Histoire d'un détournement d'une pipette de tercian / Les Blogs de PsychoACTIF
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Histoire d'un détournement d'une pipette de tercian 



Il y a quelques années, j'avais des problèmes de crises d'angoisses récurrentes et une insomnie rebelle.

À l'époque, je ne prenais des opiacés qu'irrégulièrement. C'était des douces parenthèses apaisées dans une mer noire d'encre.

Mon psychiatre, persuadé que mes problèmes découlaient de ma vie précaire, me propose du tercian pour m'endormir. Pour lui, c'est un inducteur de sommeil. Pour moi, tout l'inverse : il ne me berce pas, mais je peux garder mon sommeil pendant la nuit (et parfois pendant la journée les yeux collés, mais ça c'est une autre histoire).

Un flacon de tercian avec sa fameuse pipette

Je teste et je m'aperçois de l'intérêt limité de la molécule pour moi.

Avec le temps, j'en découvre des utilisations plus appropriées dans mon cas. Il est bien utile les nuits de manque : les symptômes disparaissent et je peux m’assommer lourdement ; il a une certaine utilité pour les descentes de stims (malgré le fait que je psychote sur les effets cardiaques) ; il m'aide à gérer mon angoisse le lendemain d'une prise.

Bref, c'est quand même une balle dans mon arsenal d'auto-médication n'importequantesque (mais bon, on est tox ou on ne l'est pas drapeau-blanc ).

Je le prends avec moi dans mes périples. Présence assommantement rassurante.
Je m'extirpe du confinement en prenant une route qui défile comme un ruban sans encombres. Je traverse des départements et je me retrouve dans un bled pommé entre les collines et les montagnes.

Le printemps explose. Mon cœur pétille car ma fugue m'amenait voir mon amoureux (enfin mon deuxième amoureux, car avec la première j'avais passé presque tout le confinement -- c'était un moment d'extase polyamoureuse, à me sentir légère et comblée, dans le partage).

C'était doux et chaleureux, même si les souvenirs exacts s’estompent. Je ne sais plus pour quelle raison, je sors le flacon de tercian de mon sac. Je me rends compte que j'ai oublié la pipette doseuse. On a pas de seringues. Mon amoureux, bien entamé à l'alcool, a la brillante idée d'en boire au goulot. Il dort pendant plus de 15h de suite, en se réveillant dans un état qui devait être très proche du mien aujourd'hui quand j'ai ouvert les yeux après m'être abandonnée à 300mg de pregabaline sans tolérance (sensation de faire de la plongée sous -marine dans mon appart, sensation de flotter presque en ôtant la gravité, tout en ayant un voile lourd sur les yeux et les neurones).

Dans un élan de Rdr, je me dis que la pipette est quand même un outil pratique, voire essentiel. Je me dirige donc, attestation en poche, à la seule pharmacie du village.

Croix verte, couleur d'espoir. Dans le regret de ne pas pouvoir demander une boite de verts cachets de néo (l'interdiction était encore toute fraîche dans ma tête), bien que j'omette l'épisode d'abus, j'explique la situation. Mon docteur m'a prescrit quelques gouttes de tercian au coucher, mais j'ai perdu la pipette doseuse. Pourraient-ils pas me fournir un instrument compatible ?
La demande est réceptionnée avec beaucoup de scepticisme. C'est mes cheveux ébouriffés, mes yeux agrandis et mes pommettes rougies par les orgasmes à leur faire peur (ou mes petites pupilles après l’énième trace de came) ?

Ils veulent mon ordo (que je n'ai pas avec moi, malgré l'attention que je donne à ces petits papiers tamponnés). Ils ne peuvent pas me donner de pipette autrement.
J'explique qu'il est bien dangereux ne pas pouvoir doser un médicament qu'il m'est prescrit à quelques gouttes...« Oui mais vous savez, on en peut pas faire autrement...».
Je leur demande donc une seringue d'un millilitre pour pouvoir doser mon médicament.

La pharmacienne argumente qu'un millilitre de tercian n'a pas le même volume qu'un millilitre d'un autre liquide. L'explication me semble foireuse. Un millilitre c'est un millilitre...
Bref, je demande s'ils préfèrent que j'en boive au goulot et que je ne me réveille plus.

Ça y est, ça les a convaincus. Elle va chercher une seringue, mais elle me dit « j'enlève l'aiguille quand même hein ! », en me regardant de travers et en sous-entendant au regard que comme ça je ne ferais pas de connerie. Bien sûr je m'en fous de ne pas avoir l'aiguille, moi je cherchais une pipette de tercian. Et puis même, si j'avais voulu une seringue, j'aurais demandé une steribox, je ne me serais pas fait chier à demander une pipette (car si j'avais voulu me shooter et je me retrouvais avec un doseur de tercian j'aurais eu l'air con !).
Comment pourrais-je détourner une pipette de tercian ??
Faut arrêter de voir des usages détournés partout...

Au moins, c'est ce que je pensais à l'époque.

Car l'autre jour, je suis dans une ville portuaire de vent et populaces. Je passe une semaine dans les vagues, dans un cadre splendide de falaises et eaux turquoise.
Je me lance dans un sport aquatique de tramontane et prouesses.

Je savoure mon appart itinérant, les réveils à l'aube dans le port et les couchers de soleil sur l'horizon. Je suis mon traitement, en le baissant sans me rendre compte. Je suis heureuse et mes épaules bronzent.
Un ami un poil trop insistant me rejoint. Voile de prises de tête dans un cadre magnifique, de petits bars à l'ancienne vue sur les paquebots. Les anciens font du boat-spotting (car dans le bouquin, défoncés, ils n'avaient mieux à faire que traîner à la gare regarder les trains passer -- enfin aussi à pécho leur dose dans les mêmes lieux ferroviaires), arrosés aux calvas et aux joints, en blablatant sur les navires qui passent.

Moi ça m'emmerde les liens qui étriquent, je ne peux pas supporter la pression qu'on me met. Amoureuse, je peux parcourir des kilomètres entiers, mettre en sursis toute ma vie, m’abandonner à des dépendances qui ne sont pas les miennes, bouleverser mes programmes, mais il faut pas me le demander, car pour moi ça ne marche pas comme ça.

Liberté de libellule à fleur d'eau, je suis fidèle et constante, mais pas de contrat à me contraindre ; surtout si ça ne correspond pas à ce que je ressens.
Je l'explique dans des soirs d'été à l’arôme acre de trop d'alcool bu. Pilule difficile à avaler, mais il reste avec moi, même si je ne peux pas lui fournir ce qu'il recherche.

Non pas femme de marin, mais femme dans une mer amère de purin.
Je n'attends rien, dans la houle et les vagues je garde le cap ; par les courants je me laisse porter.
Serais-je un matelot ayant un partenaire dans chaque port de mes multiples vies ?
Non, je ne papillonne pas. Je suis juste polytoxicomane aux multiples sensations. Même celles jamais ressenties parfois voltigent sur ma tête. Mais je n'ai aucune attente.

comme la douce héro qu'on s'envoyait
je dors avec lui sans le toucher, je ne sais plus quoi penser de cette douceur qui affleure à nouveau.
Le cœur est là, la tête ne voudrait pas et le corps se liquéfie.

comme de la coke fumée qui me gifle sans que je comprenne
je me déchaîne au lit, je flippe de l'ocytocine que je ne voudrais pas qui m’enchaîne.  Le cœur ne suit pas, la tête profite et le corps s'emballe.

comme une tisane de pavots
j'écoute les rêves liés aux passés, une étreinte moite, lisse qui enlie des horizons incertains.
le cœur y était, la tête se questionne et le corps s'éloigne.

Bref, je disais, j'étais là bas, shootée par l'océan et le flottement sur la houle.
Mon stage s'arrête, je pars en ville rejoindre des potes.

Je vois direct de ses yeux plus bleus que la mer que ses pupilles sont bien trop petites. Elle me dit, viens je t'offre une trace de blanche.
Came granuleuse, aux nuances crémeuses, dans un appart ventilé pour chasser la chaleur incessante. Vin blanc à arroser les retrouvailles. Elle me conseille d'en prendre qu'en peu, car ça tape bien.

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Puis on ressort en ville, elle pique du nez en s'affalant sur un banc, dans les euphorbes et les échinacées dans les bacs. Euphorique par moments, elle est étonnée que moi je ressens à peine un truc. Demain elle a un train pour rejoindre son amoureux clandestin de l'autre côté de la France. Elle doit se coucher et veut rentrer. Je la suis. Sur le chemin, elle me dit qu'elle va me donner le reste du képa car elle en veut pas. Étonnée, j'accepte de bon pas cette proposition. On marche dans les rues aux lumières des échoppes. En bas de chez elle, elle me file son petit alu rempli de la crème en cailloux. Elle me prévient que la chaleur ça la fait agglutiner et devenir pire que du speed à tracer.

Je rentre dans ma maison à roulette, restée toute la journée sous le soleil. Le thermomètre explose, l'humidité des souffles rend l'atmosphère tropicale.

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Le cadre n'est pas vraiment idyllique, mon front goutte de sueur et mon débardeur s'empreigne de transpi. Je ne me sens pas de me faire une trace en pleine ville, même si j'ai déjà pratiqué maintes fois devant des entrées, dans les antres d'un parking ou sur des marches d'un parc. Mais le vent chaud qui balaie les trottoirs m'en dissuade.
Je sors un bouquin et les cartes prédisposés pour. Je prépare ma paille. Et je sors le caillou. Je commence à vouloir l'écraser...

Et là, des petits boudins jaunâtres qui ne font rien d'autre que se colorier à l'encre du livre. Ils s'agglomèrent entre eux. C'est un peu comme vouloir faire des traces de parmesan. Ça reste collé à la carte, sans jamais rapprocher une poudre sniffable.

Flash-back encore dans le déballement de nos derniers képa au retour d'un voyage. Perdus en pleine campagne et presque en chien, dans l'impossibilité de me faire une trace avec une came blanche. Cette fois là, j'avais persisté, têtue et hâtive de masquer le manque qui pontait son nez. J'avais fini par tout éternuer, tellement les boudins ne prenaient pas du tout la forme d'une ligne.

https://external-content.duckduckgo.com/iu/?u=https%3A%2F%2Ftse4.mm.bing.net%2Fth%3Fid%3DOIP.LefmgVP-N_fWUjTZecNLRAHaEE%26pid%3DApi&f=1

Cette fois, je ne ferais pas la même erreur. Errare humanum est, pourtant.
Cette fois, je vais trouver une solution. Je regarde mon sac et je m'aperçois de l'avoir vidé de tout mon matos Rdr. Mon MAD n'y est pas et aucun autre outil. Eh merde.
C'est samedi soir, chercher une pharmacie ouverte pour demander encore du matériel qui me délivraient dans des regards hautains, non merci (surtout le temps de trouver...sans appeler le commissariat pour avoir le numéro, etc).

Je regarde mieux parmi mes affaires, je ne trouve rien. La mince couche d'alu troué dans laquelle était emballé le maigre caillou peut servir de support pour un dragon, mais bon, c'est censé être de la blanche quoi...Je cherche un pulvérisateur nasal, mais je me rends compte que même si le trouvais, sans filtre, je risque juste de le boucher.
Si la biodispo de la came n'était pas merdique, je me serais fait un para.
Je tourne en rond dans ma tête, les moins moites par la chaleur et l'affolement.
Puis, j'y pense.

La pipette de tercian !
J'ai une pipette de tercian !
Et bah, voilà, je prends ma came et je la mets dans une cuillère.
Je la chauffe au premier briquet venu qui n'est pas tempête et encrasse mes doigts et la table de noir. Elle se dissout doucement au bouillonnement de l'eau (que bien sûr n'est pas de l'eau PPI, ni du sérum phy). Le liquide prend une teinte dorée. Mais putain, une grosse cuillère n'est pas une cup, alors le liquide reste bouillant pendant un temps qui me semble infini. Je jongle avec mon équilibre la cuillère à la main avec presque toute ma came dissoute dedans. Je trépigne en espérant que dans ce four de chaleur mon liquide rejoigne la température corporelle. Je la touche avec un doigt et ça m'ébouillante encore. Je n'ose pas y souffler dessous. Il n'y a rien d'autre qu'attendre.
Au bout d'un moment, le test de mon auriculaire me signifie que, même si ce n'est pas froid, le liquide est bien acceptable pour entrer dans un corps humain.
Je prends la fameuse pipette et j'aspire tout le liquide.

Je frôle la catastrophe en voulant trop en mettre. Le piston a failli se désemboiter, mais je m'arrête à temps.

Je me couche donc sur ma banquette au milieu des coussins. Je baisse mon short et je me l'envoie en plug.
Contrairement aux autres fois où j'avais pluggué, le liquide est chaud et je ne le sens pas vraiment s'infiltrer. Détail pas très glamour, mais je me souviens de ne pas avoir été aux toilettes de la journée. L'effet n'est pas immédiat et fort comme je le pensais.

Mais la défonce arrive, la nuit se colore d'ocre, je sors de ma fournaise et on part à la recherche d'un snack (qu'on trouvera à trois heures du mat).

Elle avait raison la pharmacienne, on peut « détourner » même une pipette de tercian.

Catégorie : Tranche de vie - 27 juillet 2022 à  20:56

#cyamemazine #H4 #héroïne #plug



Commentaires
#1 Posté par : Magmyre 28 juillet 2022 à  12:05
Salut,
Je connais pas bien les produits dont tu parles,
mais je tenais a te dire que c'était un plaisir de te lire, bordel t'écris bien c'est super fluide.
Par contre, quelles sal*peries ces pharmaciennes, celles de la d'où je viens (mon petit bled paumé a moi) sont vachement agressives aussi, j'y allais depuis 3 ans avec les mêmes ordonnances du même médecin, mais quand il m'a prescrit des opiacés, elles m'ont pas cru mdr, elles voulaient même pas appeler le médecin traitant, quelles folles. Mais quelque part, celles que t'a rencontré, elles avaient du flair ptdr.
Force, Mag'

 
#2 Posté par : LLoigor 28 juillet 2022 à  13:17
Belle plume bravo

 
#3 Posté par : cependant 29 juillet 2022 à  13:54
Merci à tous pour les appréciations !
Je suis contente que ce texte mi-introspectif mi-narratif ça a apporté quelque chose à d'autres que moi, inespéré...

Merci pour les champignons aussi...

psilosophia a écrit

en quoi tu trouves qu'il est « progressiste » mon texte ?
Enfin, je ne le croyais pas très politique, voire pas vraiment.
Mais à être progressiste, c'est vrai que l' « intime est politique » selon des courants féministes, mais je ne te faisais pas vraiment gender studies tongue

Oui sinon la chute se veut bien ironique de la suspicion pharmaceutique...comme quoi les prophéties autoréalisatrices n'existent pas qu'en sociologie wink

Ah, et si jamais quelqu'un a un tip pour consommer en trace ce genre de blanche je suis preneuse...même si après je ne vais plus avoir de sujets d'écriture boulet

Bon été à tous, dans l'eau ou dans le goudron, dans la came ou dans l'Héraut rasta

Reputation de ce commentaire
 
très joli texte. pareil, je vois pas de "progressisme" mais bon...

 
#4 Posté par : L'Apoticaire 30 juillet 2022 à  11:19

cependant a écrit

Ah, et si jamais quelqu'un a un tip pour consommer en trace ce genre de blanche je suis preneuse...même si après je ne vais plus avoir de sujets d'écriture boulet

Des gens sur le forum sniffent du tercian, appart l'effet du tercian en plus rapide ils n'ont noté aucun interêt.

Pour sniffer il faut sois des comprimés sois faire sécher le liquide sur une assiette et le sniffer, note : le tercian est très corrosif et cette pratique est déconseillée.


 
#5 Posté par : g-rusalem 30 juillet 2022 à  12:56

en quoi tu trouves qu'il est « progressiste » mon texte ?

Progressiste au niveau du polyamour de ton histoire, je crois que Psilo voulait dire, qu'il me corrige si je me trompe. Honnêtement, je n'ai jamais pratiqué et why not.  Mais dans notre groupe de pot, on a eu un exemple de "polyamour" à sens unique qui ne nous a pas vraiment enchantés. 100% pour les expérimentations, mais pas quand c'est au détriment de la personne en face, à base de manipulations et de la négation des sentiments de l'autre. Bon ça sort du cadre de ton blog. Je te le redis ici par écrit et pas par champi, très beau texte et très belle plume. On ressent intensément ta story, c'était très divertissant à lire, merci wink


 
#6 Posté par : cependant 30 juillet 2022 à  20:01

L'Apoticaire a écrit

cependant a écrit

Ah, et si jamais quelqu'un a un tip pour consommer en trace ce genre de blanche je suis preneuse...même si après je ne vais plus avoir de sujets d'écriture boulet

Des gens sur le forum sniffent du tercian, appart l'effet du tercian en plus rapide ils n'ont noté aucun interêt.

Pour sniffer il faut sois des comprimés sois faire sécher le liquide sur une assiette et le sniffer, note : le tercian est très corrosif et cette pratique est déconseillée.

Merci l'Apo, mais je ne souhaite pas sniffer du tercian wink

J'aimerais juste arriver à faire une trace de ce type de came blanche, si ça m'arrive à nouveau.
En vrai, il suffit que l'environnement soit sec et pas trop chaud...mais vas trouver par ces temps ci !


 
#7 Posté par : cependant 30 juillet 2022 à  20:11

g-rusalem a écrit

en quoi tu trouves qu'il est « progressiste » mon texte ?

Progressiste au niveau du polyamour de ton histoire, je crois que Psilo voulait dire, qu'il me corrige si je me trompe. Honnêtement, je n'ai jamais pratiqué et why not.  Mais dans notre groupe de pot, on a eu un exemple de "polyamour" à sens unique qui ne nous a pas vraiment enchantés. 100% pour les expérimentations, mais pas quand c'est au détriment de la personne en face, à base de manipulations et de la négation des sentiments de l'autre. Bon ça sort du cadre de ton blog. Je te le redis ici par écrit et pas par champi, très beau texte et très belle plume. On ressent intensément ta story, c'était très divertissant à lire, merci wink

Merci pour ta reponse.

Effectivement j'en parle du polyamour, mais c'était surtout en référence à un temps passé où ça avait pu être possible dans l'échange et le partage.
Bien évidemment, je ne pourrais pas définir « polyamour » des relations ouvertes « à sens unique »...si toutes les personnes en question ne sont pas au courant et d'accord, pour moi il n'y a pas vraiment d'amour, du coup pas de polyamour non plus (mais des relations adultérines, parfois libertines, etc etc). La base c'est quand même la communication, les compromis pour que chacun se retrouve. Mais je l'admet ce n'est pas vraiment facile et c'est vite fait de faire de la merde si on est pas assez à l'écoute l'un des autres ou pire encore s'il y a des personnes malveillantes dans l'équation. Je dis juste que quand ça a marché, en connaissance de cause pour tout le monde, ça m'a apporté beaucoup.

Et je trouve ça normal que les attirances soient multiples, même si ça ne signifie pas forcement des relations multiples. Bon c'est un vaste sujet, potentiellement épineux.

Merci pour ton retour, et je suis contente que ça t'a diverti smile
Ce n'est pas utile comme ton blog, mais moi ça m'amuse d'écrire, je trouve ça déjà pas mal !


 
#8 Posté par : g-rusalem 30 juillet 2022 à  21:29

Effectivement j'en parle du polyamour, mais c'était surtout en référence à un temps passé où ça avait pu être possible dans l'échange et le partage.
Bien évidemment, je ne pourrais pas définir « polyamour » des relations ouvertes « à sens unique »...si toutes les personnes en question ne sont pas au courant et d'accord, pour moi il n'y a pas vraiment d'amour, du coup pas de polyamour non plus (mais des relations adultérines, parfois libertines, etc etc). La base c'est quand même la communication, les compromis pour que chacun se retrouve. Mais je l'admet ce n'est pas vraiment facile et c'est vite fait de faire de la merde si on est pas assez à l'écoute l'un des autres ou pire encore s'il y a des personnes malveillantes dans l'équation. Je dis juste que quand ça a marché, en connaissance de cause pour tout le monde, ça m'a apporté beaucoup.

Pour l'histoire en question, tout le monde était au courant de tout bien sûr, mais j'avais plutôt l'impression (et ça m'appartient, ce sont leurs histoires au final) que mon pot forçait le statut de polyamour à sa seconde copine parce qu'elle était amoureuse et sous son emprise : situation de domination et imposer sa façon de voir les choses, perso j'aurai du mal à faire ça a quelqu'un qui éprouve des sentiments pour moi... Mais comme tu dit, c'est tout un débat.



Et je trouve ça normal que les attirances soient multiples, même si ça ne signifie pas forcement des relations multiples. Bon c'est un vaste sujet, potentiellement épineux.

Oui, c'est une évidence. Moi je suis déjà fier d'avoir pu calmer franchement l'envie de possession et la jalousie (clairement immature) qui allait avec que j'ai pu éprouver dans certaines de mes relations. Bien se sentir dans ses pompes, je pense que c'est la base pour ce genre de relations exotiques et ce n'est pas donné à tout le monde. Et même bien dans ses pompes, ça ne parle pas à tous. Ça reste tout de même pour moi intéressant de lire des trucs là-dessus.



Ce n'est pas utile comme ton blog, mais moi ça m'amuse d'écrire, je trouve ça déjà pas mal !

Hahaha alors là je pense que c'est très complémentaire et pas du tout opposé ! Mon blog, on va pas dire que c'est vraiment divertissant. J'ai l'idée de faire des trucs moins hardcores déjà. Quand je maîtrise bien le sujet et que j'écris sur le "tas" avec mes mots à moi, j'ai l'impression que c'est plus fluide, que ça passe mieux. Je vais essayer de tendre vers cette direction, mais ça demande de bien maîtriser le sujet. Mais le sujet de la dope peut être traité de mille façons, c'est la magie que permet psychoactif big_smile Je suivrai la suite de ce que tu écris avec attention !


 
#9 Posté par : Psilosophia 31 juillet 2022 à  08:43

cependant

Oui en effet G-rusalem a raison, c'est précisément pour le côté polyamoureux que je me suis rendu de ce commentaire. Mais qu'importe le fond, la forme y est, c'est ce qui m'a le plus importé au moment de la lecture.


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