Où j'en suis? Acte 4. / Les Blogs de PsychoACTIF
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Où j'en suis? Acte 4. 



Bien le bonjour à  vous.

J'ai bien ramé à  créer ce post pour faire un bilan du psy et addictologue que je devais voir.
du coup il est un peu en bordel et je m'en excuse.

Alors me voilà , pleine de remise en questions. (encre)
Peut être que tout de dont je parle n'a pas un rapport avec les substances psychoactives, mais elles ont fait de moi la personne que je suis aujourd'hui. Et à  vrai dire il n'y a qu'ici où j'arrive à  déballer ma vie sans avoir peur de quoi que ce soit.

Alors j'ai revu le psy, ce qui a été ma seule sortie de la semaine. Et il m'a retourné le cerveau ce c*n. Il m'a dit tout ce que je ne voulais pas entendre sur moi et ma vie personnelle. J'ai vraiment eu du mal avec cette consultation.
Je suis rentrée chez moi épuisée, lessivée et blasée.
Je me suis rendu compte de la masse de travail à  faire dans ma tête et je suis pas sortie.
Et côté paradoxal des choses, j'avais envie de me déglinguer la tête et vider mes stock de sérotonines pour me sentir mieux. Heureusement je n'ai rien pris.
Depuis mon précédent post je n'ai rien pris et je ressens de plus en plus le manque.

J'avais écrit dans mon précédent post que j'avais rendez-vous avec un addictologue mais des événements perso ont fait que j'ai du me déplacer pour sauver mon couple et j'ai donc préféré annuler mon rendez-vous.

Mais de mon coté j'essaie de travailler pas mal de choses et je vais essayer de ne pas me défiler et vais reprendre rdv avec l'addictologue.

Ma maman est infirmière et je lui épargne bien évidemment mes consommations diverses mais j'ai été amenée à  parler avec elle de mon comportement.
de blabla en blabla nous en somme venues à  une conclusion pas jojo: Je serai à  priori bi-polaire ou maniaco-dépressive.
Et cette maladie se soigne avec un traitement à  vie. (vive les médocs!)
Encore un truc pas facile à  accepter.
Mais si cette idée est vraie, cela débloquerai pas mal de cases dans ma tête. (peut être mon problème d'addiction)

Plus haut, je disais ressentir le manque. Effectivement, le fait de proder m'obnubile. Je ne pense qu'à  ça.
Mon copain à  prévu de se faire une soirée champi avec des potes et ça me fou un coup de poignard parce que je tuerai presque pour en prendre. Que ce soit de la MD, des champi ou des taz, je voudrai juste me percher et arrêter d'avoir les pieds sur terre.

Je lutte contre ce que me demande mon corps et mon esprit mais j'ai l'impression que ce "sevrage" me rend encore plus faible.

Conclusion: état d'esprit pas au top et envie de l'abandon total.
Les prods auront raison de moi c'est pas possible.
Il faut que j'en finisse avec cette vie

Catégorie : Témoignages - 28 octobre 2014 à  22:04



Commentaires
#1 Posté par : Disturb 29 octobre 2014 à  11:50
Yo!

Bah déjà  , tu as l'air d'avoir un bon psy ( chanalyste? Chologue? chiatre? ) car ce genre de résultat en 3 séances c'est pas mal !!!

Que dire... Si effectivement la seule solution est un tt à  vie pour te sentir mieux , bah n'hésite pas !!

  Que préfère tu , sentir ton mal-être jusqu'à  la fin de tes jours ou te sentir tenue par des médocs ? Choix personnel....

Je ne suis pas médecins, mais Perso je connais plein de gens non bi-polaires et qui de défoncent la tronche ou sont accro . Je ne sais si c'est lié ... Mais encore une fois chaque histoire est différente ...


Dernière chose , peut être que ton mec, connaissant ce que tu traverse devrait y aller mollo avec toi . Et soit lui aussi temporiser sa Conso , ou alors ( chose que pourtant je réfute ) se cacher un peu plus, histoire de ne pas te donner envie à  ce point.

Mais je penche pour la première solution quand même ...

  Take care
Stay in touch
Dstrb

Posté par : Disturb | 29 octobre 2014 à  11:50

 
#2 Posté par : Juriste 29 octobre 2014 à  11:59
Hey!

J'ai un psychologue.
C'est pas mal, certes, ais bon sang, a fait mal...
Ce que appréhendais (voir la vérité en face) a lieu. Je me prends de sacrées claques avec lui!
Mais c'est un bon.

Il faut que j'en parle avec mon psy de ce diagnostic maison.
Comme tu le sous-entends sûrement par ton expression "se sentir tenue par des medocs" c'est un choix difficile à  faire. Et c'est pour ça qu'il y a un an tout pile j'ai arrêté au bout d'une semaine mon traitement anti dépresseur.

Me cacher qqch? mh, comme toi j'opte pour la première solution.
Je ne pense pas qu'il arrive à  accepter le mot addiction.
Il me compare à  une lycéenne qui découvre l'alcool qui qui veut souvent sortir pour se saouler.
Je ne peux pas lui en vouloir de ne pas comprendre.
Ca reste très douloureux...

Merci pour ton petit message.

Amicalement.

Posté par : Juriste | 29 octobre 2014 à  11:59

 
#3 Posté par : Intervenant Nuit Blanche 29 octobre 2014 à  21:40
Bonsoir Juriste,

Les vérités sur Soi ne sont jamais faciles à  encaisser mais les fuir ne fait que repousser l'échéance... Un jour, il faut les confronter et vivre la souffrance qui est liée.

Tu dis te sentir plus faible, mais est ce vraiment de la faiblesse ? Peut être de la vulnérabilité, peut être de la fragilité mais il faut être courageuse, surtout à  ton âge, pour aller voir quelqu'un qui te dit des vérités... Je suis en plein dedans aussi :-)

Même si ta mère est infirmière, ne prends pas ses dires pour argent comptant, car même si elle te connais bien, il y a une part trop importante d'affect (normal entre une mère et sa fille), donc elle est peut être pas si objective que ça, je sais pas !

Pour ton mec, j'ai bien une idée, mais elle va pas te plaire :-)
Quand tu sais qu'il va consommer avec ses potes... ben, tu n'y va pas... et tu lui dis que tu préfère le voir quand il est clean

Allez Juriste garde le cap

INB

Posté par : Intervenant Nuit Blanche | 29 octobre 2014 à  21:40

 
#4 Posté par : Juriste 29 octobre 2014 à  21:47
Hello INB
Ravie de te lire! Je bois tes paroles!

Peut être que c'est de la vulnérabilité étant donné que je suis mise à  nue.. Qu'en pense-tu?
(bon courage à  toi au passage!)

Bien sûr je ne l'écoute pas à  100%, elle est  mon exemple mais elle n'a pas la science infuse haha.
Il faut à  tout prix que j'en parle à  mon psy pour infirmer ou confirmer cela.

Bien heureusement je ne vais pas avec lui et c'en est d'autant plus frustrant je trouve.

Très dur de garde la tête haute...

Merci pour ton message.

Posté par : Juriste | 29 octobre 2014 à  21:47

 
#5 Posté par : Intervenant Nuit Blanche 29 octobre 2014 à  22:57
Quand on est mis à  nu on se sent très vulnérable c'est évident... et pas toujours fier de nous !
L'ego est mis à  mal mais il reste ce que tu es en essence

Oui parle en à  ton psy car seul un pro et non un(e) proche peux faire un diagnostic

« Un des moyens d'extirper la frustration est sans doute la dérision. » Citation de Youssef Chahine

Posté par : Intervenant Nuit Blanche | 29 octobre 2014 à  22:57

 
#6 Posté par : YourLatestTrick 30 octobre 2014 à  05:46
Hello !
Je voulais juste réagir sur un point , si tu as discuté avec ta mère de ton mal-être, en tant que maman et infirmière, ça peut se comprendre qu'elle cherche à  identifier le problème, à  vouloir mettre des mots sur ton comportement.

Le truc, c'est que le diagnostic d'une psychose maniaco dépressive ne se fait pas à  la légère. Tu dis aussi que tu épargnes le détail de tes conso à  ta mère.

La PMD c'est quoi ? il y a plusieurs "formes", mais pour grossir le trait, c'est alternativement des phases dépressives, et des phases dites maniaques (euphorie , levée des inhibitions, conduites à  risques...) . Or, certaines façons de consommer des prods peuvent "mimer" cette alternance, ou accentuer une tendance à  la cyclothymie. Par exemple, si tu te fais une session stims de quelques jours, tu vas être à  bloc, puis après, avoir le moral possiblement dans les chaussettes pendant quelques jours encore. Mais dans ce cas, c'est simplement à  cause des effets du produits et de la descente. Si ta mère ignore tes consos, c'est normal qu'elle ait pu penser à  ça ...

Donc je mettrais de grosses réserves là  dessus ; si tu arrives à  parler à  ton psy librement, conso y compris, il devrait t'aider à  y voir carrément plus clair !

Posté par : YourLatestTrick | 30 octobre 2014 à  05:46

 
#7 Posté par : chocolat 30 octobre 2014 à  09:39
Perso, je saisis pas la logique du psy : devenir accro (à  vie !) à  un prod légal et prescrit, pour ne pas consommer des prods qui te font voir une autre facette de la vie.
Pour ma part, je ne leur fais pas grande confiance.

Entre deux voyages, je crois que c'est le moment de vivre à  fond d'autres expériences, humaines, relationnelles, artistiques, sportives...

On peut aussi découvrir d'autres facettes de la vie par le yoga, la méditation, la musique...

En tout cas, je te souhaite un max de courage, dépasse ce cap difficile.
Ce n'est pas obligé d'être dans la norme ("normale"). On peut être différente. Et être soi.

Posté par : chocolat | 30 octobre 2014 à  09:39

 
#8 Posté par : Juriste 30 octobre 2014 à  09:47
Je dois vraiment m'exprimer comme une grosse merde... yikes

J'ai eu une vie avant les prods.
Ma mère me connait depuis bien avant...

Mais bon, ce n'est qu'un dialogue qu'on a eu pas non plus le diagnostic de ma vie.


Chocolat, ton message ne m'aide vraiment pas à  continuer ce sevrage...
Je comprends ton point de vue, mais quand même....

Posté par : Juriste | 30 octobre 2014 à  09:47

 
#9 Posté par : YourLatestTrick 30 octobre 2014 à  10:47
Oui, je supposais que ta mère te connaissait. Je voulais pas t'agacer.

Tes soucis remontent à  une époque sans prods alors ?

Posté par : YourLatestTrick | 30 octobre 2014 à  10:47

 
#10 Posté par : Juriste 30 octobre 2014 à  10:53
Tu ne m'as pas agacée, c'est moi qui m'énerve à  trop mal m'exprimer en fait..

Oui.
Et mon passé est revenu un beau jour de septembre et là  tout s'est effondré. Je suis allée voir un psy pour ma seule question personnelle et j'ai parlé des prods et m'a parlé d'addiction et j'ai donc entamé un sevrage.
d'ailleurs je ressens vraiment un manque physique aujourd'hui, ça me fait peur.

Je suis une petite fille différente depuis que j'ai 3 ans.

Posté par : Juriste | 30 octobre 2014 à  10:53

 
#11 Posté par : Disturb 30 octobre 2014 à  13:09

chocolat a écrit

Perso, je saisis pas la logique du psy : devenir accro (à  vie !) à  un prod légal et prescrit, pour ne pas consommer des prods qui te font voir une autre facette de la vie.
Pour ma part, je ne leur fais pas grande confiance.

Entre deux voyages, je crois que c'est le moment de vivre à  fond d'autres expériences, humaines, relationnelles, artistiques, sportives...

On peut aussi découvrir d'autres facettes de la vie par le yoga, la méditation, la musique...

En tout cas, je te souhaite un max de courage, dépasse ce cap difficile.
Ce n'est pas obligé d'être dans la norme ("normale"). On peut être différente. Et être soi.

Heu attention à  des propos tels que ceux ci , certaines "maladies mentales au sens NOBLE
se doivent d'etre traité par des médicament !!!!!

  Tu dénigres presque là ...

Tu préfères laisser des gens atteins de dépression, bi-polarité , schizophrénie et autre sans traitement aucun ???  donc peut etre les laisser souffrir à  vie ???

   c'est pas un coup de randonnée entre copains ou un bon restaurant qui va suffire à  guérir quelqu'un ...( allez , un petit coup de déprime passagère je veux bien...Mais là  on parle d'autre chose ! )

   C'est n'importe quoi ( pardon hein ...) ton message Chocolat... tu crois vraiment que le Yoga ou la méditation peut guerir un cerveau qui fonctionne mal ??? thinking surpris


Posté par : Disturb | 30 octobre 2014 à  13:09

 
#12 Posté par : chocolat 30 octobre 2014 à  13:56
Désolé Juriste et Disturb, je ne veux en aucun cas dénigrer ta souffrance ou ton besoin d'aide.

Effectivement, je crois modérément aux bienfaits des médicaments pour aider dans les problèmes psychiques et émotionnels.
En fait, je pense que certains médocs sont très utiles ponctuellement, pour passer un cap.
Par contre, un traitement "à  vie", je ne comprends pas, et je n'adhère pas.

Je crois vraiment à  l'aide thérapeutique, et ça m'a beaucoup aidé moi-même dans des périodes difficiles. De trouver un bon (psycho)thérapeute avec qui on puisse parler, qui sache entendre et aider.

Donc encore une fois, désolé si je me suis mal exprimé.

Quant au yoga ou à  la méditation, ou le sport, ou la musique, ..., ça peut apporter beaucoup. Une vision de la vie différente. Un autre dynamisme.
Ca peut aider un max pour quelqu'un qui est dans une démarche de sevrage.

Posté par : chocolat | 30 octobre 2014 à  13:56

 
#13 Posté par : Disturb 30 octobre 2014 à  14:13
je ne remets pas en cause le fait que la musico therapie ou autre activité puisse etre bénéfique dans certains cas , au contraire, mais ton message laisse entendre que les médicaments sont , d'après toi , inutiles...


   Et là  je ne suis absolument pas d'accord , comment veux tu reguler un taux de serotonine (ou autres molécules ) déficient ou disfonctionnent , sans l'apport de régulateurs types AD ( par exemple)

  Idem pour les anti psychotiques pour les personnes souffrant de dépersonnalisation ou schizophrénie

   Je ne suis pas un pro-prescription à  tout va , mais il y a des maladies mentales que seuls les traitement médicamenteux peuvent soigner , ou du moins atténuer et réguler...

  les exemple que tu donnes sont effectivement un petit plus après un sevrage ou une crise passagere de déprime , mais une vraie maladie mentale , tu ne peux la guérir avec une flute et un peu de tambourin  roll ( humour )

Posté par : Disturb | 30 octobre 2014 à  14:13

 
#14 Posté par : Juriste 30 octobre 2014 à  15:43
Chocolat, avec tes explications je comprends dis mille fois mieux ton point de vue. Tu as été trop succin dans te premier message ce qui t'as causé des torts.

Beaucoup de gens ont du mal à  accepter les maladies non visibles. Ah oui si tu as 40 de fièvre là  tu peux prendre des médocs mais si tu es anorexique eh bien force toi à  manger et ferme la (en gros)
J'ai déjà  rencontré ce genre d'énergumène. J'ai cru que j'allais enfoncer la tête de ce monsieur dans le bitume.

J'espère que tu ne fais pas parti de ce genre de personne.
Je suis d'accord avec toi quand tu dis qu'une activité peu aider à  sortir d'un mal être profond.
Et pour l'appliquer à  mon cas (déformation d'apprentie juriste) je te cache pas que c'est loooin, très loin de fonctionner.
En effet j'ai des tendances addictives à  tout.
Je vais te donner un exemple très concèt. L'année dernière mon ex petit copain m'a quitté dans des conditions atroce alors qu'il me frappait et me rabaisser. Je m'accrochais à  lui comme s'il était mon seul bonheur. Quand il m'a quitté j'ai cru que je ne pourrai jamais me relever seule.
J'ai gouté aux soirées étudiantes pour arreter de penser et je suis tombée dans l'alcool à  boire tous les jours.
J'ai compris que je déconnais alors je me suis mise à  la salle de sport... aller 4/5h par jour. Période de partiels comprise.
Et un jour malaise, trou noir, épuisement et tout le bordel.

Donc j'évite de trop me plonger dans quoi que ce soit pour aller mieux parce que je me connais maintenant haha.

Mais ton idée est très bonne en règle générale smile

Amicalement.

Posté par : Juriste | 30 octobre 2014 à  15:43

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