par : KeithMe | 12 octobre 2016 à  21:15

 
#8 Posté par : Leaf 13 octobre 2016 à  11:56
KeithMe si je peux me permettre, je pense que la meilleure facon pour eux de l'apprendre est via le dialogue avec toi, et non pas une gaffe, ou pire, un pétage de plombs général qui leur fera péter la vérité en pleine gueule, sans aucune préparation, et là  crois-moi ils souffriront.

J'étais revenu vivre chez mes parents il y a plus de deux ans, pour décrocher des speedballs en intraveineuse, après plusieurs Overdoses et une vie complètement chaotique à  Londres, pour essayer de sauver le peu de moi qui restait. J'étais dans un sale état, des croutes sur la gueule (oui oui comme dans les plus gros clichés sur la drôôgue) et je pesais à  peine 50 kilos pour 1,83m. Donc je pense que c'était grave visible que j'allais mal.

Malgré ca, je n'ai rien dit à  mes parents et juste dit que j'avais fait un genre de burn-out. Du coup je me cachais la vérité et eux aussi se mentaient. Le truc c'est qu'au bout de deux semaines je me suis remis à  consommer, héro et coke, en shoot bien évidemment. Et je continuais à  cacher la vérité à  mes parents, alors que je devenais de plus en plus suspicieux, je relevais jamais mes manches malgré le mois de juin, j'étais constamment en yoyo, je vomissais parfois sans raison... Mais je voulais absolument que mes parents n'apprennent jamais que je sois dans la came, par honte justement.

Je résume hein, mais voilà  c'a continué quelques temps, j'ai essayé de me mettre sous traitement subutex au CSAPA du coin mais il était tellement chargé que je devais attendre 3 semaines pour avoir un rdv (je pouvais pas aller au médecin de famille qui m'aurait probablement balancé aux darons). Franchement j'en pouvais plus, tout le mode de vie de la came, devoir faire des allers/retours pour qu'on me file de la came/coke gratos, revendre vite fait, tout ca en plus en étant en zone rurale et en habitant et en devant leur cacher. C'était une des périodes les plus désagréables de ma vie, encore plus que quand j'étais en mode déchet à  Londres, parce que là  je devais faire comme si tout allait bien. C'est une putain de torture et c'est vraiment pas bon de mener ce genre de double vie.

Moi au bout d'un moment, ca m'a mené au gros pétage de plombs (ca plus le fait que j'en pouvais plus de toutes ces rechutes/traitement/clean/rechute à  travers les années), je me suis dit que ca finirait jamais, du coup un jour je me suis fait assez de thunes pour acheter une quantité énorme de came et de coke, avec la ferme intention de me l'injecter le plus et le plus vite possible pour en mourir. Je voulais quand même profiter avant de crever, donc je me suis pas fait LE shoot mortel tout de suite, j'ai shooté comme un fou pendant 3-4jours, un truc de malade.

Bon en fin de compte, mes parents m'ont retrouvé inconscient dans ma chambre, le bras gauche tout gonflé et ensanglanté, et plein plein de seringues utilisées, par terre, dans mes tirroirs, etc, du coup urgences, etc, passage en psychiatrie, cure, et convalescence pendant plus de 6 mois. Mais mes parents ont été traumatisés. Mon père, quand ils sont rentrés des urgences, a pris des photos de mes tiroirs, du sol, du sang partout, il a fait une fixation dessus, j'ai vu les photos et putain c'est vrai que c'est gore. Ma mère a perdu le sommeil complètement. Je leur ai fait mille fois plus de mal que si je leur en avais parlé et fait progressivement intégrer la notion que leur fils était héroinomane (pour beaucoup de gens c'est encore quelque chose d'inimaginable, c'est vrai), sans douleur. Je m'en veux encore beaucoup de les avoir fait autant souffrir, mais ca me donne d'autant plus de bien m'en sortir dans la vie, quand je vois le sourire et la fierté de ma mère quand je lui raconte ma nouvelle vie, j'ai les larmes aux yeux, d'ailleurs là  en l'écrivant ca me le fait haha.

J'ai mis du temps à  me rétablir, sous médocs, détruit émotionellement, etc... et à  rétablir une relation saine avec mes parents, qui ne m'ont malgré ca toujours nourri logé blanchi durant ce temps, meme si avec mon père on arrivait plus du tout à  se parler. C'a pris du temps, mais au final, j'ai réussi à  me sortir, à  retrouver une activité, et de déménager de chez eux, et avoir une vie plutot cool. On a beaucoup parlé de tout ca, et franchement tu serais étonné de l'ouverture d'esprit dont ils peuvent faire preuve si tu leur expliques bien les choses, sans confrontation et sans conflit d'égo.

Mon père était typiquement le gars old-school de droite niveau drogues (né en 50), en mode "les drogués faut tous les enfermer" etc etc. Eh bah il a fait un énorme travail sur lui-même et compris beaucoup de choses. J'injectais encore mon subutex après ces évènements, et un jour ma famille m'a dit qu'ils le savaient, pas la peine de le cacher, et qu'ils m'aimaient autant, que je m'injecte mon traitement ou non. On en a parlé tous ensemble autour d'une table, avec pour unique but la réduction des risques. Ils voulaient juste s'assurer que je faisais ca proprement, mes parents se souvenaient encore de l'infection horriblement dégueulasse qui aurait bien pu emporter mon bras, lors de ma tentative de suicide, ma mère flippait qu'on m'ampute.

Du coup pour eux c'était la priorité, le reste, ils disaient, c'était mes affaires. Mon père a dit, "on a tous notre truc à  nous, on tourne tous à  quelque chose, y en a c'est le loto, le café, d'autres le nettoyage, le sport, y en a comme moi c'est la clope, toi c'est l'injection, c'est ni mieux ni pire que les autres, c'est quelque chose de personnel". T'imagines même pas comment j'étais fou de joi qu'il soit aussi compréhensif (et aussi très juste dans sa réflexion). Depuis on se comprend aussi beaucoup mieux l'un l'autre et on se parle, alors qu'avant, depuis toujours on n'avait jamais réussi à  communiquer.

Alors voilà , j'espère que tu peux tirer quelques idées de mon histoire. Le dialogue est à  mes yeux la solution suprême. Et en te cachant, tu te mets en danger, de une parce que personne ne peut t'aider s'il t'arrive quelque chose, et de deux, tu développes ce genre de double vie et de haine, de honte, contre toi-même, qui est vachement dangereux lorsqu'on consomme des stups car l'usage ne fera que s'intensifier et devenir hors de contrôle, crois-moi c'est quasi systématique dans ce cas de figure. Avant toute chose, tu devrais essayer de ne plus culpabiliser, c'est pas bon comme truc. Une fois un très très vieux tox m'a dit, "ce qui est pire que de taper de la came, c'est taper de la came et se détester à  cause de ca, parce qu'à  ce moment, t'en profites même plus vraiment".

Crois en l'ouverture d'esprit de tes parents, et avant tout, en leur amour. Tu es leur fils, et crois-moi, même si tu faisais les pires choses, ils auraient du mal à  ne plus t'aimer. Là  en l'occurence ce n'est même pas quelque chose de "mal", juste quelque chose de tabou et de stupidement illégal. Donc tente une ouverture, discute de facon générale et essaie de connaitre leur avis sur les drogues, etc, mais n'y vas pas de facon "Papa, Maman, j'me drogue à  l'héro et la coke" là  c'est sûr, ca passera pas forcément bien. Essaie de te mettre à  leur place et de comprendre leurs réactions, si tu veux qu'eux mêmes te comprennent. Ne t'offusque pas, ne te braque pas, si quand tu leur en parles ils disent des choses maladroites ou involontairement blessantes, tu dois te rappeler que la plupart des gens ne sont pas habitués à  parler de manière concrète de la conso d'héroine. Adapte ton message à  leurs sensibilités et tiens compte de leurs arguments, même s'ils ne vont pas dans ton sens. Et aussi fais leur comprendre que ce n'est pas de leur faute, beaucoup de parents culpabilisent quand leurs gosses prennent de la came. Et enfin, dédramatise la chose, sans en faire quelque chose de totalement banal (ils risqueraient de mal le prendre) et sans avoir l'air jenfoutiste, juste évite l'hystérie, reste concret dans tes "explications" et rassure les.

Voilà , c'est les conseils que je te donne, tu en fais ce que tu veux, mais c'est vachement important, et sache que tu ne pourras pas leur cacher éternellement. Je pense que beaucoup de consommateurs d'héro devraient commencer à  faire ca pour que l'usage d'héroine prenne enfin un visage humain chez les gens, et mettre fin à  tout le fantasme, la peur et le tabou qui entourent ce sujet là . Quoiqu'il en soit, ce sont tes parents, ils t'aiment, tu les aimes, il y a forcément moyen de dialoguer et de faire accepter ce que tu FAIS (qui n'est pas ce que tu ES, très important ce truc)

Pardon d'avoir écrit un truc aussi long mais ca me tient vachement à  coeur ce sujet là , et si tu pouvais éviter de faire les mêmes erreurs que moi, je serais vraiment content pour toi, tu pourrais vraiment éviter pas mal de souffrances et problèmes, crois-moi. Allez je t'envoie tous mes encouragements pour que tu y arrives et je te souhaite bonne chance.
Reputation de ce commentaire
 
merci ca m'aide en tant que papa /bootspoppers
 
super post poto, un grand bravo /toon77

Posté par : Leaf | 13 octobre 2016 à  11:56

 
#9 Posté par : Acid Test 13 octobre 2016 à  18:01
Tu as de la chance que tes parents l'aient pris aussi bien Leaf !
Autant ma mere ne m'a pas jeté de chez elle quand elle a su que je me shootais , autant mon pere m'a viré de chez lui , alors que j'avais fait une cure et que je n'entais plus dépendant quand j'avais l'age de Keith , mele si je ne me suis pas retrouvé à  la rue mais ils n'ont jamais pu accepter la drogue et ont toujours eu la meme vision par rapport à  ça ! Ce,n'était pas,vu comme une difference,mais comme une tare et pas une petite meme si ils ont bien du voir  avec les années que je n'était pas quelqu'un de mauvais mais je me suis trimbalé cette image toute ma vie et ça à  toujours été pretexte aux engueulades !
Tout était à  cause de la drogue , alors que ce n'était pas le cas meme si ça a eu une influence sur ma vie bien sur , d'autant plus vu le cadre instauré par la prohibition mais meme avec les traitements,leur vision était la meme , si ce  n'est que j'ai arreté de shooter.
Donc, tous les,parents ne le prennent pas forcément aussi bien et j'ai des,potes dont les,parents l'ont pris extremement mal , pire que les miens à  l'époque .
Mais il est évident que leur annoncer en dehors d'une situation de,crise permet de discuter de ça plus calmement ,,dans de meilleurs conditions !

Posté par : Acid Test | 13 octobre 2016 à  18:01

 
#10 Posté par : Leaf 13 octobre 2016 à  21:20
Désolé que ca se soit aussi mal passé avec ton père lorsqu'il l'a appris, Acid Test, mais dis-moi, il l'avait appris de quelle facon, par accident ou en parlant avec toi? Je pense que c'est ca qui peut déterminer la réaction des parents. Comme je l'ai écrit plus haut, dire "Papa/Maman je tape de la came" bien évidemment ca passe mal.

En fait, si on veut que nos parents aient une réaction positive (ou du moins pas négative) en l'apprenant et qu'ils nous comprennent, on doit nous-mêmes, en tant que consommateurs, les comprendre, eux, leurs points de vue (même s'ils sont erronés), leur vision de l'héro, leurs peurs, etc. Il faut y aller de facon très pédagogique, et surtout pas en mode confrontation. J'ai remarqué, dans toute situation que ce soit, lorsqu'on adoptait le point de vue de l'autre, et qu'on montrait qu'on le comprenait, ca facilite grandement le dialogue et ca permet de convaincre bien plus aisément (je me suis déjà  sorti d'embrouilles de fou et évité de me faire éclater les genoux et les dents rien qu'avec cette méthode). Etre pédagogue dans son discours et ses explications.

Comme je disais dans mon post précédent, Acid Test, à  la base mon père est carrément anti-drogue, un de ses amis de jeunesse avait "dérivé" (c'est comme ca qu'il en parlait), il était tombé dans l'héro (c'était au tout début années 70 donc trèèèèès vieux même pour toi et Mas haha!) et est mort d'une overdose. Faut savoir qu'avant ca, j'avais jamais eu de discussion concernant les drogues avec mes parents, car ils n'en avaient jamais pris eux-mêmes et c'était pour eux un gros tabou. Même le cannabis. Si je m'étais fait gaulé avec du cannabis je me serais fait (littéralement) éclater par mon père, alors tu peux t'imaginer... Mais bon à  18 piges j'étais alcoolo-dépendant et pas du tout dans la bédave, du coup mes parents connaissaient mes problèmes d'alcool mais ne savaient absolument rien concernant les stups.

Et même après ma tentative de suicide, quand j'étais en psychiatrie, mes parents étaient pas trop chauds pour me reprendre chez eux, mon père ne voulait plus que j'habite là . Ca je l'ai appris par la suite, car à  ce moment là  j'étais gavé de médocs et à  peine conscient la plupart du temps, mais ce sont mes frères et soeurs qui ont parlé avec eux et rassuré. C'a aussi beaucoup joué, car eux ont tous 10 piges de plus que moi, ont acquis de bonnes situations, jamais trop déconné, etc, et donc mes darons ont écouté leurs avis. Mais ce sont mes conversations avec eux qui ont quand même fait évolué le truc.

Donc, oui je sais bien que c'est risqué d'en parler aux parents, et moi aussi j'en connais qui se sont fait dégager de chez eux à  cause de ca, mais aussi ils avaient chourré des trucs ou de la thune à  leurs darons, donc ca aggrave le truc. Mais la plupart de ceux que je connais qui en ont parlé à  leur famille ont plus été aidés qu'autre chose. Il faut se rappeler d'une chose, en général, vos familles vous aiment, pour ce que vous êtes et pas pour ce que vous faites. Du moment que c'est comme ca (parce que y aussi des familles où c'est grave tendu et pas trop love) et que soi-même on montre du respect, de la compréhension envers les siens, le dialogue est possible, mais il faut des efforts des deux côtés.

Posté par : Leaf | 13 octobre 2016 à  21:20

 
#11 Posté par : KeithMe 13 octobre 2016 à  23:01
Un énoooorme merci pour ces témoignages ! Ca m'as fais quelque chose.. Merci..
Le sniff mortel aussi j'y ai déjà  pensé.. Par honte aussi et d'engrenages..
Quand j'y pense, ce qui me freine c'est que certains de leurs amis étant jeunes sont morts d'overdoses et qu'ils m'ont toujours fais comprendre les risques  ( sans diaboliser ca, la chance !) .. Mais ce qui me freine aussi c'est ma copine.. Car elle même si elle m'aime, n'est pas pour ce genre de " délirs"..

J'ai écrit une lettre pour eux que je compte leur deposer sur la table le matin et leur laissé la journée pour la lire avant que je rentre.. Mais j'en trouve pas le courage.. Je suis leur fils unique et j'ai trop peur de leur faire "honte" ( même si mon père m'as déjà  dit que peu importe la situation, il sera toujours là  pour moi..). Et j'ai pas envie de décevoir ma famille, que leur regard change, et toutes les questions.. Je leur dirais oui c'est sur mais j'arrive pas à  le faire maintenant.
Je me suis déjà  dit que si c'était moi le père d'un garcon qui se drogue comment je réagirais.. Mais ca me suffit pas.. Une amie sait tout ca et m'encourage à  leur donner la lettre, en parler..

Posté par : KeithMe | 13 octobre 2016 à  23:01

 
#12 Posté par : DVA5-2Tls 14 octobre 2016 à  15:23
Bon courage KeithMe, bien sûr qu'il faut leur faire cette lettre comme début pour commencer à  causer.
Et de même que ça fait du bien de causer, enfin d'écrire ici, ça te fera du bien de parler avec eux, probablement même au point de t'aider en tout.
Porte toi bien,
bises,
David

Posté par : DVA5-2Tls | 14 octobre 2016 à  15:23

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