La psychiatrie et le corps médicale quand on est inter-sexe et usager / Les Blogs de PsychoACTIF
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La psychiatrie et le corps médicale quand on est inter-sexe et usager 



Quitte à  ouvrir mon blog j'aimerai parler d'un sujet qui me tient vraiment à  coeur et qui reste particulièrement traumatique et douloureux.

Pour commencer il faut savoir que je suis né intersexué, c'est à  dire physiquement n'appartenant pas clairement au sexe féminin ou masculin - hérmaphrodite même si ce terme ne s'applique pas à  l'être humain. Dans la plupart des pays les enfants intersexes sont mutilés, assignés de force dans un des deux sexes de façon barbare, par rapport aux chromosome ou à  la capacité supposée de pénétration. Ils et elles finissent régulièrement psychiatrisés et dans des situations de grande précarité dû a l'absence de papier correspondant à  leur identité, à  la descolarisation consécutive aux nombreuses opérations très lourdes pendant l'enfance. Je suis bien sûr fermement opposé à  tout ça, il devrait être évidant que c'est aux individu de savoir de quel genre il se sentent appartenir, et surtout que le corps intersexe n'est pas malade ou anormal, il est tel qu'il est, il y a des intersexes qui veulent faire des opérations de leur plein gré pour se sentir mieux dans leur corps ce qui est tout à  fait légitime aussi, mais mutiler des enfants en plus du fait que ce soit traumatisant, la plupart du temps ça supprime totalement la capacité à  avoir des sensations sexuelles. Les inter n'ont pas "deux sexe" ils en ont un qui est anatomiquement entre le sexe mâle et femelle, en enlevé une partie uniquement pour pouvoir faire les rentrer des cases et des normes sociales c'est de la mutilation au même titre que l'excision.

En ce qui me concerne mes parents se sont heureusement opposés à  une assignation médicale. Malgré tout j'ai eu une opé génitale légère à  mes 10 ans, c'était très douloureux d'autant plus qu'on ne m'avait rien expliqué. J'ai été opéré en anesthésie locale dans une clinique de campagne avec un obstétricien qui avait la délicatesse d'un boucher.

A mes 12 ans j'ai perdu ma mère et les services sociaux m'ont rattrapés. A l'époque j'avais déjà  commencé à  boire régulièrement. J'ai commencé les suivis psychiatriques et il a été décidé que je devais être assigné socialement comme femme ce qui a contribué à  me rendre encore plus mal dans ma peau.

fin du préambule inter, parlons de la psychiatrie

Premier internement de 8 mois peu de temps avant mes 13 ans, unité horrible, même pas vraiment salubre. Suivi psychiatrique avec un psychiatre sadique, qui marchait au chantage et aux menaces. L'impression d'être fou, tout ce que je disais était rapporté et déformé et ensuite on me disait que j'avais dis des choses que je savais n'avoir jamais dis mais évidement personne ne faisait mine de me croire. Pareil on a commencé à  me parler de certaines chose comme de mes soi disants angoisses alors que je n'avais jamais eu de problèmes d'angoisse mais à  force de m'en parler j'ai fini par y croire aussi.

Pendant cette hospi en unité mineur j'ai commencé le skenan, en avalant les comprimés puis par injection via une fille que j'avais rencontrée qui était en hospi de jour et toxico depuis plusieurs années déjà  à  l'époque si je me souviens bien. 

A ma sortie j'ai passé quelques mois dehors loin des psys, quand j'ai fini mes stocks de skenan j'ai commencé l'hero (toujours à  13 ans). Au bout d'un peu moins de deux mois plus d'argent et plus de plan, première crise de manque, je ne savais même pas ce que c'était à  l'époque. J'étais dans un état horrible, une dépression extrêmement forte, j'étais pitoyable, je cherchais désespérément quelque chose auquel me raccrocher alors que rien ne semblait avoir de sens (le propre de la dépression).

J'ai fini aux urgences pédiatriques parce que avant 16 ans on refusait de me laisser aller aux urgences psys. Quand j'ai dis que je prenais de l'hero on ne m'a pas cru, j'ai passé la nuit dans le couloir pour qu'au final on me transfère dans une unité de chirurgie, attaché au lit avec des benzos (probablement Valium ou Tranxène). Le lendemain j'étais de retour en psychiatrie, dans une clinique faute de place au CHU. Unité totalement fermée, pas de contacte avec l'extérieur, pas d'affaires personnelles, pas de visites ni d'appels avant d'avoir passé une (looongue) période d'évaluation qui était en fait régulièrement prolongée bien plus que nécessaire. Traités comme du bétail, aucun suivi psychologique, juste le psychiatre qu'on voyait au mieux 5 minutes par semaine. Là  bas on a commencé à  me donner des neuroleptiques, d'abord 15mg de Zyprexa.

Par la suite j'ai été transféré dans une unité ouverte du CHU mais en régime fermé donc revenant à  peu près au même. Je suis sorti au bout de approximativement 3 mois en tout avec 25mg de Zyprexa et de 25 à  75mg de Tercian par jour. J'étais en hospi de jour quasiment tout les jours et on a commencé à  me donner un traitement hormonal féminisant contre mon gré. Avec les neuroleptiques je suis passé de 42kg à  90 en moins de 5 mois. Plus du tout capable de penser, plus de sentiment, grandes difficultés à  m'exprimer, plus de notion clair du temps, altération des fonctions cognitives et puis très vite grande paranoïa, dépression de plus en plus sévère.

Au bout de 8 mois j'ai eu des complications graves, avec des crises de délires et des pertes de conscience, une forte fièvre aussi et des rigidités musculaires, probablement un SMN. J'ai passé quelques jours en neurologie en ayant arrêté le zyprexa puis on m'a refoutu en psychiatrie. 275mg de Tercian/jour, l'enfer, même plus capable de bouger, les yeux collés au plafond, l'impression d'être coincé dans un cadavre et se sentiment horrible d'être vide. J'étais plus capable de savoir où j'en étais, j'y comprenais plus rien, je ne pouvais plus réfléchir du tout.

Je suis sorti 3 mois avant mes 15 ans, sous 75mg de Tercian et 2mg de Risperdal, c'était mon dernier internement, j'ai arrêté de moi même les médocs au bout d'un mois et je n'ai jamais continué mon traitement hormonal féminisant après ma sorti de l'hosto même si il était toujours prescrit bien sûr. Il a fallut du temps après l'arrêt des neuroleptiques mais les sentiments sont revenus progressivement, j'étais à  nouveau capable de réfléchir et de voir le monde autour de moi, je me sentais à  nouveau vivant. J'ai retrouvé un poids normal très vite même si mon corps était déformé par les hormones.

Ca c'est le gros de mon parcours en psychiatrie mais si ça s'en était arrêté là .

Parce que c'est aussi le médecin de campagne qui me dit quand je lui ai dis que je voulais faire une réassignation masculine que de toute façon je suis un monstre et que ça ne ferai que me rendre encore plus monstrueux, que c'était juste par pulsion de mutilation. Le même médecin que j'étais allé voir à  mon deuxième sevrage de came parce que j'y connaissais rien et que je savais pas quoi faire et qui m'avait dit encore une fois qu'il ne me croyait pas, que je faisais ça pour choper du subutex et que j'avais qu'à  aller dire mes conneries aux addictos des urgences.

C'est tout les médecins psychiatrisants qui se donnent le pouvoir sur le corps des trans et des inters, qui ont tous refusés de me donner un traitement hormonal masculin alors que j'étais en déficience hormonal suite à  la puberté féminine, qui me faisaient de la désinformation pour me convaincre de reprendre des oestrogènes et/ou des progestatifs.

C'est les opérations que j'ai dû faire pour faire plaisir au tribunal et les bouchers que j'ai du voir parce qu'aucun médecin n'acceptait d'opérer un intersexe d'autant plus avec un passé de psychiatrisé et un passé toxico long comme le bras. Opérations foirées, maltraitance hospitalière, les soignants qui m'appellent "elle", ou "ça", ou "on sait pas trop en fait hihihi". Les médecins du CHU qui refusent de me prendre en charge malgré les complications graves, qui ne viennent pas aux RDV, qui me font passer des interrogatoires au lieu de se contenter de gérer ce pourquoi je suis venu et qui transfèrent mon dossier du jour au lendemain jusqu'à  que je finisse par abandonner et ne plus me pointer aux RDV.

C'est cette charmante infirmière qui quand j'étais tout juste sorti du bloc m'avait installé une pompe à  morphine en me dévisageant et l'avait placé en hauteur avec le bouton d'appel alors que je pouvais pas lever les bras. Et quand je lui avais dis m'avait répondu "oui bah pour ça je suis sur que vous ferai un effort" avec un ton tellement méchant que si elle avait pu j'suis sur qu'elle aurai voulu me crier bien fort à  quel point j'étais une saloperie de tox.

J'ai eu la chance malgré tout à  mes 17 ans d'être pris en charge par un csapa vraiment bien avec des professionnels bienveillants et à  l'écoute. Mais malheureusement ça ne suffit pas, je suis à  peine capable de mettre les pieds dans un CHU, toute évocation de la psychiatrie ou des neuroleptiques me fait partir en courant, parce que j'ai peur, j'ai profondément peur des médecins. Et je suis en colère que tout ça existe et que ce soit normal. Que parce qu'on soit inter, usagers, trans et même parfois juste femmes, des gens trouves normalement de décider pour nous, pensent savoir ce qui est le mieux à  faire alors qu'en fait ils s'en foutent.

Catégorie : L'enfer c'est les autres - 14 février 2017 à  03:47



Commentaires
#1 Posté par : Polo187 14 février 2017 à  05:49
Salut,
Je suis d'accord avec toi, le milieu hospitalier avec sa chartre de belle valeurs à  la francaise c'est beau que sur le papiers.
Quand tu es deja simplement patient psy, et tox, a l'hopital général on te traite comme de la m*rde, c'est du vu, vécu, et ressenti.
Alors quand en plus tu n'entres pas dans les "cases" je n'imagine même pas.
En tout cas ton post ma parler au sujet de la prise en charge des personnes "atypique" je ne sais pas trop quel mot utilisé, mais j'ai eu recours aux hopitaux a  de nombreuses reprise depuis ma jeunesse pour des broutilles, quelques trucs cassés, par ci, par la a cause d'une mauvaise cuite, bah vla comment les urgentistes te traitent...que ce soit médecin, infirmiere ou aide soignante, tout le monde n'est pas dans le meme sac heurusement, mais le profil deja tox/psy te fait tout de suite passer pour je ne sais quoi.

Moi il y a 2 ans que j'ai voulu arreter le speed, un matin j'ai fait un genre de malaise cardiaque, ils m'ont transferer dans deux hopitaux différents (chez moi c'est la campagne), mais ca faisais rire tout le monde le fait que je soit accro aux amphétamines, sauf moi, et en plus je suis de ce milieu professionnel donc encore pire, j'étais le sheitan, il a fallu que j'arrive de fil en aiguille dans un csapa via la case urgences psychiatrique pour qu'on m'accorde du credit, les médecin que j'avais rencontrer avant me disaient tous:
"Ah les amphétamine, j'en prennais pour mes études, ahahahah", et ils partaient, j'étais dépité... mais c'est comme partout y en a des bien, mais des fois faut les chercher longttemps.

Posté par : Polo187 | 14 février 2017 à  05:49

 
#2 Posté par : Mascarpone 14 février 2017 à  07:09
Je reste coi....Je ne sais même plus quoi te dire pour exprimer mon dégout et ma colère face à  ce qu'on t'a infligé....
Déjà  que (par experience) j'ai une image plus qu'immonde des hôpitaux psychiatriques, des benzos, des neuroleptiques et de toutes ces camisoles chimiques dont certains en bourrent d'autres sous pretexte qu'ils ont le "pouvoir" de la blouse blanche et du soi disant savoir absolu, ton parcours ne risque pas de me réconcilier avec tout ça.....

J'ai par contre, aprés des dizaines d'essais infructueux, trouvé un jour un psy (en ville) qui m'a bien aidé à  un moment de ma vie, comme quoi, ils ne sont pas tous pourris....Cependant, j'avais d'emblée expliqué, que je refusais catégoriquement tout médicaments agissant sur le cerveau et l'humeur (mais mes soucis, c'était du pipi de chat à  côté des tiens bien sûr) et puis, si jeune, être confronté à  ces dingos et en prime perdre sa mère...Je n'ose pas imaginer...

J'éspère qu'actuellement tu t'en sors et je te souhaite de rencontrer des gens enrichissants et bienveillants et pas des "ordures facisantes, incultes et sans aucune compassion pour qui est different d'eux.....

Take care et avec toi de tout coeur

Posté par : Mascarpone | 14 février 2017 à  07:09

 
#3 Posté par : away 14 février 2017 à  07:14
Salut,

Ce petit message pour te remercier de nous avoir raconté ton histoire (si bouleversante).
Comment vas-tu aujourd'hui ?

À+
Away

Posté par : away | 14 février 2017 à  07:14

 
#4 Posté par : babaji 14 février 2017 à  09:40
Bonjour,
Merci pour ce temoignage si poignant
.
Je te suis completement sur la critique des camisoles chimiques et les reflexions desobligeantes venant du corps medical.
Bonne continuation a toi.
Amicalement
Babaji

Posté par : babaji | 14 février 2017 à  09:40

 
#5 Posté par : interopid 14 février 2017 à  19:09
Merci pour vos messages !

Pour répondre un peu globalement
C'est clair que je suis très opposé aux méthodes de la psychiatrie et à  la prescription abusive de camisoles chimiques (et dans la plupart des cas c'est abusif). Ma psychologue actuelle dit à  juste titre que sans consentement il n'y a pas de possibilité de soin, je dénigre pas à  100% l'utilité des neuroleptiques, même si le prix est lourd à  payer j'peux comprendre que certaines personnes se sentent mieux avec quand elles ont de lourds troubles psy etc. Mais les prescriptions devrait être fait déjà  avec le consentement des patients et surtout en les informant vraiment de ce que c'est et de comment ça marche. Parce que sous neurolpetiques on est plus capable d'avoir un consentement avisé par rapport à  son suivi et son traitement la plupart du temps, on est plus capable de réfléchir du tout. Mieux vaut encore attachés les gens que les attacher dans leur tête..

Pour les benzos c'est le même problème même si c'est un peu différent, je trouve que les effets des benzos sur la conscience sont quand même moins désastreux que les neuroleptiques mais c'est prescrit à  outrance par beaucoup de généralistes. J'ai pris des benzos en récréatif (principalement zolpi) mais faut avouer que quand on a connu les opiacés le "bien être" des benzos ça se pose là .

En ce moment je suis sous atarax pour dormir (50 à  100mg) et occasionnellement sous bromazepam/zolpidem aussi pour l'insomnie même si j'essaie d'éviter les benzos le plus possible.

Faudra que je fasse un autre poste pour parler de la dépression (bipolaire hypomaniac jusqu'à  preuve du contraire) des opia et des AD, parce que je suis encore en plein questionnement par rapport aux AD, j'en ai pour l'instant jamais pris et j'dois avouer que l'effet inhibiteur, la potentielle perte de sentiment et tout le reste me fait trop peur pour penser commencer un traitement malgré des passages de dépression sévère qui me pourrissent la vie.

Quand je suis sorti d'HP j'ai commencé à  voir un premier psychologue, à  fond dans la doctrine des narcotiques anonymes et qui essayait de me convaincre que faire une opé génitale pour la réassignation masculine c'était un "sacrifice nécessaire", avec le recule il m'a plus enfoncé qu'aidé. Mais c'est sûr que depuis que je suis suivi en csapa les choses se sont quand même pas mal arrangé. J'ai toujours des troubles psys (dépression, bipolarité, troubles alimentaires, j'ai jamais été psychotique même si ça a pas empêcher qu'on me gave d'antipsychotiques..), pas mal de traumatismes à  trimbaler, et des consos qui continuent à  déraper de temps à  autres. J'ai une psychologue et une addicto très bien et je commence le suivi avec un psychiatre relativement opposé à  la psychiatrie, à  voir ce que ça donnera.

A titre d'info, maintenant j'ai 19 ans. Alors je sais que je suis tout jeune ici mais ça fait déjà  6 ans que je prends des opiacés, le temps passe vite. Un des trucs qui m'a le plus plombé justement c'est d'avoir été usager mineur, j'ai pas eu accès à  aucun suivi addicto avant mes 17 ans, pareil pour le matos et le minimum d'infos RdR. Un des trucs qui m'a le plus apporté à  l'époque c'est ce site même si avec le recule je me dis que j'aurai dû m'informer un peu plus au lieu de faire n'importe quoi par moment. La prise en charge des mineurs ça reste très compliqué, parce qu'à  moins de les foutre en HP (ou de les rediriger dans des programmes sectaires) les médecins font pas grand chose, il y a aussi les consultations jeunes qui sont souvent qu'une vaste blague à  mon avis.

Posté par : interopid | 14 février 2017 à  19:09

 
#6 Posté par : CoachMigui 14 février 2017 à  23:04
Salut,

Ton message m'a profondément touché... Ton cas résume bien les problèmes que l'on peut rencontrer dans ce monde: La peur de la différence, l'impossibilité de penser l'Homme (avec un grand "h") sans le mettre dans des cases, l'abus de pouvoir...

Je ne peux pas écrire de message à  la hauteur de la sympathie que j'éprouve pour toi, et je ne peux te souhaiter rien d'autre que tout l'amour qu'il est possible de recevoir. Car tu le mérites au même titre que tous les être vivants.

Courage et n'oublie pas que ta singularité est une force ! N'hésite pas à  nous partager ce que tu ressens, tu as une écriture et une histoire très intéressante à  lire.

Big Up ! smile

Posté par : CoachMigui | 14 février 2017 à  23:04

 
#7 Posté par : groovie 15 février 2017 à  02:17
salut !

Alalala... la psychiatrie..si tu es pas pété de thunes, c'est difficile d'avoir un cadre de soin décent... Alors en plus si on est un UD et qqu'on eest non binaire...
L'état a mis tout son poids pour te broyer , visiblement..


Avec les neuroleptiques je suis passé de 42kg à  90 en moins de 5 mois.

La magie du zypzyp super
lol

Sinon la france c'est  un pays où on stérilise les personnes qui changent de sexe non? je pense qu'on a beaucoup de retard dans ce domaine.. et j'ai pas compris un truc; un tribunal t'a forcé à  avoir des opérations chirurgicales?!

c'est insultant de considérer les personnes non binaires systématiquement comme des malades..c'est archaïque mais cela ne me surprend pas de la part du personnel soignant..
roll


ouiquipedia a écrit

Dans le DSM-V, sorti en 2013, il n'existe plus de trouble de l'identité de genre. La transidentité n'est plus une maladie. Cependant, arrive un autre diagnostic lié à  l'identité sexuelle : la dysphorie du genre.

Autrement dit, être homme et vouloir être femme, ou inversement, est une maladie si et seulement si la personne souffre de sa condition transidentitaire. Si elle vit bien sa situation, elle n'a aucun trouble mental.

Depuis 2013 seulement... oui du retard.. et encore parler de maladie même dans le cas cité , même si la personne le vit mal...ça me déplait.  Il y a encore peu de temps on considérait l'homosexualité comme une maladie aussi... ça

en tout cas ton texte nous rappel encore une fois que dans notre société, si tu rentres pas dans les petites cases on te traite comme une anomalie. Si on était tolérant sur ces sujets, au moins chez les professionnels de santé..ce serait un bon début..


merci pour ton témoignage !


Posté par : groovie | 15 février 2017 à  02:17

 
#8 Posté par : interopid 15 février 2017 à  02:59
merci beaucoup CoachMigui pour ton message smile Et oui je pense essayer de poster quelques trucs prochainement, c'est plus facile d'ailleurs de partager avec un peu de brune dans le sang.

groovie a écrit

salut !

Alalala... la psychiatrie..si tu es pas pété de thunes, c'est difficile d'avoir un cadre de soin décent... Alors en plus si on est un UD et qqu'on eest non binaire...

Sinon la france c'est  un pays où on stérilise les personnes qui changent de sexe non? je pense qu'on a beaucoup de retard dans ce domaine.. et j'ai pas compris un truc; un tribunal t'a forcé à  avoir des opérations chirurgicales?!

c'est insultant de considérer les personnes non binaires systématiquement comme des malades..c'est archaïque mais cela ne me surprend pas de la part du personnel soignant..
roll

Je ne suis pas non binaire, je suis un homme intersexe, ce que j'expliquais au début, né avec un sexe non défini comme mâle ou femelle, si tu veux plus d'info je te conseille d'aller voir le site de l'OII francophonie ainsi que les interventions de Vincent Guillot.

Et oui on est obligé de déclarer les enfants inter comme homme ou femme du coup pour changer mes papiers j'ai dû faire plusieurs opérations dont une ablation des gonades (les gonades c'est les testicules ou les ovaires quand elles sont développées, pas développé dans mon cas mais qui auraient dû être ovaires) qui a été totalement foirée.


Posté par : interopid | 15 février 2017 à  02:59

 
#9 Posté par : Tetris68 15 février 2017 à  21:36
Bonsoir,

C'est juste fou ce que tu dis, comment on peut avoir si peu d'empathie et balancer des vies en l'air avec un ignorance aussi profonde?
Je ne sais même pas quoi dire tellement ça depasse l'entendement ce qu'ils t'ont fait.

Le simple fait que tu sois encore parmis nous témoigne de ta force d'esprit même si j'imagine que ça a dû être a un fil a certains moments.

Je ne peux que te souhaiter d'avoir le pire derrière toi et de pouvoir profiter de la vie pleinement maintenant sans avoir a te justifier sur ce qui est dans tes sous vêtements.

Je te souhaite vraiment tout le bonheur du monde même si c'est naïf comme phrase mais je te le souhaite tellement amigo.

Prends soin de toi, tu le mérites vraiment.

Amicalement.

Posté par : Tetris68 | 15 février 2017 à  21:36

 
#10 Posté par : interopid 17 février 2017 à  22:06
Merci beaucoup de ton message Tetris68.

C'est un témoignage comme tant d'autre, que ce soit chez les UD ou chez les inters, des témoignages qui font mal en coeur il y en a un paquet malheureusement et je doute être le plus à  plaindre.

Si je suis fort je sais pas, probablement un peu mais on l'est tous, on est tous capable d'encaisser des choses dont on se serai cru incapable, et paradoxalement on se rend compte après que ça laisse plus de traces qu'on l'aurai cru et qu'il y a des traumatismes irréversibles, et qu'il faut vivre avec.

Posté par : interopid | 17 février 2017 à  22:06

 
#11 Posté par : Tetris68 17 février 2017 à  22:36
Oui tu as raison, tu es pas le premier a venir nous parler des centres psychiatriques mais ça va tellement loin et par des personnes qui ont étudiés des années comment soulager les douleurs physiques et psychiques alors qu'ils sont eux mêmes les causes de bien des souffrances.

Ça me dépasse j'avoue, l'absence complète d'empathie chez les autres, surtout des médecins, me met toujours hors de moi, quand je lis ça ma colère devient épidermique car je n'arrive pas a comprendre le cheminement qui mène a une tel absurdité.

Enfin bref désolé si c'est pas l'endroit pour dire ça, je suis un peu a fleur de peau et ton histoire m'a beaucoup touché.

Je te souhaite un bon week end, amicalement.

Posté par : Tetris68 | 17 février 2017 à  22:36

 
#12 Posté par : groovie 17 février 2017 à  22:54
salut !
désolé je pensais que les intersexes faisaient partis de l'un des sous groupes de la non binarité comme décrit ici http://gender.wikia.com/wiki/Non-binary
En gros le site se trompe (on peut être intersex et binaire?) ou les américains définissent la non binarité différemment ?

J'ai regardé une table ronde de vincent guillot, c'etait interessent merci ! je ne savais pas qu'on forçait la main (via les parents) pour effectuer des opérations chez les enfants.

a +

Posté par : groovie | 17 février 2017 à  22:54

 
#13 Posté par : interopid 18 février 2017 à  00:08
Faut pas confondre intergenre et intersexe, le terme intergenre (qui revient à  dire non binaire) est assez controversé parce qu'il contribue à  invisibiliser les intersexes et mettre encore plus de confusion à  propos de quelque chose de déjà  peu connu.

L'intersexuation ce n'est pas un genre c'est un sexe biologique, anatomique, comme le sexe mâle ou femelle. Quelqu'un d'intersexe peu se sentir homme, femme ou non binaire comme les personnes nées de sexe mâle ou femelle, et qui ont pas forcément un genre correspondant à  leur sexe pour le cas des personnes trans.

Mais je trouve aussi que le terme non binaire est sur-employé depuis quelques temps, comme les cis se disant genderqueer et prenant la parole en tant que trans alors que concrètement ils ne font ni transition sociale ni transition physique et ne font que ne pas coller aux stéréotypes féminins ou masculin, ce qui est quand même le cas de la plupart des gens, cis ou trans.
ici un article intéressant à  ce sujet, écris par un mec trans :
http://imnotacisboy.blogspot.fr/2016/09 … tique.html

En ce qui me concerne je suis un homme, sans pour autant collé aux stéréotypes masculins, sans être hétéro, sans vouloir non plus changer mes organes génitaux de naissance qui me vont très bien comme ça.

Posté par : interopid | 18 février 2017 à  00:08

 
#14 Posté par : interopid 18 février 2017 à  00:15

Tetris68 a écrit

Ça me dépasse j'avoue, l'absence complète d'empathie chez les autres, surtout des médecins, me met toujours hors de moi, quand je lis ça ma colère devient épidermique car je n'arrive pas a comprendre le cheminement qui mène a une tel absurdité.

Enfin bref désolé si c'est pas l'endroit pour dire ça, je suis un peu a fleur de peau et ton histoire m'a beaucoup touché.

Franchement tu n'as pas à  t'excuser, j'ai le même ressenti par rapport à  la psychiatrie et à  la mentalité étriquée de beaucoup de médecin.. J'ai aussi beaucoup de mal encore aujourd'hui à  lire des témoignages au sujet de l'HP ou des neuroleptiques, sûrement des souvenirs encore trop sensibles..

Le pire étant sûrement les gens totalement étrangers à  ça qui cautionne ces pratiques, évidement si ils avaient à  le subir ce serai moins drôle. Je sais pas si c'est clair ce que je dis. Je parle de toutes les personnes biens pensantes qui trouves ça normal d'enfermer les toxicos tant que ça les fait décrocher, de mutiler les gamins inters tant que ça les rend normaux dans la société, les gens qui disent agir pour ton bien alors qu'ils ont juste un sale complexe de supériorité qui les fait croire qu'ils ont la vérité et qu'ils savent mieux que toi ce que tu devrais faire de ta vie, parce que pour eux tu n'es souvent rien d'autre qu'un déchet.


Posté par : interopid | 18 février 2017 à  00:15

 
#15 Posté par : Bawa 18 février 2017 à  00:57

interopid a écrit

En ce qui me concerne je suis un homme, sans pour autant collé aux stéréotypes masculins, sans être hétéro, sans vouloir non plus changer mes organes génitaux de naissance qui me vont très bien comme ça.

Et bim ! Celle là , c'est pour tous les troudballons qui ont eu à  décider pour toi ! Puissent-ils un jour tomber sur ton témoignage - d'une grande maturité - et remettre en question leurs pratiques et conceptions de l'humain.

Merci d'avoir pris le temps de nous raconter ton parcours. Dorénavant, que des lendemains qui chantent smile

On remarque au passage la délicatesse des cols blancs qui ont eu la bonne idée d'appeler "anti-psychotique" un médoc qu'on dispense à  une personne qui, justement, l'est..

La psychiatrie est une avancée incroyable dans l'histoire des prises en charge de certaines maladies, c'est incontestable. Hélas, toute avancée "technologique", tout progrès s'accompagne généralement d'une grande quantité d'abus, d'expérimentations maltraitantes, de sentiment de toute puissance...

Tu sais, tu pourrais même envoyer ton texte, par courrier (sans timbre, parce que c'est gratuit d'écrire au Président !) pour lui montrer à  quel point il est urgent de re-questionner le système de santé français. Elle est bien belle la loi 2002.2, mais franchement, un peu bidon au vu de ton histoire...

Courage à  toi, et encore merci.

Tarplu smile


Posté par : Bawa | 18 février 2017 à  00:57

 
#16 Posté par : interopid 18 février 2017 à  18:25
Merci de ton message Bawa merci-1

Bawa a écrit

On remarque au passage la délicatesse des cols blancs qui ont eu la bonne idée d'appeler "anti-psychotique" un médoc qu'on dispense à  une personne qui, justement, l'est..

Et encore si ce n'était donné que dans le but de soigner la psychose.. C'est dingue quand on y pense de donner un traitement de base fait pour soigner les symptômes de la schizophrénie/psychose à  des gens qui justement n'ont aucuns troubles psychotiques.. Selon moi il faudrait quand même commencer à  comprendre qu'il y a un gros problèmes dans les prescriptions massives de neuroleptiques en HP


Posté par : interopid | 18 février 2017 à  18:25

 
#17 Posté par : Syam 25 mai 2017 à  05:55
Wow, j'avais effectivement loupé ton blog que j'ai cherché suite à  notre discussion sur d'autres fils. C'est assez épatant que tu sois debout après tout ça, aussi lucide et intelligent, mais après tout c'est une magnifique preuve qu'ils ne peuvent pas tuer la liberté et l'intelligence, même à  coup de HP, de benzo, de neuros et de maltraitance. Ceci dit, c'est quand même un exploit héroïque de ta part. Franchement. J'espère que beaucoup de monde lira ton blog. Ca relativise assez nos petits bobos et bon sang j'espère que tu auras une jour la chance de recevoir en bénédiction à  la hauteur de ton mérite face à  l'horreur dans sa pire expression. Mes profonds respects.

Posté par : Syam | 25 mai 2017 à  05:55

 
#18 Posté par : Mammon Tobin 25 mai 2017 à  13:32
Salut merci-1

interopid a écrit

Mais je trouve aussi que le terme non binaire est sur-employé depuis quelques temps, comme les cis se disant genderqueer et prenant la parole en tant que trans alors que concrètement ils ne font ni transition sociale ni transition physique et ne font que ne pas coller aux stéréotypes féminins ou masculin, ce qui est quand même le cas de la plupart des gens, cis ou trans.
ici un article intéressant à  ce sujet, écris par un mec trans :
http://imnotacisboy.blogspot.fr/2016/09 … tique.html

Merci pour ce lien, c'est un peu le genre "d'opinion impopulaire" que je partage complètement.

Franchement je suis pour tous les droits possibles pour les LGBT & cie, mais mais mais quand on voit que les représentants qui font le plus de bruit sont des ados qui se prennent des poneys ou des hélicoptère apaches
& des femnazis qui veulent juste dégommer du mâle caucasien hétéro;

Et que pendant ce temps on ne parle presque pas des gens comme toi qui ont, objectivement, + besoin d'aide.
Pour tout te dire, j'ai compris ce qu'étaient les intersexués assez tard, car avec tous ces termes ont fini par se perdre, non-binaire, sis-scum et cie ^^'

Je me souviens que j'avais été vraiment surpris en comprenant ce qu'étaient exactement les intersexués et les problèmes énormes qu'ils rencontrent,
et j'ai pas compris le manque total de mise en avant de ce problème.
C'est moins vendeur que les bronies/furry je suppose...

Courage pour la suite, en espérant le meilleur...

MT


Posté par : Mammon Tobin | 25 mai 2017 à  13:32

 
#19 Posté par : interopid 27 mai 2017 à  22:05
Merci de ton message Syam.
Je ne pense pas que les neuroleptiques et les internements en unité fermés puissent détruire qui on est, contrairement aux lobotomies, mais ça peut nous le faire oublier, ça rend tout tellement confus et incompréhensible qu'on peut finir par se perde soit même, ne plus savoir ce qui est vrai ou faux, ce qu'on veut vraiment.
A la fin je ne savais même plus si c'était les médocs qui me rendais aussi malade ou si je l'étais déjà  à  la base, j'ai fini par croire que c'était le cas, que j'étais psychotique, qu'on me "soignais".
Quand j'ai commencé à  avoir des symptômes qui font quand même bien pensé à  un SMN, au début c'était surtout parano, délires, malaises et convulsions, et avant qu'on m'hospitalise en neurologie pour me refoutre en HP et me mettre d'autres neuroleptiques, j'avais passé quelques semaines à  l'étranger chez un membre de ma famille qui s'avère être neurologue et qui m'avait fait arrêté mes traitements, je crois que c'est ces quelques semaines qui m'ont fait comprendre que je n'étais pas malade, et que je n'étais pas une femme, que ce n'était pas un délire et que si je souffrais autant c'était à  force d'être enfermé, traité comme un abruti, gavé de médoc et violé avec des hormones.

Mais si je m'en suis sorti c'est juste parce que j'ai eu de la chance, parce que j'avais eu quelques occasions de me rappeler que j'aimais encore vivre et que je voulais m'en sortir. Même si en sortant de mon dernier séjour en HP la condition c'était de continuer les neuroleptiques et les hormones, ce que au final je n'ai pas fais longtemps mais que je croyais faire au moment de ma sorti, et à  ce moment je ne me voyais même plus d'avenir, juste crever dans un appart dans cette ville que je ne supportais pas, sans sortir et à  me nourrir que de whisky et de vodka. D'ailleurs ce sentiment de résignation c'est quelque chose que vivent beaucoup de personnes trans et inter avant de pouvoir vivre dans leur vraie identité, quand on les empêche de le faire, parce qu'on est forcé de vivre sans pouvoir être nous même et que la vie n'à  de ce fait aucun sens, qu'on n'a pas envie de rencontrer qui que ce soit en étant quelqu'un que l'on n'est pas, en se renvoyant une image qu'on méprise, pas envie de vivre quoi que ce soit et de se voir vieillir, de se voir avoir un avenir en devant jouer un rôle qu'on déteste.

En écrivant ça je me demande toujours si je ne vais pas faire un post pour résumer la situation actuelle des inter, et aussi des trans du coup, au niveau administratif et hospitalier, et surtout des abus inhumains des médecins mutilateurs des CHU, des comités qui décident des assignations des gamins inter, des équipes sensé prendre en charge les trans et les inter qui font une réassignation avec des critère de "sélections" immondes et rétrogrades et en les traitant comme des monstres, des spécimens exotiques. Qui se permettent de parler de femmes trans comme "d'homme féminisé" et d'hommes trans comme de "femme virilisée", sans parler des chirurgiens de ces équipes qui sont souvent des bouchers et qui sont imposés aux patient.es. Il y aurai sûrement des choses à  dire là  dessus..

Enfin, pour en revenir à  ce que tu disais quand tu dis "Ca relativise assez nos petits bobos", n'empêche que je suis loin d'être le seul ici à  avoir vécu des saloperies, que ce soit en HP, en taule ou dans d'autres contexte. Et je ne suis sûrement pas non plus celui qui à  vécu les pires. Je pense entre autre au blog de babaji, mais ce n'est pas le seul témoignage que j'ai lu ici qui m'ai marqué.
Ca me fout la haine mais ça me fait peur aussi, peut être que ça aussi ça vaudra un autre post un de ses jours, la peur de la taule, d'être enfermé à  nouveau, je vois mal comment j'y survivrai vu comment à  19 ans je suis déjà  cassé de partout, surtout dans la tête. Et c'est tellement triste de devoir vivre avec la peur et le risque de finir en taule, ou même en gav, d'avoir droit aux fouilles, perqui, etc, sans pour autant avoir fait quoi que ce soit de répréhensible si ce n'est que se défoncer au même titre que ceux qui achètent leur dope au rayon alcool des supermarchés et qui n'aurons jamais de problème.
Bien sûr il y a pas mal d'UD qui volent et qui deal pour financer leur conso aussi, mais c'est souvent la précarité qui veut ça, je l'ai fais aussi surtout au début, après je me suis rabattu sur le tapin quand j'avais besoin d'argent rapidement. M'enfin même ça c'est pas légal en France..

Bon et je vais terminé cette réponse quand même vachement longue en répondant à  Mammon. Je suis à  la fois d'accord et pas d'accord avec ce que tu dis, c'est toujours des sujets compliqués. Et autant j'ai vraiment du mal avec beaucoup de chose, comme utiliser la non binarité pour tout et n'importe quoi et du coup dire trans des gens qui concrètement ne le sont pas et n'ont pas à  subir la transphobie, autant je pense qu'il faut quand même faire attention quand on commence à  dire qu'est ce qui est légitime et qu'est ce qui ne l'est pas, contre quoi il est légitime de lutté et contre quoi ça ne l'est pas, surtout quand on n'est pas forcément concerné.

J'ai beaucoup de mal avec toutes les critiques du féminisme qu'on entend régulièrement, comme quoi ce ne sont pas les bons combats, comme quoi elles envois chier les hommes "alliés", qu'elles sont trop radicales, alors que ce genre de chose vient souvent de personnes qui ne vivent pas le sexisme et qui ne peuvent pas comprendre la colère que peuvent avoir beaucoup de femmes envers cette société qui leur dit de fermer leur gueule depuis toujours, d'autant plus quand des hommes se disent alliés des mouvements sensé être émancipants pour les femmes mais viennent ensuite s'offusquer de ne pas être au premier plan.
Mais en même temps j'ai aussi énormément de mal avec la mentalité militante, et une certaine forme d'agressivité et de radicalité (tout noir tout blanc) qui y est en général lié.

J'ai aussi pas mal de problèmes avec les milieux LGBT en général, en parti parce que je n'adhère pas à  tout ce qu'ils revendiquent et surtout parce que je ne m'y sens pas du tout à  ma place. Je pense que le mouvement LGBT est très lié avec la "culture gay", culture dont je ne me sens absolument pas proche, et je ne suis pas le seul, j'ai connu beaucoup de mecs homos qui se sentaient complètement en décalage avec cette culture et mentalité.
Et puis ensuite il y a le rejet habituel du toxico précaire, faut pas rêver, même dans des milieu soi disant tolérant, on n'est jamais tolérant avec tout le monde.. Et ça encore ce n'est pas si surprenant, mais quand on se rend compte que énormément de lieux dit LGBT voir LGBTIQ+ (I pour intersexe Q pour queer et + pour les assexuels, panssexuels et autres orientations) ne sont en réalité rien d'autre que GL(b) et où il n'est pas rare d'entendre les mêmes saloperies transphobes qu'on entends partout ailleurs, en plus de la méconnaissance totale encore une fois de l'existence des inter. Au fond pas très étonnant que j'ai très vite eu du mal avec le milieu.

Posté par : interopid | 27 mai 2017 à  22:05

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