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Les cas d'intoxication au cannabis explosent depuis la légalisation 



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Les signalements d'intoxications au cannabis ont plus que triplé depuis sa légalisation. Le Centre antipoison du Québec a répertorié 89 cas uniquement au cours des mois d'octobre, novembre et décembre.
À titre comparatif, le centre a traité 25 personnes intoxiquées au cours de la période correspondante en 2017.
« Maintenant, il est difficile de distinguer s'il y a plus d'exposition, plus d'intoxication ou tout simplement plus de gens qui appellent, car, au contraire, ils se sentent plus à l'aise d'appeler dans le contexte de la légalisation », explique Maude St-Onge, directrice médicale du Centre antipoison du Québec.Même si la majorité des cas ne nécessitait pas d'hospitalisation, l'organisme reste en contact avec les directions de la santé publique de toutes les régions du Québec afin de prévenir l’apparition d’un « épiphénomène ».
« Si on voit une augmentation soudaine, avec un produit spécifique ou en général avec le cannabis, évidemment, on fait le relai tout de suite avec la santé publique », indique Mme St-Onge.
Mise en garde
La directrice, qui est aussi médecin, met les consommateurs de cannabis en garde. Selon elle, d'un produit à l'autre, « la rapidité d'absorption est différente ».
Un joint versus un jujube au cannabis n'aura pas du tout le même effet.
« Quand c'est ingéré, il faut espacer la consommation pour éviter de se retrouver tout d'un coup avec un effet cumulatif de plusieurs doses sur un court espace de temps », conseille-t-elle.
Normand Voyer, chimiste et professeur à l'Université Laval, invite lui aussi les consommateurs à une certaine prudence, surtout vis-à-vis des produits ayant été cuisinés avec du cannabis.
« Ça peut prendre une heure avant que l'effet psychotrope se fasse sentir, parfois jusqu'à 90 minutes. Lorsqu'on n’a pas d'effet, il est très facile de faire une consommation exagérée de la consommation et finir par avoir des concentrations de THC beaucoup plus élevées dans notre corps », prévient-il.
Le Centre antipoison rappelle que les personnes âgées et les enfants sont plus vulnérables lors d'une intoxication.
source www.radiocanada.ca

Catégorie : Actualités - 01 février 2019 à  12:56



Commentaires
#1 Posté par : Morning Glory 01 février 2019 à  23:53
Ha c'est chaud, si jamais il s'agit d'un pic de consommation en théorie ça devrait être l'effet de la nouveauté puis retomber, à en croire ce qui s'est passé au Portugal... Sinon ça donnerait une bonne excuse aux autres gouvernements de ne rien changer nul part hmm

 
#2 Posté par : janis 02 février 2019 à  09:51
Est ce que la légalisation au Canada s'est accompagnée d une éducation au cannabis ? Si ce n' est pas le cas ....c est assez embêtant. Avec n importe quel produit (neuroleptiques, bz, champignons ou cannabis), si on ignore les risques, les bénéfices pour chacun des modes d absorption, alors les risques sont multipliés.

 
#3 Posté par : pierre 02 février 2019 à  11:39
Encore un article un peu vite écrit.

Il parle de « intoxication » qui ont augmenté, alors que c’est les coups de téléphone au centre antipoison... ce n’est pas la même chose du tout.

Et puis si les coups de téléphone ont augmenté, ce n’est pas parce que justement la légalisation permet d’afficher le téléphone du centre antipoison sur les paquets !?..
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pas de honte ou de risque à appeler vu que la conso est légale désormais Mr No

 
#4 Posté par : Gaeshea 02 février 2019 à  12:08
Je plussoie Janis, toute légalisation devrait être accompagnée d'une vaste campagne de prévention, je suis même plutôt pour que le cannabis soit vendu comme les cigarettes, avec des messages sur ses risques objectifs type : ça ralentit le temps de réaction, ça peut engendrer les problèmes de concentration ou de motivation; ou juste "attention le cannabis peut provoquer des bad trips" !

Après la nouvelle en elle-même ne me surprend pas tellement. Le cannabis bénéficie quand même d'un statut particulier dans l'imaginaire collectif, par rapport aux autres drogues illicites. C'est la "drogue douce", c'est la cigarette qui fait rigoler, le truc que fume les rastas, c'est coooool. En bref, ça sonne comme un truc pas bien méchant.

Fait que à mon avis beaucoup d'usagers qui ont voulu s'y mettre après la légalisation, ne savaient pas forcément qu'il fallait prendre des précautions. Cf cet article de Marie Claire (je crois), où une daronne essaye de bouffer une barre de chocolat au cannabis dans sa chambre d'hôtel et finit en PLS. Ou simplement la réaction de tonton Gégé à Noël quand il a quelques verres dans le pif et qu'il demande aux minots à tirer dans leur joint pour se rappeler sa jeunesse. Ben en général, tonton Gégé, il devient tout vert, il se met a transpirer sa race et il degueule partout.

En fait tout le potentiel "psychédélique" de la weed est souvent complètement éludé dans la culture populaire. On sait que ça rend mou et rigolard, et que ça donne envie d'aller acheter tous les burgers de White Castle, mais c'est très rare de voir un bad trip au cannabis dans une série par exemple. Alors que c'est quand même le plus gros risque à court terme lors d'une consommation de beuh.

Ajoutez ça au fait que la weed industrielle à 75% de THC de maintenant soit pas vraiment la même bestiole que celle que fumaient tonton Gégé et les hippies à la bonne époque et vous avez une vague d'intoxications au cannabis lol

Enfin il y a aussi les intoxication accidentelles (ingestion par un enfant ou un animal de compagnie), qui existent déjà avec les autres drogues/médicaments mais qui doivent être fortement majorées par le "format" des produits au cannabis. Un beau brownie ou des oursons en gélatine, pour un chien ou un gosse, c'est autrement plus attrayant qu'une plaquette de Doliprane big_smile

Sans parler des adultes qui peuvent se faire avoir aussi ! En plus ces formats très "fancy" rendent la consommation beaucoup plus accessible au grand public, et quand on sait comme la weed ingérée ça peut envoyer loin ...

Bref, laisse pas traîner ton cookie fache-non-non
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Totalement d accord et très bien expliqué/Janis
 
Merci pour tonton Gégé / Drim

 
#5 Posté par : Lecoq 02 février 2019 à  15:16

Encore un article un peu vite écrit.

Il parle de « intoxication » qui ont augmenté, alors que c’est les coups de téléphone au centre antipoison... ce n’est pas la même chose du tout.

Et puis si les coups de téléphone ont augmenté, ce n’est pas parce que justement la légalisation permet d’afficher le téléphone du centre antipoison sur les paquets !?..

Je suis plutôt d'accord avec l'hypothèse de Pierre.

Si je suis en train de faire un coma éthylique, mon entourage et moi-même ne verront aucun inconvénient à appeler les urgences, le samu ou un médecin.

Au pire je passerais pour un bon vivant qui a dérapé.


Si je fais un bad trip au cannabis, je m'efforcerais de garder le problème pour moi et je n'irais pas appeler les urgences, le samu ou un médecin. J'essaierais même de la cacher à mon entourage.

Au mieux je passerais pour un drogué au bout du rouleau.


Si c'est vrai pour moi, alors que dire d'un ado qui aurait à minima peur de la réaction de ses parents voire des forces de l'ordre puisque le cannabis est prohibé.

Par contre je ne crois pas du tout à l'hypothèse que les individus se lâchent tellement après légalisation, qu'ils en arrivent à faire des bads.

Même en France, celui qui veut "se lâcher" n'a aucun problème à le faire aujourd'hui.

C'est d'ailleurs pour cela que pour d'autres produits, on note une diminution d'OD mortelle lorsque le produit est dépénalisé.

La Suède est le pays d'Europe dans lequel le nombre d'OD mortelles est le plus important. C'est aussi l'un des pays d'Europe où la consommation est la plus réprimée dans les faits.

Le Portugal est le pays d'Europe dans lequel les OD sont les moins nombreuses car tous les produits sont dépénalisés.

Ce n'est d'ailleurs pas le seul point qui rend la prohibition à la fois contre productive et perverse.

De manière subsidiaire et pour les mêmes raisons, je trouve scandaleux de traiter juridiquement les parents d'un enfant qui a avalé une boulette de shit différemment des parents d'un enfant qui a ingurgité de la javel.


amicalement,


 
#6 Posté par : Mister No 04 février 2019 à  10:14

Je plussoie Janis, toute légalisation devrait être accompagnée d'une vaste campagne de prévention

Je plussoie, mais le lien humain est rompu ou ne s'exprime qu'à travers un commerce parfois dématérialisé.
Les canadiens ont des baux qui leur interdit la clope et les joints jusque dans leur domicile. Peu de zones vertes, c'est encore la clandestinité, ajouté à la pénurie, la situation n'a pas changé dans certains coins.

Bien entendu que le fait que ce soit légal permet d'appeler tous les services d'urgence sans risquer des poursuites ou la prison.
Une erreur d’étiquetage a conduit des utilisateurs CBD à prendre un extrait avec plein de THC et des traces de CBD, il faut replacer les infos dans leur contexte également, pas d'accès thérapeutique avec une assurance concernant les ratios etc...
J'imagine que de nombreuses personnes naïves aux effets et ne désirant rien faire entrer dans leurs poumons ont du redoser trop vite ce qui aurait pu suffire à paniquer si ils avaient attendu.
Quand tu commandes sur internet, le lien humain est rompu, alors que dans un club à but non lucratif, on aurait évité des premières ingestions catastrophiques et bien des crises de panique.
Les consommateurs ont peu de choix et doivent commander ce qui reste si ils veulent passer par le réseau légal...

« Maintenant, il est difficile de distinguer s'il y a plus d'exposition, plus d'intoxication ou tout simplement plus de gens qui appellent, car, au contraire, ils se sentent plus à l'aise d'appeler dans le contexte de la légalisation », explique Maude St-Onge, directrice médicale du Centre antipoison du Québec. Même si la majorité des cas ne nécessitait pas d'hospitalisation, l'organisme reste en contact avec les directions de la santé publique de toutes les régions du Québec afin de prévenir l’apparition d’un « épiphénomène ».
« Si on voit une augmentation soudaine, avec un produit spécifique ou en général avec le cannabis, évidemment, on fait le relai tout de suite avec la santé publique », indique Mme St-Onge.

Pas de lieu pour consommer et être conseillé, avec la pénurie, les vendeurs doivent juste tenter d'écouler ce qui n'a pas été vendu et pas forcément ce dont les gens ont besoin.

Normand Voyer, chimiste et professeur à l'Université Laval, invite lui aussi les consommateurs à une certaine prudence, surtout vis-à-vis des produits ayant été cuisinés avec du cannabis.
« Ça peut prendre une heure avant que l'effet psychotrope se fasse sentir, parfois jusqu'à 90 minutes. Lorsqu'on n’a pas d'effet, il est très facile de faire une consommation exagérée de la consommation et finir par avoir des concentrations de THC beaucoup plus élevées dans notre corps », prévient-il.
Le Centre antipoison rappelle que les personnes âgées et les enfants sont plus vulnérables lors d'une intoxication.

Typiquement les infos que l'on trouve depuis des années sur ce forum, pas besoin d'être chimiste et professeur pour prévenir la population, où cela illustre que le lien humain est cassé et qu'il est important dans le lien ethnobotanique.

Ces articles sont trompeurs car ils laissent supposer que la légalisation aurait un impact négatif, alors que c'est des décennies de prohibition et privation de la culture qui en sont responsables.


 
#7 Posté par : Mister No 04 février 2019 à  10:40

Enfin il y a aussi les intoxication accidentelles (ingestion par un enfant ou un animal de compagnie), qui existent déjà avec les autres drogues/médicaments mais qui doivent être fortement majorées par le "format" des produits au cannabis. Un beau brownie ou des oursons en gélatine, pour un chien ou un gosse, c'est autrement plus attrayant qu'une plaquette de Doliprane

Même pour un keuf !^^

Et eux n'ont pas confondu avec une friandise :

Vittorio Dominelli a été condamné à une peine de prison avec sursis de 9 mois à purger dans la communauté. Le policier devra être assigné à résidence durant les six premiers mois, et être en liberté surveillée les trois derniers mois de sa peine. Il avait déjà démissionné de son corps de police.

Vittorio Dominelli, 36 ans, a plaidé coupable à une accusation d'entrave à la justice plus tôt ce mois-ci, après avoir démissionné de son poste.

La juge Mary Misener, qui préside la cause, l'a qualifié "d'imbécile".

Sept personnes avaient été arrêtées à la suite de la perquisition de la police en janvier dernier, mais les accusations contre ces individus ont été abandonnées à cause de ce qui s'est produit.

M. Dominelli avait gardé plusieurs des barres de chocolat saisies pour ensuite les manger en soirée avec un autre agent avec qui il faisait la surveillance d'un bar.

Les deux policiers ont eu des hallucinations et ont dû demander l'aide de collègues. Un autre policier dépêché pour les aider aurait glissé sur la glace, se blessant à la tête.

"Les deux agents ont tenté d'entraver, de pervertir ou de miner la justice, en détruisant ou en transformant pour leur usage personnel un élément de preuve, contrairement au Code criminel du Canada", indiquait un communiqué de la police de Toronto.

Ce qui fait que des gens consomment des doses trop importantes ou un mode de conso pas adapté, c'est avant tout le manque de conseils, réduction des risques ou d'auto support. Prohibition ou légalisation.


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