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Les arcanes des neuroleptiques 



Bon, bonne nouvelle : l'hospitalisation n'est plus d'actualité. Le psychiatre trouve Monsieur bien mieux. Bon, je n'avais pas besoin de lui pour savoir que Monsieur allait mieux, je vis avec lui quand même. Heureusement qu'on ne s'est pas précipité avant les vacances.

Mais il faudra un jour qu'on m'explique les arcanes des neuroleptiques. Cela fait une quinzaine de jours que Monsieur dort 5 heures par nuit. Au début du Nozinan en plus de son Xeroquel, il tapait des nuits de 15 heures. Il est crevé, mais l'endormissement est quasi impossible avant le petit matin. Comme il tient à se lever avec nous, il ne dort que jusque vers 10 heures.

Il mange très peu aussi. Souvent, mais au bout de trois fourchettes de pâtes, il n'y a plus personnes. J'ai un bon coup de fourchette, mais là je passe pour une ogresse à côté de lui. L'avantage c'est qu'il perd le poids du début du traitement. L'inconvénient c'est que si ça continue comme ça je vais me retrouver sans bouillotte pour passer l'hiver !

Catégorie : En passant - 25 septembre 2018 à  23:52



Commentaires
#1 Posté par : MIAOU44 26 septembre 2018 à  08:02
Ahhh les neuroleptiques et leurs effets imprévisible...
Je suis vraiment contente que ton mari aille mieux. J'espère vraiment qu il trouvera LE traitement qui le  stabilisera.
Moi après 2 semaine sans zyprexa... -2 kg !!! Suis contente parce que psychiquement ça a l air de tenir et physiquement ça va beaucoup mieux.

Bises Mia

Posté par : MIAOU44 | 26 septembre 2018 à  08:02

 
#2 Posté par : Nils1984 27 septembre 2018 à  12:37
Salut Fluche je n'ai pas trop suivi

C'est donc ton marri qui est sous zyprexa c'est ça ?
Je serais ravi et je dispo pr échanger sur ça avec toi, cette molécule ne m'est pas étrangère (groos sooupir)

Posté par : Nils1984 | 27 septembre 2018 à  12:37

 
#3 Posté par : Nils1984 27 septembre 2018 à  12:40

MIAOU44 a écrit

Ahhh les neuroleptiques et leurs effets imprévisible...
Je suis vraiment contente que ton mari aille mieux. J'espère vraiment qu il trouvera LE traitement qui le  stabilisera.
Moi après 2 semaine sans zyprexa... -2 kg !!! Suis contente parce que psychiquement ça a l air de tenir et physiquement ça va beaucoup mieux.

Bises Mia

ça va comment Miaou ? Tu t'en sors ?

Je me suis pris la tête avec ma psy du csapa ce matin ( suivi méthadone) au sujet du zyprexa, même après un an sans elle dit que je devrais en reprendre
et c'est hors de question

c'est dire à quel point ce que tu vis, ton décrochage me touche et me parle

Donne un peu de tes nouvelles...  bise


Posté par : Nils1984 | 27 septembre 2018 à  12:40

 
#4 Posté par : Fluche 27 septembre 2018 à  14:43
Mia : tu as des armes pour gérer ta maladie sans neuroleptiques maintenant. Tu en sais plus sur toi, tes réactions, tes stratégies de contournement des difficultés... Et tu sauras j'en suis sure tirer la sonnette d'alarme si tu sens que ça redérape. Je suis persuadée que ça va bien se passer pour toi !

Nils : oui, c'est mon mari qui est sous neuroleptiques. Il est sous Xeroquel 800 mg  + Nozinan 25 gouttes, à cause de sa schizophrénie. Il n'a eu qu'une faible expérience du Zyprexa, lors d'une hospitalisation, car ça lui provoquait des effets secondaires ... disons gênants : une libido hors de contrôle. Il en avait des crampes au poignet :p

Posté par : Fluche | 27 septembre 2018 à  14:43

 
#5 Posté par : Nils1984 28 septembre 2018 à  10:42

Fluche a écrit

Mia : tu as des armes pour gérer ta maladie sans neuroleptiques maintenant. Tu en sais plus sur toi, tes réactions, tes stratégies de contournement des difficultés... Et tu sauras j'en suis sure tirer la sonnette d'alarme si tu sens que ça redérape. Je suis persuadée que ça va bien se passer pour toi !

Nils : oui, c'est mon mari qui est sous neuroleptiques. Il est sous Xeroquel 800 mg  + Nozinan 25 gouttes, à cause de sa schizophrénie. Il n'a eu qu'une faible expérience du Zyprexa, lors d'une hospitalisation, car ça lui provoquait des effets secondaires ... disons gênants : une libido hors de contrôle. Il en avait des crampes au poignet :p

°° nan ? Et selon les témoignages trouvés sur l'olanzapine et le neuroleptique tu as déjà eu ce type de retour symptomatique ? Pacque ds mon cas c'était l'inverse, mais alors totale, panne... sèche. **
Tu vois Fluche j'en arrive maintenant à penser que chaque esprit/corps collecte des effets en premiers lieux commun à tous/toutes et ensuite individuels... mais là c'est de la pure spéculation, ce que je dis là n'ai appuyé par rien de précis... excepté le fait que je ne connaissais pas cet effet heu... indésirable...
Les autres molécules je connais pas du tt
Je ne sais tjrs pas si le champ d'action du neuroleptique est dorénavant et définitivement compris par la communauté scientifique... je ne peux dire que ça vis à vis de la vie sans neuroleptique : ma pensée est décuplée, je le cache pas. C'était le risque et je l'ai pris. Et j'apprend au jour le jour à maitriser le courant et le fameux "curseur"
Ton ami en est-il là aussi ? Je veux dire au niveau de sa tachypsychie ? Est-ce qu'il arrive à la réguler ? (car les neurolept ne font pas tout)

à bientôt et courage


Posté par : Nils1984 | 28 septembre 2018 à  10:42

 
#6 Posté par : Fluche 28 septembre 2018 à  11:30
C'est vrai que c'est un effet secondaire assez rare, la plupart du temps ça coupe la libido. Mais bon, il y a des gens qui maigrissent sous neuroleptiques, alors ...

il faut imaginer que les neuroleptiques sont un peu comme un canon chargé de mitraille : ce n'est absolument pas précis sur ce que ça touche. L'activité recherchée pour la schizophrénie c'est une diminution de l'activité des récepteurs D2 de la dopamine. Ce sont eux qui sont responsables des symptômes dits "positifs", c'est-à-dire les hallucinations, idées délirantes ...

Mais les neuroleptiques ont une activité sur tous les récepteurs de la dopamine, mais aussi sur la sérotonine, l'acétylcholine (pour certains), ce qui explique leurs effets assez loufoques et extrêmement variés. De plus, nous n'avons pas tous le même cerveau, car ses plans dépendent en partie de la génétique, et que son développement est ÉNORMÉMENT influencé par notre environnement. Du coup cerveau différent, médicament pas précis, c'est un peu au petit bonheur la chance.

Un champ de la recherche en psychiatrie est justement d'essayer de trouver des marqueur objectifs permettant de prévoir que tel traitement a plus de chances de réussir sans trop d'effets secondaires que tel autre sur une personne. Un autre champ est de trouver des neuroleptiques plus spécifiques, qui ont par exemple une activité uniquement sur la dopamine. mais c'est extrêmement compliqué, et surtout vu la mauvaise presse qu'ont ces traitements, les labos n'ont pas trop envie de se mouiller là-dedans...

Pour en revenir à mon mari, nous en avons discuté. Il ne souhaite pas arrêter ; il a des hallucinations en permanence, mais les neuroleptiques lui permettent de prendre du recul sur celles-ci et d'agir comme si elles n'existaient pas. Quand il sent que ça risque de le submerger, il prend un Loxapac pour calmer le jeu. Comme ça va bien en ce moment il n'en prend plus. Il a vécu trop longtemps sans traitement et sans diagnostic pour vouloir retrouver son mal-être de l'époque, il me semble.

Posté par : Fluche | 28 septembre 2018 à  11:30

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