Poème N°2
Ne pas anticiper, c’est de la sorte que je t’ai rencontré.
Si bien un jour on m’avait dit, que tu t’immiscerai dans ma vie.
J’aurais sans doute rêvé de mieux sans me soucier de nos adieux.
Mais tu m’as guéri de bien des maux sans demander mon avis.
D’une simple fracture tibiale, tu m’as lancé un sort fatal.
En perfusion ou en cachés, tu ne t’es pas dissimulée.
Tu es unique et tu le sais, car c’est toi qui la taisait.
Quand elle devenait infernale, tu lançais un assault martial.
Pourquoi devrai-je te blâmer après t’avoir tant remercié ?
Ne devrai-je pas te pleurer ? Après tant de tranquillité ?
Même si on le sait, c’est physique puis…on finit par s’attacher, il aurait fallu te quitter.
Désespéré et amoché, j’ai voulu t’emporter en paix…
Seulement voilà ; et tu le sais ; je t’avais apprivoisée.
Morphine